Lundi 12 septembre 2011

L'Edito

 

VIC GARDE SA FERIA
Devant les protestations d'une partie de sa population lassée par les excès en tous genre qu'elle doit déplorer durant les quatre jours de feria, Michel Sanroman, maire de Vic, avait convoqué hier un référendum local pour décider de la poursuite ou de l'abandon de cette dernière.
Voir édito.

Actualité

ARLES : TRIOMPHE DE MORA ET MAYALDE

Avec vingt-quatre piques, prises avec plus ou moins de gloire, et deux dépouilles honorées de la vuelt al ruedo, cette corrida concours 2011 est à considérer comme un bon cru. Sauf le dernier, un sobrero de Lopez Gigaba, tous sont allés quatre fois au cheval avec plus ou moins d'alegria et de classe, mais toujours en s'améliorant d'un assaut à l'autre. Le Conde la Corte s'arrêta après le premier tiers. Le Cebada Gago finit fort et exigeant. Le Conde de Mayalde fut ideal pour le torero. Le Dolores Aguire humilia suffisamment. Le Yonnet manqua d'explosivité. Le Tardieu fut renvoyé pour boiterie et le Gigaba fut âpre et violent. Rafaelillo: division et deux vueltas. Julien Lescaret: silence et salut. David Mora: deux oreilles et vuelta.
Le Conde la Corte vint au cheval quatre fois en partant au galop de loin. Il mit les reins par impulsion dans un bon style. Malheureusement il laissa toutes ses forces dans l'épreuve et finit arrêté au troisième tiers. Rafaelillo géra l'affaire en cours et se fit siffler au descabello. Le Dolores Aguirre vint de loin, quatre fois, et poussa en engageant les postérieurs. A pied il confirma ces bonnes dispositions . Il attaqua le leurre tête humblement baissée et répéta les charges sans relever la tête dans l'entre deux. Il ne perdit de mobilité qu'en fin de parcours. Rafaelillo montra qu'il savait toreer classiquement, puis exploita la mobilité déclinante avec le toreo défensif qui fait son succès avec les corridas dures. Entière bien portée et grosse pétition, légitime. Inexplicablement le palco refusa l'oreille. Deux vuelta chaleureusement fêtées pour le torero et bronca à l'autorité.
Le Cebada Gago joua de la corne dans le peto, où il revint trois fois avec des fortunes diverses et sans être vraiment châtié. Il arriva vert dans la muleta. Tête à mi hauteur il exigea beaucoup et ne se laissa tromper que dans bon tempo. Cela étant, il répéta chaque fois que la muleta lui fut présentée en avant. Lescaret lia vaillamment les passes, mais avec une pointe de fébrilité dans les déplacements. Il tua mal. Peu habile à décerner les tendances majoritaires du public, le président cru devoir octroyer une vuelta à la dépouille, qui ne s'imposait pas, et dont la pétition était ultra marginale. Le Yonnet vint benoitement au cheval quatre fois. Il poussa mollement, tout comme il prit la muleta. Baisser la tête lui coutait énormément, si bien qu'il la garda toujours haute c'est à dire à la hauteur des yeux de son matador. Du haut de ses 160 cm, Lescaret eut bien du mal à lui faire plier le cou. Il n'obtint que des simili-charges courtes et indécises. Entière tendue. Salut.
Le Conde Mayalde montra sa classe dès le capote, où il donna de longues charges claires. Quatre fois il s'élança de loin, spectaculairement,et avec un galop allègre vers le cheval; mais quatre fois il sortit seul. Ce fut son seul défaut, sans ça il était d'indulto. Il fut idéal pour le torero. Généreux mobile, vibrant, il combattit jusqu'au bout avec abnégation et loyauté. Tête basse, il fit l'avion dans la muleta, répéta inlassablement et mourut en brave au centre de la piste. Mora confirma sa trajectoire ascendante en ne laissant pas échapper cette chance de triomphe. Geste ample et classique, il sut se hisser à la hauteur de son opposant, qu'il tua d'un somptueux volapie. Deux oreilles. Vuelta au toro. Le Tardieu fut renvoyé aux corrales pour boiterie. Le sobrero de Lopez Gigaba sortit pattes en avant et freins serrés. Il garda la tête haute sous le fer et ne s'améliora pas au second assaut. Il arriva à la muleta indécis, tardo et violent. En appui défensif sur les antérieurs, il ne consentit à lâcher les freins que pour donner de brusques fusées, difficilement contrôlables. Mora, qui n'a pas fait ses gammes avec des adversaires en sucre, ne se laissa pas impressionner par tant de malveillance. Main basse et muleta en avant, il traga les areones sans broncher lors d'une faena courte et intense. Une nouvelle fois, il tua avec brio. Il aurait largement mérité une oreille suplémentaire, que le Président, décidément mal inspiré, refusa de lui accorder. Vuelta.
Le prix du meilleur toro a été attribué au Mayalde. Le prix du meilleur picador est allé à Juan José Esquivel, qui piqua le Dolores Aguirre. Le prix du meilleur toero est allé à Davis Mora. Nuages bas. 1/3 d'arene. Présidence à contre temps. Frédéric Pascal. Voir reportage Elsa Vielzeuf.

DAX : "AFICION INDIGNÉE"

Le manque de caste et de présentation du lot de Victoriano del Río a empêché toute possibilité de succès aux trois toreros qui ne purent que limiter la casse, le Cid s'en sortant un peu moins mal que ses compañeros car il fut mieux servi. Morante offrit toutefois des détails de classe et le Juli ne baissa jamais les bras. Mais le public, dont la prise de conscience s'avèrera à la longue salutaire, ne retint que cet ultime lot mal présenté et n'entra jamais dans aucune des faenas. Au cinquième toro puis à la fin, une banderole a été brandie dans les tendidos sur laquelle on pouvait lire "Aficion indignée", laquelle a été ovationnée par l'ensemble du public qui décerna une énorme bronca finale à l'organisation. La temporada dacquoise s'achève donc dans un climat délétère qui laisse entrevoir des lendemains compliqués sans que nul ne semble être en mesure, à l'heure actuelle, d'ébaucher un début de solution à ce qui peut être considéré comme la fin d'un système. Deux éditos publiés en août ont déjà traité de ce sujet et ils sont encore plus d'actualité aujourd'hui : Croisée des chemins et Effondrement du DaxPuissent-ils être considérés comme une contribution constructive à la réflexion qui doit être menée. Voir reportage Roland Costedoat.


FERIA DU RIZ À ARLES

Les cartels de la feria du Riz à Arles sont les suivants : vendredi 9 septembre à 17 heures 30, novillos de Margé pour López Simón, Javier Jimenez et Juan Leal. À 21 heures 30, novillada non piquée, erales de Tardieu. Samedi 10 septembre à 17 heures 30 : Corrida Goyesque, toros de Zalduendo pour Morante, El Juli et Juan Bautista. Dimanche 11 septembre à 11 heures, corrida de rejoneo : toros de Martelilla pour Joao Moura hijo, Manolo Manzanares et Samuel Lupi. À 17 heures, corrida concours : toros du Conde de la Corte, Cebada Gago, Conde de Mayalde, Dolores Aguirre, Hubert Yonnet et Tardieu pour Rafaelillo, Julien Lescarret et David Mora. Renseignements au 0 891 70 03 70 et www.arenes-arles.com.

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FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

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Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

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