bayonne
riz arles
madeleine
dax
 
 
NOUVELLE ÉPOQUE ?

La lenteur solennelle et poétique de Morante d'un côté, le houra-toreo accéléré et enthusiaste d'Alberto Aguilar de l'autre, les arènes de Nîmes et Vic ont été fidèles à leur projet. Et des deux côtés, le public a vibré après avoir rempli l'arène.

À la base de ces deux triomphes, un même encaste, celui de Parladé, avec les Tamarones de Juan Pedro à Nîmes et les Gamero Cívico d'Oliveira, les Domecq de Torrealta et les Contreras-Guatales de Iban lidiés sous le label Palha à Vic.

Dans chaque arène ces triomphes marquent sans doute le début d'une nouvelle époque : à Nîmes, celle qui verra peut-être enfin Morante être apprécié à sa juste valeur et suivi par un public de plus en plus nombreux, à Vic, celle, avec tout le respect qui convient, de l'après Fundi - le plus tard possible - dont on perçoit déjà le profil de ceux qui prendront sa place dans le coeur des aficionados toristas : Rafaelillo qui fait une grande saison partout, et Alberto Aguilar, qui, avec son physique de chérubin et son coeur de géant,  est en passe de devenir la nouvelle coqueluche.

Sans porter de jugement sur ces goûts trés variés de l'aficion française, l'important est de se réjouir de voir que de nouvelles valeurs émergent à un moment où l'on en a bien besoin si l'on considère l'usure de quelques unes des têtes d'affiche dont la saison ne se passe pas au mieux.

André Viard