SUMOTORIS OU SUMO-TOROS ?


Le clin d'oeil du jour nous vient du Japon où tandis que François Fillon, notre premier ministre, vaquait à ses occupations officielles, son épouse visitait une école de sumos.

Je ne ferai à personne l'injure de rappeler qu'au Japon les combats de sumos sont une institution incontournable (sorte de Fiesta Nacional), mais il n'est pas inutile de préciser qu'à diverses époques, considérée comme archaïque voire barbare, cette pratique fut sur le point d'être interdite avant d'être définitivement considérée comme une part importante du patrimoine culturel national.

Madame Fillon, donc,
c'est le Figaro qui le raconte, a assisté samedi à un entraînement de sumo. «C'est très fascinant, a-t-elle confié à la presse, on sent une tension, même pendant l'entraînement, ils sont très concentrés, les jeunes s'entraînent très sérieusement aussi, c'est assez émouvant même». Et faisant tout de suite référence à son mari, madame Fillon a ajouté ceci : «Il n'en a jamais vu, mais je pense qu'il y serait sensible. Il est sensible à la corrida, il y a même cette sorte de rituel, qui va au-delà du sport.»

Bien vu. Ce que l'histoire ne dit pas, pour coller à un débat récurrent qui fait rage mais toujours de manière aussi manichéenne et creuse, c'est si le trapio des combattants entre en ligne de compte à l'heure de mesurer l'épreuve qui les attend lorsqu'ils entrent dans l'arène : une rencontre, deux... plus ?


André Viard