LA DIASPORA BUENDIA


Depuis la partition de la légendaire ganaderia créée par Joaquin Buendia à partir de celle du Conde de Santa Coloma qu'il avait achetée en répondant à une petite annonce, le troupeau initial s'est multiplié.

Il y eut bien sûr Felipe Bartolomé, associé des débuts qui prit immédiatement son indépendance tout en confiant la sélection de son troupeau à son ami Joaquin. Puis il y eut Ana Romero, La Quinta, Hernandez Pla et tant d'autres qui vinrent chercher à Bucaré des sementales providentiels pour régénérer leurs troupeaux : les gracilianos d'Alipio à Salamanca, par exemple, ou les coquillas de Sanchez Fabres.

Et il y eut bien sûr les trois élevages issus de la partition : José Luis Buendia, qui a gardé fer et ancienneté, Rehuelga et Bucaré, devenu depuis Flor de Jara. Une diaspora éclatée dans l'espace mais unie par ses origines communes et l'incontestable air de famille qui caractérise les toros issus de chacune de ses branches.

Ainsi, les novillos de Rehuelga lidiés hier à Zaragoza, était strictement identiques à ceux de Bucaré lidiés l'an passé un peu partout, voire à ceux de la Quinta vus à Zaragoza et Madrid la semaine précédente, mais aussi, mais oui, à certains de ceux de Sanchez Fabres qui seront lidiés à Céret.


André Viard