UNE FILE ZERO POUR RIEUMES ?


Règulièrement déboutés, les anti taurins attaquent les organisateurs rieumois pour la quatorzième fois (!) depuis le début de leur aventure. Peu inquiets au niveau juridique, ceux-ci le sont bien davantage sur le plan financier.

L'an passé en effet, l'attaque avait eu lieu une semaine avant la tenue de la feria, ce qui avait causé un préjudice financier important, la taquilla cessant de fonctionner dès que les médias en avaient rendu compte. Sans aucune aide institutionnelle ni soutien de leur mairie, les courageux organisateurs rieumois sont donc très inquiets des suites de cette nouvelle procédure.

Car sans vouloir se montrer exagérément alarmistes, Yves Samin et ses amis estiment cependant qu'un déficit supplémentaire pourrait les conduire à renoncer à leurs projet. Coïncidant avec la feria de septembre de Bayonne, celle de Rieumes semblait pourtant avoir atteint son régime de croisière malgré les tracasseries des antis, grâce à l'option réolument torista de sa programmation, laquelle se confirme cette année avec la venue des Coquillas de Sanchez Arjona, encaste emblématique du Campo Charro malheureusement aujourd'hui en voie de disparition.

Il n'est donc pas déplacé de se poser la question : au nom du soutien que doivent apporter les aficionados aux efforts déployés par de petites arènes soucieuses d'ancrer la tradition taurine la plus authentique, au nom de la solidarité supposée qui devrait unir tous ceux qu'une même passion anime, au nom, aussi, du rejet des méthodes inacceptables des anti taurins qui se livrent en l'espèce à un véritable harcèlement juridique seulement explicable par le fait qu'ils ont les moyens, année après année, de payer les frais occasionnés par leurs échecs successifs, ne serait-il pas judicieux que les organisateurs rieumois ouvrent dans leur billeterie une file virtuelle (en Espagne c'est la fila zéro) pour permettre à tous ceux qui, ne pouvant assister à leur novillada, souhaitent toutefois les aider à résister ?

À eux de dire s'ils le souhaitent, ou en ressentent la nécessité. Et à nous, le cas échéant, de participer au nom de l'intérêt général de l'aficion qui ne peut être de laisser mourir une arène.

André Viard