Lundi 2 septembre
2013

L'Edito

 

TALAVANTE EFFACE MADRID

Après avoir donné une image peu conforme au talent qu'on lui connait à Madrid face aux toros de Victorino, Alejandro Talavante a réussi son pari en triomphant à Mrida face à six de Zalduendo devant les caméras de télévision de la première chaîne espagnole.


Voir édito






   
Clemente à Dax

Actualité

EMBRUNS DE DUENDE

Embruns de duende : volatile par nature, le souffle du toreo pur ne peut se capturer. Comme l’écume de mer ou l’eau pulvérisée des brumisateurs d’ambiance, l’embrun du duende est une effluve subtile : aussitôt le ressent-on, aussitôt il disparaît. Rencontre privilégiée avec Curro Romero, un mythe timide et discret.
Dans cet opus aussi, l’épopée des toros de Urquijo, de la splendeur à la nostalgie, l’histoire de ceux que l’on élève à Fuente Rey sous la protection d’une étrange pyramide, les talismans de Guisando et la consécration de Juan Bautista, ainsi que l’autre chemin d’Antonio Ferrera, triomphateur de la dernière San Isidro. Feuilletez-le en ligne... puis précipitez-vous.

BAYONNE : LUQUE A HOMBROS, OREILLE POUR PERERA

La décevante corrida del Tajo et de la Reina sfut sauvée par les deux derniers toros, un cinquième compliqué et un bon dernier. Le Juli toucha un lot infumable, Perera fit un effort important et Luque a triomphé face au meilleur lot.
devant une arène remplie à plus des trois quarts. El Juli applaudissements et silence, Miguel Angel Perera applaudissements et oreille après deux avis, Daniel Luque oreille et deux oreilles.
Avec trois oreilles dans sa besace, Daniel Luque s'est érigé en triomphateur de la Feria de l'Atlantique, de même que l'an passé. Il coupa la première oreille d'un toro éteint tué d'une grande estocade puis les deux du meilleur du lot auquel il donna un récital de toreo moderne, terminé par un numéro sui generis à base de « luquecinas » qui enthousiasma le public.
Le Juli n'eut que peu d'options face à un lot décasté qui ne lui permit pas de se refaire après ses passages montois et dacquois. Ses efforts ne trouvèrent pas beaucoup d'écho dans les tendidos, et aucuen reconnaissance de la part de ses adversaires.
Miguel Angel Perera fit un effort important et intelligent face au dur cinquième qui lui infligea une voltereta mais qu'il finit par mettre dans sa muleta. Après avoir entendu deux avis il coupa tout de même une oreille.
Voir galerie Roland Costedoat.

SAINT-PERDON AU MOUN : TRIOMPHE DE PEDRAZA ET GARRIDO

Novillada concours de haute tenue aujourd’hui à Mont de Marsan. Six exemplaires issus d’élevages différents envoyés par les ganaderos, pour certains présents en callejon (Palha, Murteira, Pedraza) et très attentifs, voire participatifs par la voix (F.Palha) au déroulement de la lidia. Des novillos imposants de carrosserie (plus toros que novillos le Murteira, le Guardiola et le Pedraza), encastés pour la plupart, et intéressants lors du troisième tiers, avec de la noblesse pour certains et de la mobilité dans l’ensemble, imposant toutefois la vigilance des novilleros au fil de la lidia.
Un ton au dessus le Miura, le Palha et bien sûr le Pedraza de Yeltes, vainqueur du concours. Cet élevage confirme ainsi sa bonne sortie du mois d’avril dernier à Garlin qui avait séduit nombre d’aficionados.
Les novillos ont reçu au total 17 piques (dont 2 chutes et 1 désarçonnement), prises pour la plupart avec bravoure (et un peu de mansedumbre pour le Pilar Poblacion et le Murteira), placés souvent à bonne distance par les toreros, ils ont pu exprimer leurs qualités, quand bien même il faille déplorer encore des piques souvent traseras et/ou mal placées.
Tous applaudis voire ovationnés à l’arrastre. Un tiers d’arène environ. Manuel Diaz Gomes salut et silence après avis, Rafael Cerro silence et silence, José Garrido oreille et 2 oreilles. Salut du Banderillero Claudio Miguel au 1er toro et surtout au 4ème, remarquable, avec deux paires dans le berceau et avec aguante, de toute beauté. Son compère Alvaro Lopez « Azuquita » sera associé au salut pour sa pose au 4 ème.
Vuelta du mayoral de Pedraza de Yeltes en compagnie de José Garrido. Le ganadero sera amené à saluer. Le prix au meilleur novillo a été décerné au novillo de Pedraza de Yeltes. Le prix au meilleur picador a été déclaré desierto.
Le Miura qui ouvrait la course, long et charpenté, a pris 3 piques légères et peu poussées, en partant de loin chaque fois. Le Portugais Manuel Diaz Gomes accueille ce toro par doblones vers le centre et débute sa faena main gauche. Le toro humilie bien, tête basse dans la muleta, sur un terrain réduit. A droite, Manuel allonge la distance et met en évidence la noblesse relative de ce toro qui répond au cite, mais doit se résoudre à revenir sur le piton gauche, plus franc. Mais le toro, réduit peu à peu sa charge, et freine en milieu de passe, même s’il continue à « avaler » la muleta, sans le moindre extrano.
Après un final par aidées et une demi épée en place, il sera appelé à saluer.
Au Guardiola Fantoni sorti en quatrième, lui aussi très charpenté, et long de chassis, qui a pris 2 piques et désarçonné le cavalier, Manuel engage sa faena de nouveau main gauche mais le toro s’avère de peu de charge. Mieux semble t’il sur la corne droite, il permet au portugais de lier quelques séries inspirées mais dénuées de piquant. Retour au près, main gauche par le bas, le toro met bien la tête mais l’enchaînement reste difficile. Après un final par manoletinas, il poussera une demie trasera insuffisante, et se fera surprendre au sol contre les planches, sans conséquence, sur un repli maladroit. Il reprendra ensuite l’estoc pour en terminer. Silence après un avis.
Le premier novillo de Rafael Cerro, « Tapado », un magnifique exemplaire de Palha, applaudi à sa sortie, a pris 3 piques, dont 2 depuis le centre, et sur l’insistance du ganadero en personne depuis le callejon… Avec beaucoup de puissance et de sauvagerie dégagés dans la charge.
Bien accueilli au capote à sa sortie, ce novillo est brindé au public. Amené vers le centre, la faena démarre main droite par une série dans un petit périmètre, et un désarmé rapide…La suite, main gauche, sera hachée en raison d’une charge plus saccadée du toro, mais mal maîtrisée par Cerro. Repris main droite, sur la suite de la faena, avec sortie de passe vers les planches et sans liant, le toro devient un peu tardo et repart vers sa querencia. Cerro en termine par une entière de côté atravesada. Silence.
Le Murteira, sorti en 5ème position, regagne illico par 2 fois le toril après une brève entrée en piste; de trapio imposant, il prendra 3 piques, dont un puyazo appuyé mais sort seul par 2 fois. Le toro freine ses charges dès les premiers derechazos et s’arrête en cours de passe tête haute. Il s’affaisse au sol par 2 fois. Main gauche après 2 passes à mi hauteur, le toro décoche un violent hachazo, obligeant Rafa à conclure brièvement par la droite face à un bicho qui humilie peu et sort toujours tête haute. 1 pinchazo et 1 demi-épée. Silence.
Le troisième de la matinale, de Pilar Poblacion, bronco à sa sortie, a pris 2 piques prise à courte distance et de manière désordonnée.Après un joli quite par gaoneras, José Garrido Abrinde son toro au public, et débute par doblones vers le centre. Très bonne entame main droite avec temple et changement de main du meilleur effet devant un toro franc de charge. Sous les premières notes de musique, le natif de Badajoz démontre sa souplesse de poignet côté gauche et enroule de jolies naturelles même si le toro réduit quelque peu sa charge. Final dans les cornes, avec maîtrise et technicité, pour arracher quelques ultimes muletazos. Une entière un peu tombée. 1 oreille après 1 avis.
L’ultime, « Portador », de Pedraza de Yeltes, un colorado lui aussi imposant, prendra 4 piques de loin, et catapultera par 2 fois le groupe équestre au sol, au cours d’un tercio spectaculaire, mais très mal maitrisé aussi par le piquero Dioniso Grillo.
Accueilli élégamment au capote par véroniques et demie rématée du meilleur goût, ce toro sera lui aussi brindé au public. Début par un cambio depuis le centre et reprise par derechazos avec autorité avec un toro qui embiste avec suavité. La suite, toujours par la droite, main basse en gardant le mufle du toro dans la muleta permet à José Garrido d’enchaîner des séries de qualité. Main gauche, José lie les séries et distille les passes avec élégance et temple. Après un final par trincherazos lents et dosés, il enfoncera une entière, un peu basse et contraire mais engagée et sincère. Les 2 oreilles tomberont du palco. Vuelta au toro.
Joël Segot.

SANSÉ : POSADA MARAVILLA ET COUPE TROIS OREILLES

Cartel attractif celui qui clôturait la Feria del Cristo de los Remedios de la cité madrilène: une novillada qui comptait la présence de trois novilleros en germe de figures Sebastián Ritter de Colombie, « Posada de Maravillas » de Badajoz et Fermín Espinosa “Armillita” du Mexique, ces deux derniers héritiers de dynasties taurines, le premier des « Posada » et « Ambel », le second de celle des « Armillita » évidemment. Ils étaient opposés à des toros-novillos de Angel Luis Peña d’origine Jandilla, élevage de la sierra de Colmenar Viejo. Le public clairsemé, où se mêlaient bon nombre de taurinos profesionnels, toreros vétérans, d’autres en activité, eut raison de son choix d’assister à une novillada qui tenait ses promesses surtout dans sa deuxième partie lorsque les novillos encastés étaient de meilleure présentation et de jeu plus complet. En effet, si en général l’éleveur pouvait être satisfait du résultat de ses pensionnaires nobles à la muleta, il est à supposer qu’il aura gardé pour d’autres évènements des novillos ou toros au port de tête plus sérieux que celui des novillos d’aujourd’hui. Par excès de fougue le dernier blessait le jeune « Armillita » débordé lorsqu’il s’apprêtait à enchaîner des passes de la droite, ce novillo fut d’ailleurs le seul à prendre les deux piques règlementaires.
Sebastián Ritter, dont l’alternative est annoncée pour la prochaine Feria d’Automne à Madrid, devait donc tuer trois novillos, ce qu’il fit mal à son premier et au dernier pour le mexicain. De ses faenas on retiendra son aplomb pour toréer de près ses opposants, le premier de charge molle mais humiliée, tardo son deuxième ensuite de charge franche et violente, tête basse et tobillero le dernier. Le colombien se prodiguait dans les quites à la cape et à la muleta, il composait ensuite ses faenas presque exclusivement de naturelles s’adaptant aux conditions variables de ses novillos dans une attitude assez froide sauf lorsqu’il réussissait à passer le novillo sorti 4ème qui s’était réfugié près de la porte du toril.
« Posada de Maravillas » dont on penserait que son apodo (nom de guerre) sera difficile à porter est un novillero prometteur car il a l’élégance, le charisme, l’intelligence de la lidia, qui devrait faire de lui sans doute le plus représentatif de la dynastie. Il passait presque inaperçu à la cape mais à la muleta il réalisait deux faenas artistiques, la première à un petit novillo sans grand intérêt, la deuxième à un novillo plus fait, de charge infatigable, noble, humilié, mais difficile à gérer en raison justement de sa fougue et entrega. Les passes naturelles étaient accélérées, du moins elles le paraissaient, la muleta toujours à distance du museau de l’animal – dans ce cas une autre définition du temple - avec le défaut d’ « ouvrir » trop ses passes, certains diront pour placer le novillo pour enchaîner la passe suivante, d’autres plus sévères diront qu’il toréait avec le pico… Toujours est-il qu’il régalait ses supporters et autre public. Il tuait efficacement et coupait des oreilles.
Le jeune « Armillita », l’air encore de gamin, semble déjà tout connaître de l’art de toréer. Un sens inné du temple, un placement et des gestes toreros, furtivement montrés dans sa première faena à un novillo qui répétait ses embestidas sur la gauche, qu’il avait toréé par des passes de la droite serrées, qu’il avait tué très correctement en marquant les temps après une série de manoletinas et abaniqueo final pour la mise en suerte. La cogida survenait en début de faena, dans une série de la droite lorsque le novillo encasté le chargeait puissant et violent et lui infligeait une cornada au tiers supérieur de la jambe droite. Curieusement la novillo se « calmait » lors de la faena de Sebastián Ritter après que le mexicain fut emporté vers l’infirmerie.
Pour l’histoire, trois toreros prestigieux, retirés, Curro Vazquez, César Rincón, Pedro Moya « Niño de la Capea », présents dans le callejón, se voyaient honorés d’un brindis de Posada de Maravillas et Armillita.
Sebastián Ritter : silence ; vuelta ; silence. “Posada de Maravillas”: un oreille et deux oreilles. « Armillita » : silence ;  blessé au 5ème.
Georges Marcillac.

ARLES : L'ESPACE TORO

Dimanche 1er septembre à 11 heures, ouverture des Corrales de Gimeaux à l'occasion de la feria du Riz. Durant toute la semaine, visite des toros de 11h à 19h. Dimanche 1er septembre à 17h00 finale du trophée de la peña Juan Bautista. Trois becerros de la ganaderia Luc et Marc Jalabert (avec mis a mort). Remise des prix à l’issu en piste. Lundi 2 à 18h00. Course Camarguaise manade Fournier fils avec l’école taurine d’Arles. Mardi 3 à 18h00 Course Camarguaise manade Jean-Claude Blanc avec l’école taurine de Salin de Giraud. Mercredi 4 à 18h00 Course Camarguaise manade Lautier avec l’école taurine de Raphèle les Arles. Jeudi 5 à 18h00 tienta ganaderia à définir, avec l’école taurine d’Arles. Jeudi 5 septembre, novillada sans chevaux nocturne avec des erales de Tardieu et les élèves de l'École taurine d'Arles. Pour la feria : vendredi 6, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Francisco José Espada et Lilian Ferrani. En nocturne, second Championnat d'Europe des recortadores. Samedi 7 corrida goyesque, toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. L'amphithéâtre sera décoré par l'architecte Rudy Ricciotti. Dimanche 8 au matin, corrida portugaise, toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura fils et Ginés Cartagena, avec les forcados de Chamusca. L'après-midi, toros de La Quinta pour El Cid, Manuel Escribano et Diego Silveti.

TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.





TOROS Y SALSA


Pour Toros y Salsa : samedi 7 septembre toros de Torrestrella pour Padilla, Fandiño et Jiménez Fortes. Dimanche 8 deux toros de Victorino Martín, deux de Fuente Ymbro et deux de Garcigrande pour Morante et Castella.

FERIA DU RIZ À ARLES

Jeudi 5 septembre, novillada sans chevaux nocturne avec des erales de Tardieu et les élèves de l'École taurine d'Arles. Vendredi 6, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Francisco José Espada et Lilian Ferrani. En nocturne, second Championnat d'Europe des recortadores. Samedi 7 corrida goyesque, toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. L'amphithéâtre sera décoré par l'architecte Rudy Ricciotti. Dimanche 8 au matin, corrida portugaise, toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura fils et Ginés Cartagena, avec les forcados de Chamusca. L'après-midi, toros de La Quinta pour El Cid, Manuel Escribano et Diego Silveti.

EXPO PERMANENTE
DE TERRES TAURINES À LAS VENTAS


Devant un public fourni et en présence de nombreux ganaderos, l'exposition consacrée au toro au campo par Terres Taurines a été inaugurée hier midi par André Viard. Installée dans la galerie du Tendido 2 elle restera accrochée durant toute la temporada. Parmi les toros exposés, entre ceux de Miura, Adolfo Martin, Prieto de la Cal, Barcial ou Cuadri, quatre ganaderías françaises sont à l'honneur : Blohorn, Margé, Scamandre et Francine Yonnet. Au fil de la saison, de nouveaux élevages seront présentés, afin de montrer la diversité des paysages et des encastes qui sont la richesse des terres taurines.


TOUTE LA TEMPORADA DU SUD-OUEST

Programme complet de sa temporada dans le Sud-Ouest. Voir programme. Voir numéros de réservations.


FERIA DE CARCASSONNE

L’association "Carcassonne Toros" a annoncé les élevages retenus pour la Féria 2013 : vendredi 30 août, corrida mixte d’Aguadulce (rejon et forcados, 2 novilleros à pied ), samedi 31 août, novillos de Cebada Gago, dimanche 1er septembre, novillos de Miura.


DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






































imprimez cette page