beziers
Arles
Dimanche 20 septembre 2009

L'Edito

La photo

DON BULL SE DEGONFLE

Si l'on veut voir le bon côté des choses, on préfèrera penser que le Juli, Fandi et Rivera Ordonez ont pris conscience, de leur erreur initiale et qu'ils ont réalisé que la Feria de Don Bull n'était qu'une vaste fumisterie... Voir édito.

Actualité

NÎMES : OREILLE POUR ESPLA ET PONCE QUI PINCHE LES DEUX DE SON SECOND

La corrida de Juan Pedro Domecq à offert six exemplaires maniables. Deux justes de force et fades, les second et cinquième. Deux collaborateurs: les premier et sixième. Et deux avec cette pointe de sauvagerie qui fait les « toros artistas », les troisième et quatrième. Espla : salut et oreille. Ponce: oreille et vuelta. Aparicio: silence aux deux.
Le premier plongea sous le peto pour pousser avec les reins et le train arrière, mais sans puissance. Outre son manque de moteur il n'eut que le défaut de tricoter un peu de la corne vers le bas en fin de passe. Espla lui fit une faena de sénateur qui comporta plusieurs séquences de qualité. ½ lame. Deux descabellos. Salut. Rêche et court dans les capes, le quatrième sortit seul de la première rencontre, puis bagarra hargneusement, mais sans malice, sous la seconde. A pied, il prouva à ceux qui vilipendent injustement cet encaste qu'il y a chez Domecq plus que chez bien d'autres ce fond de sauvagerie qui fait les taureaux vrais. Il se montra intransigeant envers lui même et cruel mais loyal envers l'ennemi, c'est à dire paré des qualités guerrières des grandes lignées aristocratiques. Espla ne s'y trompa pas et ne lui laissa aucune marge de manoeuvre. Pour le soumettre, il le travailla uniquement par le bas lors d'une première partie de faena classique et  puissante. Ce traitement usa le domecq qui tenta une échappée vers le toril. Espla l'y accompagna et leva intelligemment la main pour relâcher sa pression et obtenir encore de la charge. Il tua habilement de ¾ de lame efficace. Une oreille. Il banderilla sans forcer son talent.
Avec le lot le moins propice Ponce s'est offert un triomphe majuscule. Tête coincée sous le caparaçon, le second poussa de biais tous muscles tendus. A droite il baissa la tête chaque fois qu'on lui imposa mais trébucha aussitôt. A gauche il supporta mieux les trajectoires près du sol. A mi hauteur, à droite, et , par le bas, à gauche Ponce le soumit en quatre séries. Après quoi il fut se lâcher et monter son succès à base de virtuosités. Trincheras admirablement conduites, reprises sans rectifier la position, circulaires, etc, tout fut de la meilleure élégance. Il tua sans brio d'un pinchazo et d'une demi. Une oreille. Le cinquième fléchit après son contact avec le groupe équestre où il fut épargné. Faible à son arrivée dans la muleta, il ne supporta qu'un traitement à mi hauteur et des sorties franchement orientées vers le haut. A gauche il fléchit moins. Le temple inimitable de Ponce n'est pas étranger au fait qu'il ne soit pas resté court et qu'il ait duré un temps aussi long. Ponce livra un modèle d'interprétation allant crescendo, obtenant de son adversaire qu'il donne plus et mieux à la fin qu'au début; soit une évolution contre nature, qui est la marque authentique des créations humaines. Dame nature se vengea de l'affront par le biais du domecq qui, par cinq fois, coupa le chemin de l'épée d'un sec coup de tête ascendant. Toutes promesses de trophée envolées, il resta une vuelta de gala sous une grade et longue ovation.
De  rage, le troisième ne trouva pas ses appuis à la première rencontre, puis poussa droit avec des sursauts de sauvagerie. Cette particularité conféra à sa charge la fameuse étincelle qui génère l'émotion. Il répéta avec rythme des charges longues et vibrantes pendant la première partie de la faena puis s'éteignit progressivement. Particulièrement en verve à la cape Aparicio se mit en vedette  au premier tiers puis, tout en pratiquant un toreo de qualité, ne parvint pas à lier harmonieusement les passes à la muleta. Après deux pinchazos, il enfonça une entière habile. Le dernier attaqua le cheval par côté et tête en l'air. Juste de force, il trébucha sur les muletazos par le bas et ne se livra qu'imparfaitement à mi hauteur. Sans doute pour localiser toute la charge en aval de son corps, Aparicio n'avança jamais la main; ce qui peut avoir sa pertinence, mais c'est aussi une stratégie défensive qui ne favorise pas la domination et n'encourage pas l'adversaire à allonger sa course. La faena déclina inexorablement. Entière habile. Silence. Un peu plus de demi arène. Public tout acquis à la cause des deux vétérans.
Frédéric Pascal. Voir reportage Roland Costedoat

NÎMES : DEUX OREILLES POUR RUBEN PINAR

La corrida du Pilar a maintenu en permanence l'intéret de l'après midi. Composée de trois Moise Fraile aux vertus policiées et de trois El Pilar plus sauvages, elle a offert aux toreros la possibilité de triompher. Les plus complets furent les Fraile sortis en premier et troisième. Le lot de Talavante baissa un peu. Matias Tejela oreille et silence. Alejandro Talavante: division et une oreille. Ruben Pinar: orellle et oreille.
Le premier, de Fraile, poussa droit, perpendiculairement au peto, toute musculature engagée et tête basse, c'est à dire dans l'attitude qui laisse espérer des charges longues et claires, car le comportement du toro brave dans le peto est le même que dans la muleta, d'où l'intérêt de détailler le premier pour comprendre le second. Celui ci ne dérogea pas à la règle. A droite comme à gauche, il suivit avec abnégation toutes les déviations du leurre, singeant des ses cornes la figure de l'avion qui vire sur l'aile. Au delà des réserves que suscite son style rugueux et juvénile, Tejela sut en tirer bon parti et le tuer d'un beau volapié. Une oreille. Le quatrième, du Pilar, poussa avec fougue mais dans le plus total désordre. Une fois trouvé ses appuis il poussa droit mais tête haute. Incommode et court à gauche, où il relevait méchamment la tête à mi parcours, il se laissa plus facilement tromper à droite, mais finit avec les mêmes défauts. L'ayant vu âpre et sauvage pendant la lidia des banderilles, Tejela l'aborda avec prudence mais sans fermer la porte d'un amélioration toujours possible. De la sorte il obtint un répit de deux séries de qualité à droite puis dut composer avec le genio de son adversaire. Il tua bien et fut injustement protesté par la minorité agissante qui avait pris partie pour le Pilar.
Le second, du Pilar, poussa tête en l'air et en faisant chanter l'étrier. Il ne confirma pas ce mauvais style à pied, du moment qu'il n'était pas obligé de foncer tête baissée. A mi hauteur il se laissa faire avec bonté. Cette absence de danger apparent nuisit à Talavante qui fit la faena sobrement, sans trouver d'écho dans le public. Il tua mal. Division. Une fois ses appuis assurés, le cinquième, de Fraile, poussa sans mauvaise manière. A l'identique, dans la muleta il se comporta comme un toro parfaitement éduqué, sachant intervenir avec classe dans la conversation. Les déclarations border-line de Talavante le déroutèrent quelque peu et le propos s'enlisa. En depit de sa bonne volonté et de sa sincèrité Talavante n'en tira pas tout le parti possible. Il ne pesa pas suffisamment sur la charge mais coupa néanmoins une oreille.
Le troisième, de Fraile, se montra vaillant et classieu au cheval. En dépit d'une vilaine vuelta campana où tout son poids vint écraser ses disques vertébraux, il s'améliora encore au cours de la lidia. Insatiable consommateur de muleta, il donna des deux cornes de longues trajectoires, chaque fois plus profondes et émouvantes. L'entrain et la spontanéité de Ruben Pinar lui permirent de se hisser à son niveau lors d'une faena convenue mais menée sur un bon rythme. Une oreille. Le colorado dernier, du Pilar, poussa droit, perpendiculairement au peto, avec constance, sans économiser ses forces. Moralement il ne déçut pas les espoirs que ce comportement au cheval avait fait naître, mais il fut trahi par un physique limité qui le fit trébucher et économiser ses trajectoires. Pinar s'accommoda de sa charge réduite, cassant la taille il allongea le bras au maximum pour l'exploiter jusqu'au dernier millimètre. Une entière tombée ne le priva pas de l'oreille. 3/5 d'arène. Performance ganadera mal valorisée.
Frédéric Pascal

FERIAS DES VENDANGES DE NÎMES

La feria des Vendanges aura lieu à Nîmes du 17 au 20 septembre. Jeudi 17 toros de Yonnet pour Antonio Barrera, Salvador Vega et Mehdi Savalli. Vendredi 18 au matin, novillos de La Quinta pour Pablo Lechuga, Angelino de Arriaga et Thomas Duffau. Vendredi 18 toros de Garcigrande pour El Juli, Sebastián Castella et Miguel Tenderoqui confirmera l'alternative. Samedi 19 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Luis Francisco Esplá, Enrique Ponce et Julio Aparicio. Samedi 19 toros d'El Pilar pour Matías Tejela, Alejandro Talavante et Rubén Pinar. Dimanche 20 au matin toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla et Sebastián Castella, mano a mano. Dimanche 20 toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81.

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 











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