Lundi 26 septembre 2011

L'Edito

 

FOURCHES CAUDINES
Au-delà du triomphalisme bien sûr prévisible de la clôture barcelonnaise, au-delà du sentiment de colère éprouvé par ceux qui y ont assisté, ce qu'il ne faudra jamais oublier est que des nationalistes cyniques ont obligé le peuple du taureau à passer sous ses fourches caudines.
Voir édito.

Actualité

BARCELONE : TOUS A HOMBROS POUR LA DERNIÈRE

Deux oreilles à chacun pour José Tomas et Serafin Marin. Sauf le premier de José Tomas, brave et à la trajectoire généreuse, la corrida du Pilar est sortie haute d'épaules, juste de force et maniable, mais sans jamais se livrer à fond. Les premier, quatrième et dernier finirent insipides; les troisième et cinquième compliqués. Juan Mora salut aux deux. José Tomas: deux oreilles et salut. Serafin Marin: salut et deux oreilles.
Haut de garrot comme ses frères le premier eut du mal à baisser la tête. Il fit l'avion dans les leurres mais sans « humilier » complètement. Il poussa avec continuité mais sortit seul. Peu exigeant, il se laissa tromper et donna un douzaine de charges vibrantes, puis, par manque de fond, coupa ses élans et tourna insipide. Mora se hissa au niveau de sa faena madrilena de l'automne 2010, lors de trois séries superbes. A ce moment, il eut deux oreilles dans la main mais il ne tua pas. Il perdit une première oreille en donnant deux séries complémentaires qui baisèrent de niveau. Sa malchance à l'épée fit s'envoler la seconde. Salut. Le quatrième resta dans le caparaçon dans une belle attitude mais sans pousser avec conviction. Il arriva à la muleta sans mobilité et, évidement sans pouvoir répéter. Il finit insipide. Mora additionna les passes de qualités, sans pouvoir les lier, en dépit de sa volonté de laisser l'étoffe sous le mufle de son adversaire. Il tua bien. Salut.
Le second baissait la tête un mètre avant d'arriver à juridiction. Il poussa généreusement au cheval, où il fut épargné pour avoir montré quelques signes de faiblesse. Il ne confirma sa grande bravoure qu'au troisième tiers, où il chargea tête au raz du sol, sur une belle profondeur, ne se retournant qu'après que le dernier poil de sa queue eut défilé devant son matador. Corps impavide et balancement du bras dans une géométrie d'épure, José Tomas l'entreprit d'entrée à la naturelle. Suivirent quatre séries de la même main, toutes de plus de quatre passes, techniquement parfaites et lourdes de sentiments. Formidablement en osmose avec le tempo du toro chaque série parut meilleurs que la précédente. Dans le cas de José Tomas même les passes d'ornement sont données avec tant de pureté et d'abandon qu'elles paraissent réinventées; c'est ainsi qu'il finit de mettre les gens debout avec quatre molinetes liés à un pecho d'anthologie. Il tua d'une entière basculée au ralenti sur le garrot qui libéra une pétition d'une ferveur et d'une unanimité telle qu'on ne comprend pas sur quel critères le Président put lui refuser la queue. D'autant moins qu'au sixième toro il accorda deux oreilles à une bonne faena mais d'une transcendance autrement moindre. Lente et émouvante vuelta du torero et bronca à l'autorité. Le cinquième mit les reins sous le fer mais se montra âpre à droite et exigeant à gauche, où il fallait s'étirer au maximum pour ne pas le retrouver dans ses chevilles. Au centre de la piste, muleta dans la main gauche José Tomas assura sa domination par naturelles longues et templées. Après quoi il put aussi obliger son adversaire à s'exécuter à droite, mais sans pouvoir lier. Une mise à mort en trois voyages le priva de l'oreille. Salut.
Le troisième poussa avec plus de nerf que de bravoure. Tête basse mais trajectoire difficile à maîtriser, il ne répéta pas. Muleta valeureusement avancée Serafin Marin réalisa une faena, principalement droitière, irrégulière en qualité. Salut après une entière légèrement tombée. Le dernier poussa de biais dans le peto. Il donna des charges exploitables, mais sans classe et finit fade. Serafin Marin parvint à le faire répéter à droite lors d'une copieuse faena, qui, pour méritoire qu'elle fut, ne prétendait pas rivaliser avec le niveau de celle de JT. Pourtant, après un beau volapie, le Président la récompensa du même prix: deux oreilles. Arènes pleines. Même ambiance survoltée que la veille. Final émouvant, voyant les trois toreros inconfortablement ballotés par les costalleros dans tous les diamètres de la pistes avant d'être sortis à la rue pour rejoindre leurs hôtels portés par les mêmes enthousiastes. Frédéric Pascal.

BARCELONE : TOUS A HOMBROS

Aux cris de « libertad, libertad ! » la monumental de Barcelona a porté ses toreros vers le succès et les a promené à hombros dans les rues de la ville jusqu'à leur hôtel. Pour en arriver à ce résultat, Morante a du offrir un sobrero de Juan Pedro Domecq; car la corrida de Nunez del Cuvillo, à part le bon second, a souvent cherché les planches et n'a collaboré que sur trois pattes. Ce n'est qu'au talent des trois matador que l'on doit le score flatteur de 9 oreilles coupées. Morante, silence, sifflets, deux oreilles au sobrero. Juli deux oreilles et oreille. Manzanaes deux oreilles et deux oreilles.
Le premier mit la tête à mi hauteur dans le caparaçon et chercha les planches à la sortie du châtiment. A pied, soumis par le bas, il dodelina de la tête sans finir ses trajectoires et protesta en relevant les cornes sur les sorties données à mi_hauteur. Il se décomposa après trois séries. Morante prit les trois séries avec classe puis abrégea. Entière. Silence. Le quatrième sortit seul de la pique, puis humilia sans classe ni style et crocheta violemment chaque fois qu'il put la garder haute. Morante l'aborda par statuaires où il dut rompre après s'être fait accrocher la muleta. Il prit l'option de se défendre par le bas mais il le fit en touchant trop les oreilles de son adversaire qui ne demandait que ça pour couper ses élans. Aciers en main il finit laborieusement sous les quolibets du public. Sifflets. Pour se rattraper il offrit un septième toro (Juan Pedro Domecq) qui sortit faible docile et fade. Il poussa avec classe mais sans puissance sous le fer et porta humblement la tête dans le bas des leurres. Menton dans la poitrine, Morante compensa son manque de sel par sa toreria. Il livra une faena courte, de quatre séries denses de passes liées. Il prit l'épée de mort, compléta par une série de naturelles et quelques remates sentis avant de s'appliquer à porter une entière efficace. Deux oreilles. Aux banderilles il avait invité ses compagnons de cartels à banderiller, El Juli: athlètiquement , Manzanares: al violin, Morante: en la ley. Un grand moment !
Une fois ses appuis assurés, le second poussa avec classe tête basse, reins et arrière train engagés, perpendiculairement au peto et en appuis sur les quatre sabots. C'est à dire dans l'attitude qui laisse espérer des charges longues et claires. Il ne déçut pas cet espoir et, de plu,s découvrit lac nuque pour armer ses coups et charger chanfrein parallèle au sol. Il dura toute la faena en donnant des charges toujours plus profondes. Juli, dont la force est de se grandir dans l'adversité, sait aussi s'accommoder de tels collaborateurs. Il commença sa longue prestation par des muletazos de plus en plus profond, puis se laissa aller à son inspiration lors d'improvisations bienvenues et toujours maîtrisées. Entière. Descabello. Deux oreilles. Le cinquième sortit pattes en avant. Il tenta de soulever le cheval sans pousser. Il ne se livra que du bout des cornes et ne répéta jamais. A gauche il mit les reins, tête basse, mais sans sortir du passe par le bas. A droite il pesa sur l'homme et pivotait en faisant revenir toute la longueur de son cou en avant. Lors d'une longue faena, Juli donna toute la mesure de son pouvoir. Il assura sa domination par naturelles, meilleures de série en série, et finit par obliger son adversaire à passe aussi du coté droit. Entière. Une oreille.
Le troisième sortit seul par trois fois du châtiment et afficha un claire préférence pour l'abri à la porte des toriles plutôt que le combat au centre du ruedo. Proteston et décentré, il eut la chance de tomber sur un torero génial, qui sut lui présenter le leurre à l'endroit précis qui annihilait toutes ses velléités de contestation. Le temple envoutant de Manzanares en fit presque un collaborateur zélé. Pour finir, dans le terrain compromis des toriles, Manzanares le gratifia d'un recibir torée comme un pecho en laissant les cornes défiler le long des fémorales des deux jambes. Le colorado sixième mit les reins, tête basse dans le peto. Il fit de même dans la muleta, mais avec le défaut de peser de plus en plus fortement sur l'homme au fil des passes. Manzanares résolut le problème en l'obligeant à répéter sans relever la tête entre les suertes , transformant les passes en séries en passe unique, pivotée sans lâcher son emprise sur la tête du toro. Il clôtura par un autre recibir parfait. Deux oreilles. Public survolté. ¾ de plazza. Final euphorique des trois toreros emportés dans la rue par la foule. Frédéric Pascal.

ARLES FÊTE LA BOUVINE LES 7, 8 ET 9 OCTOBRE


Arles organise la Finale du championnat de France de course camarguaise, 60 ème anniversaire du Trophée Taurin La Provence - Midi Libre.
Vendredi 7 et Samedi 8 Octobre Aux Corrales d’Arles à partir de 10h (entrée gratuite)  :
-   Des ateliers avec les Gardians , le Parc de Camargue, les Razeteurs, les Exposants, les Eleveurs, les Manadiers.
-   Des rencontres dans les arènes avec les Razeteurs qui ont fait l’actualité taurine durant toute cette saison.
-   Des courses camarguaises avec les meilleurs Razeteurs des Ecoles Taurines de Provence et du Languedoc.
Dimanche 9 Octobre
- A 11 h, festival d’abrivado sur le boulevard des Lices.
- Aux arènes à 15h Finale du 60ème anniversaire du Trophée Taurin La Provence- Midi Libre. En piste, les 14 meilleurs Razeteurs du classement, et les Taureaux : Géricault (Chauvet) - Embrum (Nicollin) - Athor (Daumas) - Guépard (Cuillé) Garlan (les Baumelles) - Valmont (Lautier) -  St Rémois (Fabre Mailhan) Parmi ces taureaux, le meilleur de l’année, le fameux « Biou d’Or » qui sera élu au matin du 2 Octobre. Prix des places de la course camarguaise : à partir de 15 €. Location : Arènes d’Arles 0891 70 03 70.
www.arenes.arles.com

CLÔTURE DE TEMPORADA À AIRE

Le 23 octobre, avec la collaboration de la Junta des Peñas Aturines qui accueille les clubs Taurins Paul Ricard, pour leur journée annuelle, Hubert Yonnet organise une corrida avec ses toros. Au programe, six toros de Hubert Yonnet pour Javier Castaño, Mehdi Savalli et Manuel Escribano.

TOUTES LES GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 









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