LE TORO DE MADRID


À deux jours de l'ouverture de San Isidro, les veedores de l'empresa arpentent encore le campo pour pallier à toute mauvaise surprise en prévoyant des lots de substitution. Une précaution pas si superflue que cela, si l'on se souvient des "bailes de corrales" de la temporada passée.

Des corridas entières ont donc été supervisées, prêtes à être embarquées au moindre problème. Un luxe dont l'empresa ne peut pas s'exonérer, mais qui en dit long sur ses inquiétudes, bien que la plupart de lots soient conformes à ce qu'attend l'aficion madrilène.

En fait, tant qu'ils ne seront pas embarqués puis "reconnus" par les vétérinaires, les lots choisis sont susceptibles de varier, comme on le vit l'an passé avec quelques scandales de belle taille quand vinrent les figuras et qu'il fallut, les jours suivants, apaiser les angoisses des présidents, peu désireux de prendre le moindre risque.

Comme le dit un jour Espla au Juli qui se plaignait d'avoir parfois à combattre des toros pas prévus au départ lors d'un colloque à Séville, dans les corridas que lui-même combattait, il était rare que les titulaires soient refusés.

La problématique n'a pas changé, et si problème il y a, ce ne sera certainement pas avec les toros d'Adolfo, de Victorino, d'Escolar ou de Cuadri...


André Viard