dimanche 18 septembre 2005


EDITO


LA FLAMME DU TOREO


En ces temps de standardisation du toreo et de nivellement de la critique (par le bas s'entend), il est réconfortant de voir surgir un torero qui, faisant fi de la mode et des impératifs de rentabilité, s'applique à toréer simplement comme chacun devrait le faire. Voir édito d'André Viard


ACTUALITE


NÎMES : OREILLE POUR MENDOZA

Triomphe de Mendoza
Corrida mixte matinale. Deux toros de Gutierrez Lorenzo, collaborateur le premier, manso le second, pour Pablo Hermoso de Mendoza  oreille et applaudissements, un d’Alcurrucen, brave et émouvant, et un toro de Lozano, anodin et court de charge, pour Manzanares  ; sifflets et silence.  Deux novillos colorados de Alcurrucen, manso sans malice le premier, manso et plus compliqué le second, pour El Cordobes fils, silence après avis et silence après deux avis. Comme hier le vent à gâché le spectacle. 
Mendoza na pas déçu ses fans, qui l’ont vu particulièrement brillant sur Chenel, face au premier Gutierrez.  
En lidia normale le premier  de Manzanares poussa avec hargne et classe, corne gauche plantée sous l’aisselle du cheval, lors d’une forte pique qui suffisait à son châtiment.. L’omnipotent président en jugea autrement et refusa la changement au maestro ! Ce matin, pour toreer, il y avait  autant à lutter  contre le vent que contre la bravoure de son adversaire.  Manzanares n’en dessina pas moins de très correctes passes où les difficultés dues aux conditions météorologiques mirent en évidence sa façon si particulière de se placer face aux toros... en se décroisant et en courant à la queue ! Lame habilement enfilée, et sifflets après échec du puntillero. Le Lozano sorti en cinquième se comporta sans brio face au groupe équestre. Manzanares profita de sa fraîcheur pour lier trois véroniques et une demie magistrales, mais se retrouva à la muleta à devoir composer avec une charge courte. S’étant abrité du vent dans les planches, il tenta, sans succès,  d’étirer les trajectoires. Il tua d’une opportune lame portée à la rencontre, où le toro s’enferra de lui même. Silence. 
Le premier novillo d’Alcurrucen  sortit craintif, tardo, fuyard et jetant les pattes en avant, mais sans malice et obéissant. Il confirma sa mansedumbre par quelques sauts de mouton et ruades dès la morsures du fer. L’aguante et le placement au plus près des cornes du jeune Cordobes, lui permirent de faire fi des caprices d’Eole. Il lia de remarquables séries droitières, sans se laisser découvrir, mais n’eut pas la même réussite à gauche. Le tout manqua un peu de brio et il perdit tout espoir de trophées en tuant mal. Silence après avis. Le dernier se laissa piquer alors qu’il arborait toutes les caractéristique du manso. Lui aussi obéit à toutes les sollicitations des leurres, en ne présentant que le défaut de garder la tête à mi hauteur. Pour avoir pris le parti de ne pas avancer la muleta, Cordobes se retrouva plusieurs fois menacé, mais sut se reprendre en fin de faena, où il réussit à s’étirer du coté gauche. Il tua comme un mauvais débutant et fut sanctionné de deux avis.  Silence. Belle entrée pour un matin, 5 à 6000 personnes. Vent  par  fortes rafales, beaucoup plus gênant qu’hier. 
Frédéric Pascal. Voir reportage Isabelle Dupin.

NÎMES : FERRERA PAR LA PORTE DES CONSULS


Jean-Paul Fournier et Daniel-Jean Valade remettent à Meca la médaille de la Ville de Nîmes et un trophée commémoratif
Toros de Samuel Flores, seul les premier et dernier se sont laissé faire, les autres furent passablement compliqués avec, dans ce registre, mention au lot de Denis Loré. Fernadez Meca silence après deux avis et ovation. Denis Loré silence après deux avis et une oreille après avis. Antonio Ferrera, oreille et deux oreilles.
Le premier lourd, haut et armé agressivement poussa avec entrain, mais sans trop de puissance, cornes dans l’alignement des reins. Il s’avança au galop, mais en manifestant quelques difficulté à baisser la tête dans la muleta. Le vent ne favorisa pas les prises de risques et Meca ne put s’exprimer qu’entre deux rafales. Entière tombée et pléthore de descabellos. Deux avis. Son second se laissa châtier, puis refusa le contact en tentant de se débarrasser de la hampe par de violents coups de têtes vers le haut. Légitimement, Meca se fit plus défensif qu’il ne l’aurait souhaité pour sa dernière apparition à Nîmes. Muleta très avancée, mais aussi corps disloqué et trajectoires exclusivement vers l’extérieur, il traça son chemin. Après tout, c’est ainsi qu’il a conquis la place qu’il abandonne aujourd’hui, alors pourquoi changerait-il au dernier moment une recette qui marche. Du reste s’il avait mieux tué il aurait sûrement coupé une oreille, mais ce n’est qu’après un pinchazo qu’il enfonça, en deux temps, une quasi entière perpendiculaire. Ovation.
Le pire lot  échut à Denis Loré. Tête basse son premier se laissa administrer de très ajustées véroniques. Au premier contact avec le picador, il se défendit de la tête, puis rua en rompant le second. Au sortir de plusieurs passages à faux aux banderilles, il arriva à la muleta assez avertit des intentions humaines. Main droite basse et avancée, Loré fit front sans se laisser distraire par les écart de la tête chercheuse du Samuel. Il construisit passe après passe une faena longuement exposée. Hélas, il joua de malchance à l’épée et au descabello. Silence après deux avis. Porteur d’une imposante armure, dont il finit par se servir de façon meurtrière, son second fit une sortie faussement placide. Il poussa avec classe mais en refusant de baisser la tête, puis s’avisa rapidement dans la lidia. Sur la seconde statuaire il dépoitrailla Loré puis  fit montre d’un fâcheuse propension aux coups en traître et bientôt à se défendre sur place en décochant de vilains coups de cornes vers le haut. A  force d’insister Loré réussit à prendre sa mesure, s’offrant même le luxe d’un cambio final à toro quasi arrêté.  Une mort sans brio par 1/3 de lame et descabello le priva du second trophée. Une oreille après avis.
Ayant reçut le meilleur lot en partage, Antonio Ferrera força vaillamment les voies  du triomphe. Son premier ne remata pas dans les burladeros et afficha un petit trot prudent tout en laissant traîner une corne gauche accrocheuse. Ces médiocres dispositions s’imposèrent  face au picador où il se défendit par le haut. Résolvant un à un les problèmes, tout en intégrant le paramètre Eole, Ferrera confirma son incontestable retour en forme. Avec un temple et une onctuosité dont il ne fut pas toujours coutumier, il lia en séries les derechazos sans se laisser émouvoir par le derote quasi permanent de son adversaire. Il laissa la jambe entre les cornes lors d’ un estoconazo d’effet  fulgurant. Forte pétition et une oreille chaudement fêtée. Le lourd et statique dernier  fut médiocre au cheval, où il se défendit de la tête. En lui donnant la bonne trajectoire Ferrera l’obligea à répéter  ses charges, réussissant avec lui la même performance qu’au précédent. Habile et inspiré, ne doutant jamais, il parvint, le vent calmé, à allonger  les charges lors d’une faena de qualité très appréciée du public. Il sortit bousculé d’un volapié engagé où il laissa une entière tombée qui suffit. La pétition insistante libéra les deux oreilles. Dans l’euphorie du final, plus personne ne se souvint de la médiocre prestation du Samuel Flores lors des deux premiers tiers, et il fut inconsidérément gratifié d’une vuelta posthume. 8000 personnes. Vent assassin. Ferrera aux anges au passage de la grande porte.
Frédéric Pascal. Voir reportage Isabelle Dupin.

LE SANTO TRIOMPHE EN ESPAGNE

Julien Dusseing "El Santo" a coupé hier trois oreilles à des erales de Ozcoz dans les arènes deAlcoriza, province de Teruel. Le Santo a réalisé une excellente faena face à son premier qui fut bon, et s'est considérablement arrimé face au second qui était compliqué. Son compañero de mano a mano, le zaragozano Lalana, n'a rien coupé.

SAINT-SEVER EN NOVEMBRE

Pour sa désormais traditionnelle novillada sans chevaux du 11 novembre, la Peña Jeune Aficion a retenu un lot d'erales de "El Añadido" (origine coquilla), pour Santiago Naranjo, El Santo, Israël de Cordoba et Juan Carlos Cabellos. Pour l'encierro, des toros "neufs" ont été retenus, et un concours de recortes est prévu pour l'après-midi. Programme complet cette semaine.

FIESTA CAMPERA À VIC FEZENSAC

Erales de Gallon pour Vic
Comme chaque année, le Club Taurin Vicois organise sa Fiesta Campera de clôture de la temporada. Au programme de la journée : 11 heures, trois erales de Gallon pour Juanito Ortiz, Escot Miguel (Espagne) et Santiago Naranjo (Colombie). Les deux meilleurs novilleros seront qualifiés pour l'après midi. 12 heures 30 apéritif musical et repas champêtre. 16 heures, quatre erales de Gallon pour Marco Leal, El Santo et les deux triomphateurs du matin. Entrée novillada : 18 € (matin + après-midi). Prix du repas : 16 €. Forfait journée : 25 €. Entrée gratuite pour les moins de 16 ans. Date limite d'inscription repas et forfait journée: Jeudi 15 septembre 2005. A l'issue de la novillada, remise des prix au bar "des amis du C.T.V". Location. ctv@clubtaurinvicois.com Samedi 17 septembre à 18h00 : Capea organisée par "la Querencia"

PLACES À CEDER

Pour samedi 17 septembre à Nîmes, à la corrida mixte du matin et à la despedida de Meca lors de la corrida de Samuel Flores du soir. Torils bas A, rang 1 (autrement dit en barrera).
clairegiuli@hotmail.com
Pour Nîmes également : 2 Toril Bas A 1er rang (barreras) pour la corrida mixte du samedi matin - 04.66.84.10.90

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

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