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CHANGEMENT À LAS VENTAS

 

abella
Carlos Abella, Pedro Gomez Ballesteros et André Viard lors de la présentation
de Tierras Taurinas à Las Ventas

Consciente d'avoir déçu l'aficion de la capitale en reconduisant pour une dernière année l'empresa Taurodelta à Las Ventas, la Comunidad madrilène a fait un geste en sa direction en remplaçant le gérant de ses affaires taurines.

Depuis deux ans au moins, chaque corrida était pour le secteur le plus turbulent du public de Las Ventas l'occasion d'une manifestation au cours de laquelle des têtes étaient demandées : celle de l'empresa, qu'on lui a refusé, et celle de Pedro Gomez Ballesteros, qui a fini par tomber.

À sa place, a été nommé Carlos Abella, auteur de divers livres taurins, mais surtout conseiller depuis longtemps aux affaires taurines auprès de la présidence. Ce que l'on appelle un changement dans la continuité.

Sans entrer dans les raisons de ce changement de personne mais non de système, il convient de rappeler qu'il incombera au titulaire du poste très exposé de gérant des affaires taurines de rédiger le prochain appel d'offres de Las Ventas pour l'adjudication qui aura lieu à l'automne prochain, ainsi que de valoriser les offres en présence avant que le conseil taurin ne se détermine.

Il n'est pas exagéré de dire que Pedro Gomez Ballesteros a rempli sa mission avec une grande loyauté, allant jusqu'à tenir le rôle de fusible - sans sauter - quand Simon Casas intenta divers procès à la Comunidad après avoir perdu à deux reprises. Autrement dit, loin d'être une sanction pour lui, Pedro Gomez Ballesteros se voit offrir une promotion à un poste moins exposé (coneiller aux affaires taurines et culturelles), le but de la Comunidad étant d'éteindre tous les débuts de feu avant la période électorale ne commence, puis celle où il lui faudra trouver un nouveau locataire pour ses arènes.

Le choix de Carlos Abella répond donc à la nécessité pour elle d'insufler un nouvel élan à Las Ventas, et il n'est pas anodin de constater qu'un littéraire remplace un vétérinaire à ce poste-clé. L'ambition de ce dernier, dont il fera part dans les prochains jours, est de doter Las Ventas d'une dimension culturelle supplémentaire, dans la continuité de ce qui a déjà été entrepris.

Autrement dit, face aux errements de la classe poli
tique catalane, les élus madrilènes à qui l'on doit le classement de la Fiesta comme Bien d'Intérêt Culturel, entendent enfoncer le clou en faisant de la première arène du monde un outil culturel de première importance, ce qui, jusqu'à présent, nous a cruellement fait défaut.

André Viard