LES BONHEURS SIMPLES

Quelques uns des voyageurs de Terres taurines en compagnie des ganaderos

Décidé par hasard à l'initiative d'un abonné, le voyage anniversaire de Terres Taurines s'est terminé hier soir. Visite des toros au campo, cocido réparateur et tienta de verdad ont constitué le programme d'une journée qui pour beaucoup constituait une première.

Après des mois de sècheresse, la pluie est enfin tombée... et de quelle manière ! L'année la plus sèche depuis cinquante ans a été suivie par l'automne le plus humide depuis soixante quinze... Allez comprendre... Le résultat : beaucoup d'eau au campo sur une terre gorgée, des chemins déjà défoncés par les tracteurs qui ensemencent à la va-vite pour prendre le froid de vitesse... et des toros difficiles d'accés. Mais la parole donnée d'un ganadero vaut tous les contrats.

Les rotations ont donc été organisées, et dans trois 4x4 bondés, les cinquante voyageurs des Terres Taurines
sont allé au plus prés des toros... sous leur nez pour tout dire. Et quels toros ! Après une grande temporada en 2005, Nicolas Fraile est invité partout : Valence, Séville, Madrid, Barcelone, Mont de Marsan, Bayonne, Valladolid, Salamanca, Zaragoza... une liste de rendez-vous qui en dit long sur le niveau de la camada.

Et après une matinée rendue vivifiante par le froid sec annonciateur de neige, quoi de meilleur qu'un cocido des familles pour réchauffer les coeurs. D'autant qu'il fut partagé avec Julien Lescarret, venu tout droit de Saint Martin où il avait combattu deux toros la veille.

L'après-midi, tienta à la dure : pour ceux qui l'ignoreraient, les becerras de Valdefresno ne sont jamais niaises et toujours endiablées. Pour les affronter, David Luguillano, dont la capacité technique n'a d'égale que le bon goût, Julien, bien sûr, mais aussi les maletillas de Terres Taurines : Hervé, parfait, Rafaël, inspiré et l'étonnant Thomas, plus quieto que son homonyme alors qu'il y allait pour la première fois...

Des bonheurs simples partagés entre amis de toute une vie qui se voyaient en fait pour la première fois.

Pas universelle la tauromachie ?

André Viard