Lundi 29 août 2011

L'Edito

 

LUTTE FINALE ?
Une star du porno, la présidente de l'Alliance Anti Corrida et le président de l'Alliance Écologique Indépendante se sont réunis à Nîmes pour porter plainte contre les organisateurs de la feria... Ce qui prouve, ce que l'on savait déjà, qu'ils ont du temps à perdre.
Voir édito.

Actualité

BILBAO : VICTORINOS SANS ÉTINCELLES MAIS OFFRANT DES OREILLES

La corrida de Victorino a été bien présentée mais en dessous du niveau de Bilbao. La corrida est allée au cheval sans s'employer et a été plutôt sosa. Elle fut noble avec les caractéristiques habituelles de l'encaste et offrait les oreilles. Deux ont été coupées de justesse. Les arènes étaient remplies à moitié. Beau temps.
Le premier de Padilla inédit au capote et ne s'emploi pas au cheval. Padilla le banderille et brinde au public. A la muleta le toro tardo, raccourci sa charge. Faena courte. Pinchazo et épée entière contraria, trasera, atravesada, tendida. Descabello. Padilla reçoit son second d'une larga cambiada de rodillas le long des planches, enchainées avec véroniques et rebolera. Il mène le bicho au cheval par chicuelinas marchées. Trois rencontres piquées traseras dans lesquelles le toro s'emploi et est piqué fort. Padila pose les garapuyos dont il convient de retenir la deuxième paire un sesgo por fuera exposé. Padilla attaque genoux pliés par pases terminées par le haut en ligne. Dès la troisième série deux coladas font passer à la main gauche. A gauche Padilla utilise l'ayuda. Le bicho passe mais Padilla hésite à abandonner l'ayuda. Il fait mine puis la remet dans la muleta dans les deux séries à gauche. Deuxième partie de faena électrique et peu orthodoxe sur les deux cornes du bicho qui a gardé la bouche fermée jusqu'à la fin. Epée entière excellente. Oreille.
Le premier de Urdiales est lanceado genou plié. Il va et vient et blandea. Bien placé au cheval il prend sans classe une première puya et à la seconde attaqueen manso par l'arrière et provoque une chute. Urdiales l'entame par des recortes por bajo ce qui n'était probablement pas la meilleure solution. A partir de ce moment le bicho est tardo et corto. Abandon et macheteo. Trois pinchazos et une épée contraria. Son second remate fortement en tablas. Urdiales le passe a gusto dans le capote en véroniques. Le toro va loin et termine les passes. Piqué fort, en place à la première rencontre. puis mal à la seconde rencontre. Brindis au public. En début de faena Urdiales perd un pas au toro et se croise sans lier. Le toro fait l'avion à gauche et Urdiales le passe une par une d'abord puis 3 et le pecho liés. Deuxième série à gauche une par une, colada. Le bicho lui échappe. Retour à droite sans faire de pas en arrière cette fois résultant en série liée. Dernière série gardant la muleta retrasada, retirant la muleta à chaque passe. Susto et desplante. Adorno final en doblones et trincheras. Urdiales veut tuer a Ley. Il se jette l'épée glisse sur les banderilles et il termine sur la tête du bicho. Puis pinchazo en entrant droit. Enfin espadazo. Peticion. Aplausos al toro. Vuelta de Urdiales.
Bolivar touche un premier Victorino bajo sérieux de tête. Bien piqué il ne s'emploi pas. Garcia et Navarro saluent en Banderilles. Brindis au public. Excellente entame de faena par naturelles en los medios. Il a vu le toro. Silencio et expectation du public. Trois nouvelles séries à gauche, a menos, sans réussir à lier proprement jusqu' à être désarmé. Passes isolées de qualité. Retour à droite avec la muleta retrasada une par une puis les trois dernières et pecho liées. Ultime série à droite de trois plus deux pechos et abanico. Epée entière caida fulminante. Oreille et aplausos au toro. Le dernier toro de la feria Aste Nagusia 2011 bajo, remate en tablas. Véroniques jusqu'au centre. Le Victorino ne s"emploi pas au cheval. Le toro coupe le terrain durant la brega et les banderilles. Première moitié de faena en ligne, parfois al hilo sans relief sur la corne droite. Serie à gauche une par une, muleta accrochée. Retour à droite dans un style plus électrique et Bolivar arrive à lier. Final regulier à droite, sans épée, à la Bautista . Aviso. ½ Epée desprendida et descabello. René-Philippe Arneodau.

BILBAO : EL PILAR, LA CORRIDA LA PLUS COMPLÈTE

La corrida d'El Pilar a été dans l'ensemble très bien présentée, certains toros très de Bilbao, avec un poids moyen autour des 600 kg. Malgré ce volume le lot s'est déplacé, a été brave au cheval, noble à la muleta certains avec une embestida de classe par le bas. Avec ce lot de note, les toreros ont été en dessous de leurs qualités. Etonnamment, les toros sont restés inédits au capote, quelques capotazos isolés de qualité.
Le premier de la tarde fait l'avion lorsque le Cid l'emmène au cheval. Deux varas traseritas la première tête haute , puis sorti rapidement à la seconde. Il est violent dans le capote d'Alcalareño. Brindis au public. Le bicho est allègre et transmet. Cid le passe dans une faena de mas a menos bien que le public le fête jusqu'à la fin. D'abord empapado dans la muleta et mené largo, Cid se laisse ensuite toucher la muleta par un toro ayant tendance a tirer un derrote en sortie de muletazo. Comme il avait fait l'avion précédemment on peut se demander si le temple appliqué était suffisant. A gauche Cid tient la main basse jusqu'à ce que le toro se colle. Le Cid rompt. Epée trasera et desprendida. Oreille. Le second Pilar du Cid est très sérieux, cornes acucharadas. Il sort distrait du capote. Le bicho est bien placé au cheval, bien piqué et pousse fort. Il tombe le cheval coincé en tablas. Dans un détail à noter, le piquero ne se venge pas et ne fait que signaler la vara. Dans la deuxième série droitière le toro embiste avec classe, chispa et emocion. A partir de là la faena va a menos El Cid de plus en plus al hilo. A gauche il utilise d'abord l'ayuda puis donne sans elle des naturales de qualité,terminant par trincherilla, pecho et molinete. Final de faena à droite sans éclat. Entière trasera parce que le toro a trébuché. Saludo al tercio.
Castella n'a pas particulièrement connu une bonne journée. Son premier est distrait au capote. Mal mené au cheval le toro s’emploie peu et est mal piqué. Quite par Chicuelinas de Castella, douces. Le toro attaque al hilo, s'ouvre durant la brega. Il continue à la muleta. Le toro blandea lorsque Castella baisse la main. Sebastien lui donnera du temps et de la distance. Puis il lui tapa la cara à droite. A gauche des séries courtes que le toro supporte à peine. Castella essaye de remonter par circular et manoletina mais abandonne. A menos. Espadazo. Peticion. Saludo al tercio. Sifflets à la présidence. Le second de Castella pousse au cheval. Durant la brega il montre de bonnes qualités d'embestida, noble et mobile. Ceci explique le brindis de Sebastien au public. A partir de là il a tout faux. Assi sur l'estribo il fait le contraire de ce qu'il fallait faire avec ces toros qui ont besoin qu'on leur donne de l'air, de la longeur, qu'on leur donne le goût de charger. La faena est avortée dès ce moment malgré les efforts de Sebastien. Deux bajonazos inexplicables. Silencio.
Le premier de Manzanares est changé pour le sobrero que les cuadrillas ne voulaient pas au sorteo. Celui-ci tiene Plaza, un trapio imposant. Une veronique isolée en los medios annonce une grande qualité du toro. Deux rencontres au cheval sans férocité mais violentes par l'inertie de la masse du bicho. Deux chutes et grand deuxième puyazo par "Chocolate", toro bien mis en place, bien cogido avec la puya. Colossal Curro Javier en banderillas, colossal ! La faena de Manzanares est marquée par la douceur. Le toro a tendance à s'ouvrir ce qui donne la sensation que Manzanares se le passe loin. Grand niveau artistique. Silences de expectacion dans la plaza. Faena essentiellement droitière. A gauche le toro est court. L'ensemble a menos. ½ Epée a recibir en place. Descabello. Saludo al tercio. Au dernier de la tarde mal piqué mais s'employant, Manzanares délivre une nouvelle faena toute en douceur et élégance menant le bicho loin, al hilo à gauche mais sans casser le toro. Se laisse toucher la muleta en fin de faena et le toro s'arrête. Circular comme recours mal venu. Pinche puis ¾ d'épée en bonne place. Une grande corrida d'El Pilar dans tous les sens du terme, brave, noble, de classe qui demandait des faenas courtes, suaves, en place dès le premier muletazo. Une corrida de 4 ou 5 séries de haut niveau par faena. Otro dia sera. René-Philippe Arneodau.

CARCASSONNE : TOUS A HOMBROS

Six jolis Torrestrella, justes de présentation, collaborateurs, maniables et mobiles sauf le dernier arrêté. Supérieur le troisième un peu en dessous le quatrième, techniques les premier et cinquième, faible le second et arrêté le dernier. Antonio Barrera, trois oreilles. David Mora, silence et deux oreilles. Mehdi Savalli trois oreilles.
Le premier mit les reins en alternant les poussées d'une corne à l'autre. A pied il se laissa guider par la muleta, mais sans jamais se propulser en avant en appui sur les postérieurs. Cela donna une charge exploitable, mais hachée et beaucoup de mouvements de tête. Barrera, dont la technique s'est forgée dans d'autres épreuves, s'adapta sans difficulté. Avec aisance, il déroula une faena agréable conclue efficacement. Une oreille. Le quatrième poussa sans explosivité, mais dans une belle attitude. Il confirma de bonnes dispositions en se propulsant de l'arrière train lors de charges de bonne longueur. Avec beaucoup d'aplomb et de métier Barrera profita de l'opportunité qui lui était offerte de briller dans le registre fluide et reposé. Il finit sur des tours complets très appréciés du public et une entière bien portée. Deux oreilles.
Le faible et petit rouquin second s'infligea une violente vuelta campana au capote. Il fit son devoir sans conviction au cheval mais porta humblement la tête basse dans les leurres. David Mora dut le toréer à mi hauteur pour éviter qu'il ne plante ses cornes dans le sol ou qu'il ne tombe. Il le fit avec talent et précision mais sans parvenir à compenser le manque de sel de son partenaire. Pinchazo. Entière. Silence. Désordonné au cheval, où il fut peu piqué, le buraco cinquième garda une belle vivacité pour la muleta. Il y réagit parfois avec le même manque d'ordre qu'au cheval, ci qui le fit verser dans l'aléatoire. Après avoir essuyé plusieurs derotes imprévisibles Mora le canalisa mieux, sans toutefois réussir à s'imposer totalement. Entière. Deux oreilles généreuses.
Le mobile troisième (burraco) fut épargné au cheval avant d'avoir assuré ses appuis. Il ne put montrer sa bravoure et sa classe qu'au troisième tiers, où il répéta à l'envie les charges franches et vibrantes. Savalli se hissa à son niveau d'entrée en l'accueillant au centre de la piste par deux cambios impressionnants de stoïcisme. Il enchaina sur une faena de facture classique où il maintint le même niveau d'intensité. Sa prestation culmina lors d'amples derechazos liés en séries. Il tua bien d'une entière et descabello. Deux oreilles. Le dernier manqua de brio au cheval et suivit la muleta sans mauvaises intentions, mais trop poussivement pour permettre le succès. Il finit arrêté. Savalli géra dignement la pénurie. Entière. Une oreille généreuse.
Belle entrée. Manifestation d'un petit nombre d'antis qui campaient sous des pancartes où était inscrit: «En 2012, les toros votent », vu leur nombre, les élus peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Frédéric Pascal. Voir galerie Bruno Modica.

CARCASSONNE : TRIOMPHE DE GRANIER ET CASTRILLON

Les saltillos de Granier prévus pour la sans chevaux matinale du trophée Jean Cau ont comblé les inconditionnels de cet encaste. Braves, mobiles, humiliadors et piquants à divers degrés, ils ont assuré le spectacle, rendant la matinée passionnante de bout en bout.
Le premier fut le plus complet pour le ganadero, démontrant une fois de plus que seule la quintessence de la bravoure produit la vrai noblesse, celle qui découle de la sauvagerie et qui n'est jamais mièvre. Tête basse il répéta inlassablement, avec classe dans la muleta. L'habile Dorian Dejan se retrouva un peu dépassé par sa caste vive. Il tua en deux voyages. Vuelta. Avec moins de sauvagerie, mais tout autant de classe, le second offrit à Castrillon une longue faena de bon goût. 2 oreilles. Suave, facile et collaborateur le troisième donna moins de vibration à la lidia, mais les qualités de David Gonsalez compensèrent. Alliant métier élégance et bon goût il se montra le plus torero des trois, mais perdit tout espoir de trophées aux aciers. Silence. Exigeant, très dans le style saltillo, le quatrième sanctionna sans pitiè les fautes de débutant de Javier Moreno. Ce dernier ne laissa pas écorner sa détermination par l'adversité. Avec ses petits moyens technique, il monta une faena imparfaite mais émouvante. Il tua mal. Le prix est allé à José Miguel Castrillon qui participera l'an prochain à la novillada piquèe. Frédéric Pascal.

CARCASSONNE : OREILLE PAR COLETA

La novillada 100% française, un Los Gallos, un Gallon, un Jalabert, un Laugier, un Pages Mailhan et un Camino Santiago, n'a pas brillé par la bravoure de son bétail. Sans personnalité au cheval tous, sauf le Laugier, ont cherché refuge dans les planches et se son éteint prématurément, sauf celui de Los Gallos qui a été le seul collaborateur du lot. Tomas Cerquera, oreille et silence. Mathieu Guillon, oreille et salut. Juan Leal, silence et une oreille.
Le premier de Los Gallos mit les reins, par pulsion, tête basse. Avec la tête à cette hauteur et sans la relever entre les suertes, il répéta, à droite comme à gauche, chaque fois qu'on le lui demanda. Il n'eut que le défaut de tenter de se réfugier dans les planches dès que le lié se faisait moins pressant. Cerquerra composa une faena, techniquement sans faute, mais manquant de rythme et de chaleur. Il tua d'une entière, qui rappela aux plus anciens le « rincon » d'Ordonez. Ce que l'autorité ne sanctionna pas en accordant une oreille. Le quatrième, de Laugier, se défendit, tête haute dans la selle du piquero. A droite il pesa sur l'homme et se montra bronco, mais relativement franc à gauche. Très centré et avec un beau courage, Cerquera le soumit à la naturelle et s'offrit même le luxe d'une série droitière pour valoriser sa domination. Il tua très mal. Silence.
Le second, de Gallon, fit face au cheval dans une belle attitude, mais s'y endormit sans mettre les reins. Ce manque de fond le poussa à chercher systématiquement les planches après les banderilles. Habillement, Mathieu Guillon réussit à lui inspirer confiance et parvint à lier deux séries engagées, muleta en avant et sans lui laisser le temps de réfléchir entre les passes. Pinchazo. Entiere. Une oreille. Le cinquième, de Pages Mailhan, fut le seul à prendre deux piques avec classe mais sans explosivité. Tête à mi hauteur, il exigea beaucoup des piétons pour leur concéder des charges exploitables à condition de luis présenter les leurres très en avant et dans un bon rythme. Ce que fit Mathieu Guillon avec bonheur tout en s'accommodant de son port de tête haut perché. Il perdit le bénéfice d'une faena bien menée par une mise à mort en trois voyages. Salut. Il banderilla ses deux adversaires avec aisance et précision.
Le troisième, de Jalabert, vint empressement au cheval où il resta sans réaction sous la morsure du fer. A pied il n'offrit que la commodité de baiser la tête, s'avérant réfléchi et incertain dans ses réactions. Juan Leal ne put montrer que sa capacité à se déplacer froidement devant la tête. Il tua d'une lame contraire qui nécessita le recours au descabello. Silence. Le dernier, de Camino Santiago, court de race, sortit du châtiment en cherchant les planches. Dans la muleta il chargea tête basse mais avec violence et en sortant seul de la suerte. Il finit querenciozo aux planches. Sans le douter Juan Leal l'accueillit par deux cambios au centre de la piste puis poursuivit son effort par derechazos exposés et rythmés. Dans le terrain compromis des barrières il lia les tours complets avant de conclure d'une belle lame engagée. Oreille. 1/3 d'arène. Vent gênant. Frédéric Pascal. Voir reportage Bruno Modica.

SANSÉ : OREILLE POUR ALBERTO AGUILAR

Pour la célébration des 50 ans de La Tercera l’empresa de Sanse avait réservé une corrida de Victorino Martín comme lors de l’inauguration des arènes le 27 août 1961. Les éphémérides de l’époque ne signalent pas avec exactitude le comportement des premiers victorinos mais ils devaient être bien différents de ceux d’aujourd’hui bien qu’alors les matadors coupèrent cinq oreilles. Bien différents car les victorinos 50 ans après ont sans doute perdu leur « fiereza » et ne sont plus les «alimañas » qui faisaient leur réputation. Le lot choisi pour cette plaza de 3ème catégorie, en plus d’une présentation qu’on dirait commode, montra une douceur et une toréabilité surprenantes pour les représentants d’un encaste jadis compliqué. Seul le 5éme mobile et encasté réveilla le public et permit la seule oreille coupée par Alberto Aguilar. Les autre pensionnaires de Victorino allèrent au cheval pour une seule pique et offrirent à la muleta des comportements variés.
Alberto Aguilar toucha le meilleur lot : deux toros différents mais qui tous deux chargeaient la tête « humiliée » le museau rasant le sol, son premier mobile mais plus réticent dont la charge régulée par le toreo intelligent du torero madrilène sembla aller « a más », charge améliorée et séries liées, finalement un toro noble et prompt aux cites. Son deuxième infatigable dans la charge des premiers capotazos jusqu’aux passes de « aliño » genou en terre de fin de faena permit à Alberto de développer une faena vibrante dans le style de ce torero bouillonnant mais qui aujourd’hui montra des qualités de muletero sûr et ferme devant un toro qui aurait pu facilement le déborder. Il tua d’une estocade arrière qui nécesita un descabello. Malgré un avis l’oreille est accordée.
Curro Diaz dont c’était la première corrida de Victorino qu’il toréait fut sans doute surpris de trouver des toros qui ne devaient pas être combattus mais toréés avec douceur pour accompagner des charges frisant la docilité. Si sa première faena laissa froid le public clairsemé de Sanse, la deuxième fit les délices des aficionados : le toro avait une charge longue et permettait l’enchaînement des suertes élégantes, templées, naturelles de face et passes aidées par le bas, trincheras, un répertoire qui aurait fait hurler les fans de Las Ventas. Une grande estocade non primée à son premier et mise à mort défectueuse au 4ème.
Daniel Luque qui toréait aussi sa première « victorino » n’a brillé que par intermittence face à un toro qui répondait aux cites mais sans l’accord que le torero aurait du appliquer à la promptitude de la charge. Donc faena irrégulière oú le toro allait aussi « a más » obligeant Daniel Luque à corriger sa position pour enchaîner les passes. Mauvaise mise à mort. Le 6éme était le toro de meilleur trapío du lot mais « tardo » pour ne pas dire immobile, ne chargeant qu’avec réticence et sans classe, la tête à mi-hauteur. Absence d’émotion malgré une dernière série « consentie », de profil, et passes distillées au compte-goutte.
Curro Díaz : ovation et pétition d’oreille ; ovation. Alberto Aguilar : un avis et saluts ; un avis et oreille. Daniel Luque : un avis et silence ; silence. Georges Marcillac.

MIMIZAN : OREILLE POUR LESCERRAT ET ADAME

Face à un lot de l'Astarac qui demandait à être toréé et ne le fut pas toujours, Julien Lescarret et Joselito Adame ont coupé chacun une oreille tandis que face au meilleur du lot, Julien Miletto a reçu une cornada grave dans la cuisse. Arènes pleines. À l'isue de la corrida, la ganaderia Jalabert a été proclamée vainqueur du concours "Toros de France" dont le prix est la présentation d'une corrida à Arles l'an prochain. Voir reportage Roland Costedoat.

SAINT-PERDON : IBAN, FLORES ET ADRIAN A HOMBROS

L'excellente novillada de Baltasar Iban a offert aux aficionados landais un grand spectacle qui a culminé avec la vuelta posthume accordée au quatrième. Sergio Flores (deux oreilles et oreille) a été tel qu'en lui-même, classique et templé, Mathieu Guillon (oreille et oreille) habile mais protesté par une partie du public quand il reçut sa première oreille, Fernando Adrian (oreille et oreille) technique et volontaire. Au final, le mayoral de Baltasar Iban, Sergio Flores et Fernando Adrián sont sortis a hombros, Mathieu Guillon refusant de les accompagner bien qu'ayant coupé deux oreilles, en raison des sifflets qui avaient accompagné la remise de la première.


TEMPORADA DE BAYONNE

La temporada bayonnaise se poursuit le samedi 3 septembre à 17h30, des toros de Jandilla pour le mano a mano Sébastien Castella / Miguel Angel Perera. Dimanche 4 à 11h, novillos de López Giibaja pour Thomas Cerqueira, Mathieu Guillon et Fernando Adrián. À 17h30, toros de Daniel Ruiz pour EL Juli, José María Manzanares et Alejandro Talavante. Voir programation complète.

VOYAGE À BARCELONE

Le Club Taurin Juan Bautista et le Club Taurin Paul Ricard d'Arles organisent un voyage à Barcelone le 28 août 2011. Le cartel est : Juan Bautista , Salvador Vega, Miguel Tendero et toros de El Sierro. Le départ, dimanche 28 août à 6h du matin de l' avenue Général leclerc. Retour, aprés la corrida. Prix du voyage en car et place de corrida 100€00. inscription au Club Taurin Paul Ricard d'Arles, Téléphone 06.80.23.60.08.

JUNTA DES PEÑAS ATURINES

La Junta de Peñas aturines organise une novillada sans picador le samedi 27 août à 18h30 aux arènes d’Aire sur l’Adour. Au cartel, 5 erales de Jean Louis Darré pour Juan Cortes (Cadiz), Tomas Campos (Badajoz), Dorian Dejean (Béziers). À l’issue de la novillada repas champêtre aux allées de l’Adour « Toro à la broche ».

MIMIZAN EN LIGNE

Les arènes de Mimizan où sera organisée cet été la première corrida de toros de leur histoire, disposent désormais d'un blog pour communiquer autour de leur évènement : Voir.

FERIA DU RIZ À ARLES

Les cartels de la feria du Riz à Arles sont les suivants : vendredi 9 septembre à 17 heures 30, novillos de Margé pour López Simón, Javier Jimenez et Juan Leal. À 21 heures 30, novillada non piquée, erales de Tardieu. Samedi 10 septembre à 17 heures 30 : Corrida Goyesque, toros de Daniel Ruiz pour Morante, El Juli et Juan Bautista. Dimanche 11 septembre à 11 heures, corrida de rejoneo : toros de Martelilla pour Joao Moura hijo, Manolo Manzanares et Noelia Mota. À 17 heures, corrida concours : toros du Conde de la Corte, Cebada Gago, Conde de Mayalde, Dolores Aguirre, Hubert Yonnet et Tardieu pour Rafaelillo, Julien Lescarret et David Mora. Renseignements au 0 891 70 03 70 et www.arenes-arles.com.

TOUTES LES GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 

















imprimez cette page