Mardi 8 octobre 2013

L'Edito

 

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Ici et là, dans les milieux aficionados, le débat sur la défense de la corrida fleurit, ce qui est une bonne chose. Et la question qui se pose est de savoir si elle est bien défendue. Disons-le tout net : on peut toujours faire mieux.


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Jimenez Fortes à Madrid

Actualité
LA CONSTRUCTION DES MYTHES

L'opus 47 de Terres taurines sort en kiosques aujourd'hui.
Sans Platon nous ne saurions rien de l’Atlantide, mais sans les scientifiques, nous ne saurions pas qu’elle s’appelait en fait Santorin et avait été engloutie par un tsunami méditerranéen. À Dax, le Splendid fermé, Ponce absent, la feria champagne qui devient torista, les aficionadophobes qui hurlent aux portes et trois élus verts en rupture de solidarité municipale battent en brèche le mythe d’un art de vivre cultivé depuis longtemps «chez nous». Les événements se précipitent, mais l’histoire nous apprend qu’il est toujours possible de les inverser. À condition de ne pas attendre, pendant 2000 ans, l’autopsie des scientifiques. Dans cet opus aussi, le retour en grâce d'Adolfo Martín, l'étonnnte histoire d'Andrés Moreno et de la ligne de vie de Camprodon, les trois élevages de Capea end C°, l'été indien de Ponce et le naturel au galop, l'incroyable tradition des Espantes de Fuentesauco, José Cruz et les secrets de Cabezal Viejo, et les toros du Castro Zamarril. 160 pages, 14 €. Feuilleter.

MADRID : OREILLE POUR FERERA, COMPLET LIDIADOR

La corrida d’Adolfo Martín ne fut pas celle qu’attendaient les aficionados de Las Ventas qui enregistrait le seul lleno de la feria. Il faut dire que le cartel le méritait : des toreros préparés pour affronter des toros de prestige qui aujourd’hui furent dans l’ensemble « sans race » fuyant ou ne se fixant pas dans les capes avant le tercio de piques et de peu de codicia tant au cheval comme lors des quites d’Antonio Ferrera et Iván Fandiño. Les « adolfos » avaient tous des armures respectables, cornivueltos les 1er, 3ème, 4ème et 6ème,  ils affichaient un poids et trapío divers, les 3ème et 4ème étaient âgés de 5 ans. L’épreuve des piques fut largement décevante soit par des charges timides des toros ou maladresse des piqueros, seul le 5ème poussa sous de fer de Fernando Sánchez et « Tito » Sandoval porta deux piques soutenues mais arrières, les deux picadors de la cuadrilla de Javier Castaño. Sauf le 4ème les autres « adolfos » ne donnèrent que peu d’option de briller aux toreros dans des faenas où la constante était une charge courte, arrêtée à moitié passe, la tête à mi-hauteur. Les tercios de banderilles étaient attendus du fait de la réputation de David Adalid et Fernando Sánchez qui ne déméritaient pas car il fallait provoquer les toros peu enclins à répondre aux cites et clouer  les bâtons lorsque la réunion  - embroque – s’avérait problématique. Ils passaient l’épreuve avec brio et étaient invités à saluer montera en main.
Antonio Ferrera est aussi un spécialiste de la pose des banderilles et excella  à ses deux toros principalement à la troisieme paire et exagéra, au 4ème , son « show » peu apprécié par un secteur du public. Justement c’est à ce toro qu’il réalisa une faena de maître es tauromachie en exploitant au maximum des qualités de charges courtes mais nobles, certes, mais conduites avec douceur, temple dans un espace réduit face au Tendido 2, la muleta débarrassée de l’ayuda, l’épée de soutient de la muleta, pour dessiner ainsi des naturelles des deux mains. La faiblesse de pattes du début de faena avait disparu et après avoir porté un pinchazo dans « tout le haut » il tuait d’une bonne estocade et l’oreille était demandée, concédée et protestée par les « puristes » habituels de Las Ventas. A son premier il réalisait une faena à la pointe des cornes sans que l’on sache vraiment qu’en donnant un peu plus de distance à ses cites,  il aurait réussi et engagé le toro en un parcours plus long et complété des séries de passes mieux finies. Un 3/4 d’estocade. Pour compléter son actuación, Antonio Ferrera, au 6ème  , en tant que chef de lidia, se chargeait de sortir le toro du cheval et dessinait trois véroniques mains hautes, supérieures, templées, dans le plus pur style des toreros anciens. Magnifique !
Javier Castaño se heurtait à deux toros qui s’arrêtaient à moitié passe et il devait vite capituler –peut-être aussi dans un mauvais jour -  et abréger un trasteo sans relief. Il offrait un spectacle peu reluisant à chacune des mises à mort.
Iván Fandiño essayait en vain de donner de la distance à ses deux opposants en profitant, à son habitude, de l’inertie de la charge pour enchaîner les passes mais aujourd’hui c’était peine perdue : seulement des passes isolées à mi-hauteur jusqu’à ce que chacun de ses toros s’arrêtent. Mises à mort à base de pinchazos et demi-estocades sans s’engager, telle fut la conclusion bien décevante pour le torero mais aussi pour l’ensemble de la corrida pour le ganadero avec sifflets pour ses toros à l’arrastre.
Antonio Ferrera : silence ; un avis et une oreille. Javier Castaño : silence aux deux. Iván Fandiño : silence aux deux. .
Georges Marcillac.

LAFITTE À BILBAO


Jean-Luc Lafitte expose à Bilbao dans les salons de l'hôtel Ercilla du 25 novembre au 15 décembe. 25 toiles sur le thème du toreo et du flamenco. Voir le film "Juan" qu'a consacré Xavier Sallefranque à Jean-Luc).

LETTRE OUVERTE D'HENRI EMMANUELLI AU CRAC

Il n'est pas fréquent, pour ne pas dire qu'il est fort rare, qu'un homme politique de premier plan se départisse de la langue de bois habituelle pour aborder des sujets sensibles, au risque de heurter ceux qu'il renvoie face à leurs responsabilité. Avec beaucoup de profondeur et en posant les vrais problèmes, c'est l'exercice auquel s'est livré Henri Emmanuelli dans une lettre ouverte au CRAC. Lire.

LA EMBESTIDA DE BOUILLARGUES

Le samedi 5 octobre 2013, la Peña Taurina « La Embestida » de Bouillargues propose, une journée taurine. Dans les arènes, en matinée, trois « minots toreros » se mesureront à des anoubles de la ganaderia "TARDIEU". Dans la foulée, un apéritif suivi du repas de l’Aficion seront servis dans le parc municipal. Ils seront animés par la Peña Lou Carretié . Prix 15€ - Réservation obligatoire. A 16 H 30, au plan di Biou, dans les arènes André Dupuis, se déroulera une novillada sans picador avec 6 Erales d’élevages et d’origines Français différents. Pour le Sud-est, on retrouvera les ganaderias Hubert YONNET - François ANDRE et Christophe FANO et pour le Sud-ouest, les Ganaderias du LARTET, de l’ASTARAC et de MALABAT. Ces Erales seront combattus et mis à mort par Daniel SOTO, David GARZON et Louis HUSSON . Entrée 10€. Entrée gratuite pour les enfants de – de 16 ans accompagnés. PACK : Repas + Novillada : 23€. Après la course, dans la salle de la Bergerie, remise du prix « Pundonor » au meilleur novillero et du prix « Embestida » au meilleur toro suivi d’un apéritif et d’une soirée bodéga.

TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.




EXPO PERMANENTE
DE TERRES TAURINES À LAS VENTAS


Devant un public fourni et en présence de nombreux ganaderos, l'exposition consacrée au toro au campo par Terres Taurines a été inaugurée hier midi par André Viard. Installée dans la galerie du Tendido 2 elle restera accrochée durant toute la temporada. Parmi les toros exposés, entre ceux de Miura, Adolfo Martin, Prieto de la Cal, Barcial ou Cuadri, quatre ganaderías françaises sont à l'honneur : Blohorn, Margé, Scamandre et Francine Yonnet. Au fil de la saison, de nouveaux élevages seront présentés, afin de montrer la diversité des paysages et des encastes qui sont la richesse des terres taurines.


TOUTE LA TEMPORADA DU SUD-OUEST

Programme complet de sa temporada dans le Sud-Ouest. Voir programme. Voir numéros de réservations.


FERIA DE CARCASSONNE

L’association "Carcassonne Toros" a annoncé les élevages retenus pour la Féria 2013 : vendredi 30 août, corrida mixte d’Aguadulce (rejon et forcados, 2 novilleros à pied ), samedi 31 août, novillos de Cebada Gago, dimanche 1er septembre, novillos de Miura.


DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 































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