beziers
arles
Arles
Lundi 31 août 2008

L'Edito

La photo

NOVILLERO-NOVILLERO

Il en va pour les novilleros-novilleros comme pour les toros-toros : le pléonasme ne sert qu'à souligner la rareté du genre. Voir édito.

Actualité

SAINT PERDON AU MOUN : MALENCONTREUX GÂCHIS

Vuelta du dernier novillo
Il est toujours désagréable d'avoir à dire que de jeune novilleros sont passés à côté d'une occasion en or de démontrer que l'aficion peut légitimement voir en eux les grands toreros de demain. Mais comment rester crédible si pour masquer les carences des hommes on est obligé de passer sous silence les vertus des toros ? Essayons donc de dire les choses de la façon la plus positive possible, c'est à dire en mettant en évidence dans un but didactique les lacunes que les uns et les autres devront combler au plus vite s'ils veulent réussir dans ce difficile métier. Pour faire court, Angelino de Arriaga est passé à côté de son sujet par manque de décision et Thomas Dufau par manque de réflexion. Quant à Juan del Olmo, un vrai novillero à l'ancienne, il ne doit de n'être pas sorti a hombros qu'à son mauvais maniement du descabello, ce qui est tout de même plus facile à corriger.
Car passer à côté d'un pareil lot de novillos, il faut tout de même le faire. Tous encastés et braves face au cheval - avec un bémol pour le dernier qui fut primé d'une vuelta pour son abnégation dans la muleta - tous nobles à divers degrés, à l'exception du troisième qui fut le seul brusque et compliqué, ce lot de Baltasar Iban, commode d'armure et joli de trapio - légers les trois premiers, racés et plus lours les trois autres - ne pêcha en fait que par un relatif manque de puissance (les premier et cinquième surtout), que compensa largement le fond de caste.
Cela fut parfaitement perceptible chez le premier, bonito, noble et bravito, face auquel Angelino de Arriaga commit l'erreur de vouloir développer un toreo indolent... Pris de vitesse par les retours de son adversaire, il ne put aboutir qu'à un acoplamiento inconstant faute de laisser la muleta puesta... et de traguer davantage. La caste, même soutenue par des forces chancelantes, ne supporte pas l'à-peu-prés. Après une entière foudroyante, il coupa tout de même une oreille. Le manque de décision du torero mexicain fut davantage mis en évidence par le quatrième, un magnifique tostado applaudi à sa sortie des chiqueros, brave lors de deux rencontres mal mises en suerte, avec culbute du picador lors de la première. Le novillo se révélant un peu tardo, Angelino de Arriaga se doubla bien avec lui, donna une première série droitière bien rematée par le bas avant de patiner lors de la seconde par manque d'entrega, rompant par deux fois quand le novillo, toujours un peu tardo, le mit à l'épreuve. Le novillo prit alors carrément l'ascendant. Suivit une série à gauche avec deux bonnes naturelles, puis un retour brouillon à droite avant une nouvelle excellente entière qui maquilla la déroute en insuccès. Le public ne s'y trompa pas et réserva une ovation de gala à l'arrastre.
Le meilleur novillo du lot fut le second, brave mais juste de puissance lors de deux rencontres bien poussées. Sa caste quelque peu collante (pegajoso) à la cape que Thomas mania un peu brusquement se mua très vite en noblesse douce sous l'effet d'un relatif manque de forces. Mais là encore, la caste allait compenser. Pourquoi Thomas entreprit-il sa faena dans le terrain des barrières sur un train de sénateur en pré-retraite ? Lui seul le sait. Mais entre le moment où il prit les banderilles et celui où il donna la première passe de muleta, il aurait eu le temps d'aller se changer. Et que je me lave les mains deux fois, et que je fais un brindis interminable à Jean-Louis Darrieutort en piste, et que je multiplie les pauses tout autant interminables entre les séries, façon vieux maestro qui cherche son souffle... Tout autre novillero qu'un enfant du pays se serait fait vertement rappeler à l'ordre. Entre les pauses, une série heurtée à droite faute d'accompagner les charges claires jusqu'au bout, une deuxième mieux conduite mais fuera de cacho, deux redondos inversés... "Et la gauche ?" demanda alors un spectateur qui avait remarqué que s'il prenait des ronds complets sur cette corne le novillo pouvait offrir des naturelles. Trois statuaires à peu prés, applaudissements mous et épée delantera d'effet immédiat. Un grand novillo venait de passer à côté de son destin - des spectateurs demandèrent la vuelta - et Thomas reçut une oreille. Le beau galop du cinquième, allègre et franc, laissait espérer le desquite. Humiliant beaucoup, sa bravoure promettait de se muer en noblesse. Deux piques en brave, la deuxième citée de loin grâce à une bonne mise en suerte de Thomas, quite brouillon par chicuelinas, brindis à tous brouillon aussi, le novillo échappant à la cuadrilla et venant menacer le torero au centre... et patatras. Collé aux planches alors que Thomas l'attendait désespérément au centre pour le cambio habituel, le novillo se décomposa à force d'attendre et quand Thomas vint se doubler avec lui au fil des planches il était trop tard : sous l'effet des piques ses forces avaient décliné. Toujours sur le même train de sénateur, mais ce coup-ci en retraite, Thomas essaya, toujours dans le terrain des barrières, des deux côtés, sans succès. Deux pinchazos sans passer et une entière après avis. Le novillo fut applaudi à l'arrastre.
Le seul novillo brusque et porteur de plus de genio que de bravoure fut le troisième que Juan del Alamo alla attendre à puerta gayola où il se fit bousculer violemment, ramener aux planches, ressortir vers le centre... Emporté vers l'infirmerie il en revint trois minutes après la taleguilla déchirée mais indemne pour donner une poignée de delantales. Pimpi, sur l'excellent - et léger - Ratito de Philippe Heyral, porta une grande pique bien poussée puis une seconde. Le novillo, plus encasté que brave, ne se livra plus par la suite, âpre à droite et impossible à gauche. Del Alamo arracha une bonne série, se fit sésarmer 4 fois par les hachazos désordonnés de son adversaires mais intercala une poignée de derechazos profonds qui firent regretter de ne l'avoir pas vu face à un des deux premiers. Pinchazo puis grande entière et salut. Le dernier, un tostado bragado quelque peu abanto de sortie poussa bien sur une unique pique et Juan del Alamo, percevant les possibilités de son adversaire, demanda et obtint le changement. Encasté, brave et noble, le novillo de Iban fit alors le spectacle par sa mobilité et sa fougue, remarquablement mis en scène par la muleta parfois fruste mais toujours généreuse du salmantino. Il en résulta une faena vibrante des deux côtés, parfois brouillonne, parfois "pueblerina", mais toujours ambitieuse et engagée. Après les deux siestes précédentes le public sembla heureux de se réveiller et accompagna le torero de son enthousiasme. Le final fut quelque peu embrouillé et après trois quarts d'épée cinq descabello réduirent la récompense à une oreille. La vuelta posthume était méritée, mais le second novillo la méritait aussi. Le prix à la meilleure estocade a été remis justement à Angelino de Arriaga. Le public très nombreux (presque deux tiers d'arène) fit saluer Cristina Moratiel, la ganadera, présente dans les tendidos, et prit congé gentiment des toreros. Avant le paseo, le maire et le président du comité des fêtes de Saint-Perdon donnèrent rendez-vous aux aficionados pour 2011 dans leurs nouvelles arènes. Et en attendant, certainement au Plumaçon pour l'an prochain.
André Viard. Voir reportage.

DANS LES RUEDOS HIER

A Linares Ponce qui remplaçait Morante a coupé trois oreilles, Fandi et Manzanares une. Les toros étaient de Nunez del Cuvillo. A Colmenar, bonne corrida de Alcurrucén dont le quatrième a fait la vuelta. Ruben PInar a coupé trois oreilles, Ferrera et Abellan une chacun.

ARLES FERIA DU RIZ

Vendredi 11 septembre à 17 heures 30 corrida concours de ganaderias. Toros de Partido de Resina, Prieto de la Cal, Hubert Yonnet, Conde de la Corte, Pérez de Vargas et Cuadri pour Lopez Chaves, Sanchez Vara et Fernando Cruz. Samedi 12 septembre à 11 heures, entrée gratuite sur invitation. Présentation du jeune torero franco-mexicain Michelito dans le cadre d'une classe pratique d'entrainement organisée par l’Ecole Taurine d’Arles : 4 erales de Gallon pour Morad Balti, El Tolosa, Gregorio Lopez et Sofianito. Deux erales de Gallon sans mise à mort pour Michelito. Samedi 12 à 17 heures corrida goyesque. Toros de Jandilla pour Aparicio, El Cid et Manzanares. Intervention des meilleurs écarteurs et sauteurs landais sur un toro qui leur sera réservé. Dimanche 13 septembre à 11 heures corrida de rejoneo. Toros de Guttierez Lorenzo pour Joao Moura Hermoso de Mendoza et Diego Ventura. Dimanche 13 à 17 heures toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Sébastien Castella et Roman Pérez qui prendra l'alternative.


FERIAS DES VENDANGES DE NÎMES

La feria des Vendanges aura lieu à Nîmes du 17 au 20 septembre. Jeudi 17 toros de Yonnet pour Antonio Barrera, Salvador Vega et Mehdi Savalli. Vendredi 18 au matin, novillos de La Quinta pour Pablo Lechuga, Angelino de Arriaga et Thomas Duffau. Vendredi 18 toros de Garcigrande pour El Juli, Sebastián Castella et Miguel Tenderoqui confirmera l'alternative. Samedi 19 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Luis Francisco Esplá, Enrique Ponce et Julio Aparicio. Samedi 19 toros d'El Pilar pour Matías Tejela, Alejandro Talavante et Rubén Pinar. Dimanche 20 au matin toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla et Sebastián Castella, mano a mano. Dimanche 20 toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque.

NOVILLADA DE SAINT-PERDON

Les organisateurs de Saint-Perdon ont bouclé hier le cartel de leur novillada du 30 août qui aura lieu dans les arènes de Mont de Marsan. Grâce à son triomphe Thomas Dufau a gagné son inclusion face aux novillos de Baltasar Iban aux côtés d'Angelino de Arriaga et de Juan del Alamo

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81.

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 











imprimez cette page