HISTOIRE BELGE




C'est l'histoire d'un mec qui traverse la France entière pour pisser sur une culture qui lui est étrangère et qui se plaint parce que les indigènes qu'il est venu insulter chez eux ne l'ont pas remercié de leur apporter la lumière.

Comme il était prévisible, c'était en fait le but recherché, les milieux protestataires habituels s'indignent de l'accueil réservé à la cinquantaine de forcenés amenés en TGV de Belgique et Paris jusqu'à Rodilhan. Que croyaient-ils ? Que les aficionados allaient se convertir à leur animalisme chronique et les inviter à boire le thé ?

On lit ainsi, sous la plume de l'instigateur de cette expédition - un tal Jean-Marc Montegnies, président de Animaux en péril, association Belge - qui était sagement resté dans les gradins pour filmer les militants qu'il avait envoyé dans l'arène "le plus dur, c'est évident pour les courageux qui étaient enchaînés et qui ont respecté la consigne. Ils sont restés pacifiques, ils n'ont pas répondu à la violence. Ils se sont comportés comme des animaux martyres. C'était fort. L'action la plus impressionnante jamais mise sur pied contre les corridas. Mais aujourd'hui, ils en payent le prix, ils sont psychologiquement très marqués".

Pauvres chéris, serais-je tenté d'écrire, si je n'étais tenu par un certain devoir de réserve et si ce traumatisme dont se disent victimes ceux qui, selon leur chef, se sont comportés en parfaits "animaux martyres", ne prêtait pas à sourire : pour des activistes patentés rompus aux stratégies de guerilla urbaine, ils semblent un peu fragiles, et l'on redoute pour eux le jour où, à l'occasion d'une manif contre le nucléaire, les OGM ou autre, ils passeront sous une charge de CRS...

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'à l'insu de son plein gré, monsieur Montegnies nous fait un magnifique cadeau : "Une vingtaine de militants anti-corridas ont décidé de porter plainte pour "coups et blessures" assure-t-il. Parfait ! Nous saurons ainsi contre qui les organisateurs peuvent porter plainte à leur tour pour trouble à l'ordre public et dommages commis en bande organisée (peines prévues, un an de prison et 15.000 euros d'amende).

De même que nous enregistrons cette profession de foi du même individu - un illuminé de la pire espèce - qui nous en promet de belles : "Je ne quitterai pas cette terre sans une expédition punitive : ces monstres pervers ne peuvent s'en sortir comme cela. Dans quelques jours, je publierai les tronches de ces ordures. Je vous demanderai de les partager encore et encore jusqu'à ce que les noms de ces pourritures soient connus de tous. L'heure du politiquement correct est révolue. La date du 8 octobre 2011 a irrémédiablement changé les règles du jeu. La guerre est déclarée."

Pour s'en convaincre, je conseille à tous les aficionados de visionner l'annonce suivante, et à la personne concernée de prendre immédiatement contact avec l'Observatoire pour organiser sa défense.

Et pour trouver une chute à cette minable histoire belge, que diraient nos voisins du plat pays si un commando méridional montait en catimini pour peinturlurer la bistouquette du ridicule manneken pis qui est leur gloire nationale ?


André Viard