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Arles
Dimanche 23 août 2008

L'Edito

La photo

NOUVEAU "TOSTON" A BILBAO

Les toros de Torrestrella n'auront donc pas sauvé la feria bilbaina d'un désastre ganadero inédit dans cette arène : à ce jour, aucun toro n'est candidat pour le prix du prestigieux Club Cocherito et seul Victorino peut aujourd'hui sauver l'honneur. Voir édito.

Actualité

RION : OREILLE POUR CERVERA ET GALVAN

Superbes de présentation, les novillos de Valdefresno ont survolé cette après-midi par leurs comportements exemplaires. Tous furent braves et nobles, avec une mention toute particulière aux excellents second et cinquième qui chargeaient avec mobilité mais sans mièvrerie. Sans la maladresse des novilleros épée en mains, la novillada aurait été triomphale au niveau du résultat comptable. David Galvan, salut après avis et oreille. Mateo Julian, silence et salut. Juan Cervera, oreille après avis et silence après avis.
David Galvan sert quatre bonnes véroniques au faible premier qui s’est cassé la corne droite dans le caisson du camion peu avant sa sortie en piste. Le novillo galope avec allégresse et fixité dans les leurres mais souffre de faiblesse. Galvan va le toréer à mi-hauteur sans le brusquer sur les deux bords. Son toreo alluré mais stéréotypé séduit le public sans le transporter véritablement. Bonne entière légèrement de côté, un avis deux descabellos, salut. Face à son second, il réussit trois véroniques galbées mais isolées. A la muleta, le jerezano débute par des muletazos irréguliers terminés par le haut et protestés par le noble « Bilanero ». Il rectifie habilement le problème dans la deuxième partie de la faena en réalisant de superbes naturelles enchaînées. Le bamboleo de la muleta aspire la charge à la fin de chaque première passe pour mieux enchaîner la seconde donnant ainsi une belle continuité de mouvement. Belle entière et oreille.
Mateo Julian devra travailler sa mise à mort. Son premier est un novillo extraordinaire de noblesse qui lui aura pardonné toutes les imperfections de son toreo. Mais le français a été à la hauteur dans la première partie de sa faena lors de deux superbes séries de droitières. A gauche, Mateo utilise trop le pico et garde la main à mi-hauteur mais la bravoure du novillo gomme le défaut et les séries s’enchaînent avec rythme. Malheureusement, le nîmois échoue à la mort par une série de pinchazos, suivie d’une demie lame plate, silence. Le cinquième novillo est très armé et galope avec fijeza dès sa sortie. Brave et noble, il ne pardonne pas les accrochages à la muleta. Julian le comprend vite et trouve la bonne distance pour templer ce superbe novillo et terminer avec brio. Nouvelle défaillance à l’épée avec pinchazo et lame dans le flanc, salut.
Juan Cervera possède classe et technique. Appliqué et sûr de lui, il revendique un toreo appris avec concentration dans son école taurine. Le travail est propre mais souffre de froideur. Il obtient neuf sur dix lors de son premier examen face à son noble premier dans une faena précise et adaptée à la noblesse du bon novillo avec une entière efficace, oreille. Le dernier se confie mieux au centre que près des planches et Cervera dessine plusieurs séries pintureras. La bravoure brute du Valdefresno l’obligera à mieux se centrer, ce qu’il fera avec efficacité dans la dernière partie de son ouvrage. Mais, la maladresse à l’épée le privera d’un nouveau trophée : quatre pinchazos, un avis, demie épée, silence. Trois-quarts d’arène, belle prestation de l’harmonie locale qui a rehaussé les faenas, soleil estival, 31°.
Jean-Paul Campistron. Voir reportage.

CARCASSONNE : BLESSURE DE JUAN CARLOS REY, OREILLE POUR MORENO MUNOZ

La  novillada Saltillo de Moreno Silva n'avait pas de quoi finir en panique généralisée à l'image du spectacle indigne offert par les piétons  lors de la lidia du dernier. Elle na pas présenté de difficultés qui ne soit maîtrisables par des hommes normalement préparés à ce genre d'épreuve. C'est l'inconstance dans l'effort et le manque de professionnalisme des acteurs du jour qui a privé le bétail d'un traitement digne. Le seul vraiment dangereux fut le second, qui blessa son matador. Pour autant, pas plus que ses frères,  ce ne fut un chef de guerre, comme eux il manqua même de sauvagerie.  Juan Carlos Rey s'en rendit maître facilement, jusqu' au moment où il perdit les cornes de vue en passant le guichet pour l'estocade. Les premier et troisième ne se sont pas livrés mais ont accepté les demi passes  Les trois premiers ont tous gardés la tête haute mais les trois derniers ont compensé en humiliant généreusement dans les muletas. Valentin Mingo: silence et vuelta; silence à celui qu'il acheva pour Rey. Juan
Carlos Rey: blessure à son premier. Moreno Munoz: silence oreille et division.
Le faible premier poussa sans baisser la tête, sans sauvagerie ni moteur, mais dans un bon style reins et postérieurs engagés. Il laissa planer un doute sur sa capacité à durer en sortant seul de la seconde rencontre (1). De fait, tête à mi-hauteur, il ne donna qu'une poignée de trajectoires à droite car à la première tentative de le soumettre par le bas, il protesta et découvrit son matador. Dès lors il fut impossible à Valentin Mingo de remonter la pente et de reprendre le contrôle de la situation. Sa déroute fut totale, même à l'épée. Silence. Morphologiquement, le lourd et haut quatrième n'était pas fait suivre
les leurres mufle au raz du sol. Pourtant, il baissa la tête aussi humblement que le plus loyal des soldats puis poussa avec la fougue et la générosité d'un mousquetaire. Nullement rebuté par un châtiment exagéré ni par une lidia lourde de capotazos inutiles, il arriva à la muleta sans avoir rien appris et encore mobile. Inexistant au capote, Valentin Mingo retrouva ses moyens au troisième tiers. Sans pouvoir rivaliser avec la bonté de son adversaire, il sut l'accompagner dignement. Il le tua d'un beau volapié mais deux descabellos le privèrent de trophée. Vuelta. Il acheva le second suite à l'élimination sur blessure de J.C. Rey.
Le second ne prit que des refilones, dans un très vilain style sans fixité et en agitant beaucoup la tête. Il ne se livra pas plus à pied où il ne donna que des ½ passes, finissant par relever la tête en fin de charge quelle que soit la position de la muleta. Habilement, Juan Carlos Rey s'en accommoda. Il livra une faena bien construite, plus marquée par l'envie que le génie. Il fut sèchement pris à la mort, la corne pénétrant profondément dans la face antérieure interne de la cuisse droite. A l'infirmerie, le premier constat faisait état d'une trajectoire ascendante de vingt centimètres sans dégât vasculaire majeur. Évacué vers l'hopital, le blessé ne revint pas en piste, privant la course de son élément le plus solide.
Le troisième joua de la tête dans le peto en cognant alternativement des deux cornes et sans pousser. Il tint les banderilleros en respect, mais se laissa toréer, du moment qu'il n'était pas tenu de baisser la tête. Moreno Munoz se fit trop hésitant pour en tirer bon parti. Silence. Le lourd et bas cinquième poussa, reins et postérieurs engagés, mais tête à hauteur de la selle, avec une tendance à crocheter des deux cornes. Tendance qui ne se confirma pas, puisqu'il suivit toutes les indications des leurres avec une fidélité absolue. D'une main puis de l'autre Moreno Munoz put, sans risque, donner libre cours à sa veine artistique. La richesse de cette dernière s'avéra en dessous des potentialités du novillo. Elle suffit, cependant, pour couper la seule oreille de l'après midi. Le dernier poussa droit avec classe dans le peto. Avant ça, il avait signé deux embardées typiques des novillos tientés au cheval, qui accréditèrent, parmi la cuadrilla, la thèse de novillo toréé. La peur panique s'empara de ces hommes, au point de laisser le picador assurer sans leur aide la bonne marche du premier tiers et s'exposer à se retrouver sans assistance en cas de chute. La première stigmatisation de ce  manque de compagnérisme, heureusement rarissime, vint des autres cuadrillas, avant que le public n'exprime une juste indignation. La lidia pitoyable infligé au novillo avait de quoi le rendre dangereux. Son bon fond résista à tous les mauvais traitements et il mit la tête sans méchanceté tout au long de la faena. A gauche notamment, où  il baissa généreusement la tête, offrant tous les avantages aux piétons. Il ne se décomposa qu'après avoir laissé à Moreno Munoz le temps de le tartiner copieusement de muletazos. Mise à mort sans brio. Division. Demi arène.
Frédéric Pascal.
(1)Le comportement du toro de combat dans le peto est le même que dans les
leurres; d'où l'intérêt de détailler le premier pour mieux comprendre le second.

FERIAS DES VENDANGES DE NÎMES

La feria des Vendanges aura lieu à Nîmes du 17 au 20 septembre. Jeudi 17 toros de Yonnet pour Antonio Barrera, Salvador Vega et Mehdi Savalli. Vendredi 18 au matin, novillos de La Quinta pour Pablo Lechuga, Angelino de Arriaga et Thomas Duffau. Vendredi 18 toros de Garcigrande pour El Juli, Sebastián Castella et Miguel Tenderoqui confirmera l'alternative. Samedi 19 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Luis Francisco Esplá, Enrique Ponce et Julio Aparicio. Samedi 19 toros d'El Pilar pour Matías Tejela, Alejandro Talavante et Rubén Pinar. Dimanche 20 au matin toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla et Sebastián Castella, mano a mano. Dimanche 20 toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque.

NOVILLADA DE MAUBOURGUET

Dimanche 23 août, novillada sans picador avec des erales de Pages-Mailhan pour Jesús Chover, Mario Alcalde et Mateo Julian. Réservations 05.62.96.43.24

NOVILLADA DE SAINT-PERDON


Les organisateurs de Saint-Perdon ont bouclé hier le cartel de leur novillada du 30 août qui aura lieu dans les arènes de Mont de Marsan. Grâce à son triomphe Thomas Dufau a gagné son inclusion face aux novillos de Baltasar Iban aux côtés d'Angelino de Arriaga et de Juan del Alamo

NOVILLADA DE SAINT-SEVER

L’Association Art &Tradition propose pour sa novillada du 23 août prochain des novillos de José Escolar Gil pour Alejandro Parralo, Patrick Oliver et Mario Dieguez

FERIAS DE NOVILLADAS DE RION

La 20 ème édition de la feria de novilladas sans chevaux de Rion : samedi 22 août, six novillos de Valdefresno pour Mateo Julia, Juan Cervera et un des trimphateurs de l'été en Aquitaine ; dimanche 23, six novillos de Valdefresno pour Juan Guerrero, Diego Fernandez et Luis Miguel Valiente. Réservations à partir du 5 août au 05 58 57 04 44.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 














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