Lundi 1er septembre 2014

L'Edito

 

L'ÉTÉ FINIT SOUS LES TILLEULS

En investissant le Moun depuis que ses vieilles arènes de planches ont brûlé, Saint-Perdon n'a rien perdu de son charme, même si la lumière rasante qui était si belle dans la vieille enceinte rectangulaire ne franchit pas les hauts murs de Mont de Marsan. Pour le reste, le charme demeure, et l'impression douce amère que l'on arrive au bout de la saison.

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Actualité
SAINT-PERDON : CONCOURS CAHOTIQUE

Devant une magnifique entrée (environ un tiers d'arène, soit 2000 spectateurs environ), la novillada concours de Saint-Perdon a tenu toutes ses promesses au Plumaçon. Le mérite en revient d'abord à trois novillos de note - Valdellan, Pedraza et Astarac - puis à l'engagement sans faille des trois novilleros qui, avec des fortunes et des qualités diverses ont tenu leur place dignement, recevant chacun une forte voltereta, José Garrido et Alejandro Marcos finissant à l'hôpital pour scanners de contrôle. Le pemier souffre d'un traumatisme crânien sérieux et le second peut-être d'une fracture du larynx.
Tous les novillos prirent trois piques et celui de Sanchez Herrero quatre.
La plus grosse impresion a été faite par Alejandro Marcos, un torero classique au geste ample et au courage froid évident. Le novillo de Castillejo de Huebra, mansito et noble, ne lui permit pas de lier ses séries, mais les quelques bonnes embestidas qu'il lui offrit suffirent pour percevoir la qualité du toreo qu'il est en mesure de réaliser. Face au monumental novillo de Sanchez Herrero (origine Aldeanueva), brusque, court de charge puis vite arrêté, il montra l'autre versant de son talent : un grand courage. Crocheté méchamment à la cape avec uppercut qui remonta du nombril au larynx, il fut emporté groggy à l'infirmerie, d'où il revint crânement pour la faena, alors que rien ne l'y obligeait, sinon son pundonor de ne pas laisser deux novillos au dernier de ses compañeros encore valide à cette heure, Louis Husson. Là encore, face à un adversaire qui ne se livra pas, il se posa des deux côtés, aguanta et templa, puis tua d'un grand coup d'été. Attention à Alejandro Marcos, il possède l'étoffe des grands muleteros salmantinos.
Tout auréolé par son triomphe bilbaino, José Garrido est redescendu sur terre à Mont de Marsan. Technique et facile, mais sans génie particulier face au Palha qui fut mobile mais dénué de qualité, il passa à côté du bon novillo de Pedraza auquel il lia quatre séries techniques mais fades à droite, avant de se faire attraper pour avoir raccourci les distances trop tôt à gauche. La voltereta fut impressionnante, la chute hideuse, mais il se releva, visiblement amoindri, et poursuivit la faena qui perdit évidemment en intensité. La mort fut longuette, deux avis, puis José Garrido partit pour des scanners de contrôle.
Louis Husson a fait ce qu'il a pu face au meilleur lot, un Valdellan fade aux piques mais mobile et noble à la muleta, avec une grande corne gauche, et un excellent "Maria Luisa" de l'Astarac, le plus spectaculaire aux piques avec trois gros impacts et un derribo à la poussé sur Gabin, monté sur un excellent cheval d'Eyral, "Lunique" (c'est son nom pas un jugement de valeur). Le Valdellan embista avec brio, se déplaça au moindre toque, tandis que l'Astarac embista avec la douceur, la fixité et la constance des grands "marielouise" d'antan. Trop imprécis dans ses toques et dans son placement, Louis Husson ne fut à la hauteur ni de l'un ni de l'autre, mais par deux fois il tua vite et bas, ce qui fit tomber deux fois une oreille qui ne doivent tromper personne et surtout pas lui. Il eut l'intelligence de ne pas sortir en triomphe, ses deux compañeros étant à l'infirmerie.
On ne jugea pas utile d'attribuer le prix au meilleur novillo, et on donna une mention au Pedraza et à l'Astarac. Chacun des deux aurait pu le recevoir, avec, en ce qui me concerne, une préférence pour le novillo de Jean-Louis Darré, brillant quoique tardo aux piques, fort à l'impact et dur à la poussée, ainsi que noble par la suite. Il fut justement primé d'une vuelta, et son seul "défaut" fut de n'avoir pas été toré comme il le méritait. Gabin, qui le piqua, fut invité à saluer, de même que le Santo et José Gomez aux banderilles.
André Viard. Voir reportage.

CARCASSONNE MATINALE : DEUX OREILLES POUR GUILLERMO VALENCIA

Novillada de Rocio de la Camara trapue et de jeux inégaux, le plus propice au toreo s'avérant être le troisième, maniables, les premier, quatrième et dernier, incommodes le lot de Roberto Blanco. Jesus Fernandez : silence et vuelta. Roberto Blanco : silence aux deux. Guillermo Valencia : oreille et oreille.
Le premier poussa droit tête basse mais demanda une muleta autoritaire pour donner libre cours à sa générosité. Les sautes du vent et les approximations de Jesus Fernandez eurent raison de ses bonnes dispositions et il finit par révéler une pointe de genio. Silence après une mort sans brio. Le quatrième tapa dans le peto , mais se laissa guider sans coup de tête parasite dès lors qu'il était soumis par le bas. Le métier de Jesus Fernandez lui permit de mener à bien une feana plaisante et habile. 1/2 lame qui nécessita le recours au descabello. Vuelta.
Le second marqua une nette propension à chercher querencia dès avant le cheval où il confirma son manque de fond. Les louables efforts de Roberto Blanco ne réussirent pas à le déboulonner des planches, ni à lui impulser la moindre charge. 3/4 tendida. Silence. Le cinquième prit la pique en poussant mollement, sans se livrer. Pattes en avant, il persista sur la défensive, passant sans charger, pendant toute la valeureuse faena de Roberto Blanco. Silence.
Le troisième poussa en donnant de la corne, défaut qu'il ne répéta pas dans les leurres, où il fut particulièrement docile à droite. Guillermo Valencia fit le métier dans un style vaillant et enjoué. Quasi entière. 1 oreille. Epargné au cheval, le dernier confirma un bon style à pied, où il chargea à l'allure du galop, tête fixée dans le bas des leurres, mieux à droite. Un peu embrouillé à cause du vent Guillermo Valencia manqua parfois de temple, sans pour autant démériter. Entière. Oreille.
1/3 de plaza. Vent gênant.
Frédéric Pascal.

CARCASSONNE : CÉSAR VALENCIA ET BORJA JIMENEZ A HOMBROS

5 novillos de Miura braves et, sauf le quatrième, arrivant tête basse dans la muleta, mais avec des courses d'amplitudes variées, et 1 Cuillé, collaborateur, sorti en deuxième position. Eugenio Martin, El Mani : silence aux deux. Cesar Valencia : deux oreilles et trois avis. Borja Jimenez ; oreille et oreille.
Le premier poussa droit, reins mis. Il fut tout aussi brave à pied où il avança sans cesse sur l'ennemi, répétant les charges à gauche, restant plus rétif à droite. El Mani eut le mérite de savoir en profiter à la naturelle et de ne pas se laisser déborder au derechazo.1/2 lame. Silence. Le quatrième attaqua le cheval tête haute et mobile. Sur la défensive, il mit les piétons à l'épreuve et ne donna que des fractions de passes sans relief. Dans le registre bon marché, muleta en arrière du corps et à mi-hauteur, Eugenio Martin réussit quelques naturelles dans le tempo. Silence après pinchazo et 1/2 lame.
Le faible Cuillé s'endormit sous le fer. Tête basse, il se montra docile au troisième tiers. Cesar Valencia qui l'avait accueilli par faroles à genoux et avait fait l'effort de le banderiller, lui servit une longue faena agrémentée des virtuosités du répertoire contemporain que sont les 360° liés sans améliorer son placement. Deux oreilles, après une entière d'effet spectaculaire. Sorti intraitable à gauche, le cinquième infligea une forte voltereta à Cesar Valencia. Tête basse, il fut plus coopératif à la muleta, mais la malchance à l'épée de son matador aurait dû lui valoir de rentrer vivant au corales. Après que les trois avis aient sonnés, il fut habilement puntillé depuis un burladero dans la confusion générale.
Le faible troisième fit son devoir au cheval. Il arriva à la muleta tête basse et avec une charge exploitable. Main en avant et dans le bon tempo, Borja Jimenez s'ouvrit le chemin du succès par naturelles et derechazos de bonne facture. Entière. Oreille. Le dernier s'investit au cheval. Il prit la muleta tête basse, sur de courtes distances, mais sans agressivité. De ce fait, Borja Jimenez put briller lors d'une faena courte et intelligente. Pinchazo. Entière. Oreille.
2/3 d'arène. A leur habitude, les anti ont tenté de faire le buzz. Certains ont « héroïquement » franchi le fleuve qui limitait l'aire imparti à leurs ébats. Souhaitons que l'identité des contrevenants ait été relevée.
Frédéric Pascal.



OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


DAX TOROS Y SALSA

Vendredi 12 septembre à 20h30 novillos de El Parralejo pour Clemente et deux autres novilleros à désigner. Samedi 13 septembre à 11h erales de Algarra ; à 17h30 toros de Victoriano del Rio pour El Juli, Sébastien Castella et un 3ème torero à désigner ; dimanche 14 septembre à 17h30 toros de La Quinta pour El Cid, Yvan Fandiño et Alberto Aguilar.
Pour réservez les places : du 1er juillet au 10 sept sur feria.dax.fr
au guichet ou par téléphone à partir du 15 juillet :
Régie des Fêtes – L'Atrium – 1 cours Foch - 05 58 909 909
Ouvert du lundi au vendredi 9h30 à 17h30 et le samedi de 9h30 à 13h30.

TEMPORADA DE BAYONNE

Samedi 6 septembre, toros de Adolfo Martín pour Fernando Robleño, Manuel Escribano et Alberto Aguilar. Dimanche 7 au matin novillada piquée du Laget. L'après-midi toros de Garcigrande pour Juan Bautista, Sébastien Castella et Iván Fandiño.

OUVERTURE DE LA LOCATION POUR ARLES

À partir du mardi 8 juillet, ouverture de la vente des places pour la Feria du Riz.Vente par internet paiement sécurisé. www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance). 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Samedi de 9h30 à 12h30 (à partir du 23 Août). Arènes d’Arles BP 40042 13633 Arles Cedex. Fax : 04.90.96.64.31.

L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


FERIA DU RIZ À ARLES

Pour son seul contre six arlésien lors de la corrida goyesque de la feria du Riz, Juan Bautista affrontera six toros d'encastes différents : Puerto de San Lorenzo (Atanasio-Lisardo),
La Quinta (Santa Coloma), Domingo Hernández (Domecq-Gamero Civico), Hubert Yonnet (Pinto Barreiro), San Mateo (Urquijo), Adolfo Martin (Albaserrada-Saltillo). Trois artistes de renommée mondiale ont accepté de prendre en charge la décoration de l’amphithéâtre romain : l’architecte Rudy Ricciotti, le peintre Claude Viallat et le couturier Christian Lacroix. La partie musicale sera assurée par l’orchestre Chicuelo, les chœurs Voce et la Soprano Cecilia Arbel. Les autres cartels seront annoncés courant juin. Vendredi 12 Septembre à 17h30 novillada concours. À 21h30 classe pratique de l'École Taurine d’Arles ; samedi 13 septembre à 17h, corrida goyesque ; dimanche 14 septembre à 11h : Mano à mano : forcados, recortadores ; à 17h : corrida de la Quinta. Abonnements en vente à partir du 11 Juin. La vente des places débutera le mardi 8 juillet sur www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance) au 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fax : 04.90.96.64.31.

RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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