Lundi 25 août 2014

L'Edito

 

LE CALIFAT D'ALÉS

Toutes proportions gardées, le président du CRAC me fait irrémédiablement penser à cette baudruche pitoyable qu'est le chef du groupe islamique armé Boko Haram, Abubakar Shekau, qui vient de proclamer un "califat islamique" à Gwoza, une ville du nord-est du Nigeria.

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Actualité
BILBAO : OREILLE POUR EL CID, DÉCEPTION DE VICTORINO

Un peu plus d'un tiers d'entrée pour voir la dernière de La Semana Grande à charge de Victorino Martin. Ce sera une prestation en demi teinte autant des Albaserradas que des Matadors. Seul le Cid obtiendra un trophée en reconnaissance de son relâchement et de ses efforts.
Le premier d'Urdiales a un comportement à la cape ne permettant pas de briller. Le toro s'emploie peu sous une première pique traserita. La seconde est pour la forme sans mise en suerte. Le bicho aplomado est attiré par les barrières. Brindis TV. La faena débute dans l'incertitude du aux embestidas irrégulières avec derrotes et coladas que la Maestro a du mal à canaliser. Quelques naturelles isolées apportent une signature personnelle. Coincé dans la querencia du toril Urdiales met un terme à ses efforts. Pinchazo et entière contraire. Sifflets au toro. Palmas et salut au tiers.
El Cid débute avec un exemplaire montado, fin et très armé auquel il sert des véroniques limpides et applaudies. Delantales pour mener au cheval. Le toro s'y emploie sous une pique traserita. Quite par delantales très a gusto et demie d'El Cid. Sans être spectaculaire la seconde pique est bonne de part et d'autre de la hampe. Quite par deux delantales et demie de Bolivar. Dans la muleta l'animal ne s'engage pas, sortant des muletazos soit la tête haute soit par le bas en se retournant vite. Le trasteo du Cid est méritoire. Le Victorino est menteur et El Cid réussit quelques muletazos sur les deux cornes. 1/2 lame tentida. Descabello. Palmas au toro. Ovacion et salut au tiers.
Le troisième toujours bien présenté, humilie museau dans le sable mais sans engagement, la cape de Bolivar se limitant à le mener au centre. Pique en arrière et de coté, le bicho restant immobile dans le peto. Le toro retourne avec allant et de loin pour une deuxième pique toujours trasera et s'immobilise à nouveau. Quite par delantales laborieux d'Urdiales. Raul Adrada salut justement en Banderilles. Brindis au public. Bolivar cite de la main gauche au centre et de loin. Le toro prend le dessus. A droite il n'arrive pas à trouver la distance et le rythme. Il opte pour une bagarre appréciée du public. Le bicho révolté ne laisse plus rien passer. La faena se termine à l'avantage du Victorino. Entière caida et tendida. Quelques palmas au toro. Silence.
Le cuarto superbe de présentation donne une rouste à un espontaneo inconscient qui tente de le passer avec un blouson. Le toro est mal piqué, d'abord de coté, puis en arrière. Urdiales débute en se replaçant entre chaque passe. A gauche, muleta armée, le Maestro est rapidement mis en difficulté. Le bicho est menteur des deux cotés. Macheteo por la cara à l'ancienne. Pinchazo et entière dans la croix d'effet rapide. Sifflets au toro. Palmas et salut au Tiers.
Le quinto permet un capoteo serré par delantales d'El Cid. Le Victorino s'élance de loin pour la seconde vara mais ne se grandit pas sous le peto. Quite de Bolivar par véroniques. Brindis TV. El Cid avec une confiance visible prend la gauche. Il cherche le bon rythme sur les deux cornes et le trouve surtout en deuxième partie de faena même si Le toro n'a pas un final de passe complet et en sort la tête haute. El Cid est relâché et confiant. Entière en bonne place. Oreille. Palmas au toro.
Le dernier est un tio superbe, abanto auquel Bolivar arrive finalement à donner des véroniques et demie dans les medios. Mal piqué le bicho perd en vivacité mais conserve une belle embestida. Brindis TV. Bolivar cherche longuement le temple pour confirmer les embestidas vues précédemment. Il y arrive dans quelques muletazos des deux cotés et plutôt en deuxième partie de faena à gauche, sans jamais vraiment se confier. La faena se prolonge plus que de besoin. Avis. Pinchazo hondo tendido. Metisaca en bajonazo. Palmas au toro. Silence.
L'Aste Nagusia 2014 se termine sans un no hay billetes et sans une salida a hombros d'un Matador de Toros à pied. Le Novillero Jose Garrido a fait forte impression dans son seul contre six et les Novillos d'El Parralejo aussi.
René Philippe Arneodau.

RION : TRIOMPHE D'AGUADO, OREILLE POUR LAGRAVÈRE, VALADEZ ET ADOUREÑO

Lors de la sans chevaux matinale, Pablo Aguado a coupé les deux oreilles d'un bon eral de Montalvo, Antonio Grande a perdu à l'épée celles du sien et Andres Lagravère coupé celle du dernier grâce à son entrega. L'après-midi, le magnifique lot de Valdefresno a chèrement vendu ses passes, les trois derniers permettant davantage que les autres. Valadez a une fois de plus fait parler son métier et a coupé une oreille qui en vaut deux, El Adoureño en a également coupé une en s'imposant avec autorité, tandis que Adame a été à la hateur d'une course de reprise après la grave cornada qui l'a maintenu tout le mois d'août éloigné des ruedos. Belle affluence et pas le moindre anti en vue, alors que les appels à la revanche avaient fleuri sur la toile.

COMMUNIQUÉ DE L'ONCT

Suite aux évènements de Maubourguet hier dans lesquels le CRAC est une nouvelle fois impliqué, l'Observatoire National des Cultures Taurines a publié le communiqué suivant.

"La nouvelle agression dont vient de se rendre coupable le CRAC, derrière son président et ses principaux meneurs, à l’encontre des arènes de Maubourguet, appelle une réponse judiciaire à la mesure des faits et des multiples récidives constatées.
Depuis des semaines, sur son site, le CRAC appelait à un « rassemblement citoyen », précisant qu’il n’en était pas l’organisateur mais qu’il se bornait à relayer l’information.
Au regard des évènements, de la présence sur place de ses principaux meneurs, de l’interpellation puis du maintien en garde à vue de son président, et de la revendication des troubles par son vice président, le mensonge est aujourd’hui avéré, ce qui permet de démontrer que derrière toutes les « actions citoyennes » organisées cet été se cache le même groupuscule d’une dizaine de personnes.
À Maubourguet, ils étaient seize à envahir la piste, mais leur propagande évoque une « centaine de manifestants ». Le mensonge, là encore, répond à la nécessité pour le CRAC d’apparaître comme la seule force d’intervention susceptible de regrouper les militants animalistes, à un moment où il est de plus en plus isolé et où son président est critiqué pour ses méthodes jugées violentes et ses échecs répétés.
Enfermé dans une logique judiciaire qui ne laisse aucun doute sur l’avenir qui l’attend, le président du CRAC espère sortir de l’impasse en acquérant le statut de martyr de sa cause.
L’action de Maubourguet, qui reproduit celle de Rion l’an passé, mais sans la logistique qui avait permis aux gros bras parisiens et belges de l’alter mondialisme radical de participer à l’opération, avait pour unique objectif d’offrir une nouvelle vitrine médiatique au président du CRAC en lui permettant de dénoncer les supposées violences policières dont seraient victimes les manifestants.
Malheureusement pour lui, interpellé durant l’opération, il a passé en garde à vue les heures suivantes, et n’a donc pas pu bénéficier de l’exposition médiatique personnelle sur laquelle il comptait pour redorer son blason et faire taire son opposition.
Il lui reste maintenant à affronter une nouvelle fois les conséquences de ses actes et à répondre des faits incriminés, ainsi que des plaintes déposées par la mairie de Maubourguet et le Club Taurin organisateur de la manifestation : non respect d’un arrêté municipal, troubles à l’ordre public, outrage à autorité et rébellion, entrave à la liberté de travail et culturelle, mise en danger de la vie d’autrui, dégradation de biens publics, etc…
Une banale affaire de délinquance ordinaire qui s’ajoute à de nombreuses autres dont les instructions seront bientôt closes et les faits prochainement jugés.
L’Observatoire National des Cultures Taurines, dont les avocats suivent tous ces dossiers, tient à féliciter une nouvelle fois les aficionados pour leur tenue exemplaire. En ne répondant pas à la provocation et en laissant à la Force Publique le soin de maintenir l’ordre comme elle le fait de manière parfaite depuis le début de la saison, ils ont montré une nouvelle fois leur sens des responsabilités.
Dans l’intérêt de la démocratie et de l’ordre public, il est maintenant nécessaire que la Justice soit rendue et que les atteintes discriminatoires contre une culture légitime et ceux qui la partagent soient sévèrement punies".

NOVILLADA CONCOURS DE SAINT-PERDON

Le 31 août à 17h30 dans les arènes du plumaçon à Mont de Marsan, la peña la Muleta de St Perdon organise une novillada concours. Novillos de Palha, Castillejo de Huebra, Valdellan, Pedraza de Yeltes, Hermanos Sanchez Herrero et Astarac pour José Garrido, Alejandro Marcos et Louis Husson. Location au 06.43.33.12.19 et sur place à la médiathèque à Saint Perdon à compter du 21 août 2014.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


DAX TOROS Y SALSA

Vendredi 12 septembre à 20h30 novillos de El Parralejo pour Clemente et deux autres novilleros à désigner. Samedi 13 septembre à 11h erales de Algarra ; à 17h30 toros de Victoriano del Rio pour El Juli, Sébastien Castella et un 3ème torero à désigner ; dimanche 14 septembre à 17h30 toros de La Quinta pour El Cid, Yvan Fandiño et Alberto Aguilar.
Pour réservez les places : du 1er juillet au 10 sept sur feria.dax.fr
au guichet ou par téléphone à partir du 15 juillet :
Régie des Fêtes – L'Atrium – 1 cours Foch - 05 58 909 909
Ouvert du lundi au vendredi 9h30 à 17h30 et le samedi de 9h30 à 13h30.

TEMPORADA DE BAYONNE

Samedi 6 septembre, toros de Adolfo Martín pour Fernando Robleño, Manuel Escribano et Alberto Aguilar. Dimanche 7 au matin novillada piquée du Laget. L'après-midi toros de Garcigrande pour Juan Bautista, Sébastien Castella et Iván Fandiño.

OUVERTURE DE LA LOCATION POUR ARLES

À partir du mardi 8 juillet, ouverture de la vente des places pour la Feria du Riz.Vente par internet paiement sécurisé. www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance). 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Samedi de 9h30 à 12h30 (à partir du 23 Août). Arènes d’Arles BP 40042 13633 Arles Cedex. Fax : 04.90.96.64.31.

FERIA DE CARCASSONNE

Samedi 30 août specacle équestre. Dimanche 31 au matin, novillos de Rocio de la Camara pour Jesús Fernández, Roberto Blanco et Guillermo Valencia. L'après-midi, novillos de Miura pour El Mani, Borja Jiménez et César Valencia.

NOVILLADA CONCOURS DE SAINT-PERDON

Le 31 août à 17h30 dans les arènes du plumaçon à Mont de Marsan, la peña la Muleta de St Perdon organise une novillada concours. Novillos de Palha, Castillejo de Huebra, Valdellan, Pedraza de Yeltes, Hermanos Sanchez Herrero et Astarac pour José Garrido, Alejandro Marcos et Louis Husson. Location au 06.43.33.12.19 et sur place à la médiathèque à Saint Perdon à compter du 21 août 2014.

L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


FERIA DU RIZ À ARLES

Pour son seul contre six arlésien lors de la corrida goyesque de la feria du Riz, Juan Bautista affrontera six toros d'encastes différents : Puerto de San Lorenzo (Atanasio-Lisardo),
La Quinta (Santa Coloma), Domingo Hernández (Domecq-Gamero Civico), Hubert Yonnet (Pinto Barreiro), San Mateo (Urquijo), Adolfo Martin (Albaserrada-Saltillo). Trois artistes de renommée mondiale ont accepté de prendre en charge la décoration de l’amphithéâtre romain : l’architecte Rudy Ricciotti, le peintre Claude Viallat et le couturier Christian Lacroix. La partie musicale sera assurée par l’orchestre Chicuelo, les chœurs Voce et la Soprano Cecilia Arbel. Les autres cartels seront annoncés courant juin. Vendredi 12 Septembre à 17h30 novillada concours. À 21h30 classe pratique de l'École Taurine d’Arles ; samedi 13 septembre à 17h, corrida goyesque ; dimanche 14 septembre à 11h : Mano à mano : forcados, recortadores ; à 17h : corrida de la Quinta. Abonnements en vente à partir du 11 Juin. La vente des places débutera le mardi 8 juillet sur www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance) au 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fax : 04.90.96.64.31.

RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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