Vendredi 15 août 2008


EDITO


AU BOUT DE L'ENVIE


Même si l'on peut penser qu'il existe deux temporadas, une pour les nantis, l'autre pour les oubliés, le quotidien de la Fiesta montre qu'au-delà des apparences la réalité est la même. Voir l'édito. CV d'André Viard



ACTUALITE

SAN SEBASTIAN : GRAN TARDE DE JUAN BAUTISTA, OREILLE POUR PONCE

Juan Bautista a sans doute offert à Illumbe hier la meilleure tarde de sa saison dans une arène de première catégorie en coupant une oreille de chacun de ses adversaires, la seconde étant demandée avec force dans les deux cas. Son premier, un joli jabonero, fut le toro de la course et Juan Bautista le "cuaja" de bout en bout, par véroniques à genoux d'abord, puis au long d'une faena dont le meilleur fut réalisé sur le piton gauche. Tentant un recibir, Juan Bautista conserva l'épée après l'avoir enfouie entièrement puis délivra une autre entière... les deux oreilles promises se réduisirent à une. le dernier, un castaño récalcitrant au début, se mit à galoper à moitié faena grâce aux efforts patients du torero qui sut le mettre dans sa muleta puis le toréer lentement des deux côtés. Nouvelle grande épée et nouvelle oreille. Avec ce triomphe majeur devant tout le gotha de la profession (étaient présents tous les Choperas, Choperitas, Eduardo Canorea, Matilla...) Juan Bautista vient de, enfin, lancer sa saison au niveau où on l'attendait. Contrairement à la veille, Ponce ne toucha aucun toro de qualité, son premier, noble mais faible, lui permettant tout juste une faena d'infirmier primée d'une oreille, tandis que le quatrième, un joli melocoton, se défendit vite sur place en raison lui aussi de sa faiblesse. Finito fut le plus mal servi : un sobrero du même fer d'abord, qu'il fit l'effort de mettre dans sa muleta sans jamais pour autant se relâcher, et un cinquième faible face auquel il tira des lignes précautionneuses avant d'abréger. Arènes presque pleines... pour voir José Tomas que remplaçait Ponce.
André Viard. Voir reportage.

DAX : OREILLE POUR BOLIVAR

Redoutablement armés, avec du trapio et du muscle, les toros d’Antonio Bañuelos ont largement surclassé les toreros du jour. Nobles pour la plupart, hormis le cinquième, manso, querencioso et impropre à toute lidia correcte, les cinq toros ont développé une caste vive doublée d’une noblesse qui n’avait rien de naïve. Mention au premier et surtout au dernier, un grand toro, noble, encasté et surtout brave au cheval lors d’une pique anormalement longue et que de regrets pour le torero de n’avoir pas pu en tirer tout le bénéfice. Luis Bolivar, vuelta et oreille, Daniel Luque, salut et salut, Joselito Adame, silence et applaudissements.
Luis Bolivar subit deux coladas au capote sur le côté droit. Il ne tiendra pas compte de ces avertissements et pourtant la vivacité du toro l’obligera à débuter sa faena à gauche pour canaliser l’embestida. Il réalisera plusieurs bonnes séries sur ce bord avant de s’apercevoir que le côté droit a aussi du bon pour peu que la muleta soit autoritaire et templée. Ce qui ne sera le cas que par intermittence. A la mort il se découvre trop et reste suspendu à la corne droite par la chaquetilla. On a craint le pire ! heureusement le toro a manqué de force pour lui infligé une vilaine cornada. Pinchazo, entière delantera, un avis, le toro tarde à tomber et Bolivar refuse de descabeller prétextant la caste du toro devant sa mort. Grosse erreur, le public réclame l’oreille, mais le président refuse et prend la bronca habituelle dans pareil cas. Devant son second, le colombien tente tout : larga de rodilla au capote, entame par cambiada enchaînée par trois aidées par le haut et une série de derechazos, le public est chauffé à blanc. Mais la caste du Bañuelos reprend le dessus et sur un début de derechazo, le toro soulève périlleusement le torero. Il retombe lourdement sur la tête et les épaules et se relève. On a, de nouveau, craint le pire. Ce ne fut pas le cas et Bolivar repart au combat. La faena est désordonnée et inégale mais méritoire. Il conclut d’un bajonazo, oreille pas vraiment justifiée au regard de la vilaine épée.
Daniel Luque entretient son style basé sur l’esthétique et le pellizco. Bon au capote face à ses deux adversaires il va réaliser deux trasteos longs, parsemés de séries superbes mais terminées par des séances de tremendisme à contre nature du jeune homme. Il tuera le premier d’une entière trasera et tombée et d’un descabello, salut et son second d’une belle entière, nouveau salut un rien cabot... peut-être aurait-il souhaité un trophée  ?
Joselito Adame doit encore s’aguerrir pour dominer ce genre de bétail. Son premier se casse la corne gauche sous le peto du cheval et le public va grogner tout au long de la lidia. Il abrège rapidement et occis le toro de trois quarts d’épée tendida et basse, silence. Devant son second, un grand toro brave et noble qui répétait les embestidas de loin, le mexicain va éprouver toute les peines du monde à régler sa faena. Certes il y eut de bons moments, mais le toro était un cran au-dessus et la pluie rendant le terrain glissant n'arrangeait rien. Bajonazo sous la peau suivi d’un pinchazo, un avis et une entière, applaudissements. Projecteurs au quatrième toro, et pluie soutenue à partir du cinquième, quelques spectateurs ont même quitté l’arène. Arène pleine, temps pluvieux et gris.
Jean-Paul Campistron. Voir reportage Valérie Lhéraud.

BEZIERS : PERERA A HOMBROS, OREILLE POUR LE JULI

Six toros del Pilar mobiles, bas et maniables les trois premiers le second manqua de constance, hauts les trois derniers, plus difficiles à mettre dans la muleta, le cinquième de plus mansuron. El Juli Une oreille et silence. Manzanares, le plus mal servi au sorteo: salut et silence. Perera: oreille et oreille.
Reins mis et corne gauche à mi hauteur, le premier poussa le cheval en s'améliorant lors de la seconde rencontre qu'il finit en appui sur les quatre sabot et les deux cornes dans le bas du peto. Il vint aux banderilles d'un beau galop trompeur car restait court dans les leurres. Juli prit grand soin d'économiser sa charge en l'étirant un maximum au dela du point de juridiction pour ne pas le retrouver dans ses chevilles. Conduit de la sorte il supporta une faena complète qui culmina en son milieu lors d'une série de naturelles parfaitement lièes. Après une estocade efficace et brillamment portée, le président accorda l'oreille. Le haut quatrième secoua le cheval puis s'assagit dans la muleta q'il aborda aux allures du galop. Ce qui ne l'empecha pas de conserver un port de tête turbulent et à mi hauteur qui appelait des toques très marqués et en avant. Juli s'appliqua en ce sens avec plus de réussite à droite qu'à gauche. Il gâcha un succès possible par une maladresse à l'épée, assez inabituelle chez lui. ¾ de lame tombée. Silence.
Reçu par de somptueuses véroniques chargées de sentiment le second partit de loin à l'assaut du picador mais poursuivit dans le désordre et sans constance. A pied, il afficha le même manque de constance finissant distraitement les séries, ce qui nuisit au travail de Manzanares. Nonobstant, ce drnier réalisa un sans faute, Temple, rythme, placement, aguante, tout fut d'une adéquation impressionnante. De plus, il sut distiller une belle sensualité sur de nombreuses ponctuations. Un pinchazo et une entière légèrement de coté lui coûtèrent l'oreille. Salut. Le cinquième sortit distrait et peu disposé à se livrer. Il fit illusion au cheval où il s'employa avec classe mais cultiva pendant toute la lidia un coté funestement abanto tendance mansote. Intelligemment, Manzanares évita de l'obliger. S'adaptant au voyage, plus qu'en cherchant à s'imposer, il lia d'excellents muletazos, lors d'une faena, que les caractéristiques du Pilar cantonnèrent dans un registre superficiel.  Silence après une mise à mort assez laborieuse.
Le troisième poussa droit mais par à coups puis vint a mas pendant la seconde pique dont il sortit affaibli. Il récupéra petit à petit dans la muleta, qui lui fut présentée très en avant et dans le bon tempo. Dès lors, il ne releva plus la tête et subit la domination de son matador. Avec la précision et l'assurance d'un orfèvre Perera exploita sa charge, jusqu'à en épuiser la dernière goutte de bravoure. Faena longue, au point d'entendre sonner les deux premiers avis quasi toreando, mais jamais ennuyeuse, conclue par un pinchazo et une entière. Une oreille. Tête portèe haute le dernier batailla en brute dans le peto. A pied il rechigna à baisser la tête. Perera l'y obligea pourtant mais semblet-il au détriment de sa charge, car il protesta beaucoup, obligeant le maestro à de nombreux replacements et finissant par ne donner que des demies trajectoires. Peut être qu'à mi hauteur...? Reste que le métier et la forme de Perera lui permirent de sortir de l'épreuve par le haut puisqu'au bout de compte, il conclut sur une énorme série de derechazos liés et ajustés au plus près. Entière légèrement tombée. Une oreille. Nuages sans vent. Arènes bien remplies avec quelques trous au soleil.
Frédéric Pascal. Voir reportage Laurent Deloye "El Tico".

CARRETERA Y MANTA : FERIA DE GIJON

Et la série impressionnante continue : cinquième jour de suite de triomphe au Bibio, on pourrait dire « ca s’arrose ». Pas besoin, le ciel a été prévoyant et a déversé généreusement à la deuxième mi-temps des trombes d’eau qui n’ont en rien enlevé le feu sacré des trois maestros. Ils avaient déjà chacun coupé une oreille à leur premier et voulaient contre vents et marées –c’est le cas de le dire-, tenter leur chance pour obtenir la deuxième, synonyme d’ouverture de la Puerta Grande qu’ils ont, de fait, franchie tous trois à dos d’homme. Voir chronique de Denis Guermonprez.

CONTRIBUTION INTELLIGENTE

Tandis que les forums libertaires, anars, ringards et intéressés dégueulent leur haine des afionados, il n'est pas inutile de faire un tour sur celui du Causeur où quelques opinions intelligentes sont proposées. Il était temps.

NOVILLADA DE MAUBOURGUET

Dans le cadre des Fêtes, Maubourguet propose le dimanche 24 août. Petit déjeuner gratuit à partir de 9 h 00. Petit Encierro (parcours Mairie-Arènes) à 10 h 30. Becerrada à 11 h 00 : añojos de Dussau pour Santi Mario et Alexandre Bachelet. Apéritif concert flamenco animé par « Les Armagnacs » d’Eauze à 12 h 30 à l’issue de la becerrada devant les Arènes. Repas à l’aire polyvalente à 13 h 00. Novillada sans picador avec des novillos de Pages-Mailhan à 17 H 00 pour Thomas Dufau, Sergio Flores et Cristian Escribano. Tél. 05.62.96.43.24.

CAPEA DE CONDOM

Le dimanche 7 septembre à 11 heures, la peña taurine Peleon propose au théâtre de verdure une capea avec des añojos de Michel Agruna pour Clementito (école taurine d'Hagetmau), Jordy et Alexandre Rubio (centre de tauromachie de Nîmes). Le petit déjeuner est offert par la peña avant et un repas est proposé après. réservation à l'office de tourisme : 0562280080.

FERIA DE NOVILLADAS DE RION

La feria de novilladas sans chevaux de Rion se déroulera les samedi 23 et dimanche 24 août prochains. Au programme du samedi, becerrada matinale avec Michelito le jeune prodige mexicain et Santi Mario l'espoir bitterrois. L'après-midi, novillada des leaders de la novillada sans picador avec Thomas Dufau, Juan del Alamo et Adrian de Torres. Dimanche 24, novillada des confirmés avec le valencien Manuel Sarrion, le bitterrois Cayetano Ortiz et un troisième torero désigné parmi les triomphateurs du mois d'août. Les deux jours seront lidiés des erales de Valdefresno. Location: 05 58 57 04 44

SANS CHEVAUX DES PEÑAS À AIRE

La Junta des Peñas Aturines organise sa novillada sans chevaux le vendredi 22 août à 19h30 aux Arènes Maurice Lauche d’Aire sur l’Adoure. Au programme,  6 erals de Ana Corera pour José Fernando Arévalo de l’école taurine d’Arganda del Rey, Thomas Duffau de l’école taurine du sud ouest et Matéo Julian de l’école taurine de Nîmes. « Toro à la Broche » à l’issue de la novillada aux allées de l’Adour.

NOVILLADA DE SAINT-PERDON

Le 31 août Saint-Perdon propose à 11 heures novillada sans chevaux trois erales de Malabat pour Mario Dieguez, Tomas Duffau et Juan del Alamo. 12 heures 30 concert de la peña Al Violin. 13 heurs apéritif et repas de l'aficion. 17 heures 30  novillos de Bucaré pour El Payon,  Mario Aguilar et Santiago Naranjo. Forfait pour la journée (novillada s/p . repas. novillada piquee) 36 €. Réservations à partir du 18 août au 05 58 75 14 79.

AOÛT AUX SAINTES

Les arènes des Saintes Maries de la Mer proposent
le jeudi 14 août à 22 heures corrida portugaise : 5 toros du Laget pour Rui Fernandes, Sergio Vega et les forcados de Chamusca. Mercredi 20 août à 22 heures corrida portugaise : toros à désigner pour Alfonso Lopez Bayo, Joao Salgueiro (fils) et les forcados de Chamusca. Location : 04 90 97 85 86 partir du 28 Juillet  aux Stes Maries de la Mer.

LOCATIONS POUR LA FERIA DE NÎMES

L'ouverture des locations pour la feria des vendanges nîmoise qui se déroulera du jeudi 18 septembre au dimanche 21 aura lieu pour les abonnements du lundi 28 juillet au mercredi 20 août. Billeterie, 4 rue de la Violette-Nîmes Tél : 0891-701-401 (0,225€ ttc/mn).  www.arenesdenimes.com. Du lundi au vendredi de 10 heures à 18 heures, le samedi de 9 heures à 12 heures.

LOCATION POUR RIEUMES

Pour la Féria de Rieumes qui aura lieu les 6 et 7 septembre le bureau des réservations est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 12 heurs et de 14 heures à 18 heures par téléphone au 05.62.14.66.13 et par internet sur www.feria-rieumes.com   ou  www.clubtaurin-rieumes.free.fr.


NOVILLADA DE ROQUEFORT

Pour la journée du 15 août. À 11 heures novillada sans picador, erales de Santafé Marton pour  Thomas Bacqué, Thomas Duffau et Adrian de Torres. À 18 heures novillos de Aimé Gallon et Fils pour Juan Belda, Mario Aguilar et Javier Cortes. Réservations à partir du 9 août au 05 58 45 79 33.

DEUX SOLOS POUR LA FERIA DES VENDANGES À NÎMES

Outre le Juli qui fêtera ainsi ses dix ans d'alternative, Sébastien Castella combattra aussi six toros "en réponse à l'ostracisme dont on fait preuve à son encontre les arènes françaises" a précisé Simon Casas lors de la conférence de presse tenue hier en mairie. Les cartels sont les suivants.
Jeudi 18 septembre toros de Robert Margé pour Luis Bolívar qui confirmera l'alternative, Curro Díaz et Salvador Vega. Vendredi 19 au matin novillos de Manolo González pour Román Pérez, Alejandro Esplá et Tomasito. L'après-midi toros de Daniel Ruiz pour El Juli à l'occasion du dixième anniversaire de son alternative dans les mêmes arènes. Samedi 20 au matin toros de Garcigrande pour Julio Aparicio, Morante de la Puebla et Javier Conde. L'après-midi, six toros de différentes ganaderias pour Sébastien Castella. Dimanche 21 au matin toros de José Vázquez pour Juan Bautista, Matías Tejela et Alejandro Talavante. L'après-midi toros de Victoriano del Río pour Enrique Ponce, Miguel Ángel Perera et Rubén Pinar qui prendra l'alternative.

ALEJAN... D'UTILITE TAURINE

Encouragé par la confiance des aficionados et par la reconnaissance des Toreros français, ALEJAN poursuit son aventure pour aider et soutenir les jeunes apprentis toreros des écoles taurines. Les menaces qui pèsent sur ces jeunes, en partie écartées par une première victoire de l'Observatoire, doivent nous pousser à continuer de les soutenir d'avantage, car d'autres batailles arrivent et ils sont l'Avenir de notre Culture. - Vêtements de qualité 100% français, Fierté de porter élégamment notre Aficion, Soutien aux jeunes apprentis toreros: 3 bonnes raisons de faire confiance àALEJAN . Nouveau site, nouvelle collection, nouvelles actions pour les écoles taurines avec nos matadors français, retrouvez tout cela sur notre site www.alejan.eu. Ils sont l'Avenir de notre Culture Taurine, mobilisons-nous pour les encourager, continuez de nous faire confiance. ALEJAN, Porter nos valeurs avec Fierté..."

CARTELS DE SAN SEBASTIAN

La Semana Grande qui se déroulera du 10 au 17 août propose les combinaisons suivantes. Dimanche 10 toros de Cebada Gago pour El Fundi, Juan José Padilla et Iván Fandiño. Lundi 11. Deux toros de Fermín Bohórquez pour Pablo Hermoso de Mendoza et quatre de Valdefresno pour Julio Aparicio et El Cid. Mardi 12 toros de Jandilla para Morante de la Puebla, El Juli et El Fandi. Mercredi 13 toros d'El Ventorrillo pour Enrique Ponce, Antonio Barrera et Sébastien Castella. Jeudi 14 toros de Núñez del Cuvillo pour Finito de Córdoba, José Tomás et Juan Bautista. Vendredi 15 toros deux toros de Sanchez y Sanchez (origine El Capea) pour Pablo Hermoso de Mendoza et quatre de Joselito pour Eduardo Gallo et Cayetano. Samedi 16 toros de García Jiménez pour El Juli, José María Manzanares et Miguel Ángel Perera. Dimanche 17 toros de Victorino Martín pour Pepín Liria, Antonio Ferrera et Diego Urdiales.

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 








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