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Arles
Lundi 24 août 2008

L'Edito

La photo

ZAPING

Un dimanche d'août sur la planète taurine : des toros partout, quelques cornadas dont deux gravissimes, des triomphes à l'arrachée, des espoirs qui s'estompent... Les triomphes de la veille disparaissent dans l'échec du lendemain. Voir édito.

Actualité

RION : OREILLE POUR DIEGO FERNANDEZ

Impressionnants de gabarits, les novillos de Valdefresno ont eu des comportements variés. Hauts et longs, les trois derniers dépassaient les 500 kg, les trois premiers étaient moins lourds mais très sérieux. Les premier, second et sixième ont développé bravoure et noblesse avec une mention particulière au dernier qui s’est grandi dans le combat. Le troisième était tardo et querencioso, le quatrième, un véritable semi remorque, était manso et sans transmission, le cinquième, sans options, s’est rapidement réfugié aux planches. Juan Guerrero, silence et avis avec silence à son second. Diego Fernandez, oreille et silence et José Miguel Valiente, avis avec silence à son premier et deux avis et silence à son second.
Juan Guerrero a une belle histoire à raconter et son inclusion dans le cartel de Rion sera probablement commentée dans d’autres rubriques. Il donnera cinq bonnes véroniques à son premier avant d’entamer sa faena de muleta par plusieurs carrés de droitières templées. Son manque d’expérience ne lui permettra pas de lier son ouvrage selon sa volonté mais la foi dans son toreo sera ressentie par le public. La bonté et la noblesse de son novillo d’ouverture lui autorisera deux séries de derechazos profonds et longs en fin de faena. Epée trasera et basse, le novillo met trop de temps à tomber lui faisant perdre un éventuel trophée. Silence. Son second est un novillo impressionnant de taille et de poids. Après avoir dérouté le péonage lors du tercio de banderilles, le novillo chargera sans conviction dans la muleta du salmantino. Usé, fatigué par les nombreuses courses du premier tiers, le novillo finira collé aux planches et Guerrero aura toutes les peines du monde à s’en débarrasser. Deux pinchazos, 1/3 d’épée trasera, un avis, silence.
Diego Fernandez sort de l’école taurine du Juli. Auréolé de plusieurs triomphes retentissants dans les bolsins les plus huppés, il a confirmé à Rion ses bonnes dispositions sans pour autant marquer la placita de son empreinte. Fin et racé au capote, il réglera parfaitement la tête de son premier avant de l’enrouler dans un trasteo muletero suave et rythmé. Le final sera de bon goût par des aidées par le bas superbes. Entière très basse, oreille. Face à son second, un tio qui déplace sa carcasse comme un toro, il va s’appliquer à réciter son toreo technique sans prendre le dessus. Le novillo est manso et à force de courses décousues finira par se coucher seul après avoir reçu un seul pinchazo. Silence.
José Miguel Valiente aura déçu le public rionnais. Après plusieurs prestations de classe dans le sud-ouest, il est passé à côté d’un excellent novillo, le dernier. Face à son premier, on décèle quelques hésitations dans son placement même si le novillo ne l’aide pas. A la décharge de l’animal, les quarante cinq capotazos qu’il a reçus lors du tercio de banderilles, n’ont pas favorisé son énergie. Trop vite parado, le novillo se trouve court à droite à la muleta. Valiente reste sur la défensive avant de l’expédier ad patres d’un vilain bajonazo précédé d’un avis et suivi d’un autre bajonazo, silence. Face au dernier, un nouvel autobus noble et brave, il va balbutier son toreo. Muleta à hauteur de la hanche, il tirera quelques muletazos isolés des deux bords qui n’offriront du relief que grâce à la charge longue et noble du magnifique « Campana ». A gauche, la bravoure le déborde à plusieurs reprises. Catastrophique à la mise à mort où il enchainera une kyrielle de descabellos, il écoutera deux avis et le silence respectueux du public compréhensif. Temps chaud, 34°, 2/3 d’arène.
Jean-Paul Campistron. Voir reportage.

CARCASSONNE : MARCO LEAL A HOMBROS

A sa sortie le second novillo sauta dans le callejon où il fit un carnage. Il s'acharna sur l'alguacil qui fut le plus touché. Autour du malheureux les secours s'organisèrent mais à peine revenu en piste le miura sauta à nouveau la barrière et percuta par l'arrière le groupe des sauveteurs occupés à transporter vers l'infirmerie le blessé qui fut à nouveau touché. A l'infirmerie, on constata une horrible blessure à l'abdomen, mettant les viscères à l'air, ainsi qu'une grave cornada dans la cuisse. La tâche des médecins se trouva compliquée par le fait que le patient soit diabétique et sous dialyse. L'infirmerie étant occupé et ne pouvant accueillir d'autre blessé potentiel, la direction prit la courageuse et sage décision d'interrompre le spectacle le temps que la table
d'opération se libère et  que tous les éléments de la chaîne des secours retrouvent leur place. L'intermède dura une heure quinze minutes sans qu'aucun des spectateurs n'abandonne le spectacle!
En dehors de cet épisode la novillada de Miura n'a rien eu de tragique. Magnifiquement présenté et soulevant l'émotion de par sa prestance, elle s'est laissée châtier au cheval et s'est montré d'une parfaite correction dans les leurres. Le moins propice est sorti en quatrième position, le meilleur en sixième. Les premier et troisième collaborèrent en gardant la tête à mi hauteur. Les plus fades sortirent en second  et cinquième. Hassan Rodriguez, El Califa de Aragua oreille et vuelta, Marco Leal vuelta et deux oreilles, Santiago Naranjo vuelta et oreille. Tous alternèrent aux banderilles, Naranjo avec moins de bonheur que ses compagnons.
Le premier resta statique sous le fer. En revanche, il baissa volontiers le tête dans les leurres, ce qui, par effet d'inertie lui conféra une charge exploitable. Il vint à la muleta au petit galop, mais, éconduit dans ses effusions, il coupa ses trajectoires. Après s'être montré brillant et courageux aux banderilles El Califa de Aragua ne trouva jamais la distance et livra une contribution en trompe l'oeil. Un volapie efficace lui valut une oreille. Par cinq fois le quatrième poussa de biais mais avec constance et sans coup de corne parasite. Tête invariablement haute, il fut court et gênant à droite. A gauche il ne donna que des courses tronquées terminées par le haut. Plus confiant en son jeu de jambe qu'en la délicatesse de son poignet le calife accumula les ébauches de muletazos, toutes à verser au rebut. Il s'y pris à plusieurs fois pour porter une entière horizontale qui suffit. Vuelta. A cet exemplaire il signa aussi une paire de banderilles exposées.
Dès qu'il eut pris ses appuis, le suave et faible second poussa mollement en droite ligne(1). De même, servi par une musculature en chamallow, il chargea la muleta sans agressivité, mais aussi sans transmission ni amplitude (recorrido). En grand lidiador Marco Leal se montra omnipotent dans la conduite des débats. Inventif et prolixe à droite, il laissa une faena plaisante et rythmée. Il perdit l'oreille, car la lame un peu tombée tarda à faire effet. Vuelta. Le cinquième commença par de mauvais détails, puis s'alluma au cheval, où il poussa avec classe et sauvagerie, par trois fois sans se décomposer. Son manque de fond réapparut à la muleta où il s'éteignit rapidement Il ne chargea qu'au pas et au ralenti. Épousant ses allures, Leal parvint à s'étirer avec lui, puis assura le spectacle lorsque le miura n'eut plus rien à donner. Entière tombée. Descabello. Deux oreilles.
Le troisième sauta au cou du cheval, puis resta statique dans le peto, lors de trois rencontres appuyées. En dépit de ce fort châtiment il conserva assez de mobilité pour la faena. A droite il se montra intraitable, mais réagit sainement à gauche, du moment qu'on lui présentait le leurre à hauteur des yeux sans lui demander de baisser la tête. Dans le style mobile, qui fait la fortune de certains spécialistes des corridas dures, Naranjo occupa le terrain et le public. Pinchazo. Entière en avant. Pétition. Vuelta. Le sixième fut le seul à découvrir la nuque dans les capes. Reins et postérieurs engagés, ce qui présage de charges longues et claires, il poussa le cheval jusqu'aux planches. Après deux grosses piques, il en prit encore une troisième, superfétatoire, sans rechigner. Malgré ce, il garda une joli mobilité et donna, chaque fois qu'il fut sollicité dans les règles, d'idéales trajectoires. Muleta en arrière du corps et à destiempo, Naranjo s'ingénia à lui couper la charge lors d'un trasteo piétiné dans tous les terrains. Il arracha cependant une oreille à la suite d'une estocade courageuse et efficace.
Trois quart d'arène public bon enfant.

Le matin, la novillada sans chevaux a vu triompher Alexandre Rubio. Devant des erales de Granier collaborateurs, les élèves des écoles de Béziers et Nîmes ont eu toute latitude pour travailler leurs gammes. Le docile premier s'améliora en cours de lidia. Son seul défaut fut de tirer vers les planches. Santi Mario ne démérita pas mais tua comme un brigand. Silence. Le second demandait de la distance pour foncer avec suavité. Dorian ne trouva le sitio que par moments. Lorsqu'il y parvint il s'exprima avec profondeur et bon goût.Il tua bien. oreille. Le troisième fut le seul à se freiner et ne donna que des demi trajectoires. En net progrès et avantagé par l'allonge que lui confère sa haute stature, Victor Alvarez s'en accommoda. Il se jeta sur la corne pour enfoncer une entière, mais sa malchance au descabello le priva de trophée. Le fixe et complet dernier ne tarda pas à se laisser soumettre. Très vite il ne releva plus la tête entre les passes. Alexandre  Rubio sut l'exploiter lors d'une faena principalement droitière ou l'abondance ne gâcha pas  la qualité. ¾ habile. 2 oreilles et sortie en triomphe.
Frédéric Pascal.

SAINT-SEVER : OREILLE POUR PARRALO ET PATRICK OLIVER

Concurrence oblige les arènes de Morlanne enregistrèrent un gros tiers d’arènes pour cette novillada dominicale très intéressante avec la présentation d’un splendide lot de Don Jose Escolar, présent au callejon. Nobles et braves hormis le cinquième, d’un type différent, qui enverra Patrick Oliver (parme et or – oreille après avis et blessure) vers l’hôpital de Mont de Marsan, puis transféré en élicoptère à Bayonne. La blessure spectaculaire reçue au cou n'a pas touché d'artères mais une opération délicate s'imposait en raison de la proximité de la trachée. La première faena d'Olivier monte en puissance, fait jouer la musique. Le torero s’arrime et sert de belles séries gauchères allurées. La lame est néfaste, une nouvelle fois, comme toutes celles portées ce jour ! Son second le prendra en fin de faena, brindée cette fois au public, au cours de laquelle le jeune novillero avait trouvé le sitio juste face au novillo le plus léger du jour affublé certainement après la pique d’un petit problème de fléchissement.
Alejandro Parralo (bleu roi et or – silence après avis et oreille) en terminera, mal, avec l’ingrat bestiau. Alejando justement qui s’enverra sans une once de confiance un premier et noble adversaire qu’il laissera partir avec ses oreilles après une faena naturellement au dessous de ce que méritait le novillo. Les lames se succèdent, le puntillero en rajoute et tout ce petit monde rentre au callejon mine basse alors que le novillo est applaudi. C’est face à son second, encore typé, fort, bon et brave sous le fer de Jose Manuel Tirado qui sera honoré d’une vuelta al ruedo accordée avec raison, que cet autre novillero abusera de desplantes, d’effets, d’allures ou de gestes sans s’imposer le moins du monde. Epée en main il tuera d’une lame grotesque et mal placée qui ne valait pas la générosité du Président. Troisième homme encore vert certainement mais qui étalera les gestes les plus purs de la chaude après-midi, Mario Dieguez, (blanc et passementeries noires – vuelta après avis et silence après deux avis). Un naturel plaisant à voir au cours d’une première faena brindée à Jean Gilbert face à un novillo qui aura tendance à s’arrêter en cours de lidia certainement beaucoup trop piqué. Musique, efforts beaux à voir et mort ovationnée du grand novillo. Autre novillo démonté aux piques pour second adversaire et encore quelques séries courtes mais toujours naturelles. Manifestement le jeune homme ne sait pas truquer à ce stade du métier et c’est grand bien. Encore une mort spectaculaire, longue, ovationnée par un aimable public qui attendait mieux encore.
 Pierre Charrain. Voir reportage Roland Costedoat.

FERIAS DES VENDANGES DE NÎMES

La feria des Vendanges aura lieu à Nîmes du 17 au 20 septembre. Jeudi 17 toros de Yonnet pour Antonio Barrera, Salvador Vega et Mehdi Savalli. Vendredi 18 au matin, novillos de La Quinta pour Pablo Lechuga, Angelino de Arriaga et Thomas Duffau. Vendredi 18 toros de Garcigrande pour El Juli, Sebastián Castella et Miguel Tenderoqui confirmera l'alternative. Samedi 19 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Luis Francisco Esplá, Enrique Ponce et Julio Aparicio. Samedi 19 toros d'El Pilar pour Matías Tejela, Alejandro Talavante et Rubén Pinar. Dimanche 20 au matin toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla et Sebastián Castella, mano a mano. Dimanche 20 toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque.

NOVILLADA DE SAINT-PERDON

Les organisateurs de Saint-Perdon ont bouclé hier le cartel de leur novillada du 30 août qui aura lieu dans les arènes de Mont de Marsan. Grâce à son triomphe Thomas Dufau a gagné son inclusion face aux novillos de Baltasar Iban aux côtés d'Angelino de Arriaga et de Juan del Alamo

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81.

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 














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