Edition du lundi 4 juillet 20054


EDITO


L'AVENTURE EN LIGNE CONTINUE


Après cinq ans et demi de présence ininterrompue sur corridas.net, c'est désormais sur www.terrestaurins.com que l'intégralité de mon travail et de celui de mes compañeros de rédaction sera publiée. Un choix dicté par les circonstances mais aussi par un soucis de cohérence et de plus grande efficacité.
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ACTUALITE

EAUZE : LESCARRET "INDULTE" UN TORO DE JAVIER PEREZ TABERNERO

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Vuelta triomphale de Lescarret

Toros de Javier Pérez Tabernero, braves dans l’ensemble, tous ont fait preuve de noblesse à la muleta hormis les troisième et cinquième qui se sont abîmés une patte en début de faena. A leur sortie en piste, les toros se sont comportés comme des atanasios, abantos et mansos, ils ne se fixaient pas sous les capes et posaient des problèmes aux banderilles. Par contre, pour peu que la flanelle colle au museau, les toros se laissent embarquer avec docilité et complicité avec mention donc au superbe sixième. El Fundi, salut au tiers et deux oreilles, Luis Vilches, vuelta et ovation, Julien Lescarret, silence et deux oreilles et la queue symboliques après l'indulto de « Gironcillo » N°34 de Javier Perez Tabernero.
Le public d’Eauze aura vécu un moment inoubliable en ce dimanche 3 juillet 2005 sur le coup de 20H10. En effet, la grâce d’un toro est peu commune dans les arènes françaises et surtout lors d’une corrida traditionnelle. « Gironcillo », N°34, né en janvier 2001, appartenant à la ganaderia de Javier Perez Tabernero est le premier toro à être grâcié en corrida dans une arène d'Aquitaine (auparavant l'avaient été un novillo de Sepulveda à Samadet en 1989 par Manzanares, un becerro de Pussacq à Pouillon, et un novillo de Fuente Ymbro à Garlin en 2003). Si ses blessures guérissent, "Gironcillo" terminera ses jours comme semental dans sa finca du campo charro.
La corrida fut intéressante de bout en bout et ceci grâce au bétail superbement présenté de Javier Perez Tabernero.
Le Fundi dessine quatre superbes capotazos au lourd et haut premier. Distrait, le toro peine à venir sous le peto mais dès que la morsure du fer se fait sentir il pousse en brave. Supportant une seule pique, le toro donne des signes de faiblesse aux banderilles mais sa course est bonne et suave. A la muleta, le Fundi semble décentré. Il parvient cependant à réaliser quelques muletazos de qualité mais trop isolés pour « remater » sa faena. Le toro se décompose en fin de faena, le torero conclut d’un bajonazo et salut au tiers. Face à son second, un toro haut et lourd, légèrement bizco, Fundi n’arrive pas à fixer sa charge sous sa cape. Le toro, faible mais noble prend une seule pique sans pousser réellement. Muleta en mains, Fundi cherche le bon terrain. Les séries s’enchaînent avec sincérité, mais le torero casse son corps pour étirer ses muletazos. A plusieurs reprises, le toro s’engouffrera dans l’espace, trop grand, laissé entre le corps du Fundi et sa muleta. Il doit céder et écourter la faena. En concluant par un grand estoconazo, le madrilène coupe deux oreilles ( une de trop à notre avis).
Luis Vilches a magnifiquement toréé avec la cape. Il reçoit superbement son premier, un corniapretado lourd et charpenté. Le toro prend une belle pique et pousse fort avec bravoure. A la muleta, le toro est noble mais tardo et sa faiblesse ne lui permet pas d’aller au bout de sa charge. Vilches égrène çà et là quelques muletazos de bon goût et termine par un pinchazo et une entière, vuelta. Son second est, également, bien présenté et Vilches nous fait admirer son capeo étincelant. Sous la pique le toro pousse en brave. Dès le 3ème muletazo le toro se tord la patte avant gauche au grand dam du torero qui entrevoyait une possibilité de triomphe. Superbe entière pour conclure, ovation.

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Fundi, Lescarret et le mayoral a hombros

Julien Lescarret réussit à lier quelques capotazos à son premier. Le toro va au cheval mais sans s’employer. Dès la sortie de la pique, le toro s’abîme à nouveau la patte, l’avant droite cette fois. La poisse, car même si le toro est manso aux banderilles, il semble, malgré tout, mettre bien la tête dans les capes des peones. Faena écourtée, le landais termine d’un pinchazo et d’une ½ basse, silence. Puis sort le dernier toro, un manso avisé à la cape qui ne se prédestinait pas au succès. Il prend une grosse pique et pousse bravement sous le cheval, il sort puis revient sous le peto. Mis en suerte à bonne distance, il s’élance pour la 3 ème fois et pousse de nouveau. Julien entame sa faena avec méfiance puis comprend rapidement que le toro embiste avec noblesse. Trois séries à droite nous font sursauter : les passes sont longues, bien accompagnées et terminées par des pechos de velours. Lescarret cite de vingts mètres et met le toro dans sa muleta avec un temple inouï. Il continue de la même manière à gauche et on lit sur son visage un plaisir intense. On sent le torero en osmose avec son collaborateur et le public commence à réagir. Le toro boit la muleta du landais, la faena s’éternise, le public gronde, il monte un sentiment bizarre dans la plaza. La présidence donne un avis puis réalise l’importance de l’œuvre. Mouchoir orange, c’est la folie, l’explosion dans le callejon. Eauze sur une autre planète et pour Julien, plus rien ne sera comme avant. Il y a peu j’avais écrit que ce garçon, après Vic, entrait dans la cour des grands, aujourd’hui il le confirme. Deux oreilles et la queue symboliques avec sortie à hombros en compagnie du Fundi et du Mayoral. ¾ d’arènes et temps très chaud, on pourra dire que les absents ont eu tort. Jean-Paul Campistron. Voir reportage.

GRAU DU ROY : LORE ET CASTAÑO A HOMBROS

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Castaño, le mayoral et Loré a hombros

Toros de Salayero y Bandrès  dociles, pour Denis Loré oreille et deux oreilles, Marc Serrano vuelta et oreille , Javier Castaño deux oreilles et oreille. La corrida de Salayero y Bandres, qu’on pouvait attendre faible et fade, s’est avérée mobile, allègre et suffisamment forte pour supporter la centaine de passes que doit comporter une lidia moderne. Tous ont chargé à l’allure du galop, ont fait leur devoir avec plus ou moins de brio au cheval et se sont engouffrés tête basse dans les leurres. Le quatrième qui s’éteignit dés la deuxième série de derechazos  fut le moins collaborateur et le cinquième, celui qui transmit le plus.
Plus rien ne résiste à Denis Loré depuis,  qu’à l’instar des plus grands, il  parvient à s’imposer aux toros sans les déranger.  C’est ainsi qu’ à son second,  qui fléchit et s’éteint dès la seconde série de derechazos, il inventa littéralement une faena qui n’existait pas.  Son adversaire ne lui donnant plus rien, chaque passe fut une trouvaille technique pour obtenir un minimum de trajectoire. Insistant dans tous les terrains Denis prouva  être armé pour aller chercher les oreilles là ou elles ne sont pas, et il en coupa deux au seul Salayero qui refusait de les donner. Très en confiance (il donne l’impression de ne plus ressentir la peur) il coupa aussi une oreille à son premier qui manqua un peu de force pour  permettre le triomphe. Comme à son habitude il tua superbement.
Marc Serrano à beaucoup travaillé pour  transformer son toreo qu’on disait froid, en un chant plus chaud et coloré. A court de compétition, il ne put se hisser au niveau de ses compagnons de cartels,  mais signa une performance intéressante.  Du reste s’il avait mieux tué il serait sans doute sorti à hombros, lui aussi.
A son premier Javier Casta
ño mit du temps pour trouver la bonne distance. Ce réglage obtenu, il aligna des naturelles de trois mètres de longs où son adversaire montra toute sa classe. Il finit par un numéro d’encimisme inspiré, agrémenté d’un 360° donné genoux en terre. Deux oreilles en dépit d’une lame entière mal placée au milieu des reins. Le même scénario se répéta au faible dernier  tué sans brio d’un tiers de lame et descabello. Une oreille. ½ arène, public averti et courtois.. Frédéric Pascal. Voir reportage Pierre Charrain.

LE GRAU : LE BONHEUR EN BORD DE MER

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Brindis de Marc Serrano à Philippe Cuillé
et Patrick Varin

Que dire des sourires radieux de Patrick Varin et Philippe Cuillé au sortir des arènes dont ils ont la charge et ou ils viennent de connaître un franc succès. Si vendredi et samedi les entrées étaient bien maigres, en ce chaud dimanche les gradins se remplirent assez copieusement du moins côté ombre et l’affiche proposée restera naturellement gravée dans les mémoires. Du beau, du bon et de la race à revendre chez les pupilles de Don Ignacio Manuel Sayalero Monje (1,2,3 et 5) et ceux de Don Victoriano Sayalero Lopez (4 et 6) de même origine Maribel Ibarra et Jandilla. Il y a longtemps que le Grau n’avait pas sorti un tel lot. En face trois jeunots pressés d’en découdre et bien. Palme à Denis pour ses prestations parfaitement adaptées aux conditions de ses adversaires (trois oreilles). Palme à Javier pour ses prestations et son brindis à ses deux collègues (trois oreilles) et palme pourquoi pas à Marc pour son envie, sa seconde faena et son brindis aux organisateurs. Chaud au cœur de voir un mayoral Saturnino Agudo Sanchez promené sur les épaules et sous l’ovation. Palme enfin aux spectateurs enthousiastes jusqu’au bout. Il faudra maintenant tirer les enseignements et nous garantir la même qualité pour l’an que ven attestant ainsi que lorsqu’une « petite » empresa organise on peut être certain de trouver l‘émotion, le naturel, l’authenticité … Pierre Charrain

MADRID : CONFIRMATION DE MARI PAZ VEGA

Toros de Javier Pérez Tabernero bien présentés mais offrant peu de possibilités aux toreros. David Luguillanosilence te silence, Curro Díaz silence et silence après avis, Mari Paz Vega qui confirmait son alternative, salut et silence. Alors que quatre de leurs frères lidiés en même temps à Eauze furent de bonne qualité, les toros de Javier Pérez Tabernero choisis pour Madrid n'ont guère permis aux toreros de s'exprimer. mari Paz qui confirmait a été digne.

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

FERIA D'ALBACETE

Dimanche 4 septembre. Toros de Murteria Grave pour Pepín Liria, Luis Miguel Encabo et Javier Valverde. Jeudi 8. Novillos de Hermanos Collado Ruiz pourDavid Mora, Ambel Posada et Sergio Serrano. Vendredi 9. Novillos de Los Chospes pour Javier Benjumea, Andrés González et Raúl Izquierdo. Samedi 10. Toros de José Luis Marca pour Matías Tejela, El Capea et Andrés Palacios. Dimanche 11. Toros du Puerto de San Lorenzo pour Dávila Miura, Abraham Barragán y Miguel Ángel Perera. Lunes 12 de septiembre. Toros de Torrestrella para Miguel Abellán, Antón Cortés y Salvador Vega. Martes 13 de septiembre. Toros de Núñez del Cuvillo para Enrique Ponce, El Cid y Antón Cortés. Miércoles 14 de septiembre. Toros de Daniel Ruiz para César Rincón, Morante de la Puebla y El Juli. Jueves 15 de septiembre. Rejones. Toros de Fermín Bohórquez para Joao Moura, Pablo Hermoso de Mendoza y Andy Cartagena. Viernes 16 de septiembre. Toros de Ganadería Marqués de Domecq para Uceda Leal, Sebastián Castella y Serafín Marín. Sábado 17 de septiembre. Toros de Montalvo para Rivera Ordóñez, El Cid y El Fandi.

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