Mercredi 22 avril
2015

L'Edito

 

LE SYNDROME DE CHRONOS

Le phénomène n'est pas très nouveau, mais dans le monde des toros il prend parfois des proportions incroyables, au point de frôler l'injustice : à Séville, Manzanares qui est le seul des figuras à avoir assumé son rôle en se laissant annoncer, est en passe de se faire reprocher par le public son manque de réussite.


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Actualité
FERIA DE LA CRAU

Samedi 25 avril, toros du Conde de la Maza pour Eugenio de Mora, sanchez Vara et Miguel Angel Delgado. Dimanche 26, toros de Blohorn, Concha y Sierra, Valverde, François André, Gallon et Alain Tardieu pour Morenito de Aranda, Mehdi Savalli et Thomas Joubert. Voir.

SÉVILLE : PILAR AVEC CLASSE MAIS SANS MOTEUR

Ciel bleu, chaleur et Lleno. Le lot du Pilar est irréprochablement présenté. Lorsque sort le second, dès les premiers lances l'aficionado se prend à rêver tant les embestidas sont profondes tout en restant à l'extérieur du leurre. La suite ne sera pas à la hauteur des espérences sans qu'on puisse savoir si une autre lidia eût permis au toro de s'exprimer.
Le premier Pilar embiste avec lenteur sans entrega et Finito réussit à lucir seulement dans trois demies enchainées. L'animal montre des signes de faiblesse. Il prend, sans classe, deux picotazos inconséquents. Une vuelta de campana n'arrange rien. Le public proteste pendant les banderilles. La douceur du bicho plait à Finito et les premiers derechazos main basse le démontrent. Les enchainements sont accélérés et les remates très personnels. Le meilleur vient à gauche dans des naturelles longues et templées. Musique. La suite à droite est confuse d'où retour à gauche pour le même résultat désordonné. Entière basse. Deux descabellos avec avis. Faena a menos pour bon toro de faena courte. Palmas au toro et ovacion et salut.
Niñito pesant 589 kg sort en quatrième position. Il est haut et a 5 ans. Finito le sent bien à droite dans la cape maniée avec temple sur cette corne. Le bicho se comporte en manso au cheval se défendant de la tête et en sort en trébuchant. Il retourne au cheval pour une seconde rencontre courte. La faiblesse marque les premiers muletazos et devient la caractéristique de la faena chaque fois que Finito baisse la main. 3/4 de lame desprendida et tendida.
Manzanares touche un exemplaire magnifique qui embiste de lujo dans la cape d'abord hésitante puis timorée. Le Pilar pousse tête haute et renverse la cavalerie. La seconde pique est de brave subie en carioca. Quite en douceur de Luque par véroniques et larga. Le rythme du toro est très lent et soso. Grande troisième paire de Curro Javier. Lui et Blazquez saluent. Manzanares se presse pour saluer la présidence et entamer la faena par tanteo vers le centre. il cite à droite de loin et aguante les incertitudes de la charge au pas du Pilar, sans arriver à donner corps dans deux séries à droite. À gauche il en va de même en une série. Le toro a une pointe de soseria, Manzanares aguante ses parones corne à hauteur de la poitrine. Le bicho manque d'entrega dans l'attaque et tarde à répéter pour créer l'émotion. Manzanares n'attaque pas et prolonge sans amélioration la faena alors que le public commence à protester. Pinchazo et entière tendida alors que sonne l'avis. Palmas au toro. Silence.
Le quinto est combattu en dernier, un castaño de 598 kg qui permet à Manzanares le meilleur travail de cape du jour par véroniques et demie en avançant. Le Pilar pousse sous le fer. Curro Javier donne un capotazo long et profond sur la corne droite qui révèle la qualité potentielle du toro. Le toro s'éteint à la seconde rencontre avec le cheval. Manzanares débute par tanteo genou plié. Il a du mal à trouver le rythme à droite mais finit tout de même par donner une série liée. A gauche peu de choses. Pinchazo et entière desprendida.
Le troisième Pilar est plus bas et musclé, acucharado de cornes. Luque le passe somptueusement à gauche en véroniques. Les premiers signes de faiblesse sont déjà apparus. Le toro s'emploie sous le fer. La seconde rencontre est un simulacre. Manzanares est absent du ruedo pendant les banderilles. Brindis au public. À la première passe le toro va à toriles. Luque le cherche et dessine des derechazos suaves au centre. Le Pilar transmet peu. Il vient au pas et ne répète pas spontanément. À gauche Luque met la vitesse supérieure et toque pour provoquer la répétition ce qui lui vaut l'approbation des tendidos. Suit un exercice d'immobilité en va et vient encore du goût du public. Enfin les Luquesinas lui valent une ovation. Pinchazo et entière trasera, caida, atravesada. Avis. Palmas et salut.
Daniel Luque torée en cinquième position le sixième toro alors que Manzanares est à l'infirmerie. Le toro abanto oblige Luque à se positionner au centre où sa cape aérienne fixe le bicho qui déjà faibli sous les protestations. Le toro est épargné en deux rencontres. Les attaques dans la cape de Chacon laissent à penser qu'il peut aller a mas. Belle prestation d'Abraham Neiro aux banderilles. Luque est immobile dans le toreo par le haut qu'il termine par le bas avec gusto. Le toro se raja vers les toriles où Luque accepte de l'entreprendre à droite. Mais le bicho n'en veut pas. À gauche il est désarmer. Luque fait un effort à droite mais pas le toro. Quatre pinchazos et l'animal se couche. Sifflets au toro. Silence. René-Philippe Arneodau.

FERIA D'ISTRES

Vendredi 19 juin, toros de Victorino Martin pour Juan Bautista et Fandiño mano a mano. Samedi 20, toros de El Tajo y La Reina pour Denis Loré, Juan Bautista et Thomas Joubert. Dimanche 21 au matin, Toros de Zalduendo pour Enrique Ponce, Manzanares et Talavante. L'après-midi tors de Garcigrande pour Morante et El Juli mano a mano.

FERIA DE VIC

Samedi 23 mai, toros de Cebada Gago pour Manuel Escribano, Pérez Mota et Thomas Dufau. Dimanche 24 mai à 11 heures, toros de Valdellán pour “Paulita”, Medhi Savalli et César Valencia. L'après-midi, toros de Escolar Gil pour Fernando Robleño, Sergio Aguilar et Alberto Aguilar. lundi 25 à 1 heures, toros de Dolores Aguirre pour “Rafaelillo”, Sánchez Vara et Alberto Lamelas. .

FERIA D'ALÉS

Samedi 16 mai, toros du Curé de Valverde pour Marc Serrano, Alberto Alvarez et Alberto Lamelas. Dimanche 17 mai au matin, 4 novillos de Jalabert pour Manolo Vanegas et Louis Hussson. L'après-midi, toros du Pilar pour Curro Diaz, Javier Castaño et Alberto Lopez Simon. .

TEMPORADA DACQUOISE

Jeudi 13 août, sans chevaux matinale pui toros de Jandilla pour Urdiales, Adame et Juan Leal. Vendredi 14, sans chevaux matinale, toros de Bañuelos pour Ponce, Fandiño et Luque. Samedi 15 au matin, toros de Domingo Hernandez pour Juli, Manzanares et Pepe Moral. L'après-midi toros de Pedraza de Yeltes pour Castaño, Pérez Mota et Juan del Alamo. Dimanche 16 corrida de rejoneo le matin : toros de hermanos Sampedro pour Mendoza, cartagena et lea Vicens ; l'après-midi toros de Escolar Gil pour Rafaelillo, Escribano et Alberto Aguilar.
Pour toro y salsa : samedi 12 septembre toros de Cuadri pour Robleño, Castaño et Alberto Lamelas. Dimanche 13, sans chevaux matinale avec des erales du Parralejo, puis toros de Montalvo pour Juan Mora, Manzanares et Perera.

FERIA DE MONT DE MARSAN

Mercredi 22 juillet, toros de Garcigrande pour Diego urdiales, Perera et Talavante. Jeudi 23 sans chevaux matinale puis toros de Juan Pedro Domecq pour padilla, manzanares et Thomas Dufau. Vendredi 24 toros de Victoriano del Rio pour Ponce et fandiño mano a mano, puis portugaise en nocturne. Samedi 25 novillada piquée le matin, puis toros de Cebada gago pour Rafaelillo, castaño et Pérez Mota. Dimanche 26, vaches sans cordes de Victorino le matin puis toros de Victorino Martin pour Ferrera, El Cid et Alberto Aguilar.

OPUS 56 :
"FLEUR DE LYS ET AUROCHS DE HECK"

De toutes les castes fondatrices, celle de Jijón est la moins connue. De nombreuses légendes l’ont accompagnée pendant deux siècles, sans que l’on sache vraiment d’où elle provenait et ce qu’elle est devenue.
Cet opus offre pour la première fois une synthèse complètede son histoire : entre la fleur de lys avec laquelle les Jijón marquaient leurs toros et l’aurochs de Heck qui est curieusement son descendant le plus direct, qu’est-il advenu de cette race qui provenait, dit-on, de la première ganaderia royale créée vers 1535 à Aranjuez par Charles Quint ?
De Villarrubia de los Ojos del Guadiana à la Sierra de Guadarrama et aux confins de la Sierra Morena où se trouvent les ganaderías de Alfredo Quintas et Peñajara, cet opus thématique invite à un fabuleux voyage qui passe aussi par Aranjuez et Colmenar Viejo où prospérèrent les ganaderías de Gaviria, Aleas, Elías Gómez, Bañuelos et Vicente Martínez.
Et pour boucler la boucle, cette Route Jijón qui coïncide avec celle du Quichotte se termine dans les environs de Villarrubia de los Ojos del Guadiana, où une poignée d’aficionados veulent réintroduire le toro de Jijón dans ses parages d’origine. On peut le feuilleter ou le commander en ligne.


FERIA DE RIEUMES

Le 28 juin au matin, erales de Turquay pour Carlos Corradini et Tomas Ubeda. L’après-midi, novillos de Diego Puerta pour Louis Husson, Pablo Aguado et Ruiz Muñoz.

FERIA DE BOUJAN SUR LIBRON

Vendredi 5 juin, quatre erales de Margé pour Tibo Garcia, Adrien Salenc, Carlos Olsina et Alejandro Gardel. Samedi 6 novillos de Partido de Resina pour Joaquin Galdos, Manolo Vanegas, Andrés Roca Rey. Dimanche 7 novillos de Cebada Gago pour Vicente Soler, Borja Alvarez et Pablo Aguado.

CARTELS D'EAUZE

Le Maire et la Commission Taurine de la Ville d' Eauze ont arrêté le cartel de la corrida du 5 juillet 2015. Toros d'Antonio Bañuelos pour César jimenez, "Pérez-Mota" et Juan Leal. En matinée novillada non piquée : 4 erales de Jean Louis Darré pour 2 novilleros à désigner.

FERIA DE CÉRET

Samedi 11 juillet 2015, 18 heures, toros de Dolores Aguirre pour Fernando Robleño, Alberto Aguilar et Alberto Lamelas. Dimanche 12 juillet à 11 heures, toros de Juan Luis Fraile y Martín pour Sánchez Vara, Morenito de Aranda et Pérez Mota. Dimanche 12 juillet à 18 heures, toros de Adolfo Martín pour Luís Miguel Encabo, Diego Urdiales et Fernando Robleño.

OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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