Edition du dimanche 21 août 2005

EDITO


SEPTEMBRE NOIR ?


Alors que les premiers vents d'automne soufflent sur l'Aquitaine, l'Espagne se prépare à vivre un mois de septembre - l'un des plus taurins de la temporada - sous haute surveillance. Voir édito d'André Viard

L'AVENTURE EN LIGNE CONTINUE

Après cinq ans et demi de présence ininterrompue sur corridas.net, c'est sur www.terrestaurines.com que l'intégralité de mon travail et de celui de mes compañeros de rédaction sera publiée. Un choix dicté par les circonstances mais aussi par un soucis de cohérence et de plus grande efficacité. Voir édito

ACTUALITE


SAISON OFFICIELLEMENT TERMINEE POUR LESCARRET

Après avoir été autorisé vendredi soir à quitter la clinique bayonnaise où il était hospitalisé depuis son retour de Nîmes, Julien Lescarret a annoncé qu'i coupait définitivement sa temporada en raison de la longue convalescence qu'il devra observer avant d'être à nouveau en possession de tous ses moyens physiques. L'objectif du torero landais est de pouvoir participer cet automne à quelques festivals prévus.

SAN SEBASTIAN : OREILLE POUR JULI ET GALLO

Toros de Jandilla inégalement présentés et donnant peu de jeu en général à l'exception du dernier qui se laissa toréer. El Juli ovation, oreille et ovation, Antonio Barrera ovation et cornada, Eduardo Gallo ovation et oreille. Le Juli a offert une nouvelle preuve de sa grande capacité face à des adversaires peu propices au triomphe et Eduardo Gallo a profité du seul toro noble de la tarde pour réaliser une faena sérieuse qui confirme son retour en forme et sa progression. Antonio Barrera a été violemment pris en toréant de cape le cinquième qui lui a infligé une cornada de dix centimètres à la poitrine et lui a brisé la clavicule droite.
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SAINT-GILLES : OREILLE POUR SOTO, FRANCOIS ANDRE MEILLEUR TORO

Gabin monté sur Castaño
face au toro de Gallon.

Corrida concours de ganaderia.  Le Meynadier tardo et compliqué ; le François André, brave mais vite éteint, le Tardieu, appliqué mais sans entrain ; le Gallon, conquérant puis réservé, le Yonnet, avisé ; le Margé, bravito et déroutant. En dépit de deux chutes obtenues sur le cheval Castano de la cavalerie  Bonijol, les toros français, bien que faisant leur devoir avec constance,  ont manqué de brio à la pique.  Par  suite logique, ils s’éteignirent rapidement dans la muleta des toreros.  Le plus apte au succès fut le François André, suivi du Tardieu et du Margé. Fernandez Meca silence et silence, Swan Soto oreille  et salut, Marc Serrano vuelta et vuelta.
 Le Meynadier,  de pure souche Nuñez, était, physiquement, un bijou de toro, fin et racé. Hélas il sortit tous freins serrés dans le capote de Meca. Il ne se libéra que sous la morsure du fer pour renverser Castano, monté par Manuel Cordero. Il se montra de nouveau brave lors de la seconde rencontre, mais tira aux planches lors des banderilles et arriva bronco et tardo dans le muleta.  Meca l’aborda à mi hauteur, sans l’obliger, puis, après un avertissement, dut baisser la main pour garder le contrôle de l’embestida, ce qui eut pour effet de réduire celle ci en dessous du minimum vital. Pinchazo et ½ lame. Silence.
Le Gallon fut très applaudi à sa sortie du fait de son galop spectaculaire, poitrail projeté vers l’avant et cornes pointées vers le ciel. Il se révéla malcommode à la cape et répondit de loin aux sollicitations de Gabin  Réhabi, avant de le catapulter, lui et sa monture, l’nfortuné Castano, à deux mètres du sol, puis de les renverser. A la seconde rencontre il se défendit beaucoup de la tête et confirma cette tendance dans la muleta de Meca, où il se montra topon et vite arrêté. Stephane ne put que voler quelques séries éparses avant de conclure d’une demie lame. Silence.
 Le François André découvrit la nuque tout en restant court dans les leurres. Il  ne se décida à pousser des quatre sabots que sous la morsure du fer (Petit Marc sur Nuts). Il resta collé au peto puis retourna de bon gré prendre une autre ration en fonçant droit. Il sembla confirmer ces bonnes dispositions dans la muleta de Soto. La déterminations de ce dernier ne fléchit pas, mais il manqua de compétition pour élever sa faena sur un rythme franchement triomphant. Entière efficace et une oreille.
Le très sérieux colorado de Christophe Yonnet  ne fit rien qui ne soit préalablement réfléchi.  Il mit les reins lors de deux piques portées par un Fritero, techniquement irréprochable et parfaitement maître de la situation, au point d’arracher la devise de son adversaire tout en le châtiant.. Le Yonnet donna quelques franches arancas puis vira andarin et collant des deux cotés. Après deux avertissements, Soto opta pour le piton à piton et s’en défit d’une entière chanceuse. Salut. 
Un peu plus de décision à l’épée aurait suffit à Marc Serrano pour couper deux oreilles amplement méritées, car il a réalisé deux faenas adaptées aux conditions de ses adversaires en pratiquant un toreo très offensif, muleta toujours avancée et proposée dans le bon sitio, chose inattendue chez un garçon à court de compétition.  Son premier de Tardieu fit son devoir sans entrain,  lors de deux rencontres prises tête en l’air contre Ginko, monté par Olivier Riboulet.  Marc Serrano trouva le courage de le faire répéter dans sa muleta alors que sa charge se réduisait au fil des passes, jusqu’à  s’éteindre. Valeureusement il tenta même de rallumer le peu de feu qui couvait encore du coté gauche, mais perdit  tout  trophée en finissant par 1/3 de lame portée sans brio. Vuelta.
Très présent lors de la lidia (comme à son premier) il soigna le dernier  Margé qui se révéla terne aux piques (Jacques Monnier sur Kriptos). Le même scénario qu’au Tardieu se répéta, avec une muleta toujours bien placée, malgré les atermoiements du Margé, et une mise à mort décevante par 2 pinchazos et 1/3 de lame. Vuelta.  Entrée satisfaisante et cérémonie d’ouverture émouvante, avec, en piste, les ganaderos et les toreros.. . tous français ! Le prix du meilleur toro a été attribué au François André et celui du meilleur picador à Fritero. 
Frederic Pascal

RION : OREILLE POUR JUAN FERNANDO ET FERNANDO DEL TORO

Erales de Valdefresno, bien présentés dont un très brave (le premier), trois très nobles (les troisième, cinquième et sixième qui fut aussi très faible), un manso et compliqué (le quatrième) et un "descompuesto" (le deuxième) pour Juan Fernando oreille et pétition d’oreille avec silence, Jorge Jimenez salut et silence, Fernando del Toro salut et oreille. ¾ d’arène. Temps frais mais ensoleillé. Public froid pendant les faenas mais chaleureux avec les toreros à la fin.
Juan Fernando
toucha un premier novillo très brave et fut complet tant à la cape qu’aux banderilles. Il maîtrisa bien la bravoure de son novillo à la muleta mais prit une très forte voltereta à la fin de la faena. Il revint secoué pour tuer d’une estocade sincère et coupa une oreille. Son second novillo fut manso et sans classe, gardant constamment la tête haute ce qui compliqua considérablement la lidia et le tercio de banderilles. Le mexicain tenta en vain de garder son novillo dans la muleta et tua d’un bajonazo. Le novillo fut sifflé à l’arrastre et silence pour le torero après pétition (!).
Jorge Jimenez
toucha un premier novillo sans intérêt et ne se montra pas particulièrement volontaire. Il fut très hésitant avec la muleta qu’il se fit constamment accrocher. Il tua bien d’une entière laissant le novillo sin puntilla. Salut. Il fut plutôt bien à la cape avec son second novillo mais rapidement dépassé à droite par son tempérament. Il ne fut pas non plus à la hauteur de la noblesse du novillo à gauche montrant tout au long de sa faena un manque d’assurance dans ses toques et de réels problèmes de sitio. Il fut très long à tuer, écouta un avis et conclut d’un descabello. Silence.
Fernando del Toro fut la révélation du jour. Le torero sevillan toucha le meilleur lot dont un premier novillo très noble face auquel il se montra très puesto mais un peu pressé. Il fut très surprenant de temple avec la muleta. Il perdit malheureusement les trophées en pinchant à plusieurs reprises et termina par un descabello. Silence. Il fut impressionnant de maturité face à son second novillo très faible mais avec beaucoup de classe. Il sut parfaitement résoudre les problèmes posés par le novillo, s’appliquant à le toréer à la muleta avec la douceur et la distance requises pour ne pas le faire tomber. Grande faena conclue d’un pinchazo suivi d’un estoconazo après avoir écouté un avis. Oreille ovationnée. Le matin, Joselillo d'Arles et Patrick Villebrun de Nîmes ont été biens face à deux bons erales de Malabat.
Valérie Lhéraud. Voir reportage André Viard

TERRES TAURINES OPUS 4

L'opus 4 de la revue Terres Taurines est en kiosques. Au sommaire, la vie quotidienne dans les ganaderias d'El Pilar, Adelaïda Rodriguez, Paco Galache, Valdefresno... mais aussi dans les coulisses de la temporada aux côtés de Julien Lescarret, Sébastien Castella, Salvador Vega, Miguel Angel Perera, Cayetano, Morante, Javier Conde... 160 pages de reportages et de rêverie, au campo et dans les coulisses des arènes, à Las Ventas en particulier, ainsi que les chroniques habituelles à charge des auteurs maison. Par ailleurs, en partenariat avec la caisse régionale d'Aquitaine du Crédit Agricole, une exposition de photos grands formats tirées de la revue et représentant exclusivement des toros au campo est actuellement installée à Rion des Landes.

NOVILLADA DE SAINT-SEVER

Dimanche 21 août. Novillos de Mercedes Pérez Tabernero pour Antonio Joao Ferreira, Mehdi Savalli et Camille Juan. Paseo à 18 heures.


CORRIDAS TELEVISEES

TVE retransmettra la corrida du 27 août depuis Bilbao, toros de Victorino Martín pour El Fundi, Luis Miguel Encabo et le Cid".

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

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