Vendredi 27 avril 2012

L'Edito

 

LE CONTRASTE
Alors que la feria d'Avril agonise dans une succession de corridas décastées, molles, faibles et parfois mal présentées, force est de constater qu'au rang des satisfactions ganaderas, deux noms s'imposent : Cuadri et Victorino.


Voir édito


Actualité

MEXICO : L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE VOTE CONTRE L'ABOLITION

La proposition de loi d'abolition que trois députés du PRI avaient tenté de promouvoir au sein de l'asemblée législative du District Fédéral (Mexico capitale), a été rejetée hier par les députés alors qu'une manifestation massive de plusieurs milliers d'aficionados occupait les abords du Congrès. En outre, après celui d'Aguascalientes, c'est l'état de Tlaxcala qui s'apprête à déclarer la Fiesta Patrimoine culturel. Un pas de plus vers l'UNESCO.

SÉVILLE : OREILLE ET CORNADA POUR LÓPEZ SIMON. PÉTARD DE CUVILLO

Pour beaucoup la déception est venue aujourd'hui des Nunez del Cuvillo. A force de jouer avec la caste, on court les mêmes risques que n'importe quelle autre ganaderia de bravos mais sans caste alors qu'avec de la caste il reste l'émotion. Et d'émotion aujourd'hui il n'y en eut point, en tout cas pas de celle qui vient des toros. La corrida n'était pas en surpoids mais malgré cela elle a montré de la faiblesse et peu de classe dans les embestidas.
Le premier de la corrida, le mieux présenté est renvoyé au corral pour faiblesse affligeante. Il est remplacé par un toro bas, capacho, un peu brocho, laid. Lopez SIMON le reçoit à pieds joints en allant vers le centre, le bicho se retournant à chaque véronique à l'envers vers le centre. Il va au cheval dès sa sortie en piste pour la première rencontre puis est peu piqué dans la deuxième rencontre prise en s'endormant sous le peto. Il se plaint des banderilles. Soit Lopez SIMON a eu de la vista, soit beaucoup de chance. Il a mené la faena sans laisser voir que le Cuvillo allait terminer a menos. Deux Pases del Pendulo et une série à genoux pour commencer au centre et ensuite dans chaque tanda le nouveau Matador revient, petit à petit vers les planches pour y terminer sa faena. Des séries données en ligne droite très fêtés par un public reconnaissant pour la volonté du nouveau promu et malgré le manque d'émotion réelle. Suit une tentative à gauche dont le manque de réussite est masqué par des détails en trincherilla et desprecio. La musique s'arrête. Des manoletinas et un pecho terminent la faena avant une entrée à matar sincère dont le torero sort pris. L'épée est entière ressortie légèrement lors de l'accrochage. 1 oreille et vuelta fêtée avant de passer à l'infirmerie.
Des actuations de MORANTE nous n'allons pas faire le détail. Il a eu affaire à trois Cuvillos qui ne lui ont pas plus. Le 4 anovillado. Il y eut cependant les éclats propres au toreo qui est le sien. Quelques gestes isolés puis, au dernier de la corrida combattu à la place de SIMON, de nulle part, alors que tout indiquait que MORANTE n'allait rien vouloir faire, a surgi un quite par chicuelinas et deux demies qui ont fait rugir la Maestranza. Le reste est le MORANTE des mauvais jours avec des adversaires sans qualités particulières.
Quand à Manzanares, décidé et volontaire toute l'après midi, il n'a pu rééditer l'osmose de sa précédente actuation. Il accueille son premier par des véroniques profondes et cadencées, puis retient le bicho au centre dans l'attente du varilarguero. Le laid Cuvillo, qui depuis sa sortie en piste a donné des signes de mansedumbre, est bien piqué et fait semblant de vouloir s'employer avant de sortir seul et de traverser la piste comme pour fuir. Ce manque de caste se confirme à la deuxième rencontre d'abord refusée, puis, obligé et forcé, il attaque fort pour sortir seul immédiatement. Applaudissements à José Antonio Barroso. Juan José Trujillo banderille supérieurement laissant tout l'avantage au bicho. Lui et Luis Blazquez saluent. Manzanares met une série et demie pour prendre la mesure avant de toréer lentement et a gusto à droite. Petit à petit la faena se délite. Les dernières passes des séries, avant les pechos ou le remate, sont données par le haut. La tentative à gauche est forcée. La fin de faena va a menos. Pichazo et ¾ d'épée d'effet rapide. Silence. Le quinto est reçu par un florilège de veronicas, chicuelina, tafalleras, et media de rodillas à un Cuvillo qui dans les premières passes est resté à l'extérieur de la trajectoire. Bien piqué le toro s'emploi avec la tête et en sortant traverse la piste. A la deuxième rencontre il pousse avant de sortir seul. Pedro Morales est applaudi. Curro Javier banderille supérieurement surtout la deuxième paire à toro lancé. La plaza l'ovationne debout. Les deux banderilleros saluent. Encore une tanda et demie de prise de contact pour Manzanares avant d'attaquer en derechazos et molinete de libération compliquée. La troisième série déclenche la musique. Le bicho a du piquant sans atteindre le genio. La faena n'est pas limpide. La muleta est accrochée parfois, les avant dernières passes de séries sont encore données par le haut et le toro va a menos. Des adornos agrémentent l'ensemble, cambio de mano, molinete, desprecio. L'animal termine la faena avec de l'énergie. Pinchazo et entière basse d'effet rapide. Saludo al tercio. No hay billetes. Temps d'abord nuageux suivi d'éclaircies et chaud. Le vent a gêné par moment. René-Philippe Arneodau (voir blog).

SÉVILLE : OREILLE POUR TALAVANTE, PÉTARD DE JANDILLA

La Maestranza n'est pas une plaza qui exige du trapio ou du poids. Il est donc incompréhensible que le Ganadero ait envoyé la corrida de JANDILLA avec un poids moyen de 570 Kg. De plus les toros étaient des quatre ans à peine révolus. Du trapio il y en a eu, sauf le 2. Mais surtout un manque de casta pour porter cette masse incompatible avec cet encaste. Malgré cela certains des Jandillas ont montré du fond et de l'agressivité sans pouvoir l'exprimer avec plénitude et durabilité.
Le premier du CID se désintéresse d'abord du capote. El CID se positionne au centre où tous les Toros finissent par repasser. Là il exécute une série de véroniques et une demie. Les toreros gardent le bicho là où il est sans le déplacer pour attendre la cavalerie. A la première rencontre le toro est bien pris, pousse et soulève le cheval qu'il blesse. El CID avait crié "vale" dès la rencontre mais personne n'était en place pour sortir le Jandilla du peto. Pendant qu'on sort le cheval blessé, le toro est peu piqué au cheval de réserve. Alcalareno fait une brega en donnant un minimum de passes. Le toro est obéissant aux toques. Dans la première série à droite le Jandilla s'ouvre dans la suerte. Il a déjà tendance à sautiller ce qui est un signe qu'il ne durera pas. Dans la deuxième série droitière El CID prends la mesure de la charge et provoque les OLES de la Maestranza. Il laisse du temps au toro pour se reprendre, mais dès la troisième passe de la troisième série la cause est entendue. Le bicho devient immobile. Pinchazo et entière desprendida. Silence. Son second abanto est accueilli de la même manière que le premier, au centre, cette fois par delantales. Le toro est faible au cheval mais avec une attitude de brave. Le toro embiste avec classe et El Boni fait son possible pour réduire les capotazos avec l'aide d' Alcalareño qui coupe la trajectoire pour ensuite poser deux paires réunies les bras levés et sortant avec tranquillité, arrachant l'ovation. Lui et David Saugar Pirri saluent. Brindis au public. El CID va aux tercios et appelle le bicho qui est aux planches pour une série droitière courte main basse et vers l'arrière. A la deuxième série le bicho trébuche dès la deuxième passe et là tout va a menos. La série s'allonge sans raison. Entière en arrière et de coté. Silence.
Sebastien CASTELLA n'est pas dans les meilleures dispositions. Veroniques sans vibration à son premier puis un quite accroché par Tafalleras. Le Jandilla s'exprime avec allant en varas, en carioca à la première rencontre puis bien piqué à la deuxième. Javier Ambel est applaudi et salue en banderilles. Deux passes de muleta à droite dans la troisième série montrent que le toro pouvait aller jusqu'au bout des passes et en arrière. Le reste de la faena est tout en ligne droite, sans profondeur et avec un arrimon final sifflet par une partie du public. Metisaca et une entière en arrière desprendida. Silence. Son second lance les pates dans les véroniques de CASTELLA mais prends aussi des passes par le bas et longues. Le toro va au cheval colé au peto de profil et est peu piqué. Ce JANDILLA a du genio dans les premières attaques de muleta et calamochea. CASTELLA présente la muleta à mi hauteur sans résultat. Une série liée de force puis il cherche la proximité si peu prisée ici et accueillie par des sifflets. ¾ en arrière et un descabello. Silence.
C'est TALAVANTE qui a profité du meilleur Jandilla, son premier, toro guapo, qu'il passe immédiatement en delantales et chicuelinas réveillant le public. Les piques sont parfaitement portées et mesurées puisque le bicho est immédiatement sorti du cheval par un capote prêt pour l'occasion. Etrangement le bicho ne baisse pas la tête en banderilles mais le fait dans le capote. TALAVANTE tergiverse en début de faena, peut être pour laisser un temps de récupération au toro. Suivent trois séries droitières lentes et templées sans trop l'obliger. Puis deux passages à gauche, débutés par trois naturelles lentes puis une baissent de ton, compensée par des adornos. Entière d'effet fulminent. Une oreille. Aplaudissements au toro. Le dernier de TALAVANTE a du volume. Parmis les veronicas certaines sont accrochées. Au cheval le toro ne s'emploie pas et est peu piqué. Le Jandilla a de l'émotion dans l'attaque mais sans grande classe et TALAVANTE ne le canalise pas. Deux pinchazos et une entière desprendida terminent une après midi décevante où les arènes se sont remplies sous un grand soleil et avec un léger vent. René-Philippe Arneodau (voir blog)

SÉVILLE : LE RETOUR DU TORO, BONNE IMPRESSION DE FANDIÑO

Corrida bien présentée de Victorino Martin, sans être excessivement agressive. Lot noble dans l'ensemble avec les caractéristiques habituelles des Saltillos nécessitant une lidia et un toreo adaptés. ¾ des gradins étaient remplis, il faisait beau et chaud.
Le premier de FANDIÑO remate dans le burladero et avance en Saltillo dans le capote. Fandiño lui donnes des véroniques propres prenant la mesure de l'embestida. Bien piqué à deux reprises le toro s'emploi sous le peto. David MORA lui donne un quite par veroniques et la media. En banderilles le Victorino est mal conduit par Miguel Martin. Jarocho se distingue au deuxième tiers. Brindis au micro de Canal. Alors que Fandiño semblait avoir pris la mesure de son opposant au capote il est mis en difficulté en début de faena. Le toro se colle alors que le Maestro torée fuera de cacho. Lorsqu'il réduit l'écart, en perdant deux pas à la sortie de la passe et laissant la muleta devant le museau le bicho va mieux sur une série à droite. A gauche l'embestida est plus violente, la muleta est accrochée et Fandiño rompt. Retour à droite pour une dernière série avant que le toro ne développe du sentido. Entière desprendida. Applaudissements au toro et saludo al tercio pour Fandiño.
Le second de FANDIÑO jette les pattes dans le capote puis vient en marchant. Le Maestro l'emmène au centre où il est laissé pendant que se positionne le picador. Ni un capotazo, parfait. Bien piqué par Pepe Aguado, avec toreria à la deuxième, le bicho est passé par Mora dans un quite par chicuelinas accroché à la troisième. Ovacion pour le picador. Le Victorino a du gaz dans ses attaques de début de Faena. Il va loin et Fandiño tient sa position en sortie de passe pour lier la suivante en trois séries à gauche dont deux au centre de la plaza . Vibrant ! Deux séries à droite pour terminer la faena, une fuera de cacho en évitant pourtant que le bicho l'enferme et la dernière en deux parties a menos, Fandiño étant mobile. Le toro a obéit aux toques pendant la faena. Entière contraria tendida. 1 oreille. Applaudissements au toro.
Le dernier de Fandiño sera probablement celui des grands regrets. Vous lirez que le président lui a refusé l'oreille, mais la pétition était minoritaire. J'aime beaucoup Fandiño mais je dois dire que je pense qu'il est passé à coté d'un grand triomphe avec ce Victorino. Le bicho sort en manso, arrêté pendant un long moment. Fandiño le mène au centre mais on voit bien que l'embestida est par le bas et longue. Deux rencontres au cheval sans grand intérêt. Le toro est tardo en banderilles. La première série complète à droite confirme les qualités du toro. Le toque de Fandiño est sûr et le Victorino réponds et va loin. La suivante est du même registre. Puis dans la troisième série droitière Fandiño reste fuera de cacho le toro lui arrache la muleta. Une fois changé l'engaño le Maestro revient sur la droite pour une série liée , le toro empapado dans la muleta. Suit une série à gauche croisé et en perdant un paso pour enchainer et le pecho. Un retour à droite marque une baisse de ton notable, la musique s'arrête. Une grande épée termine cette faena qui n'est pas allée aussi haut qu'elle aurait pu. Toro à peine applaudi. Petition minoritaire, double vuelta et bronca au président.
David MORA sert à son premier adversaire de notables véroniques dans lesquelles le bicho est meilleur sur la corne droite. Aquerenciado en tablas le bicho refuse deux fois la confrontation avec la cavalerie. Il est bien piqué mais ne s'emploi pas. Il est tardo en début de faena et MORA n'est pas à son aise. Le toro reste dans les chevilles. Le passage à gauche fait un instant illusion avec une passe arrachant le "bien" à la Maestranza. C'est un feu de paille et la faena se termine sans émotion, le bicho arrêté. Entière en avant, en perdant la muleta. Un descabello. Salut au tiers.
Le second de MORA permet un début vibrant, galopant pour tranverser toute la plaza pour rejoindre le peon qui l'appelle et en percutant le burladero. MORA lui sert une larga cambiada de rodillas et des véroniques terminant avec des adornos fleuris, media, revolera, pases a una mano. Le Victorino s'emploi peu dans une première pique basse suivie d'un quite de MORA par véroniques et la demie qui sans êtres brillantes montrent que MORA est a gusto. Après une deuxième pique en avant MORA invite le Sobresaliente Rafael Piñeda à effectuer un quite. Brindis au Public. Dans les trois premières séries accélérées et droitières le bicho qui attaque avec vivacité gagne la partie. Puis à gauche quelques passes montrent qu'en laissant la muleta devant le museau, le toro va. Pourtant les passes en hauteur ou mi hauteur qui suivent gâchent les bonnes impressions. Le toro se met à douter et un retour à droite va a menos. Pinchazo et entière bien placée. Silence.
Le mano a mano se termine avec un Victorino qui met bien la tête par le bas dans le capote et va loin. Il s'emploi peu en varas et s'emploi dans un quite très réussi par gaoneras et revolera de Fandiño. Mora réplique par véroniques, mieux à droite. Le toro est arrêté en baderilles et Chano fait tout le travail pour poser deux paires fêtées. Victor Manuel Martinez aussi. Les deux saluent. Durant la faena MORA va alterner les passages al hilo, fuera de cacho et en se croisant, comme s'il n'était pas certain de la technique à employer. A la cinquième série le toro se raja et tout ce qui suit n'a plus de relief. ¾ d'épée bien placée. Silence.
La corrida de VICTORINO a eu des qualités et des défauts. Mais elle fut noble et certains exemplaires avaient un recogido non négligeable.
René-Philippe Arneodau (voir blog).

SÉVILLE : PÉTARD DE DANIEL RUIZ

On ne peut que penser que les représentants d'un ou plusieurs des toreros de ce jour se sont évertués, après avoir sélectionné la ganaderia, de choisir chacun des toros enchiquerados ce jour. Le résultat est là. Le néant. Toritos terciados, flacos, sans culata, anovillados ou même avacado le dernier. Deux Daniel Ruiz ont été renvoyés aux corrales le 1 et le 3 remplacés respectivement par un PARLADE et un MONTEALTO. Les arènes étaient remplies au ¾, il faisait soleil et un léger vent.
Avec son premier bis de PARLADE, montado mais juste de trapio, CASTELLA reste inédit au capote. Le toro s'emploi à la première rencontre en se défendant de la tête, particulièrement avec le piton gauche. Il montre des signes de faiblesse et hésite à retourner au cheval. Lorsqu'il y retourne il en ressort seul rapidement. La faena est courte. Castella torée sans obliger le Parladé, sans le brusquer, mais cela n'empêche pas le toro de raccourcir sa charge et de toucher à plusieurs reprises la muleta. La tentative sur la corne gauche est pathétique et le public proteste. Pinchazo puis ¾ d'épée légèrement atravesada. Son second, à peine mieux présenté, met les cornes dans le sable lorsque CASTELLA tente de le passer au capote. Il n'est pas piqué, seulement envoyé deux fois contre le peto. Une partie du public proteste devant les signes de faiblesse du quadrupède. CASTELLA hésite un instant le long des planches puis va au centre brinder au public. Certains protestent. Vu les conditions du toro, CASTELLA reste al hilo et torée en ligne. Le RUIZ va et vient. La musique démarre au moment où il apparait évident que tout va a menos. CASTELLA fait mine d'aguanter le torito mourant. Pinchazo et ¾ d'espada desprendida. Saludo al tercio avec protestas.
Alors que le torilero est en cours d'ouverture de la porte des angoisses, CAYETANO se réveille et lui demande, à grands signes, d'attendre qu'il s'étire les jambes et ensuite il se met en marche pour aller à porta gayola. La larga cambiada de rodillas et les véroniques qui suivent sont réussies et déclenchent l'ovation. Le torito n'est pas piqué en deux rencontres. Luque interrompt un quite lorsque le RUIZ met les cornes dans le sable. La faena est réalisée en six séries insipides, sans terminer les passes, et finit à menos, ainsi que le public. Epée entière en arrière, desprendida, tendida. Légers applaudissements et salut au tiers. Le second de CAYETANO est court, bas et léger du train arrière. Il va et vient dans le capote sans provoquer d'émotion. Il n'est pas piqué en deux rencontres. Début de faena assis sur l'estribo suivi de deux de pieds, trincherazo et pecho le tout en ligne droite. Durant cette faena peu toréée, le bicho a un pic d'énergie dans la troisième série donnant un soupçon d'émotion. Puis tout repart a menos au point de voir le bicho se lasser. Deux pinchazos, aviso et entière en lo alto.
Le premier bis de LUQUE est sans trapio, flaco, anovillado. Il est piqué, plutôt fortement, en deux rencontres prises sans classe. Le torito s'éteint en quatre séries. Entière en arrière et basse. Protestations. Le dernier de l"après midi est laid, haut sur patte, sans trapio, avacado. Il n'est pas piqué. Brindis au public pour un résultat plus que discret. Torée en ligne, muleta touchée, rompant à l'occasion, sans réaction du public. Même LUQUE semble ne pas savoir quoi faire dans la dernière série à gauche. ½ épée basse et atravesada. Silence.
Les trois toreros furent applaudis à la sortie par un public pressé d'aller au pescadito frito de la première soirée de Féria. Alors que le troisième millénaire débute comme celui de la 3D, les corridas de Séville confirment qu'elles sont sans relief. Vivement un TORO de LIDIA. Et je confirme que la course de ce jour n'était pas une novillada non piquée mais bien une corrida de toros. René-Philippe Arneodau (voir blog).

TEMPORADA DACQUOISE

Feria d'Août. Samedi 11. Ponce, Juli et Luque, toros de Jandilla. Dimanche 12. toros d'Escolar pour Robleño, Javier Castaño et Alberto Aguilar. Lundi 13. Toros de Alcurrucén pour Juan Bautista, Cid et Thomas Dufau. Mardi 14. Toros de Zalduendo pour Morante, Manzanares et Talavante. Mercredi 15 au matin toros de Murube pour Mendoza, Leonardo et Moura. L'après-midi toros de Baltasar Iban pour Urdiales, Sergio Aguilar et Juan del Álamo. Pour Toros y Salsa : samedi 8 septembre toros de Fuente Ymbro pour Cid, Fandiño et David Mora. Dimanche 9 toros de Garcigrande pour Curro Díaz, Juli et Manzanares.

FÊTE DE LA ROSIÈRE À LA BRÈDE

Seule place taurine de l’agglomération bordelaise, La Brède fêtera samedi 23 jjuin à 18h, sa 15ème corrida dans le cadre des Fêtes de la Rosière. Au programme, toros de Baltasar Iban pour Antonio Nazaré, Arturo Saldivar et Thomas Dufau. En matinée, novillada non piquée (entrée 10 € - organisation Fiesta Garona). Clémentito et Jean Baptiste Molas combattront des erales des frères Bats en Mano à Mano. Animations par les Bandas toute la journée. Réservations au bureau des arènes du 11 au 23 juin 05.56.20.20.30. Tarifs de 22 à 70€. Nombreuses bodegas et restaurants sur le campo de feria. Dossier de presse.


TEMPORADA À THÈMES

L'opus 38 de Terres Taurines sort en kiosques ce début de semaine. Le sens de la Fiesta, c’est ailleurs que dans les happenings de la «Champion’s League» qu’il faut le chercher, dans les arènes où le toro conserve son identité, mais aussi au campo, là où il est encore préservé des méthodes d’élevage indignes. Cet opus propose cinq pistes comme autant de destinations pour une temporada à thèmes. La première est une rencontre en avant-première : Robleño-Escolar, protagonistes d’une affiche déjà culte cet été à Céret. La seconde nous conduit vers le Campo Charro où, à l’écart des routes taurines actuelles, la finca de Terrones préserve jalousement son passé. La troisième suit la route du Quijote, au coeur de la Mancha, jusqu’au pied de la Montagne du Trésor où Samuel Flores élève ses Gamero Cívico. Pour la quatrième, retour en Camargue où Ginés Cartagena fait ses premiers pas, protégépar l’aura de son père et son ange gardien. Enfin, pour terminer, une destination atypique aussi, vers le Parc Jurassique des Contreras, perdu dans les collines de Forfoleda. Feuilleter.


FERIA DE VIC

Samedi 26 mai au matin, deux erales et deux novillos de L’Astarac et du Lartet pour Borja Jiménez et Javier Jiménez. L'après-midi, toros d'Escolar Gil pour El Fundi, Fernando Robleño et Sergio Aguilar. Dimanche 27 au matin, corrida concours. toros de Carriquirri, José Moreno de Silva, Fidel San Román, Esteban Isidro, Alcurrucén et La Reina pour Antonio Barrera, Iván García et Morenito de Aranda. L'après-midi toros de La Cruz pour Julien Lescarret, Joselillo et Raúl Velasco. Lundi 28 au matin, toros de Flor de Jara pour Juan Bautista, Iván Fandiño et David Mora.


CÉRET DE TOROS

Samedi 14 juillet, 18 heures, toros de Moreno De Silva pour El Fundi, Javier Castaño et Serafín Marín. Dimanche 15 juillet, 11 heures, novillos des Hros de Escobar et de Mauricio Soler Escobar pour El Dani, Imanol Sánchez et Emilio Huertas. Dimanche 15 juillet, 18 heures, toros de Escolar Gil pour Fernando Robleño.

UNION TAURINE BITERROISE

L'Union Taurine biterroise invite les aficionados à suivre ses activités sur son site.

GALERIES

Retrouvez toutes les galeries de Terres Taurines. Voir.

TIERRAS TAURINAS


De nombreux lecteurs souhaitant acquérir la version espagnole de la revue, il est possible de la découvrir et de s'abonner sur le site Tierras Taurinas.

fiesta campera
FIESTA CAMPERA

A 9 kilomètres de Dax en direction de Pau, "Fiesta Campera", sur le territoire de la commune de Mimbaste, propose dans un cadre champêtre des journées à thème autour de la tauromachie. Stages de Tauromachie, Bodega, Repas, Course Landaise, Tienta, Capea... Contact : Vincent Molas : 06-16-55-29-81

CREATION EN LIGNE

Issue des Beaux-Arts de Bordeaux et à l'origine de l'atelier de création indépendant Ultraviolet, Stéphanie Lhéraud (qui a créé l'univers visuel de ww.terrestaurines.com) invite les aficionautes à visiter son travail... et éventuellement à lui en donner. www.uv-creation.fr

TISSONS DES LIENS

Afin de compléter la rubrique "liens" du site, nous invitons les organisateurs, clubs taurins, professionnels ou particuliers à nous communiquer l'adresse de leur site. contact rédaction
 

















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