ANDRE VIARD EN QUELQUES MOTS...


À Lima en 1986, toro de Santiago Apostol
De famille gasconne, André Viard est né le 7 février 1955 à Mirande. Son grand-père, ancien "practico" landais, maire de Vieux-Boucau, président de corridas et grand aficionado, le conduit dans toutes les arènes d'Aquitaine dès l'âge de quatre ans. Il découvre alors Ordoñez, Dominguin, Aparicio, Litri, Ostos... Quelques années plus tard, lorsqu'il manifeste son désir "de se mettre devant" et faute de structure d'accueil dans le sud-ouest et d'autorisation faminiale, il choisit d'apprendre à toréer sur le tas. Tout en rejoignant les maletillas de la région de Salamanca avec lesquels il fréquente les tientas et les capeas, il mène de pair des études universitaires (titulaire d'une maîtrise de droit), la publication de dessins dans l'ancienne revue madrilène " El Ruedo ", la publication de réflexions sur la tauromachie dans divers médias… et une carrière sportive bien remplie : rugby, boxe (demi finalistes aux championnats de France universitaires à Nîmes, poids léger), surf, tennis, escrime…

Premier matador de toros aquitain depuis un siècle, il mène une carrière atypique en marge du mundillo français...

À Mont de Marsana en 1987, toro de Justo Nieto

5 août 1968. Première apparition en public à Vieux Boucau.
27 juin 1977. Première mise à mort. Saint-Sever. Novillo de Pourquier. oreille
15 août 1979. Remporte la Cape d'Or de Vichy. Novillos de Mroz. Deux oreilles
15 août 1980. Début avec picadors à Arles. Novillos de Fernay. Deux oreilles
5 août 1981. Une oreille à un novillo de Guardiola Dominguez à Soustons.
1er mai 1983. Succès devant les Miuras à Mont de Marsan (fracture du pied droit).
Juillet 1983. Blessé par un novillo de Saltillo à Céret (deux côtes cassées).
26 avril 1984. Début en piquée en Espagne à Noya. Trois oreilles et une queue.
1er mai 1984. Présentation à Madrid. Vuelta à chaque novillo de Peñajara.
24 juillet 1984. Grave coup de corne au Grau du Roy, novillo de Bernardino Jimenez.
5 août 1984. Légèrement blessé par un novillo de Tulio Vazquez à Céret.
Septembre 1984. Inauguration de Santa Cruz de Mudela. Trois oreilles et une queue. Novillos de Victor y Marin. Grave lésion aux cervicales.
21 avril 1985. Coupe une oreille à Castellon. Novillos de Sotillo Guttierez.
5 mai 1985. Despedida de novillero à Madrid. Blessé par un novillo d'Infante da Camara.
9 juin 1985. Alternative à Dax. Manzanares, Espartaco, toros de Carlos Nuñez. Oreille. (fracture à la main droite)
1er mai 1986. Présentation à Acho, Lima, Pérou. Toro de Santiago Apostol. oreille.
26 juin 1986. Seul contre six toros de Pourquier à Soustons. Quatre oreilles. Cette année-là, participe à une dizaine de festivals en Espagne en compagnie d'Antoñete.
10 mai 1987. Confirmation d'alternative à Madrid. Marquis de Domecq, El Bayas, Jorge Manrique.
14 juillet 1988. Dernière corrida toréée à Vieux-Boucau en compagnie de MIguel Cubero et Luis Miguel Campano, vingt ans après avoir donné ses premières passes dans ces mêmes arènes.
16 juillet 1988. Au terme d'une corrida-concours que Manzanares torée en solitaire à Ronda et à laquelle il participe comme sobresaliente, il décide de ne plus mettre le costume de lumières après avoir donné un dernier quite à un toro de Torrestrella.

Depuis 1988, combat chaque année un ou deux toros en privé ou lors de festivals.

À Samadet en 1988, seul contre six toros

24 février 1999. Coupe l'oreille d'un novillo de Juan Pedro Domecq à Saint-Sever lors d'un festival.
Mars 2002. Coupe les deux oreilles d'un "cinqueño" de Victorino Martin lors d'un festival à Saint-Sever.
A toréé environ 45 novilladas et festivals sans chevaux (certains sous l'apodo d'El Dibujante), une quarantaine de novilladas piquées dont trois à Madrid, Arles, Nîmes, Mont de Marsan, Castellon, Aranjuez… une trentaine de festivals piqués, une quarantaine de corridas de toros dont deux en solitaire contre six toros et une dizaine en Amérique du Sud (Pérou).
A reçu plusieurs coups de corne : le plus grave au Grau du Roi (40cm dans la cuisse droite) en 1984, et deux lésions aux cervicales (Santa Cruz de Mudela en 1984, Madrid en 1985).

Activités taurines

À Saint-Sever en 1999, novillo de Juan Pedro Domecq

Dès 1973, organise à Vieux-Boucau les premières becerradas, puis, en 1977 à Saint-Sever, les premiers spectacles sans chevaux du Sud-Ouest. En 1981, à titre de représentant des novilleros au sein du Syndicat des toreros français, il dénonce le manque de couverture sociale de la profession. Il restera un an sans toréer.
A partir de 1983 il intervient comme empresario, prestataire, consultant ou bénévole auprès des arènes d'Alés, Orthez, Istres, Pomarez, Samadet, Magescq, Vieux-Boucau, Soustons, Lit et Mixe, Parentis, Millas, Bourg-Madame, Rion. Carcassonne...
En 1989 et 1990 apodère Richard Milian.
En 1993 et 1994 apodère Cristina Sanchez.

Activités "militantes"

À Rion en 1995, toro de Valdefresno
En 1973, crée avec d'autres amis le Cercle Taurin des Jeunes Aficionados dans un collège de Dax
En 1981, alors représentant du syndicat des toreros français, il assigne les arènes d'Eauze et Bayonne en justice pour non respect de la législation sociale. En novembre, l'UVTF décide de ne plus le faire toréer.
Début 1982, il organise à Nîmes une manifestation : avec quelques compañeros, il lâche un novillo dans le cortège officiel du premier ministre Pierre Mauroy afin d'obtenir le statut social des toreros français, ce qui sera le cas vite après.
En 1985 créée à Dax une éphémère école taurine qui cessera ses activités faute d'aides institutionnelles, non sans avoir organisé toujours à Dax les premières novilladas sans chevaux matinales, créant le concept de concours sur plusieurs jours qui quinze ans après connaît une formidable réussite.
A partir de 1990, participe à la création de ce qui est vingt ans après la première feria de novilladas sans chevaux à Rion des Landes.
En 1990, participe à l'élaboration des "Etats Généraux de la Tauromachie Française" tenus à Cahors.
En 2001, réunit à Toulouse les "Etats Généraux de la Tauromachie".
En 2004 conçoit les rencontres internationales de la presse taurine organisées à Arles.
En 2005 crée le concept de "Passeport pour les arènes" mis en place lors de la ferias de Pâques à Arles.
Fin 2005, fonde le Cercle Taurin de Vieux-Boucau.
En février 2007 réunit les entités taurines pour lancer "l'Appel de Samadet"
En mars 2008 devient président de l'Observatoire National des Cultures Taurines qu'il a contribué à créer.

Le 25 janvier 2010, lors d'une rencontre organisée par l'Association des Parlementaires Taurins, invite les représentants des Comunidades espagnoles à déclarer celles-ci "Bien d'Intérêt Culturel", afin d'entamer le procesus de reconnaissance de la Fiesta par l'Unesco.
À ce jour plusieurs d'entre elles (Madrid, Valence, Murcie, Navarre, Extremadura, Castilla y Léon, Andalousie...) ont entamé le procesus, ce qui dote la Fiesta en Espagne d'un statut qui la renforce.
En juin 2010 est réélu à l'unanimité président de l'Observatoire des Cultures Taurines.
En janvier 2011, à l'initiative de l'Observatoire, la tauromachie est inscrite au Patrimoine Culturel Immatériel de la France.

Travaux journalistiques

À Saint-Sever en 2002, toro de Victorino Martin
À partir de 1989, diverses collaborations pour les revues taurines Tendido, Barrera Sol, Olé Magazine, Corrida, Toro Passion…
De 1992 à 1998 rédacteur en chef de la revue "Torero et Toro".
Depuis 1998 chroniqueur à Radio France où il anime l'émission hebdomadaire "Callejon" et commente les ferias d'Aquitaine en direct.
En 1999, correspondant en France du quotidien madrilène "El Mundo". Depuis 2000 publie des dessins humoristiques dans l'hebdomadaire Semana Grande.
En février 2000, conçoit et crée pour le Groupe Midi Libre le premier quotidien français de Tauromachie en ligne " www.corridas.net " qu'il anime jusqu'en juin 2005 (textes, dessins, photos) et qui fait référence (900.000 visites par mois en 2004).
De 2001 à fin 2004, correspondant graphique du site espagnol Mundotoro.
En 2002, conçoit et participe au lancement du magazine Planète Corrida dont il est directeur de la rédaction jusqu'en avril 2004 et qu'il quitte pour désaccord profond sur la politique éditoriale.
En novembre 2004, crée une société d'édition de presse et lance le trimestriel "Terres Taurines".
En juillet 2005. Crée le site www.terrestaurines.com
Depuis 2007 correspondant graphique de Mundotoro
En 2010, lance Tierras Taurinas en Espagne.
Depuis 2011, devient correspondant pour la France de EFE et RNE, a publié diverses chroniques dans ABC et El Mundo.

A publié en tant qu'auteur

À Rion en 2006, novillo de Marton

1978 - " Torographie ", recueil de dessins humoristiques
1982 - " Corrida Française ? " Plaidoyer pour un statut juridique de la tauromachie en France.
1986- " Le syndrome du Toro " écrit par Nicole Lutchmaya où il fait les dessins
1988- " Comprendre la corrida ". Traité de technique du toreo.
1990- " Journal de Campagne ". Récit d'une temporada triomphale avec Richard Milian.
1996- " Le Mythe du Taureau " essai littéraire qui a reçu le prix des Universitaires d'Aquitaine.
2001- " Comprendre la corrida " édition revue, actualisée et amplifiée
2001- "Javier Conde, la passion selon J.C"
2003- "Le grand livre de la corrida" aux éditions Michel Lafon
Depuis novembre 2004, 35 opus de Terres Taurines, et depuis février 2010, 10 de Tierras Taurinas.

Peintre et affichiste

Minotaure (sang de toro et bitume 500x250)

A peint des affiches à l'occasion de diverses ferias ou spectacles : Saint-Sever (1979), Soustons (1980), Dax et Logroño (1981), Méjanes (1982), Orthez (1989), Arles et Rion (2000).
Durant l'hiver 1998, peint une fresque murale de 25 mètres de long sur le thème de "Port d'Albret".
En février 2000 a réalisé la première " exposition campera " : une quinzaine de toiles dont certains grands formats (200X120), accrochés aux encinas d'une ganaderia du Campo Charro dans la région de Salamanca et dont les seuls visiteurs invités furent une trentaine de toros… et les caméras de "Face au toril".
A conçu et publié en avril 2000 sous forme de poster un tableau généalogique simplifié des encastes.
Expo « monumentale » pour Pâques 2004 dans la chapelle Sainte-Anne à Arles : 13 grands formats, dont un Minotaure de 500x250, peint au sang de taureau combattu par l'auteur et bitume (ci-dessus).
En juillet 2005, propose dans les ferias d’Aquitaine une exposition photographique itinérante sur le thème des toros au campo.


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