Edition du dimanche 3 juillet 2005


EDITO


LA REVOLTE DES HUMBLES


Toutes proportions gardées, avec ses conflits sociaux, ses parts de marché, son libéralisme forcené et ses grandes causes, le monde de l'arène est le reflet de notre société. Et comme dans la vraie vie, il arrive parfois que contre toute logique les humbles se rebellent contre le système. .
Voir édito


ACTUALITE

GRAU DU ROY : TRIOMPHE DE CAMILLE JUAN

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Camille Juan a hombros

Trois novillos de Francois Andre, tous gris, et 3 novillos de Cuillé pour : Valentin Ruiz silence et oreille ; Jimenez Caballero oreille et silence après avis ; Camille Juan vuelta après avis et 2 oreilles. Les Sepulveda élevés en France par l’excellent Cuillé n’ont pas déçus mais ils ont été surclassés par les pulilles de feu le Capitaine ANDRE, élevage cher au coeur de la tauromachie française, dont les origines se sont perdues au fil des croisements multiples qui ont émaillé son histoire. Le score reste serré puisque le colorado de Culllé sorti en sixième position a été le plus complet de la course mais les notes cumulées des deux Francois ANDRE sortis en 1er et troisième lui font emporter la palme. Par ailleur si on tient compte des qualités montrées la veille au soir par le premier toro lidié par Diamante Negro, il faut reconnaître qu’avec peu de moyens financiers et sans apport de sang neuf depuis la disparition du Capitaine, l’élévage de Francois ANDRE se maintient à un niveau satisfaisant . Il y a dans cette lignées de toros gris, qui surclassent tous les autres leurs frères, de quoi constituer la base d’un élevage compétitif.
Valentin Ruiz est un de ces formidables novilleros, que produit régulièrement le mundillo, sans lui accorder une place à la hauteur de ses qualités. Sa belle faena avec le premier F. André, dut être écourtées pour cause de luxation de l’antérieur gauche du novillo ; silence. A son second un Cuillé bronco et court de charge, il sut, en dépit des vicissitudes, avancer la muleta et recomposer un adversaire qui paraissait destiné à se défendre sur place sans donner la moindre charge complète.
Jimenez Caballero a touché le plus mauvais lot. Court et tardo son premier de Cuillé et le moins collaborateur des F. Andre son second. Adaptant sa gestuelle à la raideur des ½ charges incertaines du Cuillè, il rèussit à couper une oreille. Il essaya tout au André qui chargeait par petits sauts sans continuité et restait court. Silence après avis.
Le lot de Camille Juan fut plus propice au triomphe. Son premier de F. Andre découvrit la nuque en chargeant et lui posa pas mal de problèmes de distance. Or , Camille n’est jamais aussi brillant que lorsque son adversaire lui permet de décliner son toreo académique sans avoir à en modifier le moindre des paramètres. Faena brouillonne donc mais suffisamment enthousiaste pour que le public réclame la vuelta après une mise à mort laborieuse en dépit de deux voyages très engagés. Son second arriva docile et tête basse à la muleta. Sans l’obliger et en se replaçant pertinemment entre les passes Camille signa de belles séries de derechazos cités de loin. Il tua de deux pinchazos et d’une entière basculée sur la croix, qui lui valut deux oreilles. Entrée confidentielle, fraîcheur marine, sans que l’air ne perturbe la lidia. Frédéric Pascal. Voir reportage Isabelle Dupin et Pierre Charrain
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GRAU DU ROY : QUATRE OREILLES POUR RUI FERNANDES


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Diamante Negro
Vendredi soir. Les deux revenants. L’un, Gildas Gnafoua « DIAMANTE NEGRO », de vermillon et argent vêtu aura passé une assez mauvaise soirée sur le sable du Grau du Roi. Malheureusement mal préparé ou en tout cas pas assez, le jeune Arlésien ne récoltera que silence, silence et quelques palmas après un avis. Son premier de François ANDRÉ, petitement roulé, se révèlera tardo mais pourtant noblon et aurait du permettre le succès mis à part quelques naturelles nous rappelant que le jeune maestro est avant tout un artiste. Le second du même fer sera, lui, impropre à toute lidia et n’inspirera pas outre mesure notre revenant. Son dernier et costaud de CUILLÉ sèmera une rude pagaille en piste fusant et mettant à bas le uhlan puis allant mettre une rouste heureusement sans gravité à Tino Lopez, sauvé in extremis par un quite coleando et salvateur de Jeremy Banti en civil. La faena débute donc sous de mauvaises augures puis, Diamante s’arrime, prend conscience que le diable peut servir et nous sert quelques passes par-ci puis d’autres, par-là, qui déclencheront la musique. Hélas la mort sera imbuvable et le maigre public en ce 1 er juillet sortira déçu. L’autre, Alain BONIJOL, encore bandé après son pénible passage entre les cornes d’une méchantes vaches ne pourra pas s’empêcher de sauter en piste pour aller protéger son cheval rudement admonesté par le dernier toro de Gildas. Enhorabuena père Alain pour ce retour. En lidia à cheval, le portugais Rui FERNANDES s’enverra, lui, trois toros de Jaime BRUJO, autrement plus collaborateurs, qui lui laisseront une, une puis deux oreilles après trois prestations conclues de trois lames foudroyantes. Pierre Charrain

CASTELNAU : UN RABO POUR LE SANTO, DEUX OREILLES POUR MARCO LEAL

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Santo et leal a hombros
La novillada concours d’élevages français de Castelnau Rivière Basse s’est achevée en apothéose pour nos jeunes compatriotes. Et cela grâce à un très bon bétail, surtout côté élevage du Sud-Ouest. Quatre des six novillos offraient leurs oreilles, les Tardieu, Bonnet, Darré et Malabat ; les deux autres se sont montrés soit invalide mais noble pour le Laugier, et manso et compliqué pour le Granier.
Sergio Ferrer salut et salut, Marco Leal salut et deux oreilles, Julien Dusseing « El Santo » salut et deux oreilles et la queue avec sortie a hombros des deux français à la fin de la novillada.
Sergio Ferrer est passé plutôt inaperçu dans cette novillada sans picadors. Face au premier novillo, un Tardieu sérieux et astifino, le valencien cherche le sitio en vain. Concluant d’une vilaine atravesada, il se contente de saluer. Face à son second, un « Cebada » de Bonnet, il persiste dans un toreo emprunté, entaché de cites de la voix fort désagréables. Pinchazos, deux avis, un bajonazo puis 2/3 d’épée dans le cou, le public est gentil et le torero salut malgré tout.
Marco Leal doit affronter le manso du jour, le novillo de Granier. Le jeune arlésien frôle la cornada à plusieurs reprises mais sa technique et son courage viendront à bout du très sérieux cardeno. 3 pinchazos, un avis, une entière trasera , un descabello, salut. Face à son second, un novillo léger de Jean-Louis Darré, Leal exécute une faena enlevée et empreinte de séries de muletazos profonds et templés. Il conclut par une grande estocade portée avec sincérité et coupe deux oreilles.
El Santo ne peut rien faire devant la faiblesse affligeante du novillo de Laugier, un colorado gacho qui possédait malgré tout un fond de noblesse. Par contre Julien lui portera une estocade phénoménale, salut. Face au dernier, un novillo de Malabat, le landais se montre très à l’aise muleta en mains. Devant ce novillo mobile, brave, noble et infatigable, il va enchaîner les séries de muletazos à droite et à gauche avec une autorité et une profondeur peu commune à ce niveau. Une fois de plus il va briller épée en mains en exécutant un superbe volapié. Deux oreilles et la queue, la superbe présidence féminine oublie le mouchoir bleu. Les trois jeunes toreros ont banderillé avec aisance, le prix du meilleur novillo est attribué à J.P. Maloso, ganadero de Malabat, El Santo obtient le prix du meilleur novillero et sort à hombros en compagnie de Marco Leal. ¾ d’arènes, très beau temps, public ravi.
Jean-Paul Campistron. Voir reportage.

BURGOS : JIMENEZ, CASTELLA ET CAPEA A HOMBROS, EXCELLENTE CORRIDA DE BAÑUELOS

Toros de Antonio Bañuelos encastés et nobles à l'exception du cinquième. Le second a fait la vuelta. Sebastián Castella oreille et oreille après avis, César Jiménez deux oreilles et salut, El Capea oreille et oreille. Excellente faena de Jimenez, très bonne prestation de Castella qui remplaçait Gallo et volonté de Capea. Les trois matadors sont sortis en triomphe en compagnie du mayoral et du ganadero.

SORIA : TROIS OREILLES POUR SALVADOR CORTES

Trois toros de José Luis Pereda et trois de La Dehesilla (même origine et même ganadero), justes de présentation mais se laissant toréer dans l'ensemble, les deux meillleurs étant le troisième et le dernier. Jesulín silence et oreille, El Cordobés silence et oreille, Salvador Cortés oreille et deux oreilles. Pour sa seconde corrida après celle de l'alternative, Salvador Cortés a confirmé être prêt pour occuper une meilleure place dans l'escalafon. Face au meilleur lot, il a damé le pion aux deux toreros confirmés présents à ses côtés.

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction

FERIA D'ALBACETE

Dimanche 4 septembre. Toros de Murteria Grave pour Pepín Liria, Luis Miguel Encabo et Javier Valverde. Jeudi 8. Novillos de Hermanos Collado Ruiz pourDavid Mora, Ambel Posada et Sergio Serrano. Vendredi 9. Novillos de Los Chospes pour Javier Benjumea, Andrés González et Raúl Izquierdo. Samedi 10. Toros de José Luis Marca pour Matías Tejela, El Capea et Andrés Palacios. Dimanche 11. Toros du Puerto de San Lorenzo pour Dávila Miura, Abraham Barragán y Miguel Ángel Perera. Lunes 12 de septiembre. Toros de Torrestrella para Miguel Abellán, Antón Cortés y Salvador Vega. Martes 13 de septiembre. Toros de Núñez del Cuvillo para Enrique Ponce, El Cid y Antón Cortés. Miércoles 14 de septiembre. Toros de Daniel Ruiz para César Rincón, Morante de la Puebla y El Juli. Jueves 15 de septiembre. Rejones. Toros de Fermín Bohórquez para Joao Moura, Pablo Hermoso de Mendoza y Andy Cartagena. Viernes 16 de septiembre. Toros de Ganadería Marqués de Domecq para Uceda Leal, Sebastián Castella y Serafín Marín. Sábado 17 de septiembre. Toros de Montalvo para Rivera Ordóñez, El Cid y El Fandi.

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