Lundi 9 juin
2014

L'Edito

 


LA MATOLE

La matole est un piège à petit oiseau (l’alouette des champs et l'ortolan) qui était (est toujours) utilisé traditionnellement dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne et la Gironde. La matole prend l'ortolan vivant. L'oiseau est d'abord attiré par un appelant, puis il se dirige vers les grains de millet, répandus sous chaque matole. En picorant, l'oiseau déséquilibre la tige de fer qui retient la petite cage et il se retrouve prisonnier.


Voir édito



   

Actualité
MATINALE DE VIC : TRIOMPHE DE PÉREZ MOTA FACE À UN CEBADA DE VUELTA

Le dernier toro de Cebada a sauvé la corrida de l'anonymat pour cause de manque de caste et d'entrega. Face à lui, Pérez Mota a offert un toreo de qualité et coupé deux oreilles de poids. Luis Vilches coupa celle du quatrième. Furent lidiés six toros de Cebada Gago, variés de types et pelages, le grand sixième se détachant du lot pour sa bravoure foncière et sa noblesse exigeante dont sut parfaitement profiter Pérez Mota.
Luis Vilches salut et oreille, Alberto Aguilar silence et salut, Pérez Mota applaudissements et deux oreilles avec sortie en triomphe. Trois quarts d'arène, matinée ensoleillée. Le premier de Vilches laissa entrevoir de bonnes manières bien qu'il lui manqua toujours une foulée supplémentaire en fin de charge pour être qualifié de bon toro. Très centré, Vilches a démontré que son retour après deux saisons d'arrêt se base sur un toreo classique et plus redressé que par le passé. Il fut supérieur à ses deux adversaires. Le quatrième, noble lui aussi, manqua de forces et de mobilité. Vilches parvint à en tirer des séries improbables et coupa une oreille méritée.
Alberto Aguilar pensera longtemps aux victorinos madrilènes mais il fit l'effort à Vic de ne pas trop se souvenir du calvaire qu'ils lui firent vivre. Son premier fut peu commode, ne se livra jamais et coupait en fin de charges. Aguilar essaya tout, en vain. Le cinquième, un beau burraco, le laissa naviguer sans pouvoir poser son toreo, car s'il obéissait dans l'ensemble aux toques, le toro ne passait jamais vraiment. Une nouvelle fois Aguilar fit l'effort jusqu'au moment où le toro se colla sur lui à diverses reprises de vilaine manière.
Le troisième se dégonfla immédiatement après un tercio de pico au cours duquel Gaben le mit en valeur en jouant en virtuose du grand Tabarly de Bonijol, qu'il mit à la pirouette pour saluer après trois rencontres, avant de lui permettre de quitter la piste à reculons sous l'ovation, comme les chevaux toreros de Mendoza, mais avec un peto. Inédit ! Quel dommage que Céret ait décidé de se passer de cette cuadra unique et de la remplacer par des bourrins à l'ancienne ! Dans la muleta le Cebada resta court et ne s'employa jamais malgré les efforts de Pérez Mota. Heureusement pour lui, le dernier balaya le nuage de déception relative qui s'installait au-dessus de l'arène : un vrai toro vicois, bien présenté sans exagération, brave en trois rencontres également mises en valeur, puis d'une noblesse profonde et exigeante dans la muleta du torero qui ne flancha pas. Du coeur, de la tête et des tripes, telles furent les armes de Pérez Mota pour revendiquer un poste mieux conforme à son talent. Ce qu'il a à coup sûr réussi en France. Le public demanda unanimement les deux oreilles, la vuelta au toro, Pérez Mota fit la sienne accompagné de ses deux picadors, et la plus grosse ovation de la matinée éclata quand on annonça au micro que les forces de l'ordre avaient interpellé, menotté et dégagé sept manifestants radicaux, dont leur président. Voir édito. André Viard. Voir galerie.

VIC TARDE : OREILLE POUR THOMAS DUFAU D'UN NOBLE CEBADA

De la corrida de Pages-Mailhan initialement prévue, seuls furent lidiés deux toros en raison du débarquement tumultueux des autres. Les quatre titulaires forfaits furent remplacés par deux du même fer et deux Cebada Gago, un entré dans le sorteo (le dernier), et un sorti en remplacement du second mais lidié en cinquième. Quatre toros de Pagés Mailhan donc, nobles et fades pour trois d'entre eux car manquant de puissance, sauf le quatrième qui fut violent. Le cinquième, de Cebada, fut violent, et le dernier, de Cebada aussi, noble mais vite éteint. Morenito de Aranda applaudissements et silence, Joselito Adame applaudissements et silence, Tomás Dufau salut et oreille. Arènes pleines. Grand soleil.
Très attendue après que les images de son débarquement apocalyptique eussent circulé sur la toile, la corrida de Pages Mailhan a déçu par manque de fond et de puissance, bien que trois des toros lidiés aient été nobles et qu'en ayant les moyens de s'exprimer ils eussent probablement été excellents. Mais on sait que ce sont des toros d'herbe, et que pour être au mieux de leur forme il est conseillé d'attendre le passage du printemps. Les deux grands specimens qui vinrent à Vic en corrida concours estivale débordaient de santé grâce aux riches herbes de la marisma dont leurs frères n'avaient pas encore profité tout à fait, ce qui explique sans doute leur méforme.
Le premier de Morenito se laissa toréer sans problème mais s'éteignit trop vite pour permettre au torero de briller. Le quatrième fut le canard noir du lot, un toro violent, haut, doté de plus de genio que de bravoure et dont Morenito se débarrassa.
Le premier de Adame fut renvoyé aux corrales pour boîterie et sortit le second de son lot, un toro noble mais manquant de puissance. Adame le templa parfaitement, ce qui lui permit d'en tirer tout le parti possible sans cependant susciter d'émotions excessives. Son second adversaire fut donc le sobrero de Cebada Gago, violent et décomposé, face auquel il fit un effort notable et qu'il tua bas.
Excellent dés sa sortie, le troisième permit à Thomas Dufau un beau toreo de cape avant de se dégonfler en partie aux piques. Il parvint toutefois avec suffisamment de classe à la muleta pour que, sans pouvoir lier en raison de son manque de puissance, Dufau égraine des muletazos de qualité à l'unité, au long desquels le toro humilia avec style. L'émotion ne fit pas, là non plus, trembler les arènes. Il tua en arrière mais vite. Le dernier, de Cebada, fut anodin aux piques mais eut une certaine qualité à la muleta avant de partir honteusement vers les planches. Dufau, très sérieusement, en tira tout le parti possible, tua "a capón" d'une entière immédiate, et coupa la seule oreille, fort méritée.
André Viard. Voir galerie.

MADRID : CLÔTURE TORISTA DE QUALITÉ AVEC LES MIURA

C'est à Miura que revient la responsabilité de clôturer San Isidro. Une date depuis longtemps réservée à Victorino. Le changement de date de Séville n'avait pas porté bonheur aux ganaderos de Zahariche. Aujourd'hui ce fut le contraire. La corrida de Miura a fourni trois exemplaires braves et propices au toreo. Les trois toreros ont eu un de ces exemplaires et n'en ont pas profité pour triompher. Les Miuras étaient magnifiquement présentés et tous cinquenos.

Rafaelillo, torero de Madrid, tire son unique cartouche avec les Miuras. Larga cambiada à genoux pour dire ses intentions. Le Miura est distrait et manque de fixité (fijesa). Piqué fort il pousse longuement sous le cheval. Il saigne abondemment mais retourne en brave de loin et met la tête. Le toro garde de la vivacité en banderilles et la tête relevée pour empêcher la pose des palitroques. Il passe dans le premier muletazo de tanteo puis raccourci sa charge. Dans les derechazos il tire un derrote en sortie de passe. Rafaelillo est en mode efficace et engagé. A gauche le toro est rebrincado (proteste). Le Matador insiste avec dignité. Le toro est maintenant arrêté et ne répond même pas dans la tentative de macheteo. Pinchazo en entrant trois fois comme un lion puis demie lame en bonne place. Descabello. Silence.
Le quatrième Miura pour Rafaelillo se déplace avec classe dans la cape mais les capotazos ne décollent pas. Le Miura combat fort et par à coups sous une mauvaise pique, en arrière et rectifiée encore en arrière. Placé loin le toro galope pour se faire piquer sur le flanc. Une grande paire classique de José Mora, la premiëre, de poder a poder, en laissant démarrer le Miura. Brindis au public. Rafaelillo après tanteo prend la gauche. Il est serein mais le toro trébuche. La série d'après est excellente, compas ouvert, par le bas, mettant en valeur l'embestida du toro. La suivante va a menos, muleta touchée à mi hauteur. A droite le toro est plus compliqué. Le public s'impatiente. Une dernière tentative à gauche ne donne rien. Espadazo contraire. Mort en brave du Miura. Palmas au toro. Silence.
Castaño torée à la cape comme s'il s'agissait d'un Domecq par véroniques templées. Le toro a d'évidentes qualités. Le picador dépassé pique mal, le toro pousse et donne un peu de la tête. Il retourne en brave pour une bonne pique cette fois. Replacé loin il s'élance à nouveau pour recevoir un troisième châtiment trasero. Il galope en banderilles. Énorme tiers de Banderilles d'Adalid et Sanchez pour honorer la bravoure du toro. Castaño s'avance aux medios muleta à droite. Série émouvante car le toro galope. Le cercle se ferme car la main est à mi hauteur et se fait toucher en deux séries. A gauche le toro est templado mais s'arrête en cours de passe. Encore à droite Castaño se fait toucher la muleta dans chaque passe. Nouvel essai à gauche infructueux. Retour à droite mais rien n'y fait, il y a une sensation de gâchis compte tenu des qualités apparentes du toro. Entière tendida et desprendida. Descabello. Ovation au toro. Sifflets.
Castaño qui a besoin d'un desquite voit son quinto renvoyé aux toriles pour faiblesse. Le sobrero est de Fidel San Roman, porte le n° 13 et a cinq ans. Les deux protagonistes ne s'entendent pas à la cape. Le bicho pousse longuement sous la vara. Il y retourne avec alegria. Excellente deuxième paire d'Adalid et brega de Marco Galan. Castaño se fait avertir dès les premiers derechazos. Puis à gauche il s'aide de l'épée. Le toro relève la tête en cours de passe. La suite est une succession de passes où le torero a perdu envie et tranquilité. Pinchazo sans passer la tête. Entière delantera. Deux descabellos.
Le torero Catalan Serafin Marin voit sortir des chiqueros un Miura hésitant qui ne lui inspire rien au capote. Le Matador laisse son picador mal piquer en deux rencontres, le toro n'étant pas mis en valeur. Bonne prestation de Curro Robles aux banderilles. La faena débute en tablas, à droite. Marin se rend compte que le toro se déplace et a du temple. Dans la première série, un derechazo énorme met l'eau à la bouche. Les séries sont entrecoupées aux torts partagés, mauvaise distances de Marin et toro allant a manos dans les séries. À gauche l'animal a beaucoup de classe et humilie, Serafin n'attaque pas mais joue avec les vuelos que le toro suit par le bas. Dernière série à gauche citant de face, une par une terminée par trincherilla et desprecio. Passes de adorno à droite sans épée et sans effet. Pinchazo hondo, avis, descabello. Palmas au Toro. Silence majoritaire.
Le dernier toro de la Feria 2014 est applaudi. Il galope et humilie mais montre aussi des signes de faiblesse. Serafin Marin le déplace. La pique en arrière et en pompant n'arrange rien. Le picador laisse la pique accrochée dans le dos du toro à la deuxième pique portée au même endroit que la première. Brindis personnel. Le bicho a du mal à avancer. Il tire des hachazos inopinés sur les deux cornes, après avoir humilié à l'occasion. Serafin essaye avec la muleta en retrait et en se croisant à droite, sans succès. A gauche le Miura prend quelques naturelles une par une dans l'impatience générale. Le final droitier n'apporte rien de plus. Pinchazo et entière basse. Avis. Descabello. Silence.
René Philippe Arneodau

NÎMES : JUAN DEL ALAMO A HOMBROS

Corrida de Fuente Ymbro mal commode à divers titres. Le premier fut de meilleure qualité mais finit, comme les autres, arrêté. Le second changea pour bon après avoir reçu le traitement adapté de son matador. Juan del Alamo, qui confirmait l'alternative : oreille et oreille. Padilla : silence et oreille. Fandino : silence et salut.
Le premier s'élança de loin sur le piquero où il poussa avec classe. Au second voyage, il obtint une chute pendant laquelle la puya lui déchira superficiellement la peau. Au motif de quoi, un conglomérat d'irréductibles, relayé par des béotiens à l'âme sensible, demanda sa substitution. L'autorité fut bien inspirée de ne pas céder à leur pression car le Fuente Ymbro fut le seul satisfaisant du lot . Il confirma tout le bien qu'on pouvait attendre de sa bravoure montrée aux piques. Juan del Alamo pratiqua un toreo posé et aérien qui lui permit de profiter longuement de sa charge ronde et suave. Il se laissa même entraîner à trop réduire les marges de sécurité et, quand le toro commença à réduire sa course, subit une voltereta, par chance sans conséquence. Entière d'effet immédiat. Oreille. Le haut dernier mit les reins avec violence, caractéristique qui se retrouva dans ses charges qui, bien que portées en découvrant la nuque, restèrent incommodes et ses retours menaçants. Del Alamo offrit un « arimon » digne de Madrid. Son engagement face au danger palpable touchèrent le public. Une entière portée avec foi, valait à elle seule l'oreille, que le Président se fit prier pour accorder.
Le second mêla le passable et l'encourageant lors des piques. Il arriva au troisième tiers encore indéterminé puis « rompit pour bon ». Alors que le toro tricotait des cornes et restait court lors des premiers échanges, Padilla fit l'effort de ne pas le douter et courut audacieusement la main. Cette stratégie du risque maximun consentie au bon moment s'avéra payante. L'animal se rendit et accepta la domination, dès lors la faena put prendre envol. Une lame tendida et une petite déroute au descabello entravèrent le chemin du succès. Silence. Le quatrième mit les reins sans constance. De même, il manqua d'esprit de suite à pied où il se laissa facilement tromper mais ne se projeta jamais en avant pour attaquer. D'où de fausses charges où il baissait la tête en restant quasiment sur place.L'insistance et le métier de Padilla lui permirent de faire croire à une faena au milieu de tous ces faux-semblants. Entière. Oreille. A la grande satisfactions du public, qui battit des mains pendant tout le tercio et lui fit un triomphe, Padilla fit l'effort de banderiller son second.
Le troisième sortit en lançant les pieds en avant. Il poussa, tête haute, sans trop protester mais renouvela vite ses mauvaises manières dans la muleta. Il n'avança que par bonds en appui sur les antérieurs et resta court. En dépit de l'impavidité de Fandino face à ses violents coups de tête, il ne s'améliora pas durablement. ¾ de lame. Descabello. Silence. Le cinquième laissa croire à de la bravoure en restant collé au caparaçon mais chargea la muleta avec le poitrail tout en gardant la tête haute et chercheuse. A droite, Fandino bricola des passes valeureuses mais heurtées du fait des conditions de l'animal. A gauche, les choses sortirent un peu plus limpides.Son engagement sauva deux séries. ¾ de lame suffisante. Salut. Jauge remplie aux 3/4. Public « dominguero ». Frédéric Pascal. Voir galerie Roland Costedoat.

MATINALE DE VELOURS À NÎMES : MANZANARES CONSUL

La joli corrida de Juan Pedro a donné beaucoup de bonheur à la multitude qui se pressait sur les gradins pour cette matinale. Les six exemplaires sont allés au bout d'eux mêmes, braves jusqu'à la mort, repoussant leurs limites physiques grâce à un tempérament de feu, même le quatrième, qui s’éteignit vite, ne jeta l'éponge que sur blessure. Face à eux, trois mains de fer dans autant de gants de velours, ont transmuté le plomb en or, l'agressivité en douceur, la guerre en paix et c'est l'âme tranquille que la foule a quitté l'amphithéâtre. Ponce : oreille et silence. Finito : salut et oreille, mal récompensé au regard de la haute tenue de sa prestation. Manzanares : oreille et deux oreilles.
Un peu désordonné sous le fer le premier se centra définitivement à pied. Nuque découverte, il plaça le tête au bas de la muleta pour la suivre avec application. Pour chauffer son public, Ponce ajouta à son élégance et son temple coutumier la nouveauté de quelques figures inédites, comme ce toque en renversant le drap emprunté à Javier Conde. Il finit par ces tours complets donnés à genou plié qui font sa signature. Entière. Oreille. Le véloce quatrième brilla par son beau galop, il vint de loin et poussa de biais de la corne gauche. Malheureusement il se cassa en deux lors de la deuxième rencontre et perdit beaucoup de sa générosité. Physiquement handicapé, il rompit le rythme de la faena en perdant pied aux moments clef. Faute de pouvoir s'appuyer sur ses postérieurs pour avancer, il resta court. Le soins infirmiers de Ponce ne parvinrent pas à le libérer. Demi lame efficace. Silence.
Le classieux second montra ses limites physiques en deux brèves rencontres. Il se dépassa avec abnégation grâce à son moral d'acier qui lui permit d'aller au bout d'une très longue faena (2 avis). Tel un phénix renaissant de ses cendres Finito de Cordoba réalisa la faena la plus chargée de sentiment qu'il ait signée ici. Toujours très sur techniquement et sans la moindre attitude forcée, il chargea chaque suerte de la quintessence de la classe taurine. Elégance, naturel, domination et créativité, tout était condensé. Après un pinchazo, une entière longue à faire effet lui coûta les trophées. Pour une prestation qui frôla la perfection, n'être récompensé que d'un salut n'est pas très motivant. Le cinqième poussa de biais, tête à mi-hauteur. A la muleta, il chargea au galop dans un style énergique de petit trapu. Ce qui ne dérangea pas Finito, qui imposa son gant de velours à ce tempérament d'acier, lors d'une autre très longue faena (aviso toreando) de la même veine artistique et technique que la première. Le Juan Pedro résista spectaculairement, en brave, aux effet d'une lame un peu horizontale, ce qui détourna le public de la performance du matador et divisa les pétitionnaires entre ceux qui demandaient la vuelta à la dépouille et ceux qui demandaient les trophées. L'arbitrage ne rendit grâce au mérite d'aucun des concernés : une oreille, qui auraient été deux pour un torero plus en vogue, et bronca au palco pour avoir refusé la vuelta posthume.
Le troisième mit les reins sous deux légères piques. A pied, il se laissa facilement déplacer sur la première passe mais eut tendance à se coucher progressivement sur le torero en cours de série. Manzanares gomma ce défaut en appliquant rigoureusement la technique du carrousel, si décriée par son père mais dont il est devenu le plus zélé des adeptes. Six courtes, mais belles, séries et un volapies plus tard, il promena autour de la piste une oreille très fêtée. Le dernier poussa droit, en appui sur les quatre sabots, cornes basses et sans coup de tête parasite, c'est à dire en cumulant tous les facteurs indicatif de longues charges vibrantes. Il déjoua partiellement ce diagnostic. Certes il commença bien en faisant de ses cornes la figure de l'avion qui vire sur l'aile, mais coupa les gaz à mi faena pour rechigner à sortir de la suerte. Le carrousel, toujours lui, permit à Manzanares de passer outre, puisque avec cette technique la rupture entre les passe est escamotée. Après une faena sans baisse de rythme, un recibir d'école et d'effet immédiat, libéra une pétition, à laquelle le Président ne tenta pas de s'opposer. Deux oreilles.
Grand ciel bleu, matinée sans nuages ni contrariétés d'aucun type. Loin des bruits de bottes que font craindre tous les extrémismes, chacun est rentré chez soi en tenant des propos fleuris à son voisin. Frédéric Pascal. Voir galerie Roland Costedoat. Voir galeries de la veille qui n'ont pu être mises en ligne suite à des problèmes de wifi dans le Gers profond. Triomphe de Juan Bautista le matin. Triomphe du Juli et Roman l'après-midi.

TIENTA DU LUNDI DE PENTECOTE CHEZ JEAN-LOUIS DARRÉ

À 20 minutes de Vic Fezensac direction Montesquiou, Jean-Louis Darré propose une matinée champêtre à partir de 10 heures : quatre becerras de la ganaderia seront tientées par Juan Leal et les élèves de l'école taurine de Richard Milian. À partir de 12 heures repas champêtre : apéritif - buffet de tapas - grillades de toro - dessert, vin et café. Prix 40 euros - Pas de réservation.

NOVILLADA DE ROQUEFORT

Pour le 15 août à 18 heures, six novillos de La Quinta pour Gonzalo Caballero, Borja Jimenez et Andrés Roca Rey.

ROMERIA DE MAUGUIO

Dimanche 15 juin, toros de Pagés-Mailhan pour Thomas Joubert, Thomas Dufau et Fabio Castañeda .

JUAN BAUTISTA : SIX TOROS POUR QUINZE ANS D'ALTERNATIVE

Pour son seul contre six arlésien lors de la corrida goyesque de la feria du Riz, Juan Bautista affrontera six toros d'encastes différents : Puerto de San Lorenzo (Atanasio-Lisardo),
La Quinta (Santa Coloma), Domingo Hernández (Domecq-Gamero Civico), Hubert Yonnet (Pinto Barreiro), San Mateo (Urquijo), Adolfo Martin (Albaserrada-Saltillo). Trois artistes de renommée mondiale ont accepté de prendre en charge la décoration de l’amphithéâtre romain : l’architecte Rudy Ricciotti, le peintre Claude Viallat et le couturier Christian Lacroix. La partie musicale sera assurée par l’orchestre Chicuelo, les chœurs Voce et la Soprano Cecilia Arbel. Les autres cartels seront annoncés courant juin. Vendredi 12 Septembre à 17h30 novillada concours. À 21h30 classe pratique de l'École Taurine d’Arles ; samedi 13 septembre à 17h, corrida goyesque ; dimanche 14 septembre à 11h : Mano à mano : forcados, recortadores ; à 17h : corrida de la Quinta. Abonnements en vente à partir du 11 Juin. La vente des places débutera le mardi 8 juillet sur www.arenes-arles.com. Par téléphone (paiement par carte bancaire vente à distance) au 08 9170 03 70 (00,225ttc/mn). Vente directe au bureau de location des arènes du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Fax : 04.90.96.64.31.

TEMPORADA DE BAYONNE

Bayonne a annoncé hier sa temporada, avec comme point fort le doublon de Fandiño, seul matador à être parvenu à sortir a hombros de Las Ventas pour l'instant, et donc triomphateur potentiel de la San Isidro. Les cartels sont les suivants : samedi 26 juillet, toros de Los Espartales pour
Hermoso de Mendoza, Roberto Armendáriz et Lea Vicens. Samedi 9 août toros de Pedrés pour Paco Ureña, Jiménez Fortes et Juan Leal. Dimanche 10 toros de Montalvo pour Iván Fandiño, Daniel Luque et Joselito Adame. Jeudi 14 en nocturne corrida portugaise : toros du Laget pour Miguel Moura, Ginés Cartagena hijo et Manuel Moreno. Samedi 6 septembre, toros de Adolfo Martín pour Fernando Robleño, Manuel Escribano et Alberto Aguilar. Dimanche 7 au matin novillada piquée du Laget. L'après-midi toros de Garcigrande pour Juan Bautista, Sébastien Castella et Iván Fandiño.

SANS CHEVAUX À SAINT-PAUL LE 12 JUILLET

Samedi 12 juillet à 18 heures, 4 erales de Bañuelos pour EL ADOURENO et Ivan GONZALES (E.T. Salamanca). Midi Taurin avec les élèves de l'E.T Adour Aficion et E.T.Salamanca.


FERIA DE DAX

Les cartels de la feria de Dax sont les suivants : Jeudi 14 août à 11h15 erales de Baltasar Iban ; 18hToros de Montalvo pour Enrique Ponce, Miguel Angel Perera et Juan del Alamo ; vendredi 15 août à 11h15 toros de Domingo Hernandez pour Morante de la Puebl,a José Mari Manzanares et Juan Leal ; à 18h Corrida toros de Torrestrella pour Juan José Padilla, Yvan Fandiño et David Galvan ; samedi 16 août à 11h15 erales de Victoriano del Rio ; à 18h toros de Pedraza de Yeltes pour Antonio Ferrera, Diego Urdiales et Javier Castaño. Dimanche 17 août à 11h15 toros de Fermin Bohorquez pour Andy Cartagena, Diego Ventura et Leonardo Hernandez ; à 18h toros de Escolar Gil pour Rafaelillo, Fernando Robleño et Thomas Dufau.
Pour Toro y Salsa. Vendredi 12 septembre à 20h30 novillos de El Parralejo pour Clemente et deux autres novilleros à désigner. Samedi 13 septembre à 11h erales de Algarra ; à 17h30 toros de Victoriano del Rio pour El Juli, Sébastien Castella et un 3ème torero à désigner ; dimanche 14 septembre à 17h30 toros de La Quinta pour El Cid, Yvan Fandiño et Alberto Aguilar.
Pour réservez les places : du 1er juillet au 10 sept sur feria.dax.fr
au guichet ou par téléphone à partir du 15 juillet :
Régie des Fêtes – L'Atrium – 1 cours Foch - 05 58 909 909
Ouvert du lundi au vendredi 9h30 à 17h30 et le samedi de 9h30 à 13h30.

RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.

NOVILLOS POUR CASTELNAU RIVIÈRE BASSE


Pour sa sans chevaux du 5 juillet 2014, Castelnau Rivière Basse a retenu des erales de Hubert Yonnet, Olivier Riboulet, Astarac, Malaga, Le Lartet et Alma Serena.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.

FERIA DE NÎMES

Les cartels de la Pentecote Nîmoise ont été dévoilés hier, avec pour principale surprise, au regard de ses triomphes passés, l'absence de Javier Castaño dans la corrida de Miura, ce qui a soulevé une vague de messages indignés sur les réseaux sociaux espagnols. Les cartels sont les suivants. Jeudi 5 juin toros de Alcurrucén pour David Mora, Joselito Adame et Thomas Dufau. Vendredi 6 au matin novillos à désigner pour Álvaro Lorenzo, Clemente et Varea. L'aprés-midi, toros de Victoriano del Río pour El Cid, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque. Samedi 7 au matin deux toros de Capea pour Lea Vicens et quatre de Zalduendo pour Juan Bautista. L'aprés-midi, toros de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella et Román qui prendra l'alterrnative. Dimanche 8 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Enrique Ponce, Finito de Córdoba et Manzanares. L'aprés-midi toros de Fuente Ymbro pour Juan José Padilla, Iván Fandiño et Juan del Álamo. Lundi 9 au matin, toros de Capea pour Andy Cartagena, Diego Ventura et Leonardo Hernández. L'aprés-midi toros de Miura pour El Juli, Rafaelillo et Manuel Escribano.

CARTEL D'EAUZE

La comission taurine extra municipale d'Eauze a choisi pour le dimanche 6 juillet à 18h00 : 7 toros d'Antonio Bañuelos pour Juan Bautista, Joselito Adame, Michelito Lagravère (qui fera sa présentation de matador dans le Sud Ouest) et Gines Cartagena. Le matin à 11h00 novillada sans chevaux : 4 erales de Jean-Louis Darré (cartel à définir).


LA QUINTA À ROQUEFORT

Pour la novillada du 15 aôut à Roquefort a été retenu un lot de La Quinta. En matinée, novillada sans chevaux avec la participation des élevages de Malabat, Astarac, Alma Serena et Casanueva.

FERIA DE VIC

Samedi 7 juin toros d’Adolfo Martin pour Antonio Ferrera et Manuel Escribano, mano a mano. Dimanche 8 au matin, toros de Cebada Gago pour Luis Vilches, Alberto Aguilar et Jésus Perez Mota. Dimanche 8 après-midi, toros de Pagès-Mailhan pour Morenito de Aranda, Joselito Adame et Thomas Dufau. Lundi 9 toros de Dolorés Aguirre pour Fernando Robleño, Javier Castaño et Alberto Lamelas.

CÉRET DE TOROS

Samedi 12 juillet, toros de Adolfo Martín pour Diego Urdiales, Fernando Robleño et Camille Juan. Dimanche 13 au matin, novillos de Vale Do Sorraia pour Vicente Soler et deux autres novilleros. Dimanche 13 après-midi. Toros de Felipe Bartolomé pour Carlos Escolar "Frascuelo", David Mora et Esaú Fernández. Lundi 14. Trois toros de Victorino Martín et trois de José Escolar pour Fernando Robleño, Paulita et Alberto Aguilar. .

TEMPORADA D'AIRE SUR ADOUR

Dimanche 15 juin, toros de Baltasar Iban pour Paulita, Manuel Escribano et Medhi Savalli. Le matin, novillada sans chevaux avec des erales de Casanueva.


TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 



















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