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Lundi 16 août 2010

L'Edito

 

TENDANCES

Les spectacles se multiplient et à moins de prendre la journée pour disséquer l'info qui abonde, il est difficile de prendre le recul nécessaire pour procéder à une analyse fiable. Pourtant, quelques tendances émergent, lesquelles donnent sans doute le ton de ce que pourrait être la fin de la saison.

Voir édito.
sergio aguilar

Actualité

BÉZIERS : MIURADA À L'ANCIENNE

Les six exemplaires de Miura sont sortis compliqués, réagissant puissamment et de façon réfléchie aux sollicitations. Le premier n'avait pas une passe par le bas, le second « punteaba » à mi suerte, les traitrises du troisième ont fait souffler un vent de panique sur le ruedo, à eux deux les quatrième et cinquième totalisèrent 40 cm de charge, seul le dernier pouvait servir. Padilla: silence et silence. Barrera: vuelta et vuelta. Lescaret: applaudissement et silence.
Le premier souleva le cheval avec force. A pied il se laissa faire à mi hauteur mais ne fit que baisser la tête sans engager le reste du corps dès lors que la muleta lui était proposée en dessous de la ligne des yeux. Padilla tenta valeureusement plusieurs derechazos puis dut se rabattre sur de la lidia à l'ancienne. Entière tombée. Silence. Le quatrième avança dans le peto en appui sur les quatre sabots, mais ne confirma pas cette généreuse disposition à la muleta. Il humilia mais resta sur la réserve et ne se déplaça jamais sur plus de 20cm de course. Padilla dut compenser par son jeu de jambe personnel le peu de mobilité de son adversaire. Il composa une habile faena en trompe l'oeil d'une trentaine de passe et tua d'une entière et descabello. Silence.
Le second ne confirma pas à la deuxième pique l'impression favorable laissé à la première. Il joua de la pointe en cours de charge du coté droit et parut plus abordable à gauche. Barrera se sentit plus à l'aise avec la muleta aidée de l'épée. Il basa sa faena sur cette main. Il fut plus discret et mobile à la naturelle. Il tua de ¾ de lame en avant et du recourir par trois fois au descabello. Vuelta. Le cinquième joua de la corne dans le bas du caparaçon, sans pousser. Il se comporta suivant la même logique à pied où il accepta de baisser la tête, mais refusa de charger; En pliant le genou et en restant devant, Barrera occupa le terrain. Il tua en se jetant dehors. Vuelta.
Le haut, laid et très armé troisième refusa d'entrée de baisser la tête. Il attaqua le cheval sans humilier. Il toisa la piétaille du haut de ses 165 cm au garot et mit la cuadrilla à l'amende. Eric Canada fit face et géra l'urgence avec autorité pendant que Lescarret récupérait de deux chutes consécutives devant l'imposant berceau de cornes. Lescarret se fit encore surprendre à la muleta puis fut franchement débordé par le genio du miura. En dépit d'une authentique déroute à l'épée, le public ne se fâcha jamais, bien au contraire il ne cessa de l'encourager et applaudit unanimement le dernier coup d'épée. Le dernier se laissa châtier sans pousser, puis se grandit lors du deuxième assaut. A droite mais plus encore à gauche il réserva d'heureuses surprises et se laissa prendre des charges de qualité. Lescarret se laissa aller à rompre plus souvent qu'il aurait dû, mais réussit quelques passes isolées où il s'enroula spectaculairement les quasi 700 Kg du miura autour de la taille. Il s'en défit d'une entière en avant qui nécessita le recours au descabello. Silence. Arène peines. Vent toujours présent mais moins gênant que les jours précédents. Public sensible aux difficultés prenant fait et cause pour les toreros.
Frédéric Pascal. Voir galerie Bruno Modica.

MATINALE DE BÉZIERS : OREILLE POUR TOMASITO

A quelques nuances près les 6 novillos de Pages-Mailhan ont offert le même spectacle: superbement présentés, anodins au cheval et débordants de bonté mais fades dans la muleta. Patrick Oliver: vuelta et silence. Thomas Joubert: oreille et silence. Thomas Duffau:salut aux deux.
Epargné au cheval, le premier fonça droit, sans un coup de tête parasite, sur un rythme remarquablement lent. Tout le mérite de Oliver fut de ne pas le brusquer et d'adapter sa gestuelle à la douceur de la charge. Il y réussit dès la deuxième série d'une faena fluide et plaisante parsemée de remates de bon goût. Il tua sans brio. Vuelta. Son second s'endormit sous le peto, mais cet absence de fond ne l'empêcha pas de donner des charges exploitables au troisième tiers. Gêné par le vent et une fêlure du poignet subie lors de la lidia du premier, Oliver se fit accrocher la muleta à droite. Il reprit la main à gauche pour une prestation sans fil conducteur. Dans l'incapacité de pousser fermement l'épée de la main droite, il échoua répétitivement à la mort. Silence après avis.
Le second se défendit vers le haut au cheval mais cette caractéristique se perdit à la muleta où il baissa humblement la tête et prolongea sa course très en aval de son matador. Après avoir assuré classiquement sa domination, Joubert se laissa aller avec bonheur à son inspiration baroque. Il tua efficacement d'une entière un peu en avant. Pétition de deux oreilles à laquelle le président s'opposa. Une oreille. Son second se laissa piquer sans pousser. De même il « poussa » moins que ses frères dans la muleta, où il ne donna que des charges courtes. Appliqué et mains basses en début de faena Joubert se désunit après avoir souffert un accrochage sans conséquence fâcheuse. Il finit un peu brouillon, y compris aux aciers. Silence après avis. Joubert fit l'effort d'accueillir ses deux novillos au centre et a puerta gayola.
Le troisième ne fut que symboliquement présenté au cheval. Tête basse jusqu'à la sortie des muletazos, il permit à Duffau de faire étalage de sa maîtrise des suertes fondamentales, puis d'enthousiasmer le public par d'habiles enchainements cités au fil des cornes et sans rectifier la position. Il perdit l'oreille au descabello. Salut. Le dernier fut le seul à faire vaguement son devoir au cheval et corrélativement donna les charges les moins fades de la matinée. Duffau en exploita toutes les ressources sans produire de surchauffe dans les gradins. Salut après deux pinchazos et une entière. ¼ d'arènes. Vent gênant à partir du troisième.
Frédéric Pascal. Voir galerie Bruno Modica.

DAX : OREILLE DE POIDS POUR SERGIO AGUILAR

Cinq toros du Conde de Mayalde, bien ou trés bien présentés, maniables à divers degrés, le quatrième se montrant le plus encasté, tandis que les troisième, cinquième et sixième se laissèrent toréer. En seconde position sortit un sobrero de Bañuelos, bien présenté lui aussi, encasté et mobile.
Le plus important de la tarde est à mettre au crédit de Sergio Aguilar face au second, un Bañuelos qui embistait en rafales mais que le madrilène sut mettre dans sa muletas et ralentir peu à peu. Faena longue, sans temps morts, enchaînées, conclue par une grande estocade qui ne laissa dans les mains du torero qu'un seul trophée. Aguilar toréa bien son second, un Mayalde plutôt noble et trop soso pour que la faena prenne plus d'ampleur.
Rafaelillo qui n'eut guère d'option face au rugueux premier, fut à deux doigts de triompher face au quatrème, un toro encasté, brusque et désordonné qu'il domina dans son style peu esthétique mais efficace. Long à la mort il entendit deux avis en lieu et place de oreilles espérées.
Face au lot le plus avenant, Mehdi Savalli n'a pas paru en grande forme. Il se fit applaudir aux banderilles mais ne brilla guère par la suite.
André Viard. Voir galerie.

DAX : MENDOZA ET BOHORQUEZ A HOMBROS

Lors de la matinale de rejones une grande corrida de Bohorquez, brave et vibrante, a permis le triomphe de Mendoza (quatre oreilles et une queue) et de Fermin Bohorquez (deux oreilles du quatrième après avoir donné deux vueltas à la mort de son premier dont la présidence lui refusa l'oreille demandée par le public) tandis que Manolo Manzanares coupait l'oreille du dernier. Les second et quatrième toros ont été primés d'une vuelta. Mendoza et Bohorquez sont sortis en triomphe en compagnie du mayoral. Voir galerie André Viard. Voir galerie de la novillada du Pilar.

ROQUEFORT : DURS COQUILLAS

Novillos de Coquillas de Sanchez Arjona, superbement présentés dans l'ensemble, dans le type de la maison les 1, 3 et 4. De comportement variable, excepté l'excellent 3e, les novillos se sont révélés souvent compliqués pour les piétons. Solides de jarret lors des 11 rencontres (dont une chute), bravitos à mansotes sous le fer, les novillos de Coquillas ont permis une tarde soutenue et fort intéressante.
Gomez del Pilar (lie de vin et or): l'ancien disciple de l'école taurine de Madrid nous a proposé une faena engagée et valiente, devant un novillo dont il a eu beaucoup de mal à canaliser la vivacité. Il parvient néanmoins à se croiser avec sincérité lors de bonnes séries des 2 côtés devant un toro qui se livre de moins en moins. Une demi épée en place concluante. Vuelta. Il accueille son second par une larga afarolada de rodillas contre les planches. Après un début de faena par statuaires, Gomez del Pilar, très détérminé à triompher, otant même ses zapatillas, enchaîne les séries avec maîtrise, sans parvenir toutefois à transmettre. Son trasteo devient décousu mais non dépourvu d'engagement et de volonté devant un novillo de peu d'embiste. Trois-quarts d'épée en bonne position, descabello. Vuelta après forte pétition. Bronca à la présidence.
Esaù Fernadez (crème et or): mal servi par le sort, l'andalou n'a pu tirer son épingle du jeu. Devant son premier novillo, très chatié à la pique et réservé ensuite à la muleta, il n'a jamais su trouver le bon sitio et s'est contenté d'aligner quelques passes sans conviction avant d'abréger. 1 pinchazo, 2/3 d'épée contraire. Sifflets. Débutant par un cambio cité de loin au centre du ruedo, devant le 5e du lot, le plus imposant et le plus armé de l'après-midi, distrait et de charge réduite, ce toro ne permet pas à Esaù Fernandez de trouver la bonne distance et d'enchaîner les passes. Mis en difficulté sur 2 extranos, ce dernier en termine par un pinchazo et une entière atravesada devant un public bienveillant. Silence.
Albeto Lopez Simon (bordeaux et or): devant l'excellent 3e, brindé au public, et ménagé après un puyazo bien mené, le natif de Bajaras nous a proposé le meilleur de la tarde. Faena entamée par doblones, jambes fléchies, puis par des cites de loin , face à un adversaire de charge longue et suave, sur le flanc gauche principalement. Du temple, dans des séries bien liées. Mis en confiance, Alberto cloture sur des redondos pieds joints, au milimètre, et se fait cueillir lors d'une voltereta sans conséquence en sortie de passe. 2 pinchazos, une entière. 1 oreille et pétition de la seconde. Salut du banderillero "cesar de Madrid". Devant le sixième, manso et réservé a la muleta, le jeune madrilène tente malgré tout de lier quelques passes, sans succès. Mis en danger à plusieurs reprises, il doit se résoudre à clôturer. Mete y saca, épée sur le côté, 2 descabellos. Silence. 4/5e d'arène. Temps nuageux mais agréable. Légère brise.
Joël Segot. Voir galerie Amandine Segot.

NOVILLADA DE SAINT-SEVER

L’Association Art et Tradition de SAINT SEVER propose pour la novillada du 22 août des novillos du  « Camino de Santiago » pour Patrick OLIVER, Thomas DUFAU et Mathieu GUILLON.


NOVILLADA DE MAUBOURGUET

Maubourguet Toros qui organise le 22 août une journée taurine, avec en point d'orgue une novillada sans picadors, a mis en ligne un site à l'intention des aficionautes. On peut le visiter.

FERIA DE RION

Pour la feria de novilladas sans chevaux de Rion qui aura lieu les 21 et 22 août, les novillos de Valdefresno seront combattus le premier jour par Juan Leal, Miguel Angel Leon et un triomphateur de Dax ou Bayonne, le second par Fernando Adrian, Roman et Roberto Blanco. Réservations : 05 58 57 04 44.

VEEDOR DE L'AFICION À BAYONNE

Hier ont été débarqués les toros de la feria de Bayonne dans les corrales flambant neuf construit à cet effet dans un soucis du bien-être animal qui honore la municipalité. Le veedor de l'aficion, entre autres confrères, était bien sûr présent pour voir descendre du camion, dans l'ordre, les toros de Nuñez del Cuvillo, ceux d'Alcurrucén, de Fuente Ymbro et de Miura. Les trois premières sont fort bien présentées et homogènes, quant à la quatrième arbore le type qui n'appartient qu'à elle. Voir galerie. Voir les toros des corridas concours françaises de Arles pour la Feria du Riz et Vic début août. Voir toutes les galeries.

SAINT-PERDON À MONT DE MARSAN

Pour le 29 août prochain à 17 heures 30 dans les arènes de Mont de Marsan : novillos de Baltasar Iban pour Juan del Alamo, Mathieu Guillon et Sergio Flores.

NOVILLADA DE COLLIOURE

Pour la novillada des fêtes de la Saint Vincent, qui reprend cette année sa date du 16 aôut et au cours de laquelle sera mis en jeu le sixième trophée de l’anchois, ont été programmés des novillos de Piedras Rojas (Patrick Laugier) pour Tomasito, Mathieu Guillon et José Arévalo. Cavalerie Bonijol. Renseignements : office de tourisme de Collioure au 04 68 82 15 47. Tarifs : barreras 30 euros et générales 20 euros.

FERIA DE CARCASSONNE

Le détail de la prochaine feria de Carcassonne a été dévoilé par l'Union des Aficionados du Carcassonnais (UDAC). Au programme, une corrida de toros, deux sans chevaux et un spectacle d'initiation. Le cartel de la corrida est le suivant : toros de Torrestrella pour Juan José Padilla, Juan Bautista et Mehdi Savalli. Tout les détails de la feria sont en ligne sur le site de l'UDAC.

FERIA DE BÉZIERS

Jeudi 12 août toros de Nuñez del Cuvillo pour Enrique Ponce, Morante de la Puebla et Sébastien Castella. Vendredi 13 toros de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella et José Maria Manzanares. Samedi 14 toros de Robert Margé pour Juan Bautista, Matias Tejela et Mehdi Savalli. Dimanche 15 toros de Miura pour Juan José Padilla, Antonio Barrera et Julien Lescaret. Le matin, novillos de Pages-Mailhan pour Tomasito, Patrick Oliver et Thomas Dufau.

riz arles
ARLES : FERIA DU RIZ

Jeudi 9 septembre à 21h30 classe pratique et novillada sans picadors organisée avec l’école taurine d’Arles (entrée gratuite). Vendredi 10 à 17h30 toros de La Quinta pour Sergio Aguilar, Alberto Aguilar et un 3ème torero à désigne. Samedi 11 à 17 h corrida goyesque : toros de Daniel Ruiz pour El Juli, Juan Bautista et José Mari Manzanares, plus un novillo de Bohorquez pour le rejoneador Manuel Manzanares. À 22h spectacle organisé par l’office de tourisme (entrée gratuite). Dimanche 12 à 11h novillos de Palla pour Tomasito, Diego Silveti et Alejandro Enriquez. À 17h corrida concours "Toros de France" : toros de Tardieu frères, Gallon, Christophe Yonnet, l'Astarac, Margé et Piedras Rojas pour Juan José Padilla, Israël Telles et Mehdi Savalli. Ouverture des abonnements Jeudi 24 juin, vente des places individuelles à partir de lundi 19 juillet au 0 891 70 03 70.

TIERRAS TAURINAS

De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

GENEALOGIES EN LIGNE

ésireux de voyager dans les arcanes de la caste, une visite sur l'excellent site Toro-Genèse est conseillée..


fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 


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