Lundi 13 août 2012

L'Edito

 

TENDANCE LOURDE
Après l'ennui, une arène ravie. La tendance montoise se confirme à Dax : sous les effets de la crise qui agit comme un électrochoc sur les consciences, même les arènes les plus toreristas d'Aquitanie semblent céder aux charmes du toro.

Voir édito



Actualité

MILLAS : OREILLE POUR JAVIER JIMENEZ, MORENO SILVA DANS LE TYPE

Sans un gramme de graisse en trop, les novillos de Moreno Silva, braves dans l'ensemble au cheval avec mention aux quatrième et sixième que l'on prit la peine de mettre en suerte au centre, ont fait preuve d'une vitalité à toute épreuve dont peuvent témoigner Sergio Flores et Raul Castañeda, qui, sans la bienveillance de la présidence, auraient vu chacun repartir vivant un de leurs adversaires au corral. Débutée sur une déroute épée en main et terminée de même, la novillada n'en a pas moins maintenu un intérêt constant, tous les novillos permettant - à différents degrés de facilité - une faena. Le seul qui sut les leur donner fut Javier Jimenez, très bien tout l'après-midi, qui sut passer outre le côté andarín de son premier pour tirer tout le parti possible de sa bonne corne gauche, puis les oeillades peu amènes de son second pour un résultat équivalent. Il coupa l'oreille de son premier et perdit celle de l'autre épée en main. Sergio Flores, peut-être géné par le vent, ne fut pas au niveau qui doit être le sien à trois semaines de son alternative. Son premier mit la tête de belle manière au capote avant de s'aviser et son second, probablement le meilleur novillo de la soirée, le déborda en début de faena et malgré ses efforts le torero ne put reprendre l'ascendant. Manquant de métier et sans les bases nécessaires pour porter l'estocade, Catañeda n'a pu que montrer sa bonne volonté mais n'évita pas un désastre épée en main face au dernier.
André Viard. Voir Galerie.

DAX : AGUILAR ET ESCOLAR A HOMBROS

Face au meilleur lot d'une sérieuse corrida de José Escolar, Alberto Aguilar est sorti en triomphe après avoir coupé trois oreilles. Castaño en a coupé une d'un toro primé d'une vuelta en raison d'un tercio de piques vibrant mené de main de maître par le tout jeune Alberto Sandoval (neveu et élève de Tito), malgré des qualités limitées par la suite. Face au lot présentant le moins d'options, Fernando Robleño a donné une vuelta et confirmé son bon moment. Voir reportage Roland Costedoat.
Le matin, face à une novillada de José Cruz, noble en première partie et plus compliquée les trois derniers, seul Juan Leal a tiré son épingle du jeu en coupant deux fois une oreille.
J.R. Voir reportage Roland Costedoat.

BÉZIERS : PERERA GRACIE UN DANIEL RUIZ

Il faut lire ce titre sans l'espagnoliser, car ce n'est qu'aux vertus torera de Perera que Calabres, toro n° 57 , affiché 525 Kg, sorti en quatrième position de la corrida de Daniel Ruiz, doit la vie sauve. Coupable de mauvais coup de freins dans les capotes, anodin à la pique et porté à gazapear à la muleta, rien ne le désignait pour le destin extraordinaire d'un toro indultado à qui, in fine, il devrait revenir le rôle de reproducteur vedette de son élevage d'origine. Vu ses performances avant que Perera ne l'embarque dans sa muleta, il est peu probable que Daniel Ruiz lui réserve ce destin s'il veut préserver la bravoure de son troupeau.. Comme l'ensemble de la corrida « Calabres » est sorti compliqué et ce n'est que le traitement que lui administra son matador, qui en fit un collaborateur zelé. Une fois cette qualité acquise, il chargea avec une abnégation qui toucha le public. L'unanimité avec laquelle sa grace fut demandée avec force et répétitivement fut elle même émouvante, au point que la refuser, aurait été le meilleur moyen de déclencher une émeute. Longue vie à lui, donc, mais cet indulto ne doit pas faire oublier les difficulés de l'ensemble du lot. Le protestateur premier finit décomposé, tête en l'air le second était « muy miron », le troisième gazapon en diable, le quatrième brusque et court, l'indulté n'eut que la vertu de baisser la tête sous la pression de son matador et le dernier fut le plus incommode du lot avec tout l'avant du corps qui revenait sur les chevilles de son matador à chaque passes.
El Juli, salut et silence, aurait mérité une oreille au premier pour avoir su maitriser les hachazos de protestations qu'il libérait en fin de passe. Il fit l'effort au quatrième, mais sans pouvoir donner du rythme à un toro qui n'en avait pas.
Perera, oreille et deux oreilles symboliques, en grande forme peut, s'il continue dans cette voie, être le torero de la deuxième partie de la temporada et retrouver son rang de figurissime. Le second qui se désintéressait de la muleta et regardait l'homme dès lors qu'il avait la tête haute, Perera lui interdit cette liberté, pour lui garder la tête en permanence au raz du sol. Il lui imposa une faena importante, classique, construite, à la fois plaisante et poderosa. Il transmuta la charge vulgaire et brouillonne du cinquième en mer calmée, incapable du moindre clapotis de protestation et prête à se couler docilement dans tous les canaux ouverts par la muleta. Main basse et geste ample, toujours dans le meilleur tempo, il maitrise et oblige en permanence son adversaire qui est obligé d'humilier et de se rendre. Pour preuve qu'il semble avoir retrouvé son meilleur toreo il offrit deux fois deux tours complets en aller retour sans bouger les pied d'un seul millimètre. Soit 1440° autour de l'axe vertical du corps humain, imposés en continu au toro. De quoi exploser les canons de la tauromachie dite classique! Après cette démonstration de domination, il finit, en roue libre, sur du plus normatif, le temps pour le Président de prendre conscience que le public refuserait la mise à mort de ce toro.
Luque, deux oreilles et silence, sut s'adapter au comportement incertain et à géométrie variable du troisième, mais ce n'est qu'à partir du moment où sa prestation gagna en rythme ce qu'elle perdit en qualité qu'il connecta avec le public. Le recours à la « luquesina » et une lame entière lui valurent deux oreilles. Le dernier ne laissait aucune option. Vent tourbillonant et gênant épisodiquement. Arènes quasi pleines.
Frédéric Pascal. Voir galerie Elsa Vielzeuf.


OPUS 40 EN KIOSQUES

L'opus 40 de Terres Taurines sera en kiosques sous peu sous le titre :
Éloge de la solitude. À l’opposé de la complaisance chaleureuse de ceux qui vivent en troupeau, il faut, écrivait Nietzsche, rechercher la solitude des cimes. Cette solitude des cimes, c’est dans les profondeurs de la marisma que Paco Ojeda la chercha, et qu’il la cultive encore, trente ans après l’été 1982 au cours duquel il repoussa les limites du toreo de Belmonte. C’est là que nous l’avons rencontré. Au sommaire également, Juan Leal "À parité égale", Gabin "La caravanne passe", "Éclaircie à Hernandinos", Ivan Fandiño "Le temps retrouvé" , et la suite de la saga Cuadri : Les origines de la légende, Pepe Limeño, quand le monde était monde, Puerta Camino, consécration.... et bien sûr "la balade des egos meurtris" sur la confrontation José Tomas Juli.

À ROQUEFORT LE 15 AOÛT


Haut-lieu du torismo, Roquefort propose le 15 août des novillos de San Roman pour
Emilio Huertas, Javier Jimenez et Rafael Cerro. Le matin, deux erales de Camino de Santago et deux de l'Astarac pour Juanito et Carlos Aranda.

TEMPORADA BAYONNAISE

Les cartels de la temporada bayonnaise sont les suivants : Samedi 1er septembre au matin finale des novillada sans picadors, erales de Alma Serena ; à 17h 30 toros de Cebada Gago pour Javier Castaño, Julien Lescarret qui fera ses adieux et Arturo Saldivar. Dimanche 2 septembre à 11h novillos de Camino de Santiago pour Cayetano Ortiz, Juan Leal et Brandon Campos ; à 17 h 30 toros de Joselito pour El Juli, Miguel Angel Perera et Sergio Flores qui prendra l'alternative.

SAINT-SEVER, NOVILLADA DE LA SAINT-JEAN

Le 19 aout 2012 à 18 heures, novillos de Montecillo pour Juan Leal, Roberto Blanco et Gonzalo Caballero.

TEMPORADA DACQUOISE

Feria d'Août. Samedi 11. Ponce, Juli et Luque, toros de Jandilla. Dimanche 12. toros d'Escolar pour Robleño, Javier Castaño et Alberto Aguilar. Lundi 13. Toros de Alcurrucén pour Juan Bautista, Cid et Thomas Dufau. Mardi 14. Toros de Zalduendo pour Morante, Manzanares et Talavante. Mercredi 15 au matin toros de Murube pour Mendoza, Leonardo et Moura. L'après-midi toros de Baltasar Iban pour Urdiales, Sergio Aguilar et Juan del Álamo. Pour Toros y Salsa : samedi 8 septembre toros de Fuente Ymbro pour Cid, Fandiño et David Mora. Dimanche 9 toros de Garcigrande pour Curro Díaz, Juli et Manzanares.


UNION TAURINE BITERROISE

L'Union Taurine biterroise invite les aficionados à suivre ses activités sur son site.

GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 

























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