Jeudi 14 janvier
2016

L'Edito

 

LA GUERRE DES MONDES

Plus rien ne sera comme avant. Les changements profonds exigés par une partie de la société espagnole depuis les élections du 20 décembre dernier, ont pour objet de mettre un terme à ce que ce Tiers-État  moderne, habilement instrumentalisé par les activistes de Podemos, qualifie des privilèges de la «caste».

Voir édito



   

Actualité
LA CORRIDA A ÉTÉ ABOLIE EN FRANCE !

On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer, mais le désordre mental qui s’est emparé de notre société produit des effets si pervers que toutes les provocations semblent devenues possibles. Parmi celles que chacun peut observer dans les aléas de la vie politique, il en est une qui ne peut qu’interpeller les aficionados : samedi, lors des « assises du monde animaliste et de la biodiversité », le peuple français a abolie la tauromachie à l’unanimité. Lire.

TRANSMISSION UNIVERSELLE

Les deux journées de présence du Musée Itinérant des Tauromachies Universelles organisées au Carré d’Art de Nîmes, se soldent par un résultat extrêmement positif : 500 aficionados et 300 scolaires ont assisté aux projection du documentaire, tandis que des milliers de visiteurs ont parcouru l’expo dont la présence a été prolongée d’une dizaine de jours afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent d’en profiter. (Voir reportage Elsa Vielzeuf)

MUSÉE ITINÉRANT DES TAUROMACHIES UNIVERSELLES

Pourquoi un Musée ? Parce que l’histoire des tauromachies universelles le mérite en raison de son importance, et parce que toutes les formes artistiques ne sont que des reproductions plus ou moins abouties de l’acte créatif absolu qu’est la corrida. D’un musée à l’autre, en passant par toutes sortes de lieux prestigieux, tel doit être le parcours de ce Musée Itinérant des Tauromachies Universelles dont l’objectif est d’aller à la rencontre de publics nouveaux.

REFOULEMENT ET EXEMPLARITÉ

L’immédiateté de l’actualité en ligne ne favorise pas la réflexion. Or, à réagir de manière épidermique à propos de tout, le risque est de ne plus penser sur rien. Tel est le travers qui menace une partie de la presse, généraliste et taurine. Abreuvés de plans coms par les toreros et les empresas qui prétendent ériger en évènement les péripéties les plus banales de leur quotidien, les rédacteurs encourent le risque de céder à la facilité en devenant des virtuoses du copier / coller.
Lire.

OPUS 60
MÉMOIRE HISTORIQUE :
PAIN, TOROS ET LIBERTÉ

Les antisystèmes affirment que l'on doit interdire la corrida pour trois raisons : elle porterait atteinte aux droits des animaux, elle ne serait pas une culture et elle serait un héritage du franquisme. Trois inepties qui attestent de leur inculture et de leur cynisme.
Car, bien sûr, la fête taurine est en réalité la plus culte qui soit, en même temps que la plus ancienne. Elle n'épouse aucune idéologie, elle est le fruit d'une conquête du peuple sur les privilèges de la noblesse, et elle plonge ses racines aux origines de l'Humanité.
Alors, tant que le tigre pourra égorger la gazelle, le faucon la colombe, le requin le thon, le loup la brebis ou le renard la poule, prétendre interdire à l'homme d'affronter le taureau dans une lutte épique, esthétique et éthique,
équivaudrait à le priver des droits que l'on accorde aux autres espèces et à porter ainsi atteinte à sa nature. Qui peut concevoir un tel projet, si ce n'est ceux qui veulent en finir avec l'humanisme ?
Cet opus exceptionnel propose un voyage des racines de notre culture jusqu'à sa manifestation actuelle.

OPUS 58
LE NAPOLÉON DES TOREROS

En suivant les traces de Paquiro dans la région de Chiclana et Medina Sidonia, où des ganaderias résistent à la pensée globalisante et à une économie qui les asphyxie, notre propos est de montrer que rien n’est jamais écrit d’avance et que la volonté ou le talent d’un seul homme suffit parfois à inverser le cours de l’Histoire. Tel fut le mérite du grand Paquiro, mais tel est aussi aujourd’hui celui de deux ganaderos différents en tout : Joaquin Nuñez del Cuvillo et Salvador Garcia Cebada, créateur des fameux Cebada Gago.

À celui que ses contemporains baptisèrent le «Napoléon des toreros», on doit d’avoir découvert qu’il fallait se croiser pour toréer, d’avoir divisé la lidia en trois tiers et défini le rôle de chacun en piste, dessiné le costume de lumières et bien sûr la «montera», coiffe de feutre à laquelle on donna son nom. Paquiro fut une star à l’époque Romantique et inspira tous ceux qui vinrent après lui. Et si cela ne suffisait pas, de même que l’empereur législateur dont il reçut le surnom, il codifia dans sa «Tauromachie complète» la plupart des normes encore en vigueur aujourd’hui. Feuilleter.

OPUS 57 :
VOYAGE AU CAMPO DE GIBRALTAR

Suite à une malfaçon trop importante pour autoriser sa distribution au début du mois, nous avons opté pour une ré impression de l'opus 57 qui sera en place dans les prochains jours, en kiosques et dans les boîtes aux lettres. Nous nous excusons pour ce retard malencontreux, mais nous avons privilégié la qualité au calendrier.

Sur un marbre gravé au VIe siècle avant notre ère du côté du Campo de Gibraltar, les Phéniciens nous ont légué l’image de Melkart, héros mythologique célèbre pour avoir tué le Toro du Ciel d’un recibir porté dans les règles. Cette contrée vit aussi passer les maures qui apportèrent à Grenade les jeux taurins qui se pratiquaient alors au Proche Orient. De Hercule et Géryon à Miguelín, sa mémoire taurine est richissime, mais malgré son passé fabuleux, le Campo de Gibraltar est aujourd’hui en crise. Ceux qui y vivent disent que le Campo de Gibraltar est né de deux vents violents, le Levante et le Poniente, et leurs voisins assurent que ces vents ont rendu fous ses habitants. Ce qui est certain c’est que le monde taurin y est riche de ganaderos atypiques : Antonio Gavira, Curro Escarcena, le maestro Miguelin ou Luis Ribera entre autres, voire Antonio Corbacho qui, sur une jambe, prépare l’invasion taurine de la Chine. Tel un road-movie haletant, cet opus nous entraîne à leur rencontre dans des paysages à la beauté inouïe, où la trace des mythes et des légendes se confond avec celle de l’Histoire. Feuilleter.


OPUS 56 :
"FLEUR DE LYS ET AUROCHS DE HECK"

De toutes les castes fondatrices, celle de Jijón est la moins connue. De nombreuses légendes l’ont accompagnée pendant deux siècles, sans que l’on sache vraiment d’où elle provenait et ce qu’elle est devenue.
Cet opus offre pour la première fois une synthèse complètede son histoire : entre la fleur de lys avec laquelle les Jijón marquaient leurs toros et l’aurochs de Heck qui est curieusement son descendant le plus direct, qu’est-il advenu de cette race qui provenait, dit-on, de la première ganaderia royale créée vers 1535 à Aranjuez par Charles Quint ?
De Villarrubia de los Ojos del Guadiana à la Sierra de Guadarrama et aux confins de la Sierra Morena où se trouvent les ganaderías de Alfredo Quintas et Peñajara, cet opus thématique invite à un fabuleux voyage qui passe aussi par Aranjuez et Colmenar Viejo où prospérèrent les ganaderías de Gaviria, Aleas, Elías Gómez, Bañuelos et Vicente Martínez.
Et pour boucler la boucle, cette Route Jijón qui coïncide avec celle du Quichotte se termine dans les environs de Villarrubia de los Ojos del Guadiana, où une poignée d’aficionados veulent réintroduire le toro de Jijón dans ses parages d’origine. On peut le feuilleter ou le commander en ligne.


OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


pecter. Voir images.

OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


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Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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