ISTRES-PALAVAS

Arles, grand beau temps, bonne ambiance, deux figuras au cartel et 3000 places invendues. La faute à la crise sans doute, mais pas que.

Antonio Ordoñez n'a jamais toréé à Istres, ni à Palavas. Mais quand il venait à Nîmes ou Arles, le public de la région se précipitait pour l'y voir, sachant parfaitement que s'il laissait passer l'occasion, elle ne se présenterait plus de la saison.

Juli va aller à Palavas début mai, et Sébastien Castella deux fois à Istres peu après. Ne cherchez pas : les 3000 spectateurs qui leur ont manqué hier pour afficher le "no hay billetes", ils seront là. Une fois de plus, la stratégie des figuras fait donc l'actualité, car tout se passe comme si les gens qui gèrent leurs carrières avaient perdu tout sens des réalités. Et ne parlons même pas du niveau des honoraires.

Ceci dit, comme toujours depuis pas mal de temps, le Juli a assuré en grande figura, tirant la quintessence des deux toros de son lot, tandis que Sébastien Castella, manifestement handicapé par une grosse rouste reçue la veille en toréant un toro en privé, a paru en dessous de son niveau face à un lot compliqué.

Dès le premier jour de la première grande feria du calendrier français, le ton est donc donné : pour toutes les arènes ce sera difficile. Et pour que chacun comprenne bien qu'il en sera de même en Espagne, un élément est à prendre en compte : à Séville, 1400 abonnements n'ont pas été renouvelés.


André Viard