Lundi 18 juin 2012

L'Edito

 

VRAIE FAUSSE BONNE IDÉE
En proposant de tuer seul six toros dans le cadre d'une corrida concours, à une date moins consolidée que la feria d'août, et en choisissant ses adversaires dans des ganaderias qu'évitent les figuras, Ivan Fandiño voulait à la fois prouver qu'il intéresse le public bilbaino et qu'il mérite son ascencion. Pour diverses raisons, il a bien failli prouver le contraire.

Voir édito


Fandiño à Bilbao


Actualité
BILBAO : CONCOURS DE GANADERIAS ET DE CIRCONSTANCES

L'aficionado ne se sera pas ennuyé cet après-midi dans la plaza de Vista Alegre de Bilbao. Pourtant, il faut bien l'avouer le résultat est en dessous des espérances qui étaient nées à l'annonce du seul contre six en formule Corrida Concours. En décidant d'assister à cette course l'Aficionado suppose que les organisateurs et les acteurs se seront évertués à proposer les meilleurs ingrédients et fournir les meilleurs efforts. Je reste convaincu que ce sont ces intentions qui les ont habités. Mais au bout de l'expérience l'espoir fut déçu.
Aucun des toros présentés ce jour n'a impressionné par son trapio qui n'était pas de Bilbao. On en conclut donc que les Ganaderos ont eut la liberté de proposer leurs représentants sans contraintes. Au bout du compte il n'y eut aucun Toro complet. Quand à FANDIÑO il fut digne toute l'après midi sans réussir à faire de l'évènement le tremplin qu'il aurait du être. Seul un quart de Plaza s'était réuni pour assister à cette corrida inédite. Parmi les absents aucun ne regrettera de n'avoir pas été présent. Pour qu'il en fut autrement il aurait fallu moins calculer et prendre le risque de surprendre et d'impressionner tant par la présentation des toros que par les risques pris dans le ruedo. La corrida Torista, telle qu'elle fut offerte aujourd'hui, ne fera pas douter ceux qui choisiront de venir plus nombreux demain.
LA QUINTA - Toro fin, de peu de trapio, galope en sortie et remata. Il fait des sauts dans le capote et lance les pattes en avant. Il ira au cheval en trois rencontres en s'élançant avec spontanéité mais en gardant la tête à mi hauteur. Dans la première il pousse pour ensuite se défendre de la tête dans les suivantes. Il garde la tête haute en Banderilles. Brindis à Javier Aresti. Après que nous ayons vu les défauts de l'animal qui embiste la tête à mi hauteur et effectue des sauts quand il arrive dans la muleta avec une tendance à se coller, nous voyons FANDIÑO trouver le rythme et la mesure en deux séries, une à gauche et une à droite qui, dans les circonstances, peuvent être qualifiées de supérieures. Deux pinchazos et ½ épée d'effet rapide. Applaudissements au toro et Salut au Tiers.
PARTIDO DE RESINA – Toro bajo avec trapio, capacho. Il galope et remate. Au capote il va sans s'impliquer. Il ira trois fois au cheval. Il attaque à vitesse moyenne, en hésitant, et s'emploi par à coups, la tête à mi hauteur. A la muleta le Pablo Romero avance en réfléchissant, sans se confier et même en se freinant. De ce fait il se cole parfois rendant la faena compliquée. Epée entière légèrement contraire, en arrière, tendida et atravesada. Deux descabellos. Légers applaudissements au toro et Silence.
VICTORINO MARTIN – Toro fin, sans morillo, acucharado de pitones. Il galope et va bien dans le caopte surtout du côté gauche. Il n'est piqué que deux fois ayant montré son peu de combativité. Il se défend de la tête et cherche des excuses pour ne pas aller une seconde fois au cheval. Brindis au public. La faena confirme les qualités d'embestida constatées au capote sur les deux cornes. Le Victorino permet une faena souvent en ligne, parfois croisée, en courant la main qui connecte avec le public. Doblones de la main gauche engagés. Pinchazo suivi d'une entière desprendida et tendida. Forte pétition d'oreille et salut au tiers. Sifflets pour la présidence.
TORRESTRELLA - C'est lui qui gagnera le prix au toro le plus brave, N° 93 "Pocosuño" 04/08 546 kg. Il est plus haut et armé court, de trapio moyen. Il attaque le capote avec agressivité et va loin en sortie. Il attaque le cheval avec force à la première rencontre et reste longtemps sous le peto, sans la vara. Il retourne au cheval de loin en deux temps marquant un ralentissement en chemin. Il attaque avec force puis s'emploi moins contre le cheval. Il est peu piqué. Enfin, à la troisième pique, il tarde et gratte le sol. Puis il s'élance et attaque fort, à tel point qu'il fait tomber le Picador. FANDIÑO avait donné un quite par chicuelinas et media. Le Toro était resté court dans la troisième chicuelina. Brindis personnel. La faena est débutée au centre par un pase del pendulo suivi d'un pase del costadito, trois derechazos et pecho, alors que le Torrestrella lance une mirada dans le troisième derechazo et a tendance à rester court. Le bicho calamochea et n'humilie pas, provocant des enganchones. Ce que FANDIÑO réussit à lier, il y arrive par sa volonté en se replaçant et en citant avec la muleta en arrière. ¾ d'épée contraire et atravesada. Légers applaudissements au toro et Silence.
TORREALTA - Le torealta est remplacé à cause de sa faiblesse par un El Cortijillo manso piqué six fois en fuyant. FANDIÑO réussit à lier quelques passes, al hilo, au manso sur la corne droite, l'essai à gauche ayant été avorté. Le toro termine la faena rajado, en fuite. Entière contraire et légère pétition d'oreille. Salut au tiers.
ALCURRUCEN - Toro fin, cornalon, acucharado. FANDIÑO ne trouve pas la connexion avec le capote. Le toro est distrait. Il va quatre fois au cheval avec spontanéité et force, même de loin et s'emploi sous le cheval. La quatrième pique est donnée après le changement de tiers à la demande du Maestro. Le Bicho est mal piqué, en arrière ou dans l'épaule, ce qui n'empêche pas le public de fêter le varilarguero, confondant l'intensité imprimée par le bicho et la qualité des piques qui demeure moyenne. Le toro perd de sa vivacité dans les premiers doblones de la faena. Il a tendance à être distrait, sortant des passes la tête relevée en laissant le torero descolocado. Deux pinchazos et entière basse. Un descabello. Silence.
Le prix au meilleur Picador a été laissé desierto, ce qui aurait pu être le cas pour le prix au toro le plus brave. L'intérêt de la tarde a résulté de la formule "corrida concours" qui permet de prendre son temps pour voir et analyser le comportement des toros durant le premier tiers et de le détailler. De ce fait, même si le résultat artistique n'a pas été celui espéré, l'intérêt a été maintenu durant toute la corrida. FANDIÑO est sorti à pied de la plaza sous l'ovation du public. René-Philippe Arneodau.

BILBAO : PUERTA GRANDE POUR PONCE

Les arènes de Bilbao, malgré le beau temps et la présence de son préféré PONCE, n'ont pas atteint la demi-entrée. Le prix Nobel Mario Vargas Llosa avait honoré de sa présence cette corrida. En retour il reçut les brindis de PONCE et de PADILLA. Cinq Garcigrande et un Domingo Hernandez (5) ont été lidiés. Le lot avait été choisi pour l'occasion, avec des toros lavados de cara, avec des trapios en deçà du niveau de la plaza, les mieux présentés étant les 4 et 5. Dans l'ensemble le lot a été soso.
Le premier de PONCE est bajo, gordo, cornicorto, corniabierto. Il découvre la piste abanto, sans s'intéresser au capote. Il se met à mansear et reste arrêté. PONCE le reprend dans le capote pour lui donner des veronicas distantes terminées par revolera. Le Garcigrande s'emploi par à-coups dans une carrioca. Dans la seconde rencontre il ne s'emploi pas. L'esthétique de PONCE s'exprime dès les premiers doblones, genoux en terre, Le toro a tendance à rester à l'extérieur de la trajectoire, effet accentué par la technique de PONCE qui utilise le pico pour citer por fuera, à tel point que lors d'un de ces toques le toro rebondi vers l'intérieur et fait rompre le Maestro. Le public a pensé que le bicho était dangereux et compliqué. Ce n'était pas le cas. Il était manso et s'est éteint en fin de la longue faena terminée avec des cites donnés avec la jambe et des zapatillazos pour forcer la charge. Pinchazo profond en arrière et difficultés au descabello car le toro se défend et l'aviso a sonné. Le second de PONCE est haut, avec du trapio et est bien armado. Il passe dans la cape de PONCE sans entrain, sans envie de répéter. Il sera mal piqué et s'emploi a menos dans la première pique, puis dans la deuxième rencontre il sort seul rapidement. Le bicho montre des signes de faiblesse mais va bien dans les capotes durant la brega. La faena est le prototype de faena de PONCE. Toro faible, il le choie dans les premiers passages, en l'occurrence par doblones sans obliger ce qui est une contradiction. Puis dans les premiers essais à droite le toro montre sa faiblesse dès que PONCE baisse la main. Alors PONCE teste les distances, se fait toucher la muleta et torée despegado. Dans la troisième série il emploi le pico, maintient le jour entre lui et le Garcigrande et poursuit la connexion esthétique avec son public. Dans la première tentative à gauche il perd des pas et donne les passes une à une avec beaucoup d'esthétique mais toujours sans de profondeur et sans attaquer le toro. La musique se met à jouer. Le travail d'orfèvrerie débute à ce stade avec moult détails, molinetes, cambios de mano, enchainant les cites croisés, de face, les toques por fuera, et en soignant la mise en scène. Il lie en raccourcissant les distances et arrive à profiter au maximum d'une charge qui en début de faena donnait la sensation de ne pas pouvoir durer. Il termine la faena par des doblones esthétiques sui generis. Une grande leçon dans l'art de profiter de la soseria et d'en tirer le meilleur parti. Bilbao exulte. Une épée entière d'effet rapide, portée avec sincérité déclenche une pétition presque unanime qui libère les deux oreilles du palco. PONCE semble sincèrement heureux de vivre ce succès.
Juan José Padilla n'est évidemment pas dans le même registre. Le public est heureux de le voir et c'est réciproque. Il le porte dans les bons moments comme lors des Banderilles à son premier. Ce Garcigrande est reçu par une larga cambiada à genoux puis par véroniques, larga et recorte en forme de molinete. Il mène le toro au cheval par chicuelinas. Pique basse alors que le toro se défend tête haute, puis sort seul de la deuxième rencontre. En début de faena le bicho ne termine pas les passes et tire des tornillazos. En milieu de faena, PADILLA ralenti ses gestes pour arriver à allonger les passes et il y arrive. Il connecte avec le public et termine en provoquant les arrancadas par zapatillazos et en exécutant l'abanico et un adorno alors que le toro est arrêté. Mais le public regarde l'esthétique pas le toro. L'épée est entière en arrière et caida. Malgré le fait que le tercero fait relever le toro, que l'aviso ait sonné et que le bicho tarde à aller au sol, la pétition est insistante et l'oreille accordée. PADILLA semble lui aussi très heureux. Son second de Domingo Hernandez se retourne large du coté gauche et revient croisé ce qui empêche l'accouplement au capote. Manso sous la pique et mal piqué le bicho rend la tâche difficile en 4 paires de banderilles fêtées. Dans la muleta le toro va rapidement a menos. Il se colle parfois à droite et donne des derrotes. Le toro doute et le torero aussi. PADILLA lui vole des passes en fin de trasteo. Deux pinchazos et ½ épée en arrière et de coté. Descabello. Le public applaudit tardivement PADILLA qui salut au tiers.
TALAVANTE est d'abord confronté à un toro anovillado. Il le passe en véroniques , chicuelinas et media. Le toro va bien, loin, sans défaut. Bien piqué à la première rencontre où il s'emploi, le toro est mal et peu piqué à la deuxième. Il a de l'énergie dans les premières attaques et TALAVANTE va en milieu de faena se raprocher du terrain du toro pour lier et aguante les miradas qu'il solutionne, sans rompre, par des toques. Il alterne les suertes fuera de cacho et croisées. En fin de faena le toro est immobile et TALAVANTE se paye un arrimon à toro arrêté. Entière en arrière, fulminante. Oreille et aplausos au toro. Le dernier Garcigrande est juste de trapio. Il humilie dans le capote mais il est faible et a du mal à suivre l'engaño. Il est peu piqué. La faena est brindée au public. La première série à droite est en trois parties où TALAVANTE mesure son adversaire qui continue à montrer de la faiblesse. Ensuite à gauche TALAVANTE torée al hilo et baisse la main. Le toro blandea. Ensuite il arrive à lier plusieurs séries, au bord de la rupture, mais avec succès, en connectant avec le public, en particulier à partir de l'Arrucina devenu la signature de ses faenas. La faena est longue et les séries se raccourcissent. Une est donnée avec le bicho empapado dans la muleta sans jamais en sortir. Les manoletinas liées à un desprecio et au pecho plaisent aux tendidos. TALAVANTE exécute lentement la suerte de matar qui résulte en arrière et légèrement atravesada. Forte pétition des 2 oreilles et 1 accordée.
Lorsque les prétendants ne saisissent pas les opportunités, les toreros établis se rappellent à leur bon souvenir comme aujourd'hui, même si l'opposition était docile.
René-Philippe Arneodau.

ISTRES : FUNDI, AGUILAR ET VICTORINO A HOMBROS

Succès populaire pour la corrida de Victorono Martin qui s'est laissé couper six oreilles. Taurinement, elle a été sauvée par un grand toro, le quatrième, honoré de la vuelta posthume, et le dernier, vibrant au troisième tiers. Les autres sont sortis mous au cheval et compliqués à pied en dépit du fait qu'ils aient tous humblement baissé la tête. Fundi: silence et deux oreilles. Juan Bautista: oreille et salut. Alberto Aguilar: une oreille et deux oreilles.
Le premier se fit mou contre le cheval où il ne se défendit même pas de la tête. Il s'avéra impossible à gauche et très réservé à droite. Après avoir montré les difficultés du toro, Fundi tenta de chauffer le public à base de ½ passes du coté droit. Il tua mal. Silence. Une fois ses appuis assurés, le quatrième poussa droit, tête basse et reins mis, c'est à dire dans l'attitude de l'animal qui par la suite donne des charges claires et longues. Il ne déçut pas cet espoir mais, en bon victorino, ne donna de la profondeur que dès lors qu'on lui laissait le leurre sous le mufle pour lui interdire de relever la tête entre les passes. Face à lui Fundi rappela qu'il avait été novillero rival de Joselito, lors d'un faenon classique, instrumenté des deux mains, qui culmina lors de deux séries de naturelles longues et liées. Entière engagée. Deux oreilles et vuelta à la dépouille.
Le second attaqua le cheval de biais et se laissa châtier sans réaction. Comme ses frères, il humilia beaucoup, mais ne se livra jamais vers l'avant (no rompio). Juan Bautista assura sa domination par derechazos d'ampleur adaptée aux conditions de l'animal, puis se fit plus styliste, corps droit et poignet délié, mais sans parvenir à lier. Pinchazo. Entière. Une oreille. Le cinquième poussa par vagues avec une explosivité spectaculaire lors du premier assaut. Il s'assagit lors du second, où il tapa de la corne dans le caparaçon. Il fit de même à la muleta, faisant illusion lors des deux premières séries, puis tournant insipide. A base de naturelles données une à une Juan Bautista lui apprit à charger, puis, domination assurée prit la droite pour chauffer les gradins par des enchainements ingénieux. Il se débarassa de l'épée pour signer une belle série en faisant passer la muleta d'une main à l'autre, à la façon de Daniel Luque. Il voulut assurer les trophées par un recibir mais pincha deux fois et dut recourir au descabello après une lame transpercente. Salut.
Le troisième fut mou à la pique, prise de biais au premier assaut. Au second il obtint une chute en contournant le groupe pour le déséquilibrer par le poitrail. Court et avisé à droite, il laissa mieux respirer à gauche où il développa une charge de meilleure amplitude. Après avoir souffert une voltereta à droite, Alberto Aguilard s'imposa à la naturelle, puis usa pertinemment des récupérations de terrain pour se mettre en situation à droite. Entière. Une oreille. Le sixième se laissa piquer sans brio, puis suivit docilement tous les mouvement de la muleta. Enganché par devant, il répéta avec vibration. Dans son style, très sur les jambes, Aguilard livra son meilleur toreo, lors d'une faena à la réussite croissante. En particulier, à droite, il s'enracina au sol, pour se le faire passer très près et le conduire loin et en rond. Entière. Deux oreilles.
Arènes pleines. Public généreux.
Frédéric Pascal.

ISTRES : DEUX OREILLES POUR TALAVANTE

Corrida de Nuñez del Cuvilo, petite par la taille et la force, mais grande par la toréabilité. Mobiles, tous ont activement collaboré aux desseins de leurs matadors, mais sans brio, du fait de leur manque de punch. Seuls les troisième et sixième ne sont pas tombés en cours de faena, le cinquième fut le plus faible. Dans ces conditions l'émotion ne pouvait venir que de la virtuosité des piétons. De ce point de vue l'académisme d'Antonio Barrera ne suffit pas pour passer la rampe (silence et salut); la fluidité de Manzanarès lui aurait valu une oreille sans plusieurs échecs au descabello (salut aux deux); avec le lot le plus robuste, Talavante ne laissa pas échapper l'opportunité( oreille et oreille).
Le premier poussa de biais, tête à mi-hauteur. C'est au galop qu'il prit docilement la muleta. Il ne commença à se décomposer qu'après six séries. A l'aune de la douceur du Cuvillo la gestuelle de Barrera parut manquer de finesse. Après une faena classique mais sans surprise il tua d'une entière. Silence. Le quatrième se fit prier avant de mettre les reins dans le peto. Vibrant et spectaculaire au troisième tiers, il donna de longues charges douces et franches. Une pointe de mansedumbre le fit chercher les planches avant de s'éteindre en fin de parcours. Bon faiseur Antonio Barrera en profita sans passer la rampe lors d'une longue faena conclue d'une entière. Salut.
Le second poussa de biais corne droite profondément enfoncée dans le bas du caparaçon. Faible, il arriva à la muleta au bord de l'asphyxie, mais encore capable, par bravoure, de charger avec abnégation. Les longues caresses que sont les passes de Manzanares lui permirent de récupérer et il finit a mas. Soyeux à souhait, ce dernier servit une courte faena adaptée au potentiel physique du toro. Elle compta plusieurs séries qui parurent n'être qu'une seule passe ininterrompue. Manzanares anticipe toutes les réactions de ses adversaires, il leur propose les leurres à l'endroit idéal et les fait tomber sur les cornes comme un gangue inhibitrice qui laisse l'animal à sa merci. Il porta une entière a recibir, mais perdit tout espoirs de trophée au descabello. Salut. Le cinquième poussa avec classe. Malheureusement, il n'eut pas assez de force pour s'exprimer pleinement. Il ne garda que la mobilité nécessaire à une courte faena. L'allonge de son matador l'encouragea en ce sens. En lui maintenant la tête à mi-hauteur, Manzanares courut parfaitement la main des deux cotés. Il tua de deux tiers de lame. Salut.
Le corniveleto troisième ne fut que symboliquement présenté au cheval. Ce n'est que la profondeur et la qualité de ses charges qui permirent d'apprécier sa bravoure. Tête basse, il répéta allègrement les charges, avec une tendance à dodeliner de la tête en fin de trajectoire, qui lui donna de la vibration. Talavante donna d'entrée une coloration mexicaine à sa faena en débutant au centre par deux statuaires suivies d'un cambio ajusté. Il émailla une faena de belle facture par des improvisations flamboyantes. Entière. Une oreille. Le petit chureado dernier poussa de biais de la corne gauche. Docile et mobile, il répéta volontiers. Muleta en avant et dans le bon tempo, Talavante assura sa domination avec brio, puis se laissa aller à des enchainements créatifs du meilleur effet. Il conclut par un beau volapie porté au ralenti. Une oreille.
Belle entrée en dépit de la concurrence du match de foot-ball. Public bienveillant.
Frédéric Pascal.

FERIA DE RIEUMES

Dimanche 24 juin, Rieumes propose un mano a mano entre Juan Leal et Conchi Rios face à des novillos d'Espartaco. Tous les détails sur le site de l'organisation.

OPUS 39 EN KIOSQUES

L'opus 39 de Terres Taurines est désormais en kiosques sous le titre :
De Belmonte à Cuadri. Sans le premier, le toreo moderne n’existerait pas, et sans des toros comme ceux qu’élève le second, il perdrait tout son sens. «J’ai connu deux génies, disait Hemingway : Einstein et Juan Belmonte». Ce à quoi Belmonte répondait : «J’ai toujours donné raison à tout le monde, même à Hemingway. C’est pour cela qu’il parle si bien de moi». Au sommaire : Juan Belmonte, l'aute révolution des oeillets ; Gamero Cívico, le triomphe posthume de Parladé ; Lamamié de Clairac, le Mousquetaire Noir ; Espioja : Absorption dans les campos de Ledesma ; Guardiola Soto : les larmes salées de Zarracatín ; Santa Teresa : la réserve de Fuente Ovejuna ; Joaquin Alves : le sauvetage de Pinto Barreiros ; Cuadri : Péril rouge et canari vert... première partie d'un long reportage consacré à cette ganadería atypique.

DESPEDIDA FRANÇAISE DU FUNDI

Sous réserve d'un contrat de dernière heure, le Fundi toréera da dernière corrida en France à Saint Vincent de Tyrosse le 22 juillet, face à des toros de Joselito et en compagnie de Ivan Fandiño et Manuel Escribano. Une corrida qui sera en concurrence directe avec celle des toros de son beau-père, José Escolar, en clôture de la feria de Mont de Marsan.

TEMPORADA BAYONNAISE

Les cartels de la temporada bayonnaise sont les suivants : Samedi 28 juillet corrida de rejones à 18 h 30 : toros de Los Espartales pour Pablo Hermoso de Mendoza, Sergio Galan et Leonardo Hernandez. Samedi 4 août novillada sans picadors le matin et à 18 h toros de Fuente Ymbro pour Antonio Ferrera, Ivan Fandiño et Thomas Dufau. Dimanche 5 août novillada sans picadors à 11h et corrida à 18h : toros de Alcurrucen pour Juan José Padilla, Juan Bautista et Daniel Luque. Samedi 1er septembre au matin finale des novillada sans picadors, erales de Alma Serena ; à 17h 30 toros de Cebada Gago pour Javier Castaño, Julien Lescarret qui fera ses adieux et Arturo Saldivar. Dimanche 2 septembre à 11h novillos de Camino de Santiago pour Cayetano Ortiz, Juan Leal et Brandon Campos ; à 17 h 30 toros de Joselito pour El Juli, Miguel Angel Perera et Sergio Flores qui prendra l'alternative. .

CARTELS MONTOIS

Les deux derniers cartels de la feria de la Madeleine sont les suivants : samedi matin, novillos de Alcurrucén pour Conchi Ríos, Juan Leal et Álvaro Sanlúcar ; vendredi 20 en nocturne, corrida portugaise, toros de Bohorquez pour Mendoza, Moura et Manzanares. Les autres cartels sont les suivants : Mercredi 18 juillet toros de Parladé pour Morante, Manzanares et Luque, jeudi 19 toros de Margé pour Ponce, Padilla et Mathieu Guillon qui prendra l'alternative, vendredi 20 toros de Fuente Ymbro pour Matias Tejela, Fandiño et David Mora, samedi 21 toros de Jandilla pour El Juli, Talavante et Thomas Duffau, dimanche 22 toros de José Escolar pour Fernando Robleño, Javier Castaño et Julien Lescarret.

CORRIDA À VILLENEUVE

Le mardi 7 août à 19h, le Cercle Taurin de Villeneuve organise une corrida dans le cadre des fêtes patronales : toros de Santa Ana (origine Marquis de Domecq) pour Javier Conde, Julien Lescarret et Thomas Dufau.

NOVILLADA À SAINT-SEVER

Le 24 juin prochain, à Saint-Sever, novillos de Montealto pour José Manuel Sandin, Rafael Cerro et Luis Miguel Castrillon. En matinée, quatre erales de Camino de Santiago pour Joao Machado (Béziers) et Louis Husson (Dax)
.   

SAINT-GILLES, FERIA DE LA PÊCHE ET DE L'ABRICOT

Dimanche 24 juin à 11 heures, becerrada en classe pratique (entrée gratuite) : quatre becerros du Marquis d'Albaserrada pour Santiago Sanchez Mejias, (CTN),Tristan Barrale « El Diego » (CTN), Bastien Roulier (CFT) et Tony "El Potro" (CFT). À 17 heures, toros de Cebada Gago pour Manuel Escribano, Oliva Soto et Camille Juan. Réservations au 04 66 64 78 59 à partir du 1er juin.

CARTELS DE PARENTIS

Samedi 4 août novillos de Valdellan pour Imanol Sánchez, Cayetano Ortiz et Antonio Puerta. Dimanche 5 au matin novillos de Raso de Portillo pour Carlos Durán et Fabio Castañeda. Dimanche après-midi, novilos de Flor de Jara pour Javier Jiménez, Mario Alcalde et Rafael Cerro.

TEMPORADA DACQUOISE

Feria d'Août. Samedi 11. Ponce, Juli et Luque, toros de Jandilla. Dimanche 12. toros d'Escolar pour Robleño, Javier Castaño et Alberto Aguilar. Lundi 13. Toros de Alcurrucén pour Juan Bautista, Cid et Thomas Dufau. Mardi 14. Toros de Zalduendo pour Morante, Manzanares et Talavante. Mercredi 15 au matin toros de Murube pour Mendoza, Leonardo et Moura. L'après-midi toros de Baltasar Iban pour Urdiales, Sergio Aguilar et Juan del Álamo. Pour Toros y Salsa : samedi 8 septembre toros de Fuente Ymbro pour Cid, Fandiño et David Mora. Dimanche 9 toros de Garcigrande pour Curro Díaz, Juli et Manzanares.

FÊTE DE LA ROSIÈRE À LA BRÈDE

Seule place taurine de l’agglomération bordelaise, La Brède fêtera samedi 23 jjuin à 18h, sa 15ème corrida dans le cadre des Fêtes de la Rosière. Au programme, toros de Baltasar Iban pour Antonio Nazaré, Arturo Saldivar et Thomas Dufau. En matinée, novillada non piquée (entrée 10 € - organisation Fiesta Garona). Clémentito et Jean Baptiste Molas combattront des erales des frères Bats en Mano à Mano. Animations par les Bandas toute la journée. Réservations au bureau des arènes du 11 au 23 juin 05.56.20.20.30. Tarifs de 22 à 70€. Nombreuses bodegas et restaurants sur le campo de feria. Dossier de presse.


CÉRET DE TOROS

Samedi 14 juillet, 18 heures, toros de Moreno De Silva pour El Fundi, Javier Castaño et Serafín Marín. Dimanche 15 juillet, 11 heures, novillos des Hros de Escobar et de Mauricio Soler Escobar pour El Dani, Imanol Sánchez et Emilio Huertas. Dimanche 15 juillet, 18 heures, toros de Escolar Gil pour Fernando Robleño.

UNION TAURINE BITERROISE

L'Union Taurine biterroise invite les aficionados à suivre ses activités sur son site.

GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 






















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