Dimanche 9 septembre 2012

L'Edito

 

LA ANCIANITA
En 1667, la Cofradía de la Virgen del Castañar, demanda l'autorisation à doña Teresa Sarmiento de la Cerda, veuve du Duc don Juan Manuel I, mort au service de son Roi en combattant les turcs à Budapest, de faire monter quelques toros à côté de la modeste chapelle où l'on vénérait l'image de la Vierge, afin de participer au financement du sanctuaire qu'ils comptaient lui dédier, en un lieu aux réminiscenses magiques, qui dès avant le christiannisme était le coeur spirituel de toute la région.
Voir édito



Actualité
ARLES : MENDOZA ET JUAN BAUTISTA A HOMBROS

Corrida goyesque; deux toros de Capea pour Mendoza (silence et deux oreilles) et quatre Victoriano del Rio pour Juan Bautista (deux oreilles et silence) et Manzanares (salut et division). A pied, les toros n'ont pas aidé les toreros, sauf le premier, ils se sont révélés incommodes à divers degrés.
La public arlésien bouda un peu Mendoza auquel il n'a pas pardonné de faire légèrement toucher Viriato et Pirata puis carrément de faire tamponner Icaro. Les deux oreilles du quatrième sont à mettre au compte d'une mort spectaculairement fulgurante.
Le second vint au cheval avec promptitude mais ne s'y employa pas totalement. A pied il découvrit la nuque et finit les passes en propulsion sur les postérieurs mais sans se départir d'une pointe de violence qui assura la transmission. Appuyé dans le registre émotionnel par le concerto d'Aranjuez, chanté en français, Juan Bautista livra une faena intelligente et inspirée qui connut son acmé une fois la violence maîtrisée. Entière. Deux oreilles. Le cinquième se défendit et sortit seul des piques. Il arriva entier à la muleta où il se montra brusque et court, avec tout l'avant qui revenait dans les pieds. Reprenant pertinemment des pas entre chaque suerte Juan Bautista s'appliqua à lui imposer son pouvoir par le bas. Il livra une vrai bataille et finit sur des séries plus sereines, notamment à gauche. Entière. Descabello. Silence.
Le troisième prit la pique avec plus de nerf que de bravoure. Il mit la tête mais avec une brusquerie qui le rendit incertain et collant. De plus il dodelina méchamment de la tête du coté droit. Manzanares bredouilla un peu sur la droite puis se centra mieux à gauche. Pour ne plus lâcher la tête , ce qui est la clef de son toreo, il fit l'effort de réagir offensivement en avançant encore plus la muleta et, au prix de situations tendues, réussit à connecter avec le public. Il tua laborieusement de pinchazo, entière horizontale et deux descabellos. Salut avant de se retirer visiblement très mécontent de sa performance. Le sixième poussa avec continuité, sans coup de tête parasite, mais ne confirma pas ces bonnes dispositions. A pied il donna l'impression de savoir qu'il oubliait quelque chose au moment de la juridiction. A court de compétition Manzanares n'a pas retrouvé toutes ses marques et ce n'est pas des adversaires comme ceux du jour qui vont l'aider à se refaire une santé. Comme à son premier, il aguanta stoïquement toutes les coladas et les œillades vers le dedans pour finir sur une note de domination lors d'une faena plus de mérite que de plénitude artistique. Les avis se divisèrent après une petite déroute au descabello. ¾ d'arènes. Cœurs, cantatrice solo et pena Chicuelo au top. Géniale décoration de Loren, minimaliste et efficace, la plus torera à ce jour.
Frédéric Pascal. Voir galerie Elsa Vielzeuf.

DAX : TROIS OREILLES POUR FANDIÑO

Après ceux de Mont de Marsan et Bayonne, Ivan Fandiño a conquis le public dacquois face aux toros de Fuente Ymbro. Une corrida bien présentée et globalement brave au cheval. Face à un bon lot, Fandiño alterna toreo dominateur et séquences templées, démontrant une progression constante. Il coupa l'oreille de son premier et les deux de son second. Bon fut également le premier du Cid qui répéta avec alegría, ce dont le torero profita mieux à droite qu'à gauche. Son quatrième fut plus compliqué. Le premier de David Mora ne collabora à aucun moment et l'effort du torero pour le faire embister fut méritoire. Le dernier fut en revanche excellent et Mora le toréa avec sûreté et bon goût, mais l'épée trop basse lui fit perdre le bénéfice d'une seconde oreille possible. Et il n'en coupa donc qu'une. Arènes pleine, sans no hay billetes.
J.R. Voir galerie Roland Costedoat.

ARLES SAMEDI : BORJA JIMENEZ A HOMBROS

Novillada de « Dos Hermanas » (Patrick Laugier) présentée comme une corrida de toros, impressionnante, haute d'épaule, et, de ce fait, peu portée à mettre la tête en bas. Donc globalement âpre, mais qui s'est sauvée par deux exemplaires de grande classe dans la muleta, les troisième et sixième, et un de classe intermédiaire, le cinquième, qui eut la chance de croiser le chemin d'un novillero en net progrès, Borja Jimenez, qui a su en sortir la quintessence et lui gagner une vuelta posthume. Les deux premiers sont sortis faibles et ont protesté au troisième tiers.
Gonzalo Caballero n'a pas touché le bon lot. Avec le premier faible et protesteur, il livra une petite faena sans trouver le rythme. Silence. Il se centra mieux au quatrième qui chargeait au galop mais se retournait court en faisant revenir tout l'avant de corps sur les zapatillas de son matador. Vuelta.
Borja Jimenez, dont on connaissait le courage et l'engagement, a fait la preuve d'une technique désormais bien assimilée et garante de nouveaux progrès. Il coupa l'oreille du linéaire mais fade second et les deux du cinquième, qui fut honoré de la vuelta posthume en dépit d'un combat anodin au cheval mais que rattrapa un zelle spectaculaire mais incommode a la muleta.
Morales Balti, manque de rodage. Le troisième demandait une muleta très expérimentée et celle de l'arlésien fut trop scolaire. Silence. Il se racheta au dernier avec lequel il se centre vite et au quel son allonge naturelle premit de lier des séries des deux mains. Il perdit l'oreille aux aciers. Vuelta. Frédéric Pascal.

JEAN-LUC LAFITTE EXPOSE À NÎMES

Jean-Luc Lafitte exposera son travail de peintre à Nîmes pour Les Vendanges à la Pena Pablo Romero, aux côtés de Sophie Laguerre qui exposera pour sa part des photos. Voir site. (Cliquer sur la guitarre).

"TOROS DE FRANCE" POUR LE PRÉSIDENT BLOHORN

Les résultats du Concours Toros de France 2012 qui mettait en compétition huit élevages français sur autant de corridas de toros ont été rendus public ce vendredi 7 août, à l'issue de la novillada d'ouverture de la Feria du Riz. Ont participé au concours : Vergèze (Yonnet), Saint-Martin de Crau (Pagès/Mailhan), Palavas (Margé), Alès (Blohorn), Vic Fezensac (La Cruz - Granier), Mauguio (Las Dos Hermanas -Laugier), Eauze (Jalabert Frères), Mimizan (Camino de Santiago - Darre). L'élevage triomphateur de l'édition 2012 est la ganaderia Blohorn, lidiée le 20 mai 2012 à Alès, qui présentera une corrida de toros pour la Feria de Pentecôte 2013 à Vic-Fezensac (32). Le meilleur toro de la compétition appartient à la ganaderia Pagès/Mailhan, lidié le 28 avril 2012 à Saint-Martin de Crau, portant le n°843 et de nom Pouderoso. Le meilleur lidiador du concours est le matador de toros Juan Del Alamo pour sa prestation à Mimizan, le 25 août 2012 face aux toros de Camino de Santiago. Tous les résultats détaillés sont consultables sur le site internet de l'AEFTC : http://www.torosdefrance.com.

DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.

OPUS 40 EN KIOSQUES

L'opus 40 de Terres Taurines sera en kiosques sous peu sous le titre :
Éloge de la solitude. À l’opposé de la complaisance chaleureuse de ceux qui vivent en troupeau, il faut, écrivait Nietzsche, rechercher la solitude des cimes. Cette solitude des cimes, c’est dans les profondeurs de la marisma que Paco Ojeda la chercha, et qu’il la cultive encore, trente ans après l’été 1982 au cours duquel il repoussa les limites du toreo de Belmonte. C’est là que nous l’avons rencontré. Au sommaire également, Juan Leal "À parité égale", Gabin "La caravanne passe", "Éclaircie à Hernandinos", Ivan Fandiño "Le temps retrouvé" , et la suite de la saga Cuadri : Les origines de la légende, Pepe Limeño, quand le monde était monde, Puerta Camino, consécration.... et bien sûr "la balade des egos meurtris" sur la confrontation José Tomas Juli.

GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 

























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