Mardi 15 juillet 2008


EDITO


FÊTE NATIONALE


D'un bout à l'autre de la France taurine l'aficion a célébré à sa manière le 14 juillet. Le plus important s'est bien sûr passé à Céret, mais dans les villages aussi les choses bougent. Voir l'édito. CV d'André Viard



ACTUALITE

PAMPLONA : OREILLE POUR LE JULI

Par manque de fond, la corrida de Nuñez del Cuvillo n'a pas répondu à l'attente du public pamplonica à l'occasion de la dernière corrida du cycle. Le Juli a coupé la seule oreille, Ponce et Manzanares ont été ovationnés. Ponce a laissé entendre, comme il l'avait fait à Madrid, que cette corrida pourrait être la dernière de sa carrière à Pamplona. Le prix de la Casa de Misericordia à la meilleure corrida a été décerné ex aequo à celles de Miura et Ventorillo. Le prix au meilleur toro est revenu à Pelicano de Fuente Ymbro toréé par Perera.

CERET : DURE CORRIDA D'ESCOLAR GIL, OREILLE POUR DAVID MORA

Indisponible suite à la blessure reçue la veille à Pamplona, le Fundi était remplacé par David Mora, récompensé pour sa bonne prestation face aux toros de Hernandez Pla la veille, et Sergio Aguilar, très bien à Vic face aux Escolar Gil. Disons de suite que ceux de Céret n'eurent pas grand chose à voir avec leurs frères lidiés pour Pentecôte, lesquels se signalèrent par leur "toréabilité" relative. Les quatre premiers de ceux lidiés à Céret furent au contraire intraitables, faisant parfois règner un vent de panique en piste, panique qui ne dégénéra pas en tragédie grâce sans doute à Espla qui fut un parfait chef de lidia. Violents, âpres, les Escolar Gil exigèrent des toreros un effort important. Aux piques, mis à part le cinquième qui en prit quatre en s'employant en brave, les autres assurèrent sans s'employer outre mesure. Le dernier fut le plus noble.
Espla (salut et ovation) lidia ses deux adversaires et offrit un tercio de banderilles magistral face au quatrième.
Très attendu après son succès vicois face à cette même ganaderia, Sergio Aguilar (vuelta et salut) vola des passes à son premier très incommode et fit une vuelta. Après un bon début de faena face au cinquième qui avait occasionné un tercio de piques important, les choses se gâtèrent, le toro se compliqua et la faena fut a menos. En souvenir de sa réelle bravoure aux piques le public obtint la vuelta pour le toro.
David Mora (silence et oreille) coupa donc la seule oreille de la tarde face au noble dernier auquel il servit une faena moyenne. Le mayoral a salué en piste à la fin. Marcel Larrieu.

BAYONNE : OREILLE POUR MARCO LEAL

Bien présentée et noble, la novillada de Santafé Marton a manqué de caste et donc d'émotion. Marco Leal a coupé l'oreille du premier et donné une vuelta au terme de sa seconde faena. Miguel Tendero (silence aux deux) a offert deux bonnes faenas mal conclues à l'épée, de même que Juan Luis Rodriguez (silence et silence après avis).
Voir reportage Roland Costedoat

BAYONNE LE MATIN : MATHIEU GUILLON SE QUALIFIE POUR LA FINALE


Erales d'Olivier Riboulet (branche Scamandre-Sol), inégalement présentés (plus sérieux le dernier, plus léger le premier), noble et faible le premier, bon le second, compliqué à droite le troisième, intoréable le dernier avisé des deux côtés. Désigné triomphateur de la matinale par le jury et à ce titre préféré pour la finale à Adrian de la Torres, Mathieu Guillon a été pourtant en-dessous de son compañero qui, face au meilleur eral de la matinée, a réalisé de loin la meilleure faena dans un style vertical et classique auquel la "patte" du maestro José Fuentes qui l'accompagnait n'est certainement pas étrangère. Une épée basse atravesada du bon côté et un "pétard" au descabello le privèrent de deux oreilles possibles. Mathieu eut le mérite de s'adapter progressivement à la charge parfois incommode de son adversaire, réalisant le meilleur de sa faena sur la corne gauche, mais "pétardant" épée en main (vuelta). Thomas Cerqueira remplaça au pied levé Cayetano Ortiz qui avait raté son avion : face à un premier eral noble par intermittence et faible, il réalisa le meilleur de sa prestation à gauche et tua d'une épée al encuentro chanceuse (vuelta). Très attendu en raison de sa réputation, Juan del Alamo est resté inédit à Bayonne face à "una prenda" comme on n'en avait plus vu depuis longtemps. Inabordable sur les deux cornes, l'eral d'Olivier Riboulet était intoréable. Del Alamo fit front, se fit bousculer à diverses reprises et salua après un nouveau ratage à l'épée.
André Viard. Voir reportage André Viard.

PLAISANCE : ESCRIBANO ET BLANCO A HOMBROS, BONS NOVILLOS DE FANO

Très bien présentés, les novillos de Laurent Fano ont tous été nobles et maniables. Mention toute particulière au premier et au dernier qui raclaient leur museau dans le sable et embistaient avec une profonde noblesse surtout le premier. Le deuxième, sec et astifino, a manqué de force, le troisième, noble mais très faible s’est couché à plusieurs reprises, le quatrième avait tendance à calamochear ( il secouait la tête dans les muletazos), le cinquième, un novillo étonnamment lourd et haut, était un peu brusque mais noble. Thomas Joubert « Tomasito », silence et silence, Cristian Escribano, oreille et oreille, Sergio Blanco, oreille et oreille.
Tomasito nourrira beaucoup de regrets après cette tarde gersoise car sa faillite à l’épée lui aura coûté une sortie a hombros quasi certaine. On savait qu’il était pétri de qualités comme torero, il va maintenant falloir ne plus laisser filer les trophées. Sa première prestation fut la meilleure de l’après-midi. Des séries de derechazos templés, ajustés, parfaitement rématés par des pechos longs et doublés, du travail impeccable. Mais catastrophe à la mort : trois pinchazos, une demie contraire, une atravesada, un descabello et un avis, silence ! Face à son second, il débute au centre par une cambiada, déroule des naturelles avec aisance et doigté devant un novillo plus compliqué qu’il n’y paraît. Nouveau désastre à l’épée : cinq pinchazos, un pinchazo hondo, un mete y saca, une entière contraire, cinq descabellos, silence.
Escribano assoit son toreo sur une détermination de tous les instants. A l’aise à la cape, il développe une tauromachie simple et technique. Même si tout n’est pas parfait, il ne force pas ses gestes et assure ses séries des deux bords avec une assurance surprenante pour un apprenti torero. Et cette caractéristique le conduit tout simplement à des estocades réussies : entière dans la croix à son premier, oreille, entière atravesada suivi d’un descabello canon à son second, oreille.
Sergio Blanco sert cinq véroniques léchées à son premier avant de réaliser une belle entame à la muleta. Le novillo-toro va rapidement faiblir et empêcher tout ouvrage cohérent. Les temps faibles prendront le pas sur les temps forts mais l’estocade, trois-quarts d’épée foudroyante, lui vaudra un trophée mérité. Face à son second, Blanco et Tomasito démontrent leurs talents dans deux quites en chicuelinas hauts en couleurs. Blanco réalise trois superbes séries de derechazos, s’accommode de belle manière de la corne gauche mais ne se hisse pas au niveau du novillo particulièrement noble. Deux pinchazos, entière verticale, oreille. Escribano et Blanco sortent a hombros par la grande porte. Temps magnifique, 25°, et un bon trois quarts d’arène au grand soulagement des organisateurs particulièrement actifs.
Jean-Paul Campistron. Voir reportage Jean-Paul Campistron.

PLAISANCE : BECERRADA MATINALE

La matinale de Plaisance aura permis à un nombreux public de (re) découvrir l’attraction du moment : le jeune prodige franco-mexicain Miguelito Lagravère suivi comme son ombre par une équipe télévisuelle mexicaine. Mais celui qui aura touché le meilleur taurillon fût Clément DUBECQ, de l’école taurine d’Hagetmau, qui a très bien toréé un pensionnaire d’Agruna. Miguelito a démontré de belles dispositions à la cape mais n’a rien pu faire face un taurillon, d’Agruna également, manso. Ces deux gamins ont fait passer un agréable moment aux aficionados gersois et l’organisation, musique, présidence entièrement féminine, paseo, brega de Morenito, a parfaitement fonctionné, donnant ainsi un véritable relief à un spectacle mineur. Félicitations à la Peña locale « Vivement5heures ».
Jean-Paul Campistron. Voir reportage Pierre Charrain.

DEUX SOLOS POUR LA FERIA DES VENDANGES À NÎMES

Outre le Juli qui fêtera ainsi ses dix ans d'alternative, Sébastien Castella combattra aussi six toros "en réponse à l'ostracisme dont on fait preuve à son encontre les arènes françaises" a précisé Simon Casas lors de la conférence de presse tenue hier en mairie. Les cartels sont les suivants.
Jeudi 18 septembre toros de Robert Margé pour Luis Bolívar qui confirmera l'alternative, Curro Díaz et Salvador Vega. Vendredi 19 au matin novillos de Manolo González pour Román Pérez, Alejandro Esplá et Tomasito. L'après-midi toros de Daniel Ruiz pour El Juli à l'occasion du dixième anniversaire de son alternative dans les mêmes arènes. Samedi 20 au matin toros de Garcigrande pour Julio Aparicio, Morante de la Puebla et Javier Conde. L'après-midi, six toros de différentes ganaderias pour Sébastien Castella. Dimanche 21 au matin toros de José Vázquez pour Juan Bautista, Matías Tejela et Alejandro Talavante. L'après-midi toros de Victoriano del Río pour Enrique Ponce, Miguel Ángel Perera et Rubén Pinar qui prendra l'alternative.

CARTELS DE SAN SEBASTIAN

La Semana Grande qui se déroulera du 10 au 17 août propose les combinaisons suivantes. Dimanche 10 toros de Cebada Gago pour El Fundi, Juan José Padilla et Iván Fandiño. Lundi 11. Deux toros de Fermín Bohórquez pour Pablo Hermoso de Mendoza et quatre de Valdefresno pour Julio Aparicio et El Cid. Mardi 12 toros de Jandilla para Morante de la Puebla, El Juli et El Fandi. Mercredi 13 toros d'El Ventorrillo pour Enrique Ponce, Antonio Barrera et Sébastien Castella. Jeudi 14 toros de Núñez del Cuvillo pour Finito de Córdoba, José Tomás et Juan Bautista. Vendredi 15 toros deux toros de Sanchez y Sanchez (origine El Capea) pour Pablo Hermoso de Mendoza et quatre de Joselito pour Eduardo Gallo et Cayetano. Samedi 16 toros de García Jiménez pour El Juli, José María Manzanares et Miguel Ángel Perera. Dimanche 17 toros de Victorino Martín pour Pepín Liria, Antonio Ferrera et Diego Urdiales.

LOCATION POUR BEAUCAIRE

Les abonnements pour la feria de Beaucaire sont ouverts du 2 au 16 juin, et la vente des places séparées ensuite au service des affaires taurines de la mairie. Ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures. Tél :04 66 59 71 08 affaires.taurines@beaucaire.fr.

LOCATIONS POUR BEZIERS

La location pour les abonnements de la feria de Béziers est ouverte jusqu'au 20 juin. Par téléphone au 04 67 76 13 45 de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures du lundi au vendredi, ou par internet sur le site des arènes.

L'OPUS 17 EN KIOSQUES

L'opus 17 de Terres taurines est en kiosques. Au sommaire, quatre aventures humaines bien distinctes construites autour du toro : celle bien triste du "Dernier Nabab" de Salamanca, Alipio Pérez-Tabernero, celle plus gaie de "la pierre philosophale" du mundillo, José Luis Marca, celle fascinante de la famille Fano et celle riche d'espérances d'Iñigo Sanchez-Urbina, ganadero de Sepulveda, dont la "Nouvelle vague" nous offre l'occasion d'une réflexion de fond sur le spectacle de demain et l'évolution de la bravoure...

LES ACTIONS D'ALEJAN

S'étant donné pour objectif d'aider les écoles taurines françaises par le biais de partenariats, la marque Aléjan possède déjà quelques actions à son actif. Outre l'abonnement de tous les élèves des écoles taurines françaises à Terres Taurines, Aléjan a offert un novillo d'El Palmeral en privée pour Mario Guirao le 18 février, un capote à Patrick Villebrun le 7 mars, un jeu d'épées et descabello à Tomas Bournel le 10 mars, un capote à Matéo Julian le 17 mars. Aléjan prévoit trois nouvelles actions en mai et juin, toujours dans l'optique d'aider les écoles et leurs élèves. Les toreros français en activité à qui a été présentée la démarche d'Aléjan vont lui apporter leur soutien pour aider à la formation des jeunes. Rappelons qu'Alejan est née un jour de féria de Séville, de la rencontre de deux aficionados dans les salons de l'hôtel Colon. L’un est une des personnes les plus influentes de la mode espagnole et l’autre un aficionado français amoureux de l’art de vivre andalou. Ce virtuose de l’élégance andalouse crée, dessine et fabrique pour les toreros des modèles de chemises à la demande et sur mesure. Les collections sont entièrement dessinées et conçues par ses soins avec une exigence sur le choix des tissus commandés et fabriqués à la commande dans les meilleures maisons françaises, italiennes et volontairement brodées en France, garantie d'un résultat soigné. Plus qu'une nouvelle marque sur le marché très saisonnier des ferias estivales, Alejan veut être fidèle à sa devise et à son principe de "Porter nos valeurs avec fierté", tout au long de l'année. Enhorabuena !

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 








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