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Arles
Samedi 15 août 2008

L'Edito

La photo

CASTE, BRAVOURE, NOBLESSE, ETC...

Dans les corrales dacquis, disais-je en ouverture de cette feria, la morphologie, malgré un excès de poids, de la corrida de Daniel Ruiz laissait augurer des qualités optimales que l'on est en droit d'attendre du toro brave moderne. Ce fut le cas. Voir édito.

Actualité

DANS LES RUEDOS HIER

À Illumbe hier, malgré une corrida décastée de Torrealta, Antonio Barrera et Daniel Luque ont coupé une oreille chacun. À Séville, Oliva Soto et Antonio Nazaré ont coupé chacun une oreille face aux toros de Martin Lorca.

DAX : LE JULI A HOMBROS

Juli a hombros

Avec quarante kilos de moins, cinq des six bons toros de la corrida de Daniel Ruiz auraient probablement donné le même jeu que le sixième, lidié en second, un grand toro qui se livra sans compter et offrit au Juli de belles embestidas que celui-ci lia en boucle, dans les deux sens, enthousiasmant le public et coupant légitimement deux oreilles. Exploit qu'il fut tout prés de réaliser face au cinquième, un autre excellent toro, à qui le juli sut faire oublier sa surcharge pondérale pour l'aider à se grandir dans le combat. Seule une mise à mort déffectueuse empêcha le torero de couper une, voire deux oreilles supplémentaires. Mais quelle intelligence de la lidia, quel pouvoir sur les embestidas et quelle ambition sans faille...
Avec des qualités semblables mais des moyens différents, Ponce a lui aussi tiré tout le parti possible de deux bons toros malheureusement trop lourds pour s'exprimer à plein. Le premier fut le plus faible du lot, mais en puisant dans son registre Ponce le maintint debout puis obtint de lui des charges répétées. Il fut à deux doigts de couper l'oreille mais se borna à saluer. Il la coupa au quatrième au terme d'une faena longue donnée dans un tempo lent et allégé d'abord, pour embrayer ensuite, une fois le toro "dressé", sur des muletazos plus appuyés et des séries plus enchaînées. Etant allé au bout de ses possibilités, alors que Ponce le cadrait pour l'estocade, le toro fut pris de convulsions semblables à celles que provoque le coup d'épée. Congestion ? Infarctus ? Toujours est-il que Ponce, prenant la mesure de la situation, obtint de son adversaire une dernière charge avant de porter son estocade sur le retour (voir photo du jour), faisant preuve d'une habileté diabolique.
Passer après la maestria de tels aînés n'est jamais facile, même pour un torero comme Manzanares. Face à ses deux adversaires il y eut de beaux gestes, parfois enchaînés, mais il n'obtint d'aucun des deux ce rythme de croisière sur lequel les deux maestros construisirent leurs faenas, étant réduit à forcer quelque peu le trait pour finalement ne pas convaincre. "No hay billetes", public attentif et satisfait.
André Viard. Voir reportage Valérie Lhéraud, A.V.

BEZIERS : JUAN BAUTISTA ET CASTELLA A HOMBROS

Passionnante à suivre de bout en bout la corrida de Margé a beaucoup exigé de ses matadors. Aucun n'a fait montre de complaisance, la palme de l'âpreté revenant au cinquième. Ils ont vendu chèrement leur peau, n'ont rien donné gratuitement, dans le sens où il fallait aller chercher les passes. Aucun n'a répété spontanément. Les trois rames de l'élevage étaient représentées: Cebada Gago en 1 et 4, Nunez del Cuvillo en 2 et 3, Santiago Domecq en 5 et 6. Fluide et inventif, Castella est au zénith (deux oreilles ovation et une oreille). Le grand mérite de Juan Bautista fut de se maintenir à sa hauteur (sifflets, deux oreilles et silence).
Le colorado premier poussa droit avec hargne et reins mis mais baissa de ton dans la lidia. Banderillé trop en avant, il prit le défaut de se se défendre de la tête. Il ne finit pas ses actions à droite et persista à se couvrir par le haut à gauche. Après l'avoir salué par des véroniques profondes et cadencées Juan Bautista l'attaqua beaucoup, muleta en avant, pour tenter de le faire « romper para alante », mais sans le résultat escompté. Inéluctablement la charge se décomposa pour finir brutale et saccadée. Il tua très mal. Sifflets. Le public applaudit la sortie de l'enmorillado troisième qui s'employa avec conviction dans le peto, mais sans engager les postérieurs et tête à mi hauteur. A pied, il confirma sa prédisposition à relever la tête en fin de passe, mais se montra loyal à droite et un peu rugueux à gauche. Très décidé et dominateur, comme pendant toute la tarde, Juan Bautista le consentit beaucoup lors des deux premières séries de derechazos donnés muleta en avant et en chargeant la suerte. Il poursuivit corps plus droit et sur des trajectoires moins rondes, puis fut plus laborieux à gauche. Il revint à droite avant des adornos inventifs et de bon goût. Une estocade à la rencontre déclencha une forte pétition à laquelle l'autorité dut faire droit. Deux oreilles. Le cinquième fut brutal et saccadé face au cheval puis gênant et imprévisible dans la lidia. Il développa une propension à envoyer les sabots en avant et à mettre à l'épreuve son matador. Enfin il ne se livra jamais, pas plus qu'il ne se départit de sa charge rêche. Juan Bautista s'exposa beaucoup tout au long d'une faena méritoire, mais au rythme disharmonieux, à l'image du combat saccadé livré par le Margé contre le picador. Pinchazo. Entière. Silence.
Le second chercha à soulever le groupe équestre sans pousser et rompit de lui même le contact. Il arriva à la muleta âpre, incertain, rechignant à mettre la tête, et volontiers enclin à couper sa charge. Seule l'impavidité de son matador lui ouvrit les voies de la rédemption et il s'améliorera au fil des passes. Au centre du ruedo, Castella capta les cornes dans sa muleta lors de derechazos synchronisés au centième de millimètre. A gauche il fit de même. Sans se laisser impressionner par de nombreuses oeillades en direction de ses escarpins, il poursuivit par des séries courtes et ajustées, jusqu'à épuiser le petit capital de candeur du toro. Une entière d'effet immédiat acheva de transporter le public. Le président céda à la forte pétition des deux oreilles. Le sérieux et fijo quatrième poussa droit dans l'axe, ce qui laissa espérer des charges vibrantes de classe. Il ne confirma pas entièrement cette attente, ne se centra pas, résista et en signe de protestation releva agressivement la tête entre chaque muletazo. Insensible à ces imperfections, Castella aligna deux stupéfiantes séries de naturelles, muleta présentée très en avant et finitions très basses, sans se faire toucher la muleta. Il réitéra du coté droit, sans pour autant obtenir la rédition de son adversaire qui persista à pointer ses cornes vers sa poitrine en fin de passe. Enfin il mit à profit son exceptionnelle souplesse d'articulations lors d'une circulaire inversée longuement conduite. Castella est un authentique contorsionniste, lors du cite son corps se tord comme une liane; essayer d'en faire autant, même sans toro, c'est la chute assurée ! Après une entière, il perdit les trophées au descabello. Ovation. Le dernier poussa droit dans l'axe mais ne confirma pas lors du deuxième assaut. A droite il se laissa déplacer sans humilier. A gauche garda la tête turbulente. Il s'éteignit rapidement après trois séries. Très décidé Castella l'accueillit par un farol puis à l'estribo au troisième tiers. Il profita des trois bonnes séries puis dut s'installer à la pointe des cornes pour trouver un semblant de répondant. Dans ce sitio, grâce à son ingéniosité et sa souplesse, il parvint à finir sur une note plaisante. Pinchazo. Entière engagée. Oreille. Arènes pleines. Tous à hombros. Cocorico réussi sur toute la ligne.
Lors de la sin caballo du matin, ont été lidiés quatre exemplaires de Christophe YONNET. L'expérimenté Juan Duque ne s'est pas synchronisé avec son adversaire. Vuelta. Avantagé par sa taille l'habile Eduardo Pereira s'est joué des difficulté du second. Vuelta. Le toreo acadamique de Alvaro de Miguel lui permit de sortir un faena allurée du troisième qui s'améliora grandement pendant le lidia. vuelta. Le peu de métier de Mario Alcade ne l'autorise pas à lier toutes les passes, mais lorsqu'il y arrive, quelle gueule et quel goût! Une oreille. Le prix est allé à l'étonnant Mario Alcalde. Lauri Monzon a été pris au sortir d'une paire de banderilles. Il souffre d'une rupture des ligaments croisés du genou droit. Incapacité minimum trois à six mois.
Frédéric Pascal. Voir reportage Laurent Deloye.

L'AVIS DE DAVID DOUILLET

Présent dans les arènes de Dax hier, David Douillet a déclaré : "C'est la première fois de ma vie que je vois une corrida, je rêvais d'en voir une en vrai et c'était extraordinaire. D'ailleurs je trouve le public un peu dur, mais c'est normal ce sont ds spécialistes. Cette joute avec l'animal est fabuleuse, quelle beauté des gestes, c'est paradoxal mais il y a une complicité entre l'animal et l'homme, et l'un et l'autre à un moment donné se mettent en valeur. C'est magnifique. Juan Bautista a eu la genillesse de me brinder un toro, qu'il pense à moi ça m'a vraiment touché."


FERIAS DES VENDANGES DE NÎMES


La feria des Vendanges aura lieu à Nîmes du 17 au 20 septembre. Jeudi 17 toros de Yonnet pour Antonio Barrera, Salvador Vega et Mehdi Savalli. Vendredi 18 au matin, novillos de La Quinta pour Pablo Lechuga, Angelino de Arriaga et Thomas Duffau. Vendredi 18 toros de Garcigrande pour El Juli, Sebastián Castella et Miguel Tenderoqui confirmera l'alternative. Samedi 19 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Luis Francisco Esplá, Enrique Ponce et Julio Aparicio. Samedi 19 toros d'El Pilar pour Matías Tejela, Alejandro Talavante et Rubén Pinar. Dimanche 20 au matin toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla et Sebastián Castella, mano a mano. Dimanche 20 toros de Valdefresno pour Juan Bautista, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque.

NOVILLADA DE MAUBOURGUET

Dimanche 23 août, novillada sans picador avec des erales de Pages-Mailhan pour Jesús Chover, Mario Alcalde et Mateo Julian. Réservations 05.62.96.43.24

NOVILLADA DE SAINT-PERDON


Les organisateurs de Saint-Perdon ont bouclé hier le cartel de leur novillada du 30 août qui aura lieu dans les arènes de Mont de Marsan. Grâce à son triomphe Thomas Dufau a gagné son inclusion face aux novillos de Baltasar Iban aux côtés d'Angelino de Arriaga et de Juan del Alamo

NOVILLADA DE SAINT-SEVER

L’Association Art &Tradition propose pour sa novillada du 23 août prochain des novillos de José Escolar Gil pour Alejandro Parralo, Patrick Oliver et Mario Dieguez

FERIAS DE NOVILLADAS DE RION

La 20 ème édition de la feria de novilladas sans chevaux de Rion : samedi 22 août, six novillos de Valdefresno pour Mateo Julia, Juan Cervera et un des trimphateurs de l'été en Aquitaine ; dimanche 23, six novillos de Valdefresno pour Juan Guerrero, Diego Fernandez et Luis Miguel Valiente. Réservations à partir du 5 août au 05 58 57 04 44.

ROQUEFORT LE 15 AOÛT


Pour la journée taurine du 15 août à Roquefort les cartels complets sont les suivants : Erales de La Quinta le matin à 11 heures pour Mateo Julian et Mario Alcalde. Novillos de La Quinta à 18 heures pour Javier Cortes, Ignacio Gonzalez et Angelino de Arriaga.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 














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