Samedi 4 avril
2015

L'Edito

 

TOROS DE FRANCE

Malgré les difficultés et la crise, malgré les grandes arènes françaises qui s'obstinent à ne pas les aider, les ganaderos français progressent année après année dans leur désir de hausser le niveau des toros de France, comme Patrik Laugier en est un bon exemple.


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Actualité
ARLES : OREILLE POUR ROMAN PÉREZ

Bilan mitigé pour la corrida de Patrick LAUGIER, dont les trois toros les plus classieux (1,2,4), qui poussèrent sans coup de tête parasite, ont manqué de force, laissant aux plus ordinaires le soin d’animer l’après midi. Tous ont été applaudis à leur sortie mais aucun à l’arrastre. Frascuelo : silence et vuelta. Curro Diaz : silence aux deux. Roman Perez : silence et oreille. Ce n’est pas faire injure au vétéran Frascuelo qu’avoir le sentiment qu’entre les mains d’un torero plus moderne comme Curo Diaz son lot aurait connu une tout autre postérité.
Le premier poussa modérement dans une belle attitude. Il obtint une chute en déséquilibrant le cheval. Il confirma sa classe mais aussi ses forces mesurées en suivant fidèlement les leurres sur un rythme de sénateur. Frascuelo livra une faena de six séries qui culmina lors de la longue dernière série gauchère. Silence, après demie prudente, entière et descabello. Le quatrième poussa aussi avec classe sans donner de coup de tête parasite. Il se révéla «proteston» par le bas à droite, mais garda jusqu’au bout son âme d’enfant du côté gauche. Les attitudes d’une autre époque de Frascuelo ravirent ses admirateurs, mais sa faena resta en dessous du potenciel du toro. Il tua d’une demie et de trois descabellos. Vuelta.
Le second donna vite des signes de faiblesse. Par manque de force il se défendit dans le peto, mais donna de longues charges claires, hélas gachées par de nombreuses chutes. Curro Diaz tenta de construire mais ne put que laisser des détails de bon goût. Silence, après pinchazo et entière. Le cinquième joua de la corne dans le peto mais se laissa gentiement toréer à pied. Très naturel, sans l’obliger mais avec autorité Curo Diaz laissa une faena complète mais tua mal. Silence.
Le troisième mit la tête dans le bas du peto où il donna de la corne sans pousser. Il confirma son peu de fond en ne se livrant qu’avec inconstance. Roman Perez tira le meilleur de la charge hachée. Demi lame sans brio. Silence. Anodin au cheval, le dernier se laissa faire à la muleta sans manifester d’intention trouble, mais aussi sans se livrer. Lors d’une faena principalement droitière, Roman Perez ne chauffa les gradins que sur la fin. Il coupa une oreille après une entière efficace. Soleil sans vent. Lévée des tridents en ouverture. Petite entrée. Voir reportage André Viard.

PAQUES À AIGNAN

Dimanche 5 avril, toros de Concha y Sierra pour Javier Castaño, Pérez Mota, Alberto Lamelas. Renseignements et Réservations : 05.62.09.20.96 ou bien par email : aignanytoros@orange.fr

PÂQUES TAURINES À MUGRON

Lundi 6 avril, novillada sans chevaux à 11 heures : 3 erale de Alma Serena pour Adrien SALENC et Tibo GARCIA. À 16 heures 30, novillos de Baltasar Iban pour Alejandro Marcos, Louis Husson et Leo Valadez qui débutera en novillada piquée.

OPUS 56 :
"FLEUR DE LYS ET AUROCHS DE HECK"

De toutes les castes fondatrices, celle de Jijón est la moins connue. De nombreuses légendes l’ont accompagnée pendant deux siècles, sans que l’on sache vraiment d’où elle provenait et ce qu’elle est devenue.
Cet opus offre pour la première fois une synthèse complètede son histoire : entre la fleur de lys avec laquelle les Jijón marquaient leurs toros et l’aurochs de Heck qui est curieusement son descendant le plus direct, qu’est-il advenu de cette race qui provenait, dit-on, de la première ganaderia royale créée vers 1535 à Aranjuez par Charles Quint ?
De Villarrubia de los Ojos del Guadiana à la Sierra de Guadarrama et aux confins de la Sierra Morena où se trouvent les ganaderías de Alfredo Quintas et Peñajara, cet opus thématique invite à un fabuleux voyage qui passe aussi par Aranjuez et Colmenar Viejo où prospérèrent les ganaderías de Gaviria, Aleas, Elías Gómez, Bañuelos et Vicente Martínez.
Et pour boucler la boucle, cette Route Jijón qui coïncide avec celle du Quichotte se termine dans les environs de Villarrubia de los Ojos del Guadiana, où une poignée d’aficionados veulent réintroduire le toro de Jijón dans ses parages d’origine. On peut le feuilleter ou le commander en ligne.


FERIA D'ARLES

Aujourd'hui à 11 heures, novillos de Rehuelga pour Martin Escudero, Lilian Ferrani et Gines Marin. À 17 heures toros de Domingo Hernandez pour Finito de Cordoba, Juan Bautista et Manzanares. Dimanche 5 à 11 heures course camarguaise, trophée des As. À 17 heures, un toro de Murube pour Manuel Manzanares, et six de Montalvo pour Castella, Fandiño et Daniel Luque. Lundi 6 à 11 heures, toros de Murube pour Rui Fernandes, Andy Cartagena et Lea Vicens. À 17 heures, toros de Baltasar Iban pour El Cid, Joselito Adame et Juan del Àlamo.

FERIA DE RIEUMES

Le 28 juin au matin, erales de Turquay pour Carlos Corradini et Tomas Ubeda. L’après-midi, novillos de Diego Puerta pour Louis Husson, Pablo Aguado et Ruiz Muñoz.

FERIA DE BOUJAN SUR LIBRON

Vendredi 5 juin, quatre erales de Margé pour Tibo Garcia, Adrien Salenc, Carlos Olsina et Alejandro Gardel. Samedi 6 novillos de Partido de Resina pour Joaquin Galdos, Manolo Vanegas, Andrés Roca Rey. Dimanche 7 novillos de Cebada Gago pour Vicente Soler, Borja Alvarez et Pablo Aguado.

CARTELS D'EAUZE

Le Maire et la Commission Taurine de la Ville d' Eauze ont arrêté le cartel de la corrida du 5 juillet 2015. Toros d'Antonio Bañuelos pour César jimenez, "Pérez-Mota" et Juan Leal. En matinée novillada non piquée : 4 erales de Jean Louis Darré pour 2 novilleros à désigner.

FERIA DE VIC

Samedi 23 mai, toros de Cebada Gago pour Manuel Escribano, Pérez Mota et Thomas Dufau. Dimanche 24 mai à 11 heures, toros de Valdellán pour “Paulita”, Medhi Savalli et César Valencia. L'après-midi, toros de Escolar Gil pour Fernando Robleño, Sergio Aguilar et Alberto Aguilar. lundi 25 à 1 heures, toros de Dolores Aguirre pour “Rafaelillo”, Sánchez Vara et Alberto Lamelas.

TEMPORADA DE SÉVILLE

Dimanche de Paques, 5 avril, toros de Juan Pedro Domecq pour Espartaco, Manzanares et Borja Jiménez qui prendra l'alternative. Dimanche 12 avril, novillos de Algarra pour Miguel Ángel León, Ruiz Muñoz et Pablo Aguado. Mercredi 15 avril, toros de Cayetano Muñoz pour Oliva Soto, Adame et Esaú Fernandez. Jeudi 16 avril, toros de Fente Ymbro pour Antonio Nazaré, Saldívar et Javier Jiménez. Vendredi 17 avril, toros de Montalvo pour El Cid, Daniel Luque et Pepe Moral. Samedi 18 avril, toros de Victoriano del Rio pour Ponce, Manzanares et Lama de Gongora qui prendra l'alternative. Dimanche 19 avril, toros de Bohorquez pour Rui Fernandes, Ventura et Andrés Romero. Lundi 20 avril, toros de Torrestrella pour Ferrera, Fandiño et Pepe Moral. Mardi 21 avril toros du Pilar pour Finito, Manzanares et Luque. Mercredi 22 avril, toros de Parladé pour Ponce, Castella et Garrido qui prendra l'alternative. Jeudi 23 toros de Victorino Martin pour El Cid, Ferrera et Escribano. Vendredi 24 toros de Nuñez del Cuvillo pour Rivera Ordoñez, Manzanares et Galván. Samedi 25 toros de Jandilla pour Padilla, Fandi et Abellán. Dimanche 26 au matin toros de Benitez Cubero pour Fermin Bohórquez, Joao Moura, Leonardo Hernández, Luis Valdenebro, Manuel Manzanares et Lea Vicens. Dimanche 26 toros de Miura pour Dávila Miura, Escribano et Fandiño. Dimanche 10 mai, novillos de Javier Molina pour Tomás Angulo, Gonzalo Caballero et Posada de Maravillas. Dimanche 17 mai, novillos de Fuente Ymbro pour Clemente, Ginés Marín et Varea. Jeudi 4 juin, novillos de Villamarta pour Filiberto, Roca Rey et Pablo Aguado. Dimanche 7 juin novillos de Guadaira pour Francisco José Espada, José Ruiz Muñoz et Joaquín Galdós. Dimanche 14 juin, novillos du Conde de la Maza pour Borja Álvarez, Miguel Ángel Silva et Alejandro Conquero. Dimanche 21 juin, novillos de Rocío de la Cámara-Cortijo de la Sierra pour David de Miranda, Curro Durán et Alejandro Fermín. Samedi 26 septembre, toros du Pilar-Moisés Fraile. Dimanche 27 septembre toros de Alcurruçén pour Esaú Fernández, Borja Jiménez et Lama de Góngora.

FERIA DE CÉRET

Samedi 11 juillet 2015, 18 heures, toros de Dolores Aguirre pour Fernando Robleño, Alberto Aguilar et Alberto Lamelas. Dimanche 12 juillet à 11 heures, toros de Juan Luis Fraile y Martín pour Sánchez Vara, Morenito de Aranda et Pérez Mota. Dimanche 12 juillet à 18 heures, toros de Adolfo Martín pour Luís Miguel Encabo, Diego Urdiales et Fernando Robleño.

FERIA D'ALÉS

Samedi 16 mai, toros du Curé de Valverde pour Marc Serrano, Alberto Alvarez et Alberto Lamelas. Dimanche 17 mai au matin, 4 novillos de Jalabert pour Manolo Vanegas et Louis Hussson. L'après-midi, toros du Pilar pour Curro Diaz, Javier Castaño et Alberto Lopez Simon.

OPUS 55 :
"ENTRE CAMARGUE ET CASTILLE"

Entre La Belugo et les Rasos de Portillo, un trait d’union semble avoir été tracé entre deux ganaderías aux prises avec les mêmes problèmes, au même moment.
De part et d’autre, une génération remplace la précédente, et dans les deux cas l’objectif est le même : moderniser sans trahir le passé.
Pour celle de Yonnet, celui-ci s’enracine dans les marais de Camargue et plonge au coeur des encastes historiques de Jijon et de Navarre. Pour celle du Raso de Portillo, le mélange né dans les marais salins du Duero est tout aussi mystérieux, mais sa base demeure la race née en Castille.
À travers son histoire, c’est la tauromachie rugueuse du Moyen-Âge qui renaît, ainsi que celle fastueuse du Siècle d’Or, dont ne subsistent aujourd’hui qu’une vaste Plaza Mayor à Valladolid et quelques tableaux jaunis dans d’obscurs musées. L'opus 55 est en vente et on peut le feuilleter ou le commander en ligne.

OPUS 52 : LE MODÈLE SYMBOLIQUE

En inscrivant le 22 juin dernier la grotte Chauvet au Patrimoine de l’Humanité, l’UNESCO vient d’offrir à la culture taurine sa datation définitive. Après avoir mis à jour la genèse du geste taurin et sa dimension religieuse dans l’opus 50, grâce aux oeuvres de Villars, Roc de Sers et Lascaux (entre -22 000 et -17 000 ans), c’est aux origines que Chauvet nous invite à remonter : voici 36 000 ans, un artiste anonyme y inventa le mythe du Minotaure et l’associa à celui de la fertilité.
Mais il y a plus troublant encore : si l’on trace une ligne qui relie ces grottes entre elles et qu’on la prolonge jusqu’à celle de Cosquer, on s’aperçoit qu’elle délimite presque exactement au nord la France taurine actuelle, et dessine les contours de ce Sud profond dont aujourd’hui la voix s’élève pour exiger le respect de sa culture et de ses traditions. L'occasion de raconter, comme jamais auparavant, la genèse de la tauromachie en France.
Dans cet opus également, un voyage dans la "bande gallega" au coeur de l'Extremadure, où l'on trouve quelques unes des arènes lesplus anciennes du pays, une visite dans la ganaderia de Manolo Gonzalez dont l'horizon s'obscurcit, une promenade sur le chemin du Rebollar au travers de trois ganaderias atypiques, et un retour sur le destin de ce "Taxi Driver" moderne qu'est Alberto Lamelas. En kiosques et dans les boîtes aux lettres. Feuilleter.


L'AFICION DES TERROIRS

L'opus 51 de Terres Taurines est en kiosques, avec quelque retard suite à des problèmes de transport.
Des garrigues du Midi aux marais de Provence, des collines de Gascogne aux contreforts pyrénéens, la fête taurine se décline au gré de nos accents. L'UNESCO ne dit pas autre chose quand elle fait du lien qui unit une culture à un terroir la condition sine qua non de sa reconnaissance : sans bassin défini dans l'espace, pas d'inscription possible au patrimoine. Née au temps où le langage en était à ses balbutiements et longtemps avant l’écriture, la tauromachie a évolué en se diversifiant au gré des territoires et des populations à partir d’une origine commune.
Cette diversité explique sa richesse, et les mots «Culture et Passion», écrits dans le titre de Terres Taurines, y sont pour rappeler que l’approfondissement de la première est la condition de l’enrichissement de l’autre. Pour le comprendre, il suffit de partir à la découverte. Au sommaire de cet opus :
- "La dictature de l'animal sensible" une étude indispensable sur la personnification de l'animal et l'amendement Glavany,
- "Gerardo Ortega : Souffre couillon ! un voyage émouvant dans une des ganaderias les plus belles de la sierra de Aracena.
- "Siega Verde, le Concile de pierres", visite au gisement à ciel ouvert sur les terres de Ciudad Rodrigo où est proposée la visite de deux ganaderias aux profils différents : Carreros et Pédres.
Rencontre enfin avec Conrado, le dernier des chasseurs-cueilleurs. Feuilleter.


RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.


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TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.


CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

 






















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