CAP TORO


Après Arles avec Miura, Victorino et une concours prévue de haut niveau torista, Vic annonce à son tour la couleur avec une demie douzaine de noms au-dessus de tout soupçon.

Ce qui n'empêche pas la critique comme les malheureux organisateurs vicois ont pu le remarquer, de la part de ceux qui, ne faisant rien eux-mêmes, ont compris que pour exister l'excès et l'outrance étaient leur meilleur viatique.

Il n'y a donc plus de sanctuaire, on le savait depuis longtemps, et pour ces nouveaux intégristes donneurs de leçons la surenchère est devenue la norme, quitte à saper les fondements de ce que notre culture possède de plus authentique. Heureusement ils ne sont pas très nombreux, mais comme ils sont braillards on les entend quand même... au point de faire douter les vicois eux-mêmes de la justesse de leurs choix.

Rassurons donc ces derniers puisqu'il semble nécessaire de le faire : malgré un léger coup de moins bien en grande partie imputable aux trois saisons de langue bleue, Vic demeure bien, non seulement le grand bastion exclusivement torista de France, mais aussi un des ancrages les plus forts de la culture taurine, grâce à la relation étroite qui unit l'arène à son public, à son terroir, à ses traditions généreuses et à son histoire.


André Viard