Edition du lundi 11 juillet 2005

EDITO


DOUZE EN 100 ANS


En confirmant hier son alternative, Julien Lescarret est devenu hier le douzième "agrégé" français en matière taurine depuis que la corrida moderne existe. Un grade dont la rareté dit bien les difficultés qu'il faut vaincre pour le mériter. Voir édito d'André Viard

L'AVENTURE EN LIGNE CONTINUE

Après cinq ans et demi de présence ininterrompue sur corridas.net, c'est sur www.terrestaurins.com que l'intégralité de mon travail et de celui de mes compañeros de rédaction sera publiée. Un choix dicté par les circonstances mais aussi par un soucis de cohérence et de plus grande efficacité. Voir édito

ACTUALITE


MADRID : DIGNE CONFIRMATION DE LESCARRET

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José Luis Moreno confirme l'alternative
de Julien Lescarret
La corrida prévue ayant été entièrement refusée, ont été lidiés quatre toros d' El Romeral (second fer de Gabriel Rojas), bon le premier, sosos les autres, un sobrero de Félix Hernández (4ème) compliqué, et un toro de La Calilla (propriété Gabriel Rojas), possédant la classe des anciens "rincons", mais sans force pour l'exprimer. Le banderillero Manolo Rubio, de la cuadrilla de José Luis Moreno a reçu un coup de corne à l'aisselle gauche en banderillant le quatrième. Julien Lescarret qui confirmait l'alternative salut depuis le callejon après avis et applaudissements de despedida après avis, José Luis Moreno silence et silence après avis, Sergio Aguilar silence après avis et silence. Face au toro de la confirmation, un "tio" de 610 kilos bon mais manquant de rythme, Julien a sans doute pêché par excès d'honnêteté, insistant trop sur la corne gauche sur laquelle le toro ne se livrait pas. Il donna d'excellents muletazos à droite, des pechos "de cartel", mais pincha malheureusement, laissant s'envoler une oreille possible. Son second, terriblement armé de deux cornes en lyre, possédait la grande classe des grands toros de l'encaste Nuñez. Malheureusement il fut faible et le public le protesta. Lescarret profita lors de deux séries de naturelles de ce galop supplémentaire si caractéristique de ce type de toros, mais celui-ci renonça vite en raison de sa faiblesse. Et une nouvelle fois Julien Lescarret ne trouva pas ses marques épée en main. Le reste de la corrida fut passablement ennuyeux en raison de la fadeur des toros. À noter le fort contingent de français qui s'était déplacé, et surtout l'excellente prestation d'ensemble de la cuadrilla de Lescarret auteur de deux lidias parfaites de bout en bout, et dans laquelle les deux picadors et un banderillero (Christophe Aïzpurua) faisaient leur premier paseo à las Ventas. Enhorabuena. André Viard. Voir reportage.

PAMPLONA : OREILLE POUR PADILLA

Toros de Eduardo Miura, toréables dans l'ensemble, le meilleur étant le second. El Fundi silence et silence, Juan José Padilla oreille après avis et silence, Javier Valverde silence et applaudissements. Padilla a confirmé qu'il est bien un des toreros favoris de Pamplona en toréant bien le bon second Miura.

CERET : VUELTA POUR CRUZ, CORNADA POUR PIRRI

C’était un beau dimanche très ensoleillé et tous attendaient le succès. Luis Miguel Eencabo (remplaçant Luis Vilches), Fernando Robleño arborant les séquelles de sa blessure au pouce de Pamplona et Fernando Cruz étaient prêts à en découdre. On sentait dans l’air chaud une certaine appréhension après les sorties redoutables de l’an passé et celles de Vic cette année des pensionnaires de Hernandez Pla. Sous l’œil du propriétaire et celui de son mayoral, les six toros de cette intense après-midi arboraient des robes pour les photographes mais tous, sans exception furent infâmes à l’image des deux sobreros de Valverde pour les courageux piétons. Luis Saugar en a fait les frais en recevant une importante cornada de deux trajectoires dans la cuisse droite infligée par le troisième qui avait pourtant été changé pour boiterie. Comme l’intermède du cabestro était longuet la présidence annonçait alors que Fernando Cruz tuerait après que le tio eut été piqué ce qui s’avéra bien difficile et n’entrait pas dans les attributions ni du torero ni celles de sa cuadrilla. Complications, fusées surprenantes, mansedumbre et propension à rechercher l‘homme était au menu. Encabo (noir et or, silence et silence) restera dans l’expectative tout en cherchant à bien faire face à ses deux opposants. Fernando Robleño (turquoise et or, silence et silence) ne déméritera pas lui non plus allant tirer les bribes de passes qu’avaient ses adversaires y compris un énorme sobrero de Valverde au péril de sa vie. Le plus mal loti puisque s’envoyant un sobrero de Valverde, véritable cathédrale armée à faire peur, Fernando CRUZ (bleu marine et or, silence et vuelta après avis). Son second et dernier de cette course de plus de deux heures ½ lui permettra pourtant de lier en fin de faena certaines séries extra. La faena sera conclue d’une lame d’effet rapide à la grande satisfaction de son mentor Luciano Nuñez et le public garnissant jusqu’au faite l’arène exigea la vuelta. Pierre Charrain. Voir reportage

MATINALE DE CERET : TRIOMPHE DE YONNET ET DAVID MORA

Novillada de Yonnet grande et agressive de pitones pour Juan Antonio Gonzalez silence et silence, David Mora oreille et vuelta, Ismael Lopez silence après avis et silence. Le public si particulier de Ceret a fait un triomphe à Hubert Yonnet dont les pupilles, tous applaudis à l’arrastre, ont livré leur combat habituel. Jamais mièvres, parfois déroutants à l’image de ce troisième, commançant sans réelle bravoure et finissant par des charges de grande classe, et de ce quatrième suivant le chemnin inverse commençant brave pour finir mansote. Le premier poussa bravement en s’employant des postérieurs et tête basse lors de la première rencontre. Il baissa de ton lors des deux rencontres suivantes ou il opta pour se laisser chatier sans réactions (dormido). Il se laissé déplacer à la muleta mais en ne donnant que des charges molles à l’image de son combat contre les chevaux ? J.A.Gonzalez fut digne et tua d’une atravesada efficace ; Silence. Le quatrième poussa le cheval jusqu'aux planches puis se défendit en reculant sous la morsure du fer. Il confirma son manque de fond en n’assurant que le minimum à la muleta. Il margina rapidement Gonzalez qui le tua à la portugaise. Silence. Le premier de David Mora pesa sur l’homme à droite dès sa sortie. Il mit brièvement les reins puis s’endormit sous la pique. Il retourna au contact avec alégria mais rompit son effort aussitôt et sortit seul , manifestant plus de nerf que de réelle bravoure. Ce nerf lui permit de faire montre d’une belle mobilité à la muleta, entretenant les sources d’une possible polémique sur ses qualités intrinsèques. En dépit de ce comportement incertain, Mora ne le douta pas un seul instant. Il l’améliora au point de la faire passer pour un grand toro alors que la plus grande partie du mérite de son jeu revenait au novillero. Entière un peu longue à faire effet car, en arrière. Avis. Une oreille. Le cinquième jeta les pattes en avant et se retourna court dans les capotes. Il freina des quatre fers en soufflant au contact du peto. Mora accepta de se le passer très près pour réussir des derechazos et des naturelles profondes et enchaînées en usant de l’expédient de ne pas avancer la muleta. Sa faena de qualité eut son aboutissement gâché par une maladresse à l’épée (atravesada, entière en avant et deux descabellos). Vuelta. Le troisième fut le seul à pousser avec force en s’employant des quatre fers puis se lassa et opta pour se défendre lors des rencontres suivantes. Il confirma sa bravoure en forme de feu de paille en se laissant distraire de ses obligations de combattant par tous les mouvements du callejon. C’est au centre, ou Ismaël Lopez réussit tardivement à le fixer, qu’il donna le meilleur de lui même. Hélas, il avait déjà trop appris. Pinchazo, entière. Avis, deux descabellos. Silence. Le sixième signa dans le peto ces brefs aller-retours qui sont le signe d’une bravoure imitée. Il arriva néanmoins à la muleta sans malice, mais Ismaël Lopez ne réussit pas à se placer dans le sitio qui lui aurait permis de s’exprimer. Entière portée en avant. Silence. Quasi plein, copla de qualité, détails d’organisation soignés. Frédéric Pascal. Voir reportage Pierre Charrain.

CHATEAURENARD : CESAR JIMENEZ A HOMBROS

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César Jimenez a hombros
Toros de Valdefresno bien présentés (moyenne 530 kilos), excellent le troisième, bons les second et cinquième (ce qui est de bonne augure pour la temporada française puisque des corridas de cet élevage sont prévus à Béziers, Mont de Marsan et Bayonne. Seul le lot de Victor Puerto n'a pas servi. Victor Puerto vuelta et ovation après deux avis, Juan Bautista oreille et applaudissements, César Jimenez deux oreilles et oreille. Ciel bleu, éole s'etait invité gènant les diestros au cours de leurs prestations. Le public a mieux répondu que les années précédentes même si l'on pouvait espérer plus que le  3/4 d'arène enregistré. Victor Puerto fut malchanceux au sorteo : son premier fut manso, et son deuxième tardo, dangereux. Il s'en est tout de même sorti avec les honneurs et a montré son envie. Juan bautista a su tirer son épingle du jeu en exploitant son premier adversaire, lui coupant une oreille. Le cinquième était soso et  permit peu au torero. César Jimenez qui actuait pour la première fois cette année dans le Sud est, a distillé les passes les plus artistiques et templées de la journée. Depuis la collaboration de Joselito comme directeur artistique on peut constater chez ce jeune torero un plus grand relâchement d'où plus de profondeur dans son toreo. Il a su parfaitement toréer ses deux adversaires et est sorti en triomphe. Isabelle Dupin. Voir reportage.

ARLES : CONCOURS DE NOVILLADAS SANS PICADORS

Samedi 9 juillet à 17 heures. 6 Novillos de Alain et Frédérique Tardieu pour lAlejandro Carmona de Vera, Jésus Lopez de Valencia et Marco Leal d'Arles. Vendredi 12 août à 17 heures. 6 Novillos de Olivier Fernay pour Joselillo d'Arles, Jésus Sanchez de Colmenar Viejo et Juan Fernando de Mexico. Vendredi 19 août à 17 heures. 6 Novillos des Héritiers de François André pour Samir d'Arles, Curro Amaya de Calaspara, Federico d'Arles. Du 22 Juin au 31 Août t ous les Mercredis, Courses Camarguaises

CORRIDAS TELEVISEES

27 août depuis Bilbao, toros de Victorino Martín pour El Fundi, Luis Miguel Encabo et le Cid".

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

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