Edition du lundi 29 août 2005


EDITO


FAIBLESSE ET CHUTES


Par facilité sans doute, voire par manque de discernement, les reseñas taurines font de plus en plus l'impasse sur le comportement des toros, résumant bien souvent le jeu des six exemplaires d'un lot à un laconique commentaire. Voir édito d'André Viard

L'AVENTURE EN LIGNE CONTINUE

Après cinq ans et demi de présence ininterrompue sur corridas.net, c'est sur www.terrestaurines.com que l'intégralité de mon travail et de celui de mes compañeros de rédaction sera publiée. Un choix dicté par les circonstances mais aussi par un soucis de cohérence et de plus grande efficacité. Voir édito

ACTUALITE


BILBAO : OREILLE POUR PADILLA

Toros de Cebada Gago, bons le second et le troisième, compliqués les autres. José Ignacio Ramos ovation et silence, Pepín Liria ovation et silence, Juan José Padilla oreille et ovation. Padilla a profité de la qualité de son premier pour "remater" sa feria en coupant une nouvelle oreille.

BARCELONE : OREILLE POUR ANDRES PALACIOS

Cinq toros de Los Chospes décastés à l'exception du bon dernier et un des Herederos de Ramos Plaza lidié en premier, âgé de presque six ans et qui fut avisé et dangereux. Gómez Escorial ovation après avis, et silence, Luis Vilches silence et silence, Andrés Palacios ovation après avis et oreille. Andrés Palacios a donné une nouvelle preuve de la qualité de son toreo face au dernier.

SAN SEBASTIAN DE LOS REYES : CID A HOMBROS, RINCON BOUSCULE

Toros d'El Pilar, encastés et nobles dans l'ensemble, plus compliqués les premier et troisième. César Rincón silence, silence et oreille, y El Cid ovation oreille et deux oreilles. César Rincón a été spectaculairement pris en tuant le le cinquième qu'il avait bien toréé et souffre de contusions multpiles au visage et à la bouche dans laquelle la corne a pénétré, qualifiées de peu graves même si l'on est sans doute passé très prés du drame. El Cid a lui aussi été pris en tuant le dernier face auquel il réalisa sa faena la plus complète.

SAINT PERDON : DEUX OREILLES POUR ESTEVE, BLESSURE DE MORENITO

Savalli à merci du premier novillo
Novillos des Frères Jalabert bien présentés avec beaucoup de force et de "punch", bousculant souvent les toreros (puntazo à la cuisse et luxation d’une main pour Savalli, voltereta forte mais sans gravité pour Estève et deux cornadas de 15 et 20 cm dans la jambe pour Morenito d’Arles en banderillant le cinquième). Tous braves au cheval quoique sans excès et nobles sans mièvrerie à des degrés différents. Les meilleurs furent le premier, très bon à gauche, le troisième, encastés et noble à gauche également, et le quatrième qui fut le plus complet. Les trois autres furent de moindre qualité : tardo et dangereux à droite le deuxième, tardo et "probon" mais se laissant toréer à gauche le cinquième, plus compliqué et sans classe le dernier. Mehdi Savalli salut et oreille, David Estève silence après avis et deux oreilles, Joselito Adame salut et oreille. Arène quasiment pleine. Très beau temps. Public agréable et aficionado. Organisation parfaite avec accent mis sur la décoration heureuse des palcos.
Mehdi Savalli
toucha le meilleur lot dont un premier novillo accueilli à puerta gayola, bien toréé de cape et très bien bandérillé (violin). Pour avoir sous estimé la caste de son "bonito" adversaire, il prit une voltereta en débutant sa faena à genoux. Malgré l’extrême noblesse et la grande classe de son novillo à gauche, il ne parvint qu'incomplètement à le canaliser, fut précipité et indécis, restant en dessous des qualités du novillo. Il conclut d’une belle entière et le novillo fut applaudi à l’arrastre. Mehdi fut à nouveau bien au capote et aux banderilles face au plus complet du lot, puis débuta sa faena en citant de loin par des passes changées dans le dos. Très décidé sur certaines séries et moins bien sur d’autres, sa faena terminée par un numéro "d'encimismo" bien fait fut inégale mais courageuse et volontaire quoiqu'un un peu brouillonne, par excès d'envie sans doute ce qu'on ne saurait lui reprocher. Il tua d’une entière sincère suivie de deux descabellos. Le novillo fut applaudi à l’arrastre.
David Estève fut pris violemment mais sans gravité à l’aine par son premier novillo à la cape. Perturbé par l’incident, il toréa de muleta sans conviction ce qui n'arrangea pas la propension du novillo à peser sur l'homme à droite. Il pincha vilainement à trois reprises, écouta un avis et descabella cinq fois. Son second novillo (le seul colorado de la course) très bien présenté, sortit brave à la cape et face à la cavalerie, puis sema la panique en piste quand il infligea deux cornadas dans la jambe à Morenito d’Arles tombé à la sortie d’une pose de banderilles. Muleta en main, le torero fit preuve de décision et d’aguante face à un adversaire sans classe, devenu tardo mais noble à gauche à condition d'être consenti. Esteve resta quieto malgré une autre bousculade, ce qui lui permit de donner plusieurs séries estimables à gauche et tua d’un estoconazo engagé dans le berceau (la taleguilla fut ouverte par la corne de haut en bas). Le public contesta vivement la deuxième oreille et applaudit le novillo à l’arrastre.
Joselito Adame, manifestement mal remis de sa récente blessure, toucha un premier novillo très bien présenté, encasté et vif, très noble à gauche. Manquant de ressourcess physiques (la tâche sombre qui s'agrandissait sur sa taleguilla témoignait de la fraîcheur de sa cornada pas encore refermée), il opta pour un toreo plus "pinturero" que profond, provoquant la charge de l'adversaire pour profiter de son élan, plutôt que d'aller au devant de lui avec sa muleta. À droite l'accord ne se fit pas, mais à gauche il parvint à tirer une poignée de naturelles qui en dirent long sur ses possibilités. Il tua d’une entière atravesada et fut très long au descabello. Son novillo fut applaudi. Après une interruption de la course durant un quart d'heure, le temps que l'ambulance qui avait transporté Morenito d'Arles à l'hôpital de Mont de Marsan revienne, il fit front crânement mais sans réussite face à son second novillo qui s'avéra sans classe et compliqué à la muleta. Il tua d’un bajonazo efficace et le public sut le récompenser, ayant compris qu'il n'avait vu en piste qu'un torero à 50% de ses possibilités.
"Morenito d'Arles" qui a été opéré à l'hôpital de Mont de Marsan par le docteur Labadie, souffre d'une cornada comportant deux trajectoires : une de vingt centimètres pénétrant dans le haut du mollet et remontant vers la cuisse, l'autre de quinze qui traverse le mollet et passe entre le tibia et le péroné. Morenito sera vraisemblablement rapatrié aujourd'hui vers l'hôpital d'Arles et devrait être indisponible une quinzaine de jours. Valérie Lhéraud. Voir reportage André Viard.

CARCASSONNE : OREILLE POUR FERREIRA, CORNADA À JIMENEZ CABALLERO

Novillos de Miguel Zaballos (origine Saltillo) grands, charpentés et très armés, plus agressifs que braves. Après la blessure de Jimenez Caballero face au second, leur danger potentiel devint évident pour tout le public qui, dès lors, suivit la lidia avec attention et valorisa les interventions de tous, subalternes compris. Aucun ne mit la tête dans la muleta, le plus belliqueux étant le troisième qui trouva André Floutié "Fritero" sur sa route pour calmer ses velléités de conquête. Ismaël Lopez silence après avis et vuelta, Jimenez Caballero blessure et vuelta de la cuadrilla, Joao Antonio Ferreira vuelta après forte pétition et oreille. Jimenez Caballero souffre d'un coup de corne "limpio" comprenant deux trajectoires, dont une de dix-sept centimètres.
Ismaël Lopez eut pour premier adversaire un novillo haut, bâti "cuesta arriba" et qui embistait à mi hauteur. Il poussa tête haute en appui sur les quatre membres lors de la première pique, puis fut moins engagé lors de la seconde avant de se montrer circonspect et court de charge au troisième tiers. Le métier d'Ismaël Lopez lui permit de tirer tout le parti possible de ces demi charges avant d'opter pour du toreo de "piton a piton" avant de tuer comme un débutant, c'est à dire lamentablement au regard de sa déjà longue carrière. Le quatrième sauta à la gorge du cheval puis supporta par deux fois le châtiment tête haute et mobile dans le peto. Après avoir tenté de le réduire par doblones, Ismaël Lopez esquissa quelques naturelles mal abouties avant de subir une petite déroute aciers en main.
Le seul novillo combattu par Jimenez Caballero se défendit de la tête avec hargne dans le peto avant de sortir seul de la seconde pique. Jimenez Caballero commença bien puis le douta lors d'un derechazo décisif et fut pris lourdement lors de la série qui suivit au cours de laquelle il faisait l'effort de reprendre le dessus.
Par suite de la blessure de son compañero, Ismaël Lopez ayant achevé le second novillo, Joao Antonio Ferreira dùt en combattre trois. Son premier - le troisième de la course, ne remata pas à sa sortie. Tous freins serrés et tête chercheuse dans les capes, il livra un combat intense et décisif contre "Fritero", d'où il sortit dominé pour un temps ; mais il se refit vite une santé de vainqueur pour mettre le torero en difficulté des deux côtés. L'épée libératoire déclancha une pétition qui ne viendra pas à bout de la résistance du président. Face au cinquième - le second de Jimenez Caballero - un novillo haut qui se défendit en lacérant le peto des deux cornes, il sut s'accomoder de la charge courte et sautillante pour composer une faena vibrante et méritoire. Sa détermination ne faiblit pas à l'épée et il enfonça trois quarts de lame qui nécessita trois descaellos. Le dernier et le plus grand et franc comme un prélat revenu de toutes les confessions, cacha son manque de bravoure en trois rencontres. Ferreira lui livra un combat digne d'où émergèrent de magnifiques détails de sentiment. l'épée tendida tarda à faire effet. Quelques vides au soleil.
Frédéric Pascal. Voir reportage Pierre Charrain.

POLEMIQUE SUITE AU DECES D'ALFONSO NAVALON

Quelques confrères ayant jugé utile de démolir l'image d'Alfonso Navalón à peine l'info de son décés connue, les réactions n'ont pas tardé, de nombreuses voix reprochant aux auteurs de ces pamphlets leur silence du temps du vivant du critique à la dent dure.


CORRIDAS TELEVISEES

Lundi sur canal Andalucia, corrida en direct de Linares à 18 heures 30. Du 25 au 31 août, chaque matin à 7 heures 55, Antena 3 restransmettra les encierros de San Sebastián de los Reyes.

CHRISTIAN LACROIX HABILLE L'AMPHITHEÂTRE ARLESIEN

Les arènes d'Arles publient sur leur site (www.arenes-arles.com) les croquis préparatoires réalisés par Christian Lacroix en vue de la décoration de l'amphithéâtre pour la corrida goyesque du 10 septembre prochain.

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

contact rédaction

 


















imprimez cette page