Mercredi 20 mai
2015

L'Edito

 

INSCRITE, OU PAS ?

Lundi, la Cour d'Appel administrative de Paris a donc entendu les arguments des parties en présence : deux associations antis d'une part, le Ministère de la Culture de l'autre, ainsi que l'ONCT et l'UVTF qui avaient fait une intervention volontaire bien que n'étant pas directement attaqués. Au menu une question ardue : la Tauromachie est-elle toujours inscrite au Patrimoine, ou pas ?

Voir édito



   

Actualité
MADRID : LA FAUTE AU VENT

Un vent fort et froid a perturbé cette corrida d’Alcurrucén et nous a privé sans doute d’une après-midi plus festive dominée, néanmoins, par le métier de deux toreros : Antonio Ferrera et Jean-Baptiste Jalabert, « Juan Bautista » pour les aficionados. Les toros d’Alcurrucén de belle présence en trapío et armures montraient les défauts et qualités de cet élevage. Il n’est pas facile de les fixer à la cape, ils ont l’habitude d’inspecter les lieux et ce n’est que peu à peu qu’ils se définissent bons ou mauvais à la muleta. La suerte de piques fut intéressante pour le comportement des 1er, 2ème, 4ème  et 6ème  car les toros poussaient fort, certains mettant les reins, recevaient un châtiment qu’ils encaissaient à la première rencontre, souvent la tête fixe dans le peto, mais assortie de la carioca - c’est désormais une figure de cette séquence, jamais réprimée par l’autorité, je sais, je suis ingénu. La deuxième rencontre n’était pas aussi spectaculaire. Par contre, c’est toujours un plaisir de voir Antonio Ferrera sortir les toros du cheval à la cape rappelant des attitudes des toreros d’autre fois, photographies d’il y a un siècle.
« Juan Bautista » fut le torero dont on parlait à la sortie des arènes car il avait signé au 5ème une faena qui méritait mieux qu’une vuelta acclamée, privé d’une oreille refusée par un nouveau président à Las Ventas, bien sévère et insensible à une forte pétition. Le toro montrait des velléités de fuite et recevait des picotazos des picadors avant qu’ils n’atteignent leur position règlementaire, il se déplaçait beaucoup et rendait difficile le tercio de banderilles. « Juan Bautista » l’entreprenait face au Tendido 5, à l’abri relatif du vent, dans des passes suaves et templées que prenait le toro ainsi fixé pour ensuite le reprendre dans des séries posées – le vent toujours présent – le corps relâché, la muleta basse le tout d’une grande plasticité. Des naturelles serrées qui obligeaient le toro précédaient une mise en suerte par des passes par le bas, genou en terre, et un coup d’épée qui foudroyait le toro. À son premier, un bon toro qui s’ « ouvrait » aidé par le tracé long des passes de la droite, des doblones templés, des naturelles des deux mains - celles de la droite sans l’épée, évidemment –, « Juan Bautista » dessinait une bonne faena  mais qui baissait de régime sur la fin avant de porter une estocade légèrement tombée.
Antonio Ferrera ne fut pas très bien compris lors de sa faena au 4ème, faena, œuvre d’un torero de métier, qu’il allait « travailler », passe après passe, sans continuité pour finir en liant des passes serrées à un toro qui entrait dans la muleta sans entrain, sans fixité non plus. Deux pinchazos précédaient un bajonazo ! Toujours face au Tendido 5, la faena à son premier, noble mais qui n’humiliait pas, ne soulevait aucun enthousiasme jusqu’à deux redondos inversés – circular (au Mexique) – liés aux redondos classiques. Quelques passes de châtiment et une bonne estocade basculant sur la corne mettaient fin à cette faena, à la fin de laquelle, Manolo Rubio qui faisait son retour à Las Ventas après sa vilaine cogida de l’an dernier, était malheureux à la puntilla. Le toro était applaudi à l’arrastre.
Nous resterons discrets sur la prestation de « El Capea » qui, dans un mauvais style surtout à la muleta et ne prouvant rien, ne justifiait pas, si besoin était, sa présence à la feria de San Isidro.
Antonio Ferrera : silence ; un avis et silence. « Juan Bautista » : silence et tour de piste après la faena du 5ème. Pedro Gutiérrez « El Capea » : silence aux deux. Georges Marcillac.

MADRID 18 MAI : OREILLE POUR POSADA DE MARAVILLAS

A l’affiche de la deuxième novillada de la San Isidro étaient des novillos théoriquement de garantie du Conde de Mayalde (origine JP Domecq-El Ventorillo) bien choisis pour trois novilleros prometteurs desquels on attendait le péruvien Andrés Roca Rey après sa sortie à hombros du 19 avril dernier, la confirmation du bordelais « Clemente » et du retour de « Posada de Maravilla » après son année de galère après une vilaine blessure à la main droite et une très longue guérison. Seul ce dernier pouvait se sentir satisfait après avoir coupé une oreille à un brave novillo sorti 4ème, quant à ARR ses qualités ne se sont pas soldées par le succès espéré. En ce qui concerne « Clemente », sa prestation doit lui avoir laissé un goût amer pour avoir raté son deuxième passage à Las Ventas où il jouait gros. Comme circonstances atténuantes on citera la médiocrité des novillos qui n’ont aidé en aucune manière les trois novilleros, sans caste et souvent sans forces en fin de faenas. Le novillo « Agachado » (accroupi ?) justement fut le seul à contredire son nom car il tenait jusqu’au bout sur ses pattes, bousculant fortement « Posada de Maravillas », le soulevant heureusement sans coup corne au sortir de la première pique et mettant à contribution sa cuadrilla pour le mette en position pour la deuxième pique soutenue. La faena débutait par un cite la muleta pliée main gauche - el cartucho de pescado – enchaîné par des naturelles allongeant la charge. Ensuite les séries alternées de la droite avec un changement de main très long et de la gauche, naturelles templées, laissant la muleta, basse, sous le museau du novillo, composaient une faena d’un style très personnel et très « torero ». L’estocade  légèrement tombée roulait le novillo sans puntilla et l’oreille était accordée. Oreille méritée, d’autant plus que, « Posada de Maravillas » Juan Luis, de son prénom, avait surmonté la commotion résultant de l’accrochage cité plus haut. « Agachado » fut le seul aussi à recevoir les applaudissements à l’arrastre. A son premier, sans jus, sans force, il n’y avait rien d’autre à faire que de monter l’épée et en finir au plus vite.
Andrès Roca Rey eut à peu près la même chance au 3ème et il dut batailler au 6ème pour garder intacte sa carte de visite de torero valeureux et talentueux. Ce dernier novillo, bronco, rebrincado, possédait toutes les difficultés pour passer dans la muleta autre que celle du péruvien qui ne reculait à aucun instant, les pieds rivés au sol, imperturbable face aux charges impétueuses du novillo. A la mise à mort, ARR restait « sur la face » et en deux occasions il recevait un coup de corne dans la jambe droite et la poitrine !
Clément Dubecq « Clemente » touchait un novillo, le 2ème, qui gardait la tête en l’air en décochant des derrotes en fin de charges courtes et malgré sa bonne volonté évidente, il ne pouvait rien faire. A son second « Clemente » sembla décontenancé et perdu par un novillo qui, lui aussi, lançait des coups de têtes pour finir arrêté près des barrières. Quant aux mises à mort, sa technique laisse à désirer…
Les trois novilleros se sont dépensés en quites à la cape chacun avec leur répertoire de gaoneras, saltilleras, tafalleras et les inévitables chicuelinas.
« Posada de Maravillas » : silence et oreille. « Clemente » : silence aux deux. Andrés Roca Rey : silence ; un avis et saluts. Georges Marcillac.

FERIA DE NÎMES

Vendredi 22 mai, toros de Garcigrande pour Morante de la Puebla et El Juli en mano a mano. Samedi 23 au matin, novillada de la Cape d'Or : novillos de Parladé pour Varea, Ginés Marin et Andy Younes. L'après-midi, toros de Nuñez del Cuvillo pour El Fandi, Jose-Maria Manzanares et Alejandro Talavante. Dimanche 24 au matin : corrida mixte avec Pablo Hermoso de Mendoza (deux toros de Bohorquez) et Enrique Ponce face à quatre toros de différents élevages. L'après-midi, toros de Victorino Martín pour Rafaelillo, Manuel Escribano et Paco Ureña. Lundi 25 mai au matin, corrida de rejoneo avec Diego Ventura, Andy Cartagena et Léa Vicens. L'après-midi, toros de El Torero pour Juan Bautista, Ivan Fandiño et Daniel Luque.

FERIA DE VIC

Samedi 23 mai, toros de Cebada Gago pour Manuel Escribano, Pérez Mota et Thomas Dufau. Dimanche 24 mai à 11 heures, toros de Valdellán pour “Paulita”, Medhi Savalli et César Valencia. L'après-midi, toros de Escolar Gil pour Fernando Robleño, Sergio Aguilar et Alberto Aguilar. lundi 25 à 1 heures, toros de Dolores Aguirre pour “Rafaelillo”, Sánchez Vara et Alberto Lamelas.

FERIA DE TYROSSE

Dimanche 19 juilet à 10 heures 30, novillada sans picador gratuite – 2 erales du Lartet pour Baptiste Cissé et un second novillero à désigner. Organisation Cercle Taurin Tyrossais. À 18 heures, toros de Baltasar Iban pour Daniel LUQUE et Joselito ADAME (mano a mano). Lundi 20 juillet à 21 heures 30, corrida portugaise (sans mise à mort) : 5 toros del Madroñal, (origine Murube) pour Manuel Manzanares et Gines Caetagena – Forcados de Cascais. Tel : 05.58.77.12.00 -  Fax : 05.58.77.20.54 (fax)  - 
pays.tyrossais@wanadoo.fr

MILLAS : NOVILLADA CONCOURS EN HOMMAGE AUX GANADEROS FRANÇAIS

Dimanche 9 août, novillada concours de ganaderias françaises. Novillos de Concha y Sierra, Cura de Valverde, Meynadier, Hubert Yonnet, Gallon et l'Astarac pour Lilian Ferrani, Joaquin Galdos et Pablo Aguado.

FERIA DE LA MER DE PALAVAS

Vendredi 8 mai, toros de Robert Margé pour Juan Bautista et Sébastien Castella mano a mano. Dimanche 10 mai toros de Hermanos Sampedro pour Andy Cartagena et Diego Ventura mano a mano.

CARTELS D'ORTHEZ

Dimanche 26 juillet au matin, 4 novillos de Valdellan pour Louis Husson et Tomas Angulo. À 18 heure, toros de Valdellan pour Alberto Lamelas, Thomas Dufau et César Valencia. Le torero landais Thomas Marty réalisera un écart sur un toro de Thomas Dufau. Toutes les infos, réservations au 05 59 69 76 83 et sur le nouveau site internet de la commission taurine: www.torosorthez.com ou celui de la mairie: www.mairie-orthez.fr.

FERIA DE PARENTIS

Samedi 8 août, novillos de Monteviejo pour Juan Miguel, Vicente Soler et Lilian Ferrani. Dimanche 9 au matin, novillos de Los Maños pour Guillermo Valencia et Louis Husson. L'après-midi, novillos de Castillejo de Huebra pour Tarde. Miguel Ángel León, David de Miranda et Alejandro Marcos.

CORRIDA À GAMARDE LES BAINS

Samedi  30  mai,  les  arènes  couvertes  de Gamarde­les­Bains seront  inaugurées avec  une  corrida  : toros de Benjumea pour Thomas Dfau, Juan Leal et Manuel Dias Gomes qui prendra l’alternative.

FERIA D'ISTRES

Vendredi 19 juin, toros de Victorino Martin pour Juan Bautista et Fandiño mano a mano. Samedi 20, toros de El Tajo y La Reina pour Denis Loré, Juan Bautista et Thomas Joubert. Dimanche 21 au matin, Toros de Zalduendo pour Enrique Ponce, Manzanares et Talavante. L'après-midi tors de Garcigrande pour Morante et El Juli mano a mano.

FERIA DE SOUSTONS

Jeudi 6 août à 21 heures 30, corrida portugaise, toros de Santafé Marton pour Oscar Borgeas et Fernando Palha. Dimanche 9 août novillos de José Cruz Irribaren pour Ginés Marín, Roca Rey et Luis Adame.

NOVILLADA DE ROQUEFORT

Samedi 15 août à 18 heures novillos de Pedres pour Louis Husson, Andres Roca Rey et Joaquin Galdos.

TEMPORADA DACQUOISE

Jeudi 13 août, sans chevaux matinale pui toros de Jandilla pour Urdiales, Adame et Juan Leal. Vendredi 14, sans chevaux matinale, toros de Bañuelos pour Ponce, Fandiño et Luque. Samedi 15 au matin, toros de Domingo Hernandez pour Juli, Manzanares et Pepe Moral. L'après-midi toros de Pedraza de Yeltes pour Castaño, Pérez Mota et Juan del Alamo. Dimanche 16 corrida de rejoneo le matin : toros de hermanos Sampedro pour Mendoza, cartagena et lea Vicens ; l'après-midi toros de Escolar Gil pour Rafaelillo, Escribano et Alberto Aguilar.
Pour toro y salsa : samedi 12 septembre toros de Cuadri pour Robleño, Castaño et Alberto Lamelas. Dimanche 13, sans chevaux matinale avec des erales du Parralejo, puis toros de Montalvo pour Juan Mora, Manzanares et Perera.

FERIA DE MONT DE MARSAN

Mercredi 22 juillet, toros de Garcigrande pour Diego urdiales, Perera et Talavante. Jeudi 23 sans chevaux matinale puis toros de Juan Pedro Domecq pour padilla, manzanares et Thomas Dufau. Vendredi 24 toros de Victoriano del Rio pour Ponce et fandiño mano a mano, puis portugaise en nocturne. Samedi 25 novillada piquée le matin, puis toros de Cebada gago pour Rafaelillo, castaño et Pérez Mota. Dimanche 26, vaches sans cordes de Victorino le matin puis toros de Victorino Martin pour Ferrera, El Cid et Alberto Aguilar.

OPUS 56 :
"FLEUR DE LYS ET AUROCHS DE HECK"

De toutes les castes fondatrices, celle de Jijón est la moins connue. De nombreuses légendes l’ont accompagnée pendant deux siècles, sans que l’on sache vraiment d’où elle provenait et ce qu’elle est devenue.
Cet opus offre pour la première fois une synthèse complètede son histoire : entre la fleur de lys avec laquelle les Jijón marquaient leurs toros et l’aurochs de Heck qui est curieusement son descendant le plus direct, qu’est-il advenu de cette race qui provenait, dit-on, de la première ganaderia royale créée vers 1535 à Aranjuez par Charles Quint ?
De Villarrubia de los Ojos del Guadiana à la Sierra de Guadarrama et aux confins de la Sierra Morena où se trouvent les ganaderías de Alfredo Quintas et Peñajara, cet opus thématique invite à un fabuleux voyage qui passe aussi par Aranjuez et Colmenar Viejo où prospérèrent les ganaderías de Gaviria, Aleas, Elías Gómez, Bañuelos et Vicente Martínez.
Et pour boucler la boucle, cette Route Jijón qui coïncide avec celle du Quichotte se termine dans les environs de Villarrubia de los Ojos del Guadiana, où une poignée d’aficionados veulent réintroduire le toro de Jijón dans ses parages d’origine. On peut le feuilleter ou le commander en ligne.


FERIA DE RIEUMES

Le 28 juin au matin, erales de Turquay pour Carlos Corradini et Tomas Ubeda. L’après-midi, novillos de Diego Puerta pour Louis Husson, Pablo Aguado et Ruiz Muñoz.

FERIA DE BOUJAN SUR LIBRON

Vendredi 5 juin, quatre erales de Margé pour Tibo Garcia, Adrien Salenc, Carlos Olsina et Alejandro Gardel. Samedi 6 novillos de Partido de Resina pour Joaquin Galdos, Manolo Vanegas, Andrés Roca Rey. Dimanche 7 novillos de Cebada Gago pour Vicente Soler, Borja Alvarez et Pablo Aguado.

CARTELS D'EAUZE

Le Maire et la Commission Taurine de la Ville d' Eauze ont arrêté le cartel de la corrida du 5 juillet 2015. Toros d'Antonio Bañuelos pour César jimenez, "Pérez-Mota" et Juan Leal. En matinée novillada non piquée : 4 erales de Jean Louis Darré pour 2 novilleros à désigner.

FERIA DE CÉRET

Samedi 11 juillet 2015, 18 heures, toros de Dolores Aguirre pour Fernando Robleño, Alberto Aguilar et Alberto Lamelas. Dimanche 12 juillet à 11 heures, toros de Juan Luis Fraile y Martín pour Sánchez Vara, Morenito de Aranda et Pérez Mota. Dimanche 12 juillet à 18 heures, toros de Adolfo Martín pour Luís Miguel Encabo, Diego Urdiales et Fernando Robleño.

OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


TERRES TAURINES SUR TWITTER

Depuis quelques mois Terres Taurines est sur twitter dans sa version espagnole. Rejoignez-le pour recevoir, en français, des infos parfois exclusives et impressions à chaud en direct des ruedos et du campo. @Tierras Taurinas.


GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















imprimez cette page