obama
L'oeil du chasseur




LA MOUCHE ET LE PRESIDENT


Interviewé par la chaîne MSNBC mardi sur le système de santé américain et les évènements en Iran. , le président américain Barak Obama s'est rendu coupable d'un meurtre en direct qui depuis fait le buzz (sans jeu de mot) sur la toile.

A peine la première question posée, une mouche a commencé à tourner autour du président, faisant fi de sa protection rapprochée. Barack Obama s'est interrompu et lui a demandé "de partir de là". Mais l'insecte a persisté, visiblement peu impressionné par la force de frappe américaine, et sans doute persuadé qu'au pays des droits des animaux il ne risquait rien.

Sans faire d'antropomorphise primaire, on a même pu déceler dans le buzz joyeux de l'animal une sorte de provocation : ""On m'appelle Zobi, Oui c'est moi la mouche, J'suis pas tant crédible, Car on me trouve louche, Ceux qui lisent la Bible, En ouvrant la bouche, Sont des jolies cibles, Des gobeurs de mouches". (les Négresses Vertes).

Avec l'air pincé du grand sage qui se voit contraint de réprimander un enfant qui ne l'est pas, Barack Obama a alors interrompu l'interview pour se concenter sur la bête : dans la pièce chacun retenait son souffle, jusqu'à ce que l'imp(r)udente finisse par se poser sur son bras. L'oeil du chasseur a alors guidé le coup. En une seconde, la mouche s'est retrouvée agonisante sur le parquet, tandis que le président, dissimulant mal son sourire de satisfaction, lançait de manière désinvolte : "Maintenant, où en étions nous".

Avant de se raviser et, après quelques secondes, comprenant que la providence venait de lui offrir une occasion d'occuper les medias, de prendre à témoin l'assistance en toisant du coin de l'oeil la bête gisant à ses pieds : "C'était impressionnant non ? Je l'ai eu cette empêcheuse de tourner en rond". La caméra a alors fait un gros plan sur la mouche qui bougeait encore, faiblement.

"Bien joué", a commenté le journaliste du New York Times et de CNBC, John Harwood, tandis que l’assistance applaudissait le geste. "Qu’est-ce t’en dis, Gibbs ?", s’est ensuite vanté Obama auprès de son porte-parole, Robert Gibbs.

Des centaines de millions d'internautes et de télespectateurs, dont de très nombreux enfants, ont visionné hier ces images d'une cruauté insoutenable qui risquent de faire des émules, laissant craindre à un véritable génocide planétaire contre les mouches.

On attend la réaction du Peta.


André Viard