Lundi 21 avril
2014

L'Edito

 


MÊME PAS EN RÊVE


Entre l'imposant rassemblement du samedi et la manif malingre du dimanche, Arles a montré la réalité : d'un côté une culture riche et prospère, de l'autre une poignée d'aigris de moins en moins capables de rassembler au-delà de leur petit noyau. Alors qu'ils espéraient 1500 manifestants (annoncés dans la Provence), ils se sont comptés 140, TTC. Et sous la pluie.


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Actualité
ARLES : OREILLE POUR SAVALLI

Cinq toros de Miura, le premier : un démon débonnaire, le troisième et le sixième : fréquentables, le quatrième : court parce que faible, le cinquième : bon et suave, et un toro de La Dehesilla brave et prometteur, mais qui se cassa l'antérieur droit. Rafaelillo : division et silence. Castaño silence et salut, Savalli salut et une oreille.
Le premier s'arc-bouta sous le peto pour tenter de soulever mais sans pousser vers l'avant. Instruit de cet expérience, qui ne lui épargna pas le châtiment, il passa en mode défensif lors du deuxième assaut. Il cogna dans le caparaçon sans mettre les reins. A la troisième rencontre il fit un mélange des deux précédentes. En appui sur les antérieurs il s'arc-bouta pour tenter de transpercer l'adversaire par des coups de cornes précis et puissants. De même à pied il fit un combat qui ne peut être autrement qualifié qu'intelligent, testant les recours des piétons et ajustant sa stratégie en retour, heureusement pour les toreros, sans jamais recourir à la violence, toujours sur le mode de la froide réflexion. Impossible à droite, dangereux à gauche, il ne laissa que l'option du chasse mouches à Rafaelillo. Division, après un épisode laborieux aux aciers. Le faible quatrième ne pouvait charger qu'en jetant les antérieurs en avant. Logiquement, il se défendit au cheval. Dans la muleta, il tricota de la corne en cherchant les chevilles du maestro Rafaelillo. A base de demie passes et sur les jambes, ce dernier fit son show. Silence après un entière.
Prometteur au cheval comme à pied le Dehesilla sorti en second se cassa l’antérieur droit pendant la lidia des banderilles. Castano abrégea d'une entière habille. Silence. Le cinquième s'appliqua au cheval mais sans manifester de tempérament. Venant de loin au petit trot il ne varia pas lors des trois assauts. Il ne varia pas non plus dans la muleta qu'il prit placidement en se montrant particulièrement suave à gauche. Courageux, intelligent et habile Castano le toréa comme s'il ne s'agissait pas d'un Miura. Après un corps de faena classique de quatre séries gauchères et trois droitières alternées il finit même par des tours complets et un enchaînement à la Daniel Luque en se passant le leurre sans l'ayuda d'une main à l'autre. Un pinchazo, une entière et un descabello ouvraient la voie à l'oreille mais la majorité du public resta sans réaction. Petite pétition. Salut.Aux banderilles Adalid et Sanchez se taillèrent un franc succès payé d'une voltereta pour Adalid.
Le troisième prit le fer sans colère mais dans une belle attitude, tête humblement basse, sans coup de tête parasite. Il répéta deux fois à l'identique. A la muleta, il mit bien la tête mais manqua de recorido. Savalli alterna gestes déliés et attitudes plus défensives, ce qu'on lui pardonnera au regard de son manque de compétition. A son crédit on mettra de beaux muletazos isolés et une faena menée sur le bon rythme. Une entière dans le défaut de l'épaule lui coupa le chemin de l'oreille. Petition à laquelle le président fut fondé à résister. Salut. Le dernier vin trois fois de loin. Il mit les reins avec hargne sans donner de la corne. Au troisième tiers il ne se livra pas comme un Domecq mais resta fréquentable. Savalli répéta une prestation similaire à la précédente Après une entière et au regard de l'ampleur de la pétition le président concéda une oreille en marquant son désaccord avec la volonté populaire. Savalli banderilla puissamment ses deux adversaires. Petite pluie lancinante qui ne perturba pas la lidia. Demie arène. Frédéric Pascal. Voir galerie André Viard.

AIGNAN : TROIS OREILLES POUR THOMAS DUFAU, UNE POUR DAVID MORA

Quatre cinquièmes d'arène sous un temps nuageux. Pluies éparses. Belle après midi d'aficion à Aignan où ni les toros ni les toreros n'ont manqué à l'appel. Six toros de Valdfresno très bien présentés et sans faiblesse qui ont donné du jeu a divers degrés. Un excellent second et plus difficiles les troisième et sixième. Tous applaudis a l'arrastre et une vuelta posthume n'eut pas été usurpée. David Mora, très sûr de lui, s'est perdu un premier trophée à l'épée mais a un peu trop fait durer ses faenas : Salut avec pétition et Oreille. Thomas Duffau s'est montré dans un grand jour. Fixe, allègre et liant d'élégantes séries des deux mains : Deux oreilles et Oreille. Juan Del Alamo vuelta et vuelta après avis sur les plus compliqués du jour, fortes pétitions auxquelles la présidence a résisté.
Roger Martin. Voir reportage Roland Costedoat.

SÉVILLE : DEUX OVATIONS ET DÉCEPTION

La pluie intermittente toute la journée n'annonçait rien de bon. La taquilla ouverte à quelques minutes du début da la corrida ne collait pas avec la tradition du Domingo de Resurreccion de Séville. Les pessimistes donnaient de mauvais pronostiques et pourtant à l'heure retardée du Paseillo les gradins étaient presque remplis. Les optimistes n'ont pas résistés longtemps. Notons qu'un espontaneo a sauté en piste au troisième a cuerpo limpio voulant citer le Miura avec un blouson. Il fut sauvé d'un accident grave par les banderilleros qui se sont interposés. Le lot de Miura, parfaitement et finement présenté est allé au cheval sans se faire prier toujours la tête haute. Il a été mobile pour certains des toros, sans classe dans l'ensemble, mais sans les intentions meurtrières qu'on leur a souvent attribuées.
Manuel Escribano a reçu ses trois toros a Puerta Gayola, à genoux loin du toril, afin de se laisser le temps de mesurer les sorties souvent incertaines des Miuras. Le second l'a obligé à se jeter au sol et l'a ensuite poursuivi et bousculé violemment. Il a également banderillé ses trois adversaires de forme variée en technique et en résultats. Escribano a essayé de toréer comme l'an dernier, avec quiétude et précision. Il fut l'auteur des meilleurs moments de la corrida. De sa première prestation on retiendra un quite par chicuelinas, suivi de véroniques à pieds joints de Luque. Les séries à cet opposant sont données par Escribano sans bouger et sans se replacer à droite. A gauche le bicho tire des derrotes vers le haut. Escribano a le tord de terminer sur une série sur cette corne. Une demi-épée mal portée et des descabellos en terminent. Ovation et salut.
A son second qui vient de le bousculer avec violence Escribano dessine des véroniques d'une grande douceur inhabituelles à ce type d'opposant. Il mène le Miura au cheval par chicuelinas marchées et Luque donne un quite par chicuelinas également, terminé par un recorte avec changement de main. Brindis à Padilla habitué de cette corrida de Miura de Séville. La faena ne décolle pas. Des passes de une en une répondent au manque de classe du toro. Escribano tue par une série de pinchazos.
Avec son dernier, le quinto, Escribano après avoir reçu quelques protestations car la faena était trop longue et sans contenu, a porté un estoconazo qui lui vaut de saluer au tiers.
De Luque les Sévillans disent qu'il n'a jamais su profiter des bonnes opportunités qu'il a eues ici. Aujourd'hui pas d'opportunité et pas de miracle. Au contraire d'Escribano il dessine des muletazos entremêlés de zapatillazos, c'est-à-dire en marchant. Ses deux premières faenas sont courtes, le premier opposant abandonnant le combat. A cet adversaire Escribano avait donné un quite par faroles et saltilleras, Luque par veroniques, dont une excellente, et une larga lente. Son second Miura est envoyé à trépas par un espadazo. Luque allonge la dernière faena, probablement par désespoir, sans effets sur un public pressé de quitter la plaza.
Curro Robles a salué après deux excellentes paires al cuarteo des plus classiques et réunies au sixième. Au premier Domingo Garcia Jabato a été ovationné pour un bon tiers de pique. Luque a invité Rafael Pineda a donner un quite au sixième.
René Philippe Arneodau.

TRIOMPHE DE CLEMENTE EN ESPAGNE

Clemente a coupé trois oreilles hier à Villalpando pour la première novillada espagnole de sa saison qui s'annonce riche en opportunités de choix. Une quinzaine de dates sont déjà à son agenda, et le milieu professionnel ne tarit pas d'éloges à son endroit, après une tournée de tientas fastueuse dans les principales ganaderias espagnoles.

FERIA D'ARLES

Lundi 21 à 11 heures toros de Murube pour Andy Cartagena, Diego Ventura, et Léa Vicens. À 17 heures, toros de Margé pour El Cid, Miguel Abellan et Manuel Escribano.

PAQUES À MUGRON


Lundi 21 avril à 11 heures, trois erales de Malabat pour Luis David Adame et El Adoureño. À 17 heures six novillos de Luis Algarra pour José Garrido, Gines Marin et Louis Husson qui débutera en piquée.

RASSEMBLEMENT DES AFICIONADOS LE 19 AVRIL À ARLES

À l’appel de toutes les composantes du monde taurin français, les aficionados se sont rassemblés samedi 19 avril sur le grand escalier et le parvis des arènes d’Arles, mais aussi dans les rues adjacentes, tant l'affluence fut nombreuse. Estimée entre 6000 et 7000 personnes, la foule des aficionados a montré sa force, sa dignité et sa détermination à se faire respecter. Voir images.

NOVILLOS POUR CASTELNAU RIVIÈRE BASSE


Pour sa sans chevaux du 5 juillet 2014, Castelnau Rivière Basse a retenu des erales de Hubert Yonnet, Olivier Riboulet, Astarac, Malaga, Le Lartet et Alma Serena. .


OPUS 50 DE TERRES TAURINES

Il y a plus de 20.000 ans, dans l’abside secrète de l’imposante cathédrale géologique de Villars, un homme de Cro-Magnon peignit la première tauromachie de la préhistoire. Mille ans plus tard, au Roc de Sers, fut gravée la seconde scène d’un triptyque étonnant, dont, 2.000 ans plus tard, la troisième, qui est la plus connue, fut peinte dans le puits de Lascaux. Réalisées à la charnière du Solutréen et du Magdalénien, ces trois œuvres exceptionnelles témoignent, pendant 3000 ans au moins,de l’existence d’un mythe récurrent qui invite à penser que c’est entre Dordogne et Charente que toutes les tauromachies sont nées. Le reportage qui leur est consacré est appeler à faire date : dans la connaissance que nous avons de la mythologie de la Fiesta, il y aura un avant et un après. Dans cet opus aussi, voyage au campo chez Fernando Palha, Aurelio Hernando, El Parralejo et Juan Pedro Domecq. Feuilletez.

FERIA DE NÎMES

Les cartels de la Pentecote Nîmoise ont été dévoilés hier, avec pour principale surprise, au regard de ses triomphes passés, l'absence de Javier Castaño dans la corrida de Miura, ce qui a soulevé une vague de messages indignés sur les réseaux sociaux espagnols. Les cartels sont les suivants. Jeudi 5 juin toros de Alcurrucén pour David Mora, Joselito Adame et Thomas Dufau. Vendredi 6 au matin novillos à désigner pour Álvaro Lorenzo, Clemente et Varea. L'aprés-midi, toros de Victoriano del Río pour El Cid, Miguel Ángel Perera et Daniel Luque. Samedi 7 au matin deux toros de Capea pour Lea Vicens et quatre de Zalduendo pour Juan Bautista. L'aprés-midi, toros de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella et Román qui prendra l'alterrnative. Dimanche 8 au matin, toros de Juan Pedro Domecq pour Enrique Ponce, Finito de Córdoba et Manzanares. L'aprés-midi toros de Fuente Ymbro pour Juan José Padilla, Iván Fandiño et Juan del Álamo. Lundi 9 au matin, toros de Capea pour Andy Cartagena, Diego Ventura et Leonardo Hernández. L'aprés-midi toros de Miura pour El Juli, Rafaelillo et Manuel Escribano.

NOVILLADA DE CAPTIEUX

Dimanche 1er juin, novillllos de El Tajo y La Reina pour Fernando Rey, Clemente et Andrés Roca Rey. .

FERIA D'ALÉS

Samedi 31 mai, toros de Hubert Yonnet pour Paulita, Agustín de Espartinas et Camille Juan. Dimanche 1er juin, corrida concours : toros de Barcial, Puerto de San Lorenzo, Valdefresno, Adolfo Martín, Juan Manuel Criado et Camino de Santiago pour Rafaelillo, Alberto Lamelas et Salvador Vega.

CARTEL D'EAUZE

La comission taurine extra municipale d'Eauze a choisi pour le dimanche 6 juillet à 18h00 : 7 toros d'Antonio Bañuelos pour Juan Bautista, Joselito Adame, Michelito Lagravère (qui fera sa présentation de matador dans le Sud Ouest) et Gines Cartagena. Le matin à 11h00 novillada sans chevaux : 4 erales de Jean-Louis Darré (cartel à définir).


LA QUINTA À ROQUEFORT

Pour la novillada du 15 aôut à Roquefort a été retenu un lot de La Quinta. En matinée, novillada sans chevaux avec la participation des élevages de Malabat, Astarac, Alma Serena et Casanueva.

FERIA DE VIC

Samedi 7 juin toros d’Adolfo Martin pour Antonio Ferrera et Manuel Escribano, mano a mano. Dimanche 8 au matin, toros de Cebada Gago pour Luis Vilches, Alberto Aguilar et Jésus Perez Mota. Dimanche 8 après-midi, toros de Pagès-Mailhan pour Morenito de Aranda, Joselito Adame et Thomas Dufau. Lundi 9 toros de Dolorés Aguirre pour Fernando Robleño, Javier Castaño et Alberto Lamelas.

CÉRET DE TOROS

Samedi 12 juillet, toros de Adolfo Martín pour Diego Urdiales, Fernando Robleño et Camille Juan. Dimanche 13 au matin, novillos de Vale Do Sorraia pour Vicente Soler et deux autres novilleros. Dimanche 13 après-midi. Toros de Felipe Bartolomé pour Carlos Escolar "Frascuelo", David Mora et Esaú Fernández. Lundi 14. Trois toros de Victorino Martín et trois de José Escolar pour Fernando Robleño, Paulita et Alberto Aguilar. .

TEMPORADA D'AIRE SUR ADOUR

1er mai, novillada concours d'élevages français : Tardieu frères, Aimé Gallon, Malabat, Lartet, Pagès-Mailhan et Camino de Santiago, pour Curro de la Casa, Francisco José Espada et Daniel Soto. Dimanche 15 juin, toros de Baltasar Iban pour Paulita, Manuel Escribano et Medhi Savalli. Le matin, novillada sans chevaux avec des erales de Casanueva.


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DE LA DIFFICULTÉ D'ÉCRIRE UNE CHRONIQUE TAURINE...

Afin qu'une chronique de corrida puisse être lue par toute personne, aficionada ou non, il faudrait utiliser un vocabulaire des plus courants, de tout les jours, et trouver le moyen de faire que l'amalgame des mots, provoque chez le lecteur, une émotion et un plaisir. Poètes et écrivains y feraient merveille.  Mais la tauromachie est aussi une technique et ne pas s'y référer occulterait ce que l'Aficionado averti considère comme essentiel. Lire chronique de René Philippe Arneodau.


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