FERIA DE DAX

TRISTE FINAL


La feria dacquoise s’est achevée par un véritable comice agricole avec un défilé de bovins de Mercedes Perez Tabernero qui n’avaient rien à voir avec la race des toros de combat. Très bien présentés de cornes et de trapio, tous les animaux ont manqué de bravoure, de caste et de force, ajoutez à tout ça de la mansedumbre, des flexions, une incapacité à charger deux fois de suite et vous comprendrez rapidement qu’il ne pouvait rien se passer dans cette tarde à vite oublier. Enrique Ponce, silence et silence, Cesar Jimenez, silence et sifflets, José Maria Manzanares, silence et applaudissements.

Ponce tente quelques muletazos à droite devant son premier. Même s’il est adepte de ce travail d’infirmier qui consiste à faire passer des toros qui sont incapables d’embister, il va vite se heurter à la couardise du tabernero et s’en défaire sans gloire, de trois pinchazos, une demie en prenant le périphérique, un avis et un descabello, silence. Face à son second, on retiendra quatre véroniques quelconques et plusieurs tentatives de séries à la muleta mais le toro est impropre à toute lidia. Encore un vilain pinchazo en faisant les bordures, suivi d’un second et d’une entière habile tout en mouvement, le toro marchant incessamment le long des planches. Silence.

César Jimenez n’aura réalisé aucun capotazo correct de l’après-midi. A la muleta il tentera beaucoup mais sans adversaire il ne peut rien faire. Il tua très mal ses deux toros : le premier d’un vilain bajonazo, silence, le second d’un nouveau bajonazo précédé d’un refilon avec l’épée laissant apparaître une plaie béante sur le flanc, sifflets.

Manzanares ne sera pas mieux loti que ses compagnons de cartel. Son premier s’affale à plusieurs reprises pendant le travail muletero et il le liquide d’un tiers d’épée tendida suivi d’un descabello, silence. Face à son second, il réalise trois naturelles au ralenti puis rideau, le toro n’est pas l’exception du lot. Par contre l’estocade est splendide et concluante et l’alicantino récolte quelques applaudissements. Inutile de rajouter que toutes les dépouilles ont été sifflées à l’arrastre. Temps nuageux mais pas de pluie, arène pleine, Mme. Bachelot, M. Juppé au palco et Jacques Chancel au callejon, recrues de choix pour l’aficion. Jean-Paul Campistron

 





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