ET POURQUOI PAS LA CASTRATION ?


Battues à plate couture lors des rencontres "animal et société" les associations anti taurines tentent de rebondir et se livrent à une surenchère entre elle. L'objectif ? Décrocher le magot.

Vivant de la charité publique, c'est à dire des dons de leurs sympathisants, les différentes associations se disputent cette manne financière sans laquelle elles ne sont rien. Ce qui explique tout à la fois leurs gesticulations hystériques et leurs échecs répétés dans la mesure où sur le fond leurs dossiers ne reposent sur rien.

Calmées par le rateau infligé lors des rencontres, elles ont accusé le coup, puis l'une d'entre elles a sauté sur l'occasion offerte par la médiatisation dont bénéficie le jeune Michelito pour tirer la couverture à elle en portant plainte contre lui. Un enfant ! La délation n'a pas de limites.

Ce qui démontre bien le caractère vicieux de la démarche, est qu'en France chaque année une trentaine d'enfants se produisent comme Michelito dans le cadre des écoles taurines et que les anti taurins ne réclament rien, sachant qu'il n'y a rien à demander. Mais après les échecs successifs subis depuis quelques mois, il fallait bien raviver l'ardeur des troupes... et les inciter à mettre la main au porte monnaie.

Jouant la vertu indignée, la présidente de l'Alliance anti corrida est donc montée au créneau, avec pour objectif de se tailler une petite tranche de popularité gratuite auprès de ses fidèles en demandant que le pauvre petit Michelito soit interdit de toréer et que les vilains aficionados soient condamnés pour entorse à la législation sur le travail des mineurs.

Or, malheureusement, le dossier est vide. Et après avoir voulu en vain interdire aux mineurs de se rendre aux arènes, après avoir voulu interdire en vain que l'on parle de tauromachie à l'école, c'est en vain qu'elle va avoir demandé que l'on interdise aux mineurs de se livrer à leur passion dont la dangerosité qu'elle invoque n'est guère supérieure à celle de tous les sports mécaniques ou de combat auquels s'adonnent aussi nos chérubins. Sans parler des risques insensés encourus dès leur plus tendre enfance par nos futurs champions olympiques dans des disciplines aussi exigeantes que le cheval d'arçon, les barres asymétriques ou la poutre, voire l'équitation...

Echec prévisible donc, et nouveau problème : comment faire parler d'elle pour recevoir les dons ? Si j'étais elle, je proposerais une mesure radicale. Puisque manifestement le problème de la transmission par les parents de leur culture vers leurs enfants se pose, pourquoi ne pas demander au gouvernement l'adoption d'une mesure qui aurait le mérite de règler le problème une fois pour toutes : la castration d'office pour les aficionados déclarés !
Ne riez pas, ils y ont sûrement pensé.

André Viard