Dimanche 1er septembre
2013

L'Edito

 

L'ENVOL

Pour peu qu'on leur en donne l'occasion dans de bonnes conditions, les jeunes toreros savent saisir leur chance aux côtés des figuras. C'est toujours ainsi que l'on a assuré le renouvellement des générations, et après quelques ratés ces derniers temps, il semble que l'ascenseur social se soit remis en marche.


Voir édito






   
Clemente à Dax

Actualité

EMBRUNS DE DUENDE

Embruns de duende : volatile par nature, le souffle du toreo pur ne peut se capturer. Comme l’écume de mer ou l’eau pulvérisée des brumisateurs d’ambiance, l’embrun du duende est une effluve subtile : aussitôt le ressent-on, aussitôt il disparaît. Rencontre privilégiée avec Curro Romero, un mythe timide et discret.
Dans cet opus aussi, l’épopée des toros de Urquijo, de la splendeur à la nostalgie, l’histoire de ceux que l’on élève à Fuente Rey sous la protection d’une étrange pyramide, les talismans de Guisando et la consécration de Juan Bautista, ainsi que l’autre chemin d’Antonio Ferrera, triomphateur de la dernière San Isidro. Feuilletez-le en ligne... puis précipitez-vous.

BAYONNE : VUELTA POUR CEBADA, OREILLE POUR ROBLEÑO ET FLORES

2/3 d’arène environ. Toros de Cebada Gago, très bien présentés dans l’ensemble, astifinos. De 462 à 521 kg, (moyenne 489) ils ont pris 12 piques au total, bravitos le plus souvent, partant souvent de loin, désordonnés dans leur poussées, mais mal mis en suerte de manière générale. Un ton en dessous les 3 premiers, parfois justes de force (le premier), et a menos dans le dernier tiers. Les trois derniers se sont révélés les plus intéressants au cours de la lidia, sans réelles difficultés pour les toreros, plus mobiles les 4 et 6, ont permis de relever cette tarde. Le quatrième, récompensé d’une vuelta posthume. Fernando Robleño silence et oreille, David Mora salut et bronca, Sergio Flores silence et oreille.
A l’issue du paséo, le prix Popelin 2012 au triomphateur de la temporada française a été remis à Fernando Robleno des mains de la fille de Claude Popelin, en présence de François Zumbiehl.
Au toro d’ouverture brindé au public, Robleno débute par statuaire près des planches et enchaîne par doblones. La faena est engagée par derechazos cités à mi distance face à un toro qui se réfugie rapidement près des planches et le madrilène devra s’employer pour tirer quelques séries des 2 mains sur un terrain réduit. Ce toro dispose d’un fond de noblesse mais sans grande embestida et répond de moins en moins au toques de Robleno. Après un mete y saca, Robleno plongera une entière basse de côté. Silence. Au quatrième, « Compuesto », « Le » toro de l’après-midi, un beau castano marbré, brave à la pique lors de 2 assauts depuis le centre de la piste, Robleno initie sa faena par doblones d’excellente facture, genou à terre, en gagnant vers le centre du ruedo. Le toro, cité de loin, s’engouffre avec alegria dans la muleta proposée par Fernando et permet à ce dernier de pouvoir lier une excellente série droitière. Les derechazos qui suivront, aux accents de la musique qui va enfin réveiller le conclave, seront de moindre qualité mais réalisés avec temple et sincérité. Moins fluide sur la corne gauche où le toro coupe le terrain sur la première tentative, Robleno reprendra main droite en fin de faena, même si le toro réduit peu à peu sa charge. A près 1 pinchazo, Robleno poussera une grande épée engagée et en place, qui lui permettra de couper une oreille méritée. Le toro sera gratifié d’une vuelta posthume.
David Mora accueille son premier par de beaux lances de capote et débute sa faena par doblones genou fléchi et aidées vers le centre. Bonne entame à droite avec un toro qui répond bien au cite à mi distance mais qui réduit rapidement ses charges au fil de la lidia. Mora tente ensuite de toréer main gauche sur un petit périmètre mais sans transmission et sans relief devant un toro de demi charge, sans vice, qui pouvait peut-être permettre autre chose. Après une entière un peu trasera de côté, il sera invité à saluer. Le cinquième, le plus lourd de l’envoi, mansote lors son entrée en piste, et bravito lors d’un premier assaut au cheval un peu désordonné, puissant et spectaculaire, soulève par 2 fois le groupe équestre au cours d’un long et sévère puyazo. La 2ème pique est plus lègère. Ce toro n’a visiblement pas inspiré David Mora, auquel il n’aura donné que quelques passes main droite avec prudence, sans démontrer vraiment ses difficultés supposées. Il n’a à aucun moment tenté d’utiliser la charge de ce toro, le plus réservé sans doute, avisé sur le piton gauche, mais qu’il n’a pas daigné toréer. Il prendra l’épée sous les huées du public et enfoncera une entière de côté. Bronca prolongée et reconduite à sa sortie.
Au 3ème, le plus léger de la course, brave sous le fer lors de 2 assauts à mi distance où il mettra les reins, le mexicain Sergio Flores :, après quelques doblones, débute sa faena par derechazos. Ce toro, vif et un peu bronco dans ses charges vient bien dans la muleta mais Sergio ne parviendra jamais à le canaliser. Dans un toreo électrique, la faena sera construite à mi hauteur sans dominio ni influence sur le toro qui passe avec fougue dans la muleta. Après un final par manoletinas, il poussera un trois quart de lame, conclu de 2 descabellos. Silence. A l’ultime de la tarde, brindé au public, un joli castano claro, un peu réservé à sa sortie, qui meugle sur chaque charge, le mexicain débute par derechazos au centre. A gauche, le toro s’engage bien dans la muleta avec sortie donnée sur l’extérieur, ce qui est un peu dommage…La faena ira heureusement a mas, avec enfin quelques série un peu plus liées et données avec sincérité, surtout plus en harmonie avec la charge de ce toro, noble, malgré une embestida réduite. Après quelques fioritures et les incontournables dosantinas, Flores conclura d’une épée en bonne place concluante. oreille.
Joël Segot. Voir galerie Roland Costedoat.

SAN SEBASTIAN DE LOS REYES : DÉBAUCHE D'OREILLES ET DE TOREO, LES TROIS TOREROS A HOMBROS

Le programme restreint de la Feria de San Sebastián de los Reyes, aux portes de Madrid, offrait cette année une seule corrida de rejones, une novillada et une corrida formelle avec un cartel de figuras duquel disparaissait Morante de la Puebla convalescent de sa blessure de Huesca, remplacé par l’étoile montante Juan del Álamo. Etaient annoncés José María Manzanares et « El Juli » dont la présence à Sanse  revêtait une certaine importance car, absent de San Isidro, il ne s’était pas non plus prodigué dans les places de la Communauté de Madrid cette saison. Les toros de Victoriano del Río, sempiternel élevage des corridas de la Tercera, complétaient l’affiche. Ces toros commodes de cornes et de trapío propre à une place de 3ème catégorie, allant une seule fois au cheval pour des châtiments « dosés » permettaient ainsi six faenas aux trois diestros qui sortaient a hombros après avoir coupé moultes oreilles. Les arènes étaient garnies au-delà des trois quarts d’un public festif où se reconnaissaient beaucoup d’aficionados de Las Ventas.
« El Juli » dans toute sa splendeur dessinait deux faenas différentes : la première à un toro noble mais pas très facile du côté gauche au début mais qui permettait des séries des deux mains dans le plus pur style du madrilène, parfois de profil dans ses naturelles, à l’aise dans ses redondos invertis et pour les fioritures par molinetes toreros avant la mise à mort par une estocade arrière verticale. Les deux oreilles étaient accordées. Une seule aurait suffi ; la deuxième faena à un toro mieux fait, le plus lourd du lot, fut le sommet de ce que peut réaliser « El Juli » à un bon toro qu’il avait « préparé » par deux séries de véroniques qui le forçaient à prendre le leurre avec temple. La première série de muleta était engagée à distance par un molinete lié à des passes droitières courtes pour assujettir le toro et ne plus le lâcher, s’aidant du pico, astuce compensée par un jeu de poignet qui assurait la continuité aux passes dans une domination totale. Pour conclure « El Juli » nous régalait par des passes à droite et à gauche, comme en un jeu, pleines de torería avec le fameux « julipié » qui lui valaient deux nouvelles oreilles, celles-ci méritées. Un tour de piste primait ce toro qui avait duré toute la faena avec la même qualité de charges et bravoure jusqu’à la mort.
José María Manzanares montrait dans ses deux faenas ce qu’il y a de bon et beau dans son toreo élégant, pas toujours dominateur il est vrai, avec aussi cette façon de défausser la jambe contraire pour enchaîner les passes et faire tourner le toro autour de son corps. Par contre il excelle dans de véritables passes de poitrine donnant la sortie vers l’épaule contraire. A son premier il se faisait accrocher par excès de confiance, le toro avait tendance à donner de la corne et gardait la tête à mi-hauteur : dans une passe haute il s’engouffrait dans l’espace entre la muleta éloignée et le corps du torero et le cueillait en haut de la cuisse gauche. La faena se déroulait par à-coups dans différents terrains et une bonne estocade, un peu horizontale mais efficace, valaient deux oreilles bénévoles et sensibles au dramatisme de la cogida. La deuxième faena débutait en trombe par des passes aidées par le haut et le bas, le toro étant conduit avec temple. Au centre de la piste Manzanares dessinait SA faena mais ratait son estocade à recibir assortie de plusieurs descabellos. Saluts au tercio.
Juan del Álamo n’était pas en reste pour accompagner ses deux aînés dans un triomphe. Il touchait le toro le moins bon du lot, noble mais de charge courte un peu « tête en l’air »  qu’il gardait malgré tout dans sa muleta qu’il tuait d’une estocade basse précédée d’une série de manoletinas serrées. Une oreille pour l’efficacité de l’estocade. A son second, un toro qui humiliait dès les premières véroniques d’accueil, Juan del Álamo restait ferme (aguantando) lorsque ce toro doutait soit au début de la charge, soit à mi-parcours des passes. Celles-ci étaient souvent données à bout de bras ce qui gâchait le trasteo  sérieux et volontaire de cette dernière faena parachevée par des bernardinas et une estocade tombée qui roulait le toro instantanément. Deux oreilles et sortie en triomphe par la grande porte avec ses compagnons de cartel. Le mayoral était de la fête…c’est le cas de le dire ! Georges Marcillac.

FERIA DE CARCASSONNE

Dimanche 1er septembre à 11 heures 30 Fiesta campera, à 17 heures novillos de Miura pour Imanol Sánchez, Jesús Chover et Alberto Pozo.

ARLES : L'ESPACE TORO

Dimanche 1er septembre à 11 heures, ouverture des Corrales de Gimeaux à l'occasion de la feria du Riz. Durant toute la semaine, visite des toros de 11h à 19h. Dimanche 1er septembre à 17h00 finale du trophée de la peña Juan Bautista. Trois becerros de la ganaderia Luc et Marc Jalabert (avec mis a mort). Remise des prix à l’issu en piste. Lundi 2 à 18h00. Course Camarguaise manade Fournier fils avec l’école taurine d’Arles. Mardi 3 à 18h00 Course Camarguaise manade Jean-Claude Blanc avec l’école taurine de Salin de Giraud. Mercredi 4 à 18h00 Course Camarguaise manade Lautier avec l’école taurine de Raphèle les Arles. Jeudi 5 à 18h00 tienta ganaderia à définir, avec l’école taurine d’Arles. Jeudi 5 septembre, novillada sans chevaux nocturne avec des erales de Tardieu et les élèves de l'École taurine d'Arles. Pour la feria : vendredi 6, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Francisco José Espada et Lilian Ferrani. En nocturne, second Championnat d'Europe des recortadores. Samedi 7 corrida goyesque, toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. L'amphithéâtre sera décoré par l'architecte Rudy Ricciotti. Dimanche 8 au matin, corrida portugaise, toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura fils et Ginés Cartagena, avec les forcados de Chamusca. L'après-midi, toros de La Quinta pour El Cid, Manuel Escribano et Diego Silveti.

TERRES TAURINES SUR TWITTER

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TOROS Y SALSA


Pour Toros y Salsa : samedi 7 septembre toros de Torrestrella pour Padilla, Fandiño et Jiménez Fortes. Dimanche 8 deux toros de Victorino Martín, deux de Fuente Ymbro et deux de Garcigrande pour Morante et Castella.

FERIA DU RIZ À ARLES

Jeudi 5 septembre, novillada sans chevaux nocturne avec des erales de Tardieu et les élèves de l'École taurine d'Arles. Vendredi 6, novillos de Dos Hermanas pour César Valencia, Francisco José Espada et Lilian Ferrani. En nocturne, second Championnat d'Europe des recortadores. Samedi 7 corrida goyesque, toros de Domingo Hernández pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista. L'amphithéâtre sera décoré par l'architecte Rudy Ricciotti. Dimanche 8 au matin, corrida portugaise, toros de Gallon pour Fermín Bohórquez, Joao Moura fils et Ginés Cartagena, avec les forcados de Chamusca. L'après-midi, toros de La Quinta pour El Cid, Manuel Escribano et Diego Silveti.

EXPO PERMANENTE
DE TERRES TAURINES À LAS VENTAS


Devant un public fourni et en présence de nombreux ganaderos, l'exposition consacrée au toro au campo par Terres Taurines a été inaugurée hier midi par André Viard. Installée dans la galerie du Tendido 2 elle restera accrochée durant toute la temporada. Parmi les toros exposés, entre ceux de Miura, Adolfo Martin, Prieto de la Cal, Barcial ou Cuadri, quatre ganaderías françaises sont à l'honneur : Blohorn, Margé, Scamandre et Francine Yonnet. Au fil de la saison, de nouveaux élevages seront présentés, afin de montrer la diversité des paysages et des encastes qui sont la richesse des terres taurines.


TOUTE LA TEMPORADA DU SUD-OUEST

Programme complet de sa temporada dans le Sud-Ouest. Voir programme. Voir numéros de réservations.


FERIA DE CARCASSONNE

L’association "Carcassonne Toros" a annoncé les élevages retenus pour la Féria 2013 : vendredi 30 août, corrida mixte d’Aguadulce (rejon et forcados, 2 novilleros à pied ), samedi 31 août, novillos de Cebada Gago, dimanche 1er septembre, novillos de Miura.


DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






































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