Lundi 18 août
2014

L'Edito

 

LE CHAT NOIR

Alors que la feria dacquoise 2013 s'était déroulée dans une ambiance pesante à laquelle la proximité des municipales n'était sans doute pas étrangère, celle de 2014 a été marquée au contraire par la bonne humeur qui a été présente durant les cinq corridas.

Voir édito



   

Actualité
OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.

DAX : ROBLEÑO A HOMBROS, BONNE CORRIDA DE ESCOLAR

Toros de José Escolar, bien présentés et typés, le troisième comme sobrero, un peu creux de l'arrière le premier, excellent le sobrero lidié en troisième, très noble mais n'humiliant pas le quatrième, bons les second et cinquième quoique soso celui-ci, noble également mais éteint le dernier, plus encasté et dégourdi le premier, tous braves au cheval sans excès. Rafaelillo salut et vuelta après deux avis, Fernando Robleño oreille et oreille, Thomas Dufau silence et silence après avis. Plein de no hay billetes.
Rafaelillo se bâtit avec le premier, un toro maigrelet de l'arrière mais bien armé, brave lors de deux rencontres, encasté et rusé. Il réalisa le meilleur à droite et perdit une oreille possible à l'épée. Rafaelillo se souviendra longtemps de son second adversaire, un toro de rêve pour torero artiste, en raison de sa facilité, de sa douceur, de la suavité de ses charges et malgré sa propension à ne presque jamais humilier. Avec de tels adversaires marqués du sceau de Buendia, Antoñete réalisait des merveilles dans les année 80, bedeine en avant et clope au bec, presque. Rafaelillo, plus modestement, a donné beaucoup de passes en profitant de l'inertie des charges de son adversaire, mais il n'a jamais atteint cet état de grâce que la noblesse autorise à quelques rares élus. La faena fut enlevée, variée, longue, mais rarement profonde et belle, ce qui n'empêcha pas le public de céder à l'enthousiasme. Sentant le grand triomphe à portée de son épée, Rafaelillo se balança avec conviction sur le morillo où il enterra l'épée... Malheureusement, il fut calamiteux descabello en main, et troqua les deux oreilles pour deux avis. Le toro fut ovationné à l'arrastre et le torero invité à donner une vuelta.
Les deux toros de Robleño embistèrent de la même manière, mieux le second que le cinquième. Il toréa fort bien le second avec cape et muleta, sans jamais abuser de son pouvoir, tout au long d'une faena riche en muletazos esthétiques et certains profonds, le meilleur venant avec l'ultime série de derechazos en redondo, longs et templés. Le final par manoletinas serrées et la bonne estocade justifièrent l'oreille. Il en coupa une autre du cinquième, un toro noble mais éteint, après une faena sérieuse riches en bons muletazos encore, mais sans pouvoir lier. Le mérite du torero fut de ne pas renoncer, et d'aller chercher le triomphe jusqu'à la dernière charge. L'estoconazo d'effet immédiat fit tomber la seconde oreille, et ouvrit la grande porte.
Thomas Dufau vit son premier repartir aux corrales sur boîterie, pour être remplacé par un sobrero du même fer et de volume supérieur qui embista avec rythme et noblesse. Thomas Dufau épousa par moments le bon rythme tout au long d'une faena qui manqua de continuité en raison des pauses excessives que se ménagea le torero qui pincha avant de laisser une entière et d'écouter le silence. Le dernier de la tarde et de la feria fut un toro typé, au long museau de rat, typique des saltillos, de bonne noblesse aussi mais de mobilité réduite. Il embista sans malice mais en somnolent un peu ce qui empêcha la faena de prendre son envol. Pinchazo et avis. Puis Robleño a hombros.
André Viard. Voir reportage André Viard. Voir reportage Roland Costedoat.
Lors de la corrida de rejones matinale, Raul Martin Burgos a fait une vuelta, Andy Cartagena coupé une queue très exagérée pour une prestation moyenne au regard de son niveau actuel, et Ventura a coupé une oreille puis pinché une grande faena de rabo celle-là. Les toros de Bohorquez, petits et manquant de tout, ont déçu. Voir reportage André Viard. Voir reportage Roland Costedoat.

BÉZIERS : JUAN BAUTISTA A HOMBROS DANS LA MIURADA

Avec un seul exemplaire affiché en dessous de 600Kg, la corrida de Miura de Béziers est, comme chaque année, sortie digne de Madrid. De plus, du point de vue du comportement, elle a renoué avec les miuradas d'antan puisqu'aucun n'a baissé la tête et que quatre sur six se sont défendus sur place. Seuls les quatrième et cinquième ont fait montre d'une pointe de générosité. Juan Bautista : salut, oreille et oreille. Javier Castano : silence, silence et ovation.
Le premier engagea les reins en tentant de soulever le cheval en passant d'une corne à l'autre, sans pousser. Il fit de même dans la muleta signant un typique combat de Miura, ne baissant pas la tête, mettant à l'épreuve son matador, compliquant sa tache en ne sortant jamais proprement de la suerte. Adaptant sa technique aux caractéristiques de l'ennemi de l'heure, Juan Bautista trouva la solution. Très présent dans la lidia, il évita de trop soumettre l'animal, gardant le leurre à hauteur de ses yeux et évitant de le rejeter vers l'extérieur pour ne pas casser le peu de charge. Il le gratifia d'une faena dense, sept séries, conclue d'une entière, qui aurait mérité meilleur accueil de la part du public. Salut. Le troisième mit puissamment les reins au cheval. Au troisième tiers, il ne baissa pas la tête, et ne s'engagea jamais au-delà du garrot dans les passes. Habile à veiller à ce qu'il ne stoppe jamais Juan Bautista le maintint en permanence sous la pression de sa muleta. Ce qui lui permit de ne pas subir le rythme mais de l'imposer, pour finir maître du terrain, donc dominateur. Une entière légèrement basse ne tempéra pas la pétition. Oreille. Accueilli par véronique à genoux, le cinquième poussa droit. Il confirma partiellement ces dispositions favorables en chargeant au petit trot, tête à mi hauteur, sur des distances exploitables. Après une entame genoux en terre, Juan Bautista lui trouva le « sitio » dès la première série, puis poursuivit, corps droit et exceptionnellement relâché, en veillant à soulager au maximum son adversaire, terminant main mi-haute. Il finit par lui perdre quasiment le respect lors de luquesinas et autres bravades en regardant le public. Il cita à recibir pour parachever sa démonstration, mais tapa sur l'os. Il se reprit au volapies pour laisser une demie lame qui nécessita le recours au descabello et lui coûta le second trophée. Une oreille.
Bien lors du premier puyazo, le second passa en mode défensif dès le second assaut. Il arriva à la muleta sur le même mode en appui réservé sur les antérieurs. Castano eut le mérite de rester digne à la pointe des cornes et d'user de tous les recours pour faire croire à une faena. Pinchazo, épée transperçante, descabello. Silence. Une fois ses appuis assurés, le quatrième poussa droit, reins et postérieurs engagés. Tito Sandoval lui fit assurer le spectacle en enchaînant deux assauts venus de loin et un quatrième depuis le centre à palo retourné. Comme le laissait prévoir son comportement au cheval, il se livra plus que ses frères à la muleta, mais assortit ses sorties de passes de violents coups de pointes vers le haut. En grand spécialiste de l'encaste, Castano fit le métier, esquivant les coups de hache et accompagnant les trajectoires autant que faire se peut. Deux pinchazos, 1/2 lame, descabello. Silence. Le denier se laissa piquer sans rage. Comme ses frères, il refusa de baisser la tête et ne donna que des demies charges en tricotant de la corne. Sa réserve naturelle se vit renforcé par la perte d'un sabot. Jouant sur le rythme, Castano parvint à accumuler les passes, plus esquissées qu'abouties, mais indéniablement adaptées aux conditions de l'animal. Lui aussi tenta un recibir sans succès. Pinchazo profond. Descabello. Ovation. Le concept de corrida totale fonctionne toujours, mais avec un Adalid en petite forme il perd de son relief. Le vent n'ajouta pas ses frasque aux difficultés de l'enciero. Gradins garnis avec quelques blancs. Frédéric Pascal. Voir reportage Elsa Vielzeuf. Voir reportage novillada matinale.

BILBAO : TENDIDOS ET FUENTE YMBRO VIDES

Ricardo Gallardo avait expliqué qu'il lidiait deux Corridas ce jour avec douze Toros issus de douze sementales différents. De ceux qui sont sortis en piste à Bilbao il lui sera difficile de tirer des conclusions positives. Magnifique de présentation, en particulier le toro sorti en cinquième position, la corrida s'est révélée soit faible, soit arrêtée, manquant de moteur et de qualité dans les embestidas. Il y avait un triste quart d'entrée pour l'ouverture de la Feria de Bilbao à pied, sous un soleil radieux.
Le premier Fuente Ymbro est un tio qu'Escribano reçoit a Puerta Gayola par Larga Cambiada de rodillas, répétée le long des barrières, puis des véroniques. Le toro se déplace avec difficulté et serre à gauche. Il s'emploi pourtant en deux piques. Quite par chicuelinas d'Escribano. Il banderille avec efficacité dans les deux premières paires puis, citant assis sur l'estribo, donne un quiebro valeureux. Le toro a plus de gaz au second tiers. Brindis au public. Le début de faena est brouillon, le toro est faible, trébuche et titube. Les séries à droite sont fades et à gauche les passes, données de une en une, manquent de temple. Suivent des derechazos forcés à toro éteint. Epée entière légèrement en arrière et cruzada. Palmas et salut au tiers.
Alberto Aguilar afronte un toro abanto avec cara de hombre. Il va le chercher et dessine des véroniques dominatrices en s'imposant. Le bicho colle à droite. Il embiste sans réellement s'engager. Quite par chicuelinas et demie tout sur la corne gauche. Le toro est piqué avec mesure. Fortes donne lui aussi un quite tout sur la corne gauche. Brindis par le biais du micro de la TV. Le début de faena est désordonné. Dans la première série à gauche Aguilar est pris de plein fouet. La suite est une déroute complète le toro développant tous ses défauts. Épée sous la peau haciendo guardia (sortant sur le coté). Entière basse. Sifflets au toro. Silence.
Le troisième est sérieux. Corniapretado. Il met bien la tête mais ne va pas jusqu'au bout des passes. Fortes ne temple pas et le toro développe une certaine faiblesse. Piqué en arrière, le bicho s'emploie tête haute. Escribano dessine un quite laborieux par veroniques. Le toro escarba (gratte le sol). Brindis à l'Apoderado. Le début de faena donné avec attitude manque d'orientation. Le toro est tardo et fait mine de rajarse dans les premiers derechazos. La faena sur les deux cornes est désordonnée, elle manque de temple et de lié. Fortes subit un voltereton et une rouste au sol. Il se relève et engage un arrimon a toro tardo. Il est débordé en fin de faena, au moment de mettre en suerte pour la mort. 2 Pinchazos, une chute devant la tête du toro, un autre pinchazo, un aviso, puis pinchazo hondo. Plusieurs descabellos et silence.
Autre puerta gayola d'Escribano au quatrième toro qui plante les cornes au sol et se paralyse. Mouchoir vert. Le sobrero de Fuente Ymbro est bajo, serio por delante. Il est incertain au capote et manque de coordination corporelle. Il est mal piqué dans le désordre. Banderilles d'Escribano de menos a mas culminant dans un violin al quiebro sous une ovation. La faena est débutée le long des planches par estatuarios immobiles qui ravissent le public. Au troisième derechazo le toro reste dans les pieds et Escribano reajuste pour terminer la série. Débordé dans les deux premières naturelles il revient à droite pour une série en bagarre. La suite va a menos avec désarmé. Le Sévillan termine par Arrimon dominateur droitier. Final brouillon à droite. Manoletinas incertaines. Épée sous la peau haciendo guardia. Pinchazo, aviso et entière en restant sur la face avec la taleguilla arrachée. Palmas et saludo.
Le sixième, lidié en cinquième position car Aguilar est toujours à l'infermerie, est le tio de la course. Epais, musculeux, cornalon. Il prend bien la cape de Fortes avant de fuir puis revenir et arracher le capote. Le bicho provoque un batacazo du cheval puis s'emploi sans conviction à la deuxième rencontre. Brindis au public. Début de faena par le bas sans conviction. Série droitière muleta touchée. Le toro va a menos dans la série droitière suivante. Fortes ne donne pas de rythme et manque de temple . A gauche le toro sans classe, prend le dessus. Il touche et accroche la muleta. Pinchazo avant entière en arrière et de côté. Palmas y pitos au toro. Silence.
Aguilar sort de l'infirmerie pour affronter le quinto de Fuente Ymbro, lidié en dernier, qui sort en piste avec bon pied. Il va et vient dans la cape incertaine du Madrilène. Le bicho pousse sous une pique portée en arrière et est piqué durement à la seconde rencontre. Aguilar n'est pas confiant. Il déplace le toro vers le centre. A droite le toro est tardo et le torero desconfiado. Il fait un bref passage à gauche avant de succomber à droite. Pinchazo suivie d'une atravesada tendida haciendo guardia. Descabello et Silence.
Préoccupants les tendidos vides et le fracaso de Fuente Ymbro. Attitude responsable et volontaire d'Escribano. René-Philippe Arneodau.

DAX TOROS Y SALSA

Vendredi 12 septembre à 20h30 novillos de El Parralejo pour Clemente et deux autres novilleros à désigner. Samedi 13 septembre à 11h erales de Algarra ; à 17h30 toros de Victoriano del Rio pour El Juli, Sébastien Castella et un 3ème torero à désigner ; dimanche 14 septembre à 17h30 toros de La Quinta pour El Cid, Yvan Fandiño et Alberto Aguilar.
Pour réservez les places : du 1er juillet au 10 sept sur feria.dax.fr
au guichet ou par téléphone à partir du 15 juillet :
Régie des Fêtes – L'Atrium – 1 cours Foch - 05 58 909 909
Ouvert du lundi au vendredi 9h30 à 17h30 et le samedi de 9h30 à 13h30.

NOVILLADA DE RION

Le dimanche 24 août, deux novilladas à Rion : le matin à 11 heures 30, trois erales de Montalvo, l'après-midi six de Valdefresno. Dans les deux cas les cartels seront bouclés avec les triomphateurs de l'été.

TEMPORADA DE BAYONNE

Samedi 6 septembre, toros de Adolfo Martín pour Fernando Robleño, Manuel Escribano et Alberto Aguilar. Dimanche 7 au matin novillada piquée du Laget. L'après-midi toros de Garcigrande pour Juan Bautista, Sébastien Castella et Iván Fandiño.

CORRIDA PORTUGAISE À SAINT-RÉMY DE PROVENCE

Corrida portugaise le 16 août à 22 heures aux arènes de Saint Rémy de Provence. Cinq toros de Fano, pour les cavaliers Roberto Armendariz et Juan Manuel Cordero, avec les forcados de Chamusca. Renseignements et réservations au 06 26 51 08 40 à l'office de tourisme de Saint Rémy à partir du mardi 12 août .

FERIA DE BÉZIERS

Samedi 16 novillada sans chevaux à 11 heures, puis toros de Torrestrella à 18 heures pour David Galvan qui remplace David Mora, Escribano et Cayetano Ortiz. Dimanche 17 novillos de Pagés Mailhan à 11 heures pour Vicente Soler, Louis Husson et Andres Roca Rey. À 18 heures, toros de Miura pour Juan Bautista et Javier Castaño mano a mano.

OUVERTURE DE LA LOCATION POUR ARLES

À partir du mardi 8 juillet, ouverture de la vente des places pour la Feria du Riz.Vente par internet paiement sécurisé. www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance). 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Samedi de 9h30 à 12h30 (à partir du 23 Août). Arènes d’Arles BP 40042 13633 Arles Cedex. Fax : 04.90.96.64.31.

FERIA DE CARCASSONNE

Samedi 30 août specacle équestre. Dimanche 31 au matin, novillos de Rocio de la Camara pour Jesús Fernández, Roberto Blanco et Guillermo Valencia. L'après-midi, novillos de Miura pour El Mani, Borja Jiménez et César Valencia.

CORRIDA DE MIMIZAN

Le Club Taurin Mimizannais propose, aux moins de 25 ans, des places à 15 € pour la corrida franco-mexicaine du 23 août. Renseignement et réservation: 06 45 34 94 52. Au cartel, toros de Gallon pour Joselito Adame, Thomas Dufau et Brandon Campos qui prendra l'alternaive ?

NOVILLADA CONCOURS DE SAINT-PERDON

Le 31 août à 17h30 dans les arènes du plumaçon à Mont de Marsan, la peña la Muleta de St Perdon organise une novillada concours. Novillos de Palha, Castillejo de Huebra, Valdellan, Pedraza de Yeltes, Hermanos Sanchez Herrero et Astarac pour José Garrido, Alejandro Marcos et Louis Husson. .

L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


ROQUEFORT

Pour le 15 août à 18 heures, six novillos de La Quinta pour Gonzalo Caballero, Borja Jimenez et Andrés Roca Rey.

FERIA DU RIZ À ARLES

Pour son seul contre six arlésien lors de la corrida goyesque de la feria du Riz, Juan Bautista affrontera six toros d'encastes différents : Puerto de San Lorenzo (Atanasio-Lisardo),
La Quinta (Santa Coloma), Domingo Hernández (Domecq-Gamero Civico), Hubert Yonnet (Pinto Barreiro), San Mateo (Urquijo), Adolfo Martin (Albaserrada-Saltillo). Trois artistes de renommée mondiale ont accepté de prendre en charge la décoration de l’amphithéâtre romain : l’architecte Rudy Ricciotti, le peintre Claude Viallat et le couturier Christian Lacroix. La partie musicale sera assurée par l’orchestre Chicuelo, les chœurs Voce et la Soprano Cecilia Arbel. Les autres cartels seront annoncés courant juin. Vendredi 12 Septembre à 17h30 novillada concours. À 21h30 classe pratique de l'École Taurine d’Arles ; samedi 13 septembre à 17h, corrida goyesque ; dimanche 14 septembre à 11h : Mano à mano : forcados, recortadores ; à 17h : corrida de la Quinta. Abonnements en vente à partir du 11 Juin. La vente des places débutera le mardi 8 juillet sur www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance) au 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fax : 04.90.96.64.31.

RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.

LA QUINTA À ROQUEFORT

Pour la novillada du 15 aôut à Roquefort a été retenu un lot de La Quinta. En matinée, novillada sans chevaux avec la participation des élevages de Malabat, Astarac, Alma Serena et Casanueva.


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Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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