Edition du dimanche 28 août 2005

EDITO


PONTONX, VILLE TAURINE


Parce que sa municipalité ne voulait pas rester en marge de la carrière de son jeune concitoyen, Pontonx est redevenu, presque vingt après une première tentative, ville taurine à part entière pour honorer son torero. Et le Santo n'a pas déçu. Voir édito d'André Viard

L'AVENTURE EN LIGNE CONTINUE

Après cinq ans et demi de présence ininterrompue sur corridas.net, c'est sur www.terrestaurines.com que l'intégralité de mon travail et de celui de mes compañeros de rédaction sera publiée. Un choix dicté par les circonstances mais aussi par un soucis de cohérence et de plus grande efficacité. Voir édito

ACTUALITE


BILBAO : OREILLE POUR LE CID

Toros de Victorino Martín, bien présentés, important le troisième sur la corne gauche, compliqués les autres. José Pedro Prados "El Fundi", vuelta et ovation, Luis Miguel Encabo applaudissements et ovation, "El Cid" oreille et silence. Le Cid a profité de la grande corne gauche du troisième lors d'une faena d'intensité décroissante culminant dans trois séries de naturelles et conclue d'une épée basse. Face au sixième il décida d'abréger. El Fundi s'est montré très professionnel toute la tarde face à un lot compliqué et Encabo très décidé sans pouvoir briller.

PONTONX : TRIOMPHE DU SANTO ET DE MONTALVO

Le Santo a hombros chez lui
Erales de Montalvo, bien présentés, tous braves et très nobles sauf le cinquième plus soso pour Fernando del Toro salut après avis et vuelta, El Cuenca silence après avis et vuelta, El Santo oreille et deux oreilles avec pétition de la queue. Le deuxième novillo fut affaibli par un recorte violent d’un banderillero pendant la lidia et le troisième novillo faillit s’abîmer après qu’un autre banderillero le fit quasiment s’assommer à plusieurs reprises contre le burladero. Mais le novillo se ressaisit pour être au final un des deux meilleurs de la course avec le premier, bien que ce fut le sixième qui eut droit à un tour de piste (!). Le ganadero fit également une vuelta avec El Santo. 2/3 d’arène. Temps couvert. Public agréable et très à la fête pour le Santo. Présidence trop rigoureuse au goût du public. Fernando del Toro brinda sa deuxième faena à Bernard Langlade, conseiller technique de l’organisation pontoise, et le Cuenca sa deuxième à Bernard Soupsol, maire de la cité.
Fernando del Toro
toucha un premier novillo très noble mais aussi très brave. Il toréa bien de cape, bien à gauche avec la muleta, mais son novillo serrant plus à droite, il fut rapidement débordé par la caste . La fin de sa faena fut désordonnée et précipitée, le novillo le désarmant deux fois de suite. Il pincha, écouta un avis puis tua d’une entière. Il fut de nouveau très bien à la cape avec son second novillo, brave et noble lui aussi, quoique un peu plus brusque. Il commenca bien à la muleta du côté gauche mais eut plus de difficultés à droite, commettant sans doute l'erreur de ne pas donner assez de distance à son brave adversaire. Il pincha mais termina par un ¾ de lame efficace. Vuelta.
El Cuenca
toucha un premier novillo (le seul colorado de la course) imposant de tête mais brave et que l’on put découvrir très noble lors d’un bon quite d’El Santo. Malheureusement un banderillero fit un recorte très violent qui amoindrit le novillo. En dépit de la noblesse de son adversaire, le torero ne transmit rien, toréant à mi-hauteur, sans sitio... et sans grande envie. Il pincha deux fois et conclut par un 2/3 de lame très long d’effet laissant sonner un avis. En second il toucha un novillo soso, le moins intéressant de la course. Il échangea les banderilles avec El Santo. A la muleta, le torero ne s’exprima que très peu face à un novillo certes sans classe mais ne présentant pas d’inaptitudes particulières. Il tua d’un bajonazo sin puntilla provoquant une pétition d’oreille refusée par la présidence. Le torero se contenta d’une vuelta.
El Santo
toucha un premier novillo très noble, que son banderillero Rafael Cañada fit remater très violemment à trois reprises contre le burladero, à la suite de quoi le novillo présenta quelques signes de faiblesse durant le début de faena avant de finir fort. El Santo fut très complet et puissant aux banderilles (un quiebro et une pose al violin sur laquelle on vit un excellent quite du banderillero Christophe Aïzpurua), un peu précipité en début de faena mais très centré après avoir bien compris son novillo. Il alla a mas face à un adversaire excessivement noble, construisant une faena complète et mature avec des muletazos templés des deux côtés. Il conclut par un ¾ de lame dans un engagement sincère qui le fit chuter. Malgré la réticence étonnante de la présidence et grâce à une forte pétition justifiée du public, il coupa une oreille qui en valait deux. Il toucha un second novillo très noble mais sans la classe du premier, fut très complet au capote (vuelta de campana impressionnante du novillo lors du remate). El Santo fut encore épatant aux banderilles échangées ave El Cuenca. A la muleta, il eut un peu de mal à trouver le rythme de sa faena, se faisant souvent engancher au début. Il fut bien avec la main gauche mais plus rapide et moins bien colloqué à droite où le novillo serrait davantage. Avec beaucoup d’envie et de décision, il termina sa faena par une série de molinetes envolés, deux pechos enchaînés, avant de conclure d'un estoconazo parfait. Vuelta au novillo (les premier et troisième la méritant bien davantage) et vuelta du ganadero de Montalvo, Juan Ignacio Perez Tabernero, avec El Santo
. Valérie Lhéraud. Voir reportage André Viard.

CARCASSONNE : SAVALLI A HOMBROS

Novillos de Salustiano Galache, fades et vite arrêtés. Les premier et second furent les pires, le meilleur le quatrième. Jeremy Banti silence et vuelta après avis, Sergio Marin silence et silence, Medhi Savalli vuelta après pétition et deux oreilles.
Le premier de Jeremy Banti s'avéra tardo et sans intérêt à la pique, freinant dans la muleta et tête à mi hauteur. Banti parvint à s'en approcher suffisamment en lui avançant la muleta pour lui voler les trois séries qu'il avait. Mise à mort laborieuse et silence. Mieux fait, son second remate, met les reins avant de s'endormir un peu dans le peto. Il découvre la nuque dans la muleta et ne tarde pas à ne plus relever la tête en signe de soumission. En net progrés, Banti lui sert une faena copieuse d'où ressortent quelqus pechos magnifiques. les trophées s'envolent à l'épée.
Le premier de Sergio Marin se défend mollement dans le peto et adopte la même stratégie dans la muleta. Marin ne peut rien sortir d'un tel bloc de marbre qu'il tue mal. Le cinquième ne pouvait pas baisser la tête tant il était haut de garrot : il fut incommode à la cape et désordonné sous la première pique avant de sortir seul de la seconde. Grâce à son temple et à son bon placement, Marin composa une faena agréable qui aurait gagné à être plus brève. Epée en avant longue d'effet et deux descabellos.
Medhi Savalli mit le public dans sa poche avec deux faroles culottés pour accueillir son premier qui s'avère plus combatif que ses frères. Le novillo ne donna que des demi passes, mais Savalli sut s'adapter et gratifia l'assistance d'un final spectaculaire, citant au raz des cornes. Mise à mort sans brio.. Le dernier poussa des quatre membres sous la pique mais en jouant de la tête dans le peto. Il ne se livra pas à la muleta et ne consentit à charger que pour des demi passes. Très professionnel, Savalli fit le spectacle et lui inventa une faena. Il tua spectaculairement et coupa logiquement les deux oreilles. Il banderilla ses deux adversaires avec puissance, précision et charisme.
Frédéric Pascal. Voir reportage Pierre Charrain.

DECES D'ALFONSO NAVALON

Alfonso Navalón, star de l'information taurine dans les années soixante-dix avant d'être marginalisé par la suite en raison de divers excès de langage, est décédé hier à Salamanca des suites d'une longue maladie. Aficionado passionné et compétent, Navalon avait incarné une certaine idée de la presse taurine - agressive et polémique - dont on ne saurait dire si les effets ont toujours été positifs pour la Fiesta.l


QUAND FRANCOIS BAYROU "CREVE" LES ANTIS

Le jeune Jean-Michel M., auditeur attentif de France Culture et aficionaute passionné, nous signale les propos que l'on a pu entendre vendredi sur France Culture, entre douze et treize heures, au cours de l'émission "Contre expertise". L'invité est François Bayrou, et la question est, "à quoi servent les parlementaires"... Réponse de monsieur Bayrou : "Il faut dire la vérité : si les parlementaires ne viennent pas à l'assemblée, c'est parce qu'ils savent que ça ne sert à rien ! (...) Prenez les propositions de loi : certains parlementaires se font mousser auprès de leur public en disant, "j'ai déposé une loi"... Mais ça ne ne veut rien dire ! Ils savent bien qu'elle ne viendra jamais en séance : seules les lois déposées par le gouvernement ont une chance d'être votées. Les autres, c'est juste pour amuser la galerie ! Il y a par exemple une député des Alpes Maritimes qui a déposé une proposition de loi pour interdire les corridas en France. Aussitôt, je reçois des dizaines de messages par mail pour protester. Mais cette proposition de loi n'a aucune chance d'aboutir, c'est juste pour faire semblant d'exister !.." Ne le dites pas aux antis, cela les chagrinerait...

CORRIDAS TELEVISEES

Lundi sur canal Andalucia, corrida en direct de Linares à 18 heures 30. Du 25 au 31 août, chaque matin à 7 heures 55, Antena 3 restransmettra les encierros de San Sebastián de los Reyes.

CHRISTIAN LACROIX HABILLE L'AMPHITHEÂTRE ARLESIEN

Les arènes d'Arles publient sur leur site (www.arenes-arles.com) les croquis préparatoires réalisés par Christian Lacroix en vue de la décoration de l'amphithéâtre pour la corrida goyesque du 10 septembre prochain.

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

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