FANDIÑO, DE MADRID À BILBAO




Au lendemain du mano a mano frustrant de Madrid, Ivan Fandiño et la Junta de Vistalegre ont annoncé que le seul contre six du premier aurait bien lieu à Bilabo le 16 juin prochain, avec au menu trois toros de ganaderias commerciales et trois de fers toristas. Un geste mieux pensé que la corrida du dimanche des ramaux et dont on peut espérer que, chez lui, le torero basque sortira grandi.

Avec l'intérêt supplémentaire qui découle du fait que la corrida prendra la forme d'un concours entre les ganaderías de Pablo Romero, Victorino Martín, La Quinta, Alcurrucén, Torrestrella et Torrealta, cette tarde peut être pour Fandiño un référent important susceptible de lui montrer le cap de sa carrière.

Fandiño, c'est un belluaire, battant, un vaillant encore brut dans ses manières, mais qui compense une certaine absence de doigté par un engagement de chaque instant. Partant de là, et sans lui faire injure, il semble difficile qu'il puisse s'installer durablement dans le groupe des toreros abonnés aux corridas commerciale, où son manque de doigté, précisément, ne lui permettrait pas de soutenir la comparaison à son avantage. Dans le créneau des dures ou semi dures, en revanche, il peut, avec le soutien de l'aficion, se tailler la part du lion.


André Viard