NOUVEAU CLUB À PARIS


Qu'un nouveau club taurin de prestige soit créé à Paris dans le XVIème arrondissement d'où est originaire l'actuelle présidente de la SPA est un symbole fort au moment même où plusieurs centaines de ses donateurs entendent demander des comptes à cette association après la divulgation de quelques "irrégularités" de gestion.

Que la SPA réponde de ses actes, c'est son problème, et que l'on démonte enfin en justice l'immense hypocrisie dont elle a toujours fait preuve dans son argumentation. Et que l'actuelle présidente, dans sa tour d'ivoire du XVIème, sache qu'à deux pas de chez elle d'ardents aficionados sont désormais aussi chez eux.

Le fait n'est pas anodin et montre bien que contrairement aux mensonges qu'elle véhicule, cette culture riche est partagée dans de nombreux milieux et que grâce à de telles initiatives sa vivacité est confirmée : en temps de crise, alors que les antis clament partout que les arènes se vident, cette naissance vient confirmer au contraire que l'aficion dépasse ses frontières naturelles et déborde généreusement sur les terres non taurines mais ô combien aficionadas du Nord.

L'occasion était trop belle pour l'Observatoire des cultures taurines de venir présenter à la foule des invités, dont un grand nombre de parlementaires, les principaux axes de travail des mois qui viennent : la Catalogne d'abord, où le combat pour le rejet du projet de loi abolitionniste est déjà engagé au niveau politique, un combat dans lequel les parlementaires français vont s'impliquer en rappelant à leurs collègues catalans que toute démocratie se fonde d'abord sur le respect des libertés individuelles et collectives ; le terrain sanitaire ensuite, afin d'obtenir un allègement des mesures actuelles qui privent de débouchés sur le marché français des ganaderias espagnoles préservant à grand peine des encastes déjà en danger.

L'occasion était trop belle aussi pour ne pas rappeler, ce que Zocato et Marcel Garzelli firent avec leur verve habituelle, combien la dernière temporada française fut riche d'évènements importants ainsi que la fédération des clubs taurins Paul Ricard dont le Club Newton fait déjà partie l'a relevé dans son palmares très complet.

Que tout ne soit pas parfait tout le monde en convient, mais s'il fallait retenir deux faits marquants, au-delà des triomphes ponctuels des uns et des autres, il conviendrait sans doute de remarquer que sans la casa Chopera Mont de Marsan et Bayonne ont fait beaucoup mieux que les autres années, et qu'à Nîmes, où le trapio des toros avait posé problème, le tir a été rectifié de si belle manière que les clubs taurins Paul Ricard de la région sud-est n'ont pas hésité à remettre le prix de la meilleure corrida et celui de la meilleure novillada à deux élevages y ayant été lidiés. Un beau doublé.

Déjà riche du Club Taurin, de la Querencia et de Culturaficion, l'avenir de l'aficion parisienne s'écrira donc désormais aussi dans ce ruedo Newton qui a fort belle allure, avec divers projets de prestige pour hisser la culture taurine au sommet ainsi que le voulut toujours Paul Ricard, mécène passionné de tant de disciplines sportives et artistiques, qui aurait sans doute été ravi de partager cette soirée.


André Viard